Rectification orthographique : le é qui devient è

Règle D1 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée, elle concerne le é qui devient è devant une syllabe contenant un e muet.

Cela fait longtemps que j’écris évènement, et non plus événement, car il se prononce /evɛnǝmã/ et non /evenǝmã/. Mais avant que Word accepte les rectifications orthographiques, il était systématiquement souligné en rouge. D’ailleurs, WordPress, qui n’est pas à jour à ce sujet, l’a souligné en rouge.

Cela n’avait jamais été très clair pour moi. Je ne comprenais pas pourquoi on prononçait è mais devait écrire é.

Je sais que si le français n’est pas votre langue maternelle, différencier les deux sons n’est pas toujours une évidence. Cependant, une des règles d’accentuation stipule bien que devant une syllabe contenant un e muet, on écrit è, et non é. La rectification de l’orthographe a tout simplement essayé de réduire les exceptions. On écrira donc évènement, cèleri, crèmerie, allègement, je cèderai, il vocifèrerait, vous sècherez, etc – remarquez le e muet (souligné) dans la syllabe qui suit.

Bien sûr, il reste des exceptions :

  • les préfixes dé-, pré-, télé- gardent le é car il se prononce é : démener, prévenir, télémesure…
  • le é initial car il se prononce é (à part dans ès, ère, èche, Ève, èbe) : éleveur, épeler, échelon, émeri…
  • médecin, médecine

La règle mentionne également les inversions interrogatives à la première personne du singulier, c’est à dire le verbe suivi du pronom je. Ces occurrences sont rares et se retrouvent surtout dans un contexte littéraire. Je ne crois pas avoir jamais prononcé ces mots, mais pour les curieux·ses, ça donne ça : aimè-je, chantè-je, dussè-je, etc.

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