Les connecteurs logiques

Si vous étudiez le français depuis un moment, vous avez probablement entendu parler des connecteurs logiques et de leur importance dans le discours, que ce soit à l’écrit ou à l’oral. 

On en parle beaucoup quand on prépare un examen et j’ai déjà entendu des étudiants me dire qu’ils détestaient les connecteurs logiques. Pourtant, ils sont nécessaires et vous les utilisez régulièrement sans même vous en rendre compte. Ce sont ces petits mots qui servent à connecter vos idées et à articuler votre discours de façon cohérente. 

Ce qui est vrai, c’est qu’il y en a énormément en français et que quand vous atteignez un certain niveau, on attend de vous que vous utilisiez des connecteurs un peu plus élaborés que et, mais, parce que, donc, etc.

Je crois que la raison pour laquelle les étudiants ne sont pas toujours à l’aise avec les connecteurs logiques, c’est que bien souvent, des connecteurs exprimant la même idée s’utilisent complètement différemment. Certains vont exiger le subjonctif, d’autres l’indicatif. Certains vont se placer en début de phrase, d’autres en fin de phrase. Et même quand ils expriment la même idée, ils ne sont pas toujours interchangeables. Il y a en effet de quoi s’arracher les cheveux.

Cependant, je pense que si l’on y va petit à petit et que l’on s’efforce d’utiliser ces connecteurs pour tester comment ils fonctionnent, ce qui marche, ce qui ne marche pas, on finit par les trouver assez faciles en fait. J’ai vu beaucoup d’étudiants prendre confiance en eux avec les connecteurs à force de pratiquer. 

Ce qui peut être intéressant à faire aussi, c’est de relever tous les connecteurs qu’on observe quand on lit un texte et de se demander ce qu’ils expriment et ce qu’ils permettent de faire. Expriment-ils la cause, la conséquence, le but, l’opposition, la concession, le temps ? Servent-ils à introduire une idée, ajouter une idée similaire à la précédente, ajouter une idée nouvelle, renforcer une idée, préciser sa pensée, conclure ? Puis on peut observer s’ils sont suivis de l’indicatif, du subjonctif ou de l’infinitif et où ils sont placés dans la phrase. 

Vous savez tous utiliser parce que, mais savez-vous utiliser puisque, comme, sous prétexte que, en effet, étant donné, en raison de, pour, à force de, faute de, grâce à, dès lors que, etc., pour exprimer la cause ? Et je lis beaucoup d’écrit contenant des donc pour exprimer la conséquence, mais savez-vous utiliser par conséquent, c’est pourquoi, d’où, de sorte que, de ce fait, en conséquence, au point de, ainsi, aussi, etc. pour exprimer la même idée ?

J’ai parfois l’impression que les étudiants sont un peu dépassés par les connecteurs car bien souvent, on essaie d’en apprendre trop d’un seul coup. Et quand on se retrouve avec une longue liste de connecteurs qu’on a jamais vraiment utilisés auparavant, ça peut être décourageant. On se demande aussi à quoi ça sert d’en connaître autant s’ils expriment tous la même chose. On pourrait probablement communiquer sans véritable souci en en connaissant seulement quelques-uns. Pas faux, mais si vous limitez votre connaissance des connecteurs, vous allez énormément limiter vos compétences en français, car vous serez incapable de nuancer vos propos et d’adopter le ton adéquat à chaque situation. Vous risquez aussi de mal comprendre ce que vous écoutez ou lisez. Cela prend du temps mais vaut vraiment la peine ! 

À chaque fois que vous apprenez un nouveau connecteur, efforcez-vous de l’utiliser autant que possible jusqu’à ce que vous soyez à l’aise avec lui, puis passez au suivant. Faites des listes de connecteurs, avec des exemples pour chacun. Quand vous préparez un examen, assurez-vous d’être à l’aise avec une grande variété de connecteurs, surtout pour le DALF. 

J’essaierai d’écrire des posts plus spécifiques sur les connecteurs à l’avenir. 

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