Quelques conseils pour améliorer son écrit

Tout d’abord, je dirais que la première chose à faire, c’est d’écrire le plus possible. Il n’est pas nécessaire d’écrire un long texte à chaque fois, un court paragraphe suffit. Les étudiants que je vois progresser le plus vite et le plus nettement sont ceux qui écrivent régulièrement.

Il faut ensuite essayer d’utiliser du vocabulaire nouveau, dont on n’est pas toujours sûr. Le reproche que je fais sûrement le plus à mes étudiantes de B2, c’est que leur vocabulaire n’est pas assez varié quand elles écrivent. Pourtant, elles comprennent toutes du vocabulaire bien plus soutenu que celui qu’elles utilisent. Je pense qu’elles n’osent pas, de peur de se tromper. Alors je lis souvent des textes truffés de “grand”, “petit”, “difficile”, “facile”, “être”, “avoir”, “faire”, “aller”, etc. Cela me fait moins d’effet que si je lis des adjectifs tels que “considérable”, “minuscule”, “ardu”, “aisé” et des verbes qui ne font pas partie des quatre verbes les plus utilisés par les étudiants !! J’aime lire des textes avec du vocabulaire un peu plus élaboré. Et s’il n’est pas utilisé adéquatement, c’est l’occasion d’en discuter et de mieux comprendre le sens d’un mot ou d’une expression pour pouvoir l’utiliser convenablement à l’avenir.

Cela s’applique également aux connecteurs logiques. Ces chers connecteurs ne sont pas toujours très aimés des étudiants. Ils les rendent un peu nerveux. Pourtant, ils rendent les textes tellement plus agréables à lire et à comprendre. Là encore, je conseille toujours aux étudiants de se forcer à en utiliser un minimum dans leurs écrits. Depuis le début de ce post, j’en ai déjà utilisé quelques-uns (tout d’abord, ensuite, pourtant, alors, et, également) dont il est aisé de comprendre le rôle et que n’importe quel étudiant de B2 est capable d’utiliser correctement, s’il pense à s’en servir ! Par contre, il faut faire attention à ne pas surcharger ses textes de connecteurs. On les utilise pour introduire une idée, ajouter une idée, opposer une idée à une autre, nuancer, cadrer ce qu’on écrit, donner un exemple, introduire une conséquence, une cause, une explication, et pour conclure.  Ils sont essentiels pour articuler ses idées et sont très importants dans les écrits du DELF et du DALF.

La dernière chose que je mentionnerai aujourd’hui, c’est l’importance de se relire ! Les erreurs les plus fréquentes, de loin, sont les fautes d’accord : les pluriels des noms et des adjectifs oubliés, les accords des adjectifs pas faits, les accords du participe passé incorrects… C’est acceptable chez les étudiants débutants et élémentaires, mais un peu moins chez les étudiants de niveau plus avancé ! Je peux comprendre une hésitation sur le genre d’un nom. Ce n’est pas évident de se souvenir du genre de tous les noms. Par contre, quand je lis “une chose important”, je fais la grimace.

D’ailleurs, je vais conclure avec quelque chose que je dis très souvent à mes étudiants : évitez le mot “chose” dans vos écrits et en général ! Dans 99,9% des cas, vous devriez pouvoir penser à un mot plus précis !  Et toute dernière chose : “ça” est à bannir de vos écrits formels !!! A l’oral, pas de problème, dans un écrit informel, pas de problème. Mais jamais dans vos écrits formels !

Les codes du français écrit sont difficiles. Même pour beaucoup de Français ! Alors avant de parvenir à écrire des chefs-d’oeuvre, il va falloir s’armer de patience, beaucoup pratiquer et apprendre de ses erreurs ! Et pour ceux qui visent le niveau C2 à l’écrit, c’est en pratiquant et en persévérant que vous y parviendrez.

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