DALF C1 : la production orale – l’exposé

Cette épreuve est source de stress pour beaucoup d’étudiants, ce que je comprends très bien car je suis moi-même super stressée si je dois passer un oral. Et pourtant, quand on y pense bien, il n’y a vraiment pas de quoi se mettre dans des états pareils. 

Personnellement, dans cette situation, j’ai le cœur qui bat à fond, je me sens tremblante et je perds une partie de mes moyens. J’oublie ce que je sais et après coup, j’oublie ce qu’il s’est passé. 

Alors, si vous êtes un peu comme moi, il est primordial de rationaliser la situation et de bien se préparer. Si vous vous présentez au niveau C1, c’est que vous pensez l’avoir, non ? 

Petit rappel de ce que le niveau C1 veut dire pour un candidat : 

Source : Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues

Il s’agit maintenant de bien comprendre ce qu’on attend de vous le jour de l’examen. Même si vous parlez très bien français, si vous n’avez aucune idée de ce que vous devez faire, vous allez vous planter. (= échouer) 

L’épreuve dure 1h30. Vous arrivez, vous tirez au sort deux sujets (vous avez déjà choisi entre Lettres et Sciences Humaines et Sciences). Vous choisissez le sujet qui vous inspire le plus. A partir de là, vous avez une heure pour préparer un exposé. 

Il faut apprendre à organiser votre temps. Vous devez lire des documents sur un thème commun et vous devez ensuite présenter un exposé sur ce thème. On ne vous demande pas de faire une synthèse des documents. On vous demande de présenter une réflexion personnelle sur le thème des documents. Vous pouvez vous appuyer dessus, vous pouvez en tirer des exemples, vous en inspirer, mais il faut absolument que vous apportiez des idées nouvelles, des opinions personnelles que vous allez organiser dans une présentation qui comportera une introduction, un développement et une conclusion. Tout ceci articulé avec des connecteurs logiques bien sûr. 

L’usage d’un dictionnaire unilingue est autorisé. 

Une fois que vous avez les documents en main, vous prenez connaissance du thème de l’exposé. Prenons par exemple celui de l’exemple en LSH proposé par le ciep : la malnutrition. Peut-être même qu’avant de lire les documents, vous avez des choses à dire sur ce sujet, non ? Les mots qui me viennent à l’esprit immédiatement seraient pays pauvres/pays riches, obésité, monde moderne, trop de sucre, trop de gras, malbouffe, besoin d’éducation en nutrition, pas assez à manger (sous-alimentation), trop à manger, ressources mondiales, vie sédentaire, sport, apports nutritionnels, maladies, guerres, réchauffement climatique…

A ce stade, je n’ai pas encore un plan en tête, mais je lis les documents et je souligne ce que je trouve pertinent et intéressant. Les idées contenues dans les textes pourront me servir d’exemples. 

Ce que je répète sans cesse à mes étudiantes : n’écrivez pas votre exposé ! Non seulement, vous n’aurez pas le temps de terminer et il vous faudra y aller en roues libres pour le terminer à l’oral et de plus, vous allez être tenté de lire ce que vous avez écrit, et ce n’est pas une épreuve de lecture mais une de production orale ! Utilisez des bullet points (on dit puces en français mais je trouve ça un peu bizarre.)

Commencez par faire un plan. Quelles idées voulez-vous développer dans votre exposé ? Dans votre introduction, il faut que vous dégagiez la problématique, que ce dont vous allez parler soit clair. Vous pouvez toujours faire un état des lieux de la situation générale avec des affirmations générales mais pertinentes au thème. Ensuite vous annoncez votre plan avant de commencer votre développement.

Idéalement, vous annoncez un plan en 3 parties. Chaque partie contient une idée principale. Chaque idée principale peut être divisée en 2 parties secondaires (voire 3 si c’est adéquat). Chaque partie secondaire contient un exemple. Cela peut être un exemple tiré de votre expérience personnelle ou de vos connaissances sur le sujet. Vous pouvez aussi vous appuyer sur les documents si c’est approprié. Entre chaque partie, vous avez un connecteur pour articuler votre discours. 

Si votre plan est clair, si vous savez où vous allez avec votre présentation, vous ne verrez pas le temps passer. Vous serez capable de parler sans vous arrêter pendant 10/15 minutes et vous ne perdrez pas le fil de votre pensée car vous aurez ce plan sous les yeux. Il pourrait ressembler à ça : 

Si vous avez une idée claire pour chacune des parties, vous n’avez pas besoin de tout écrire. Juste les mots clés. Quelques connecteurs peut-être. Les exemples que vous souhaitez mentionner… 

Soignez votre vocabulaire, pensez à des synonymes, variez vos structures grammaticales, pensez à respirer et gardez en tête que les examinateurs ne sont pas là pour vous sacquer ! 

Pratiquez le plus possible avant l’examen pour pouvoir vous présenter sans stresser !

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