Conversations entre femmes

Celleux d’entre vous qui me connaissent bien ou qui me suivent sur Instagram depuis un bon moment savent à quel point la cause des femmes est importante pour moi. Celle des femmes et celle de tous les opprimé·e·s, en réalité.

Je partage moins de contenu féministe et politique depuis l’an dernier, mais je n’en pense pas moins. Je continue à m’informer et je fais attention à ce qui se passe dans le monde.

Je suis aussi une femme ayant grandi et vivant dans ce monde patriarcal et j’ai fait l’expérience du sexisme à maintes reprises au cours de ma vie, comme n’importe quelle femme. Ma peau blanche, mon corps dans la norme, mon hétérosexualité, mon identité cisgenre, et mon éducation ont fait que je l’ai beaucoup moins subi que d’autres femmes, mais j’ai toujours trouvé que c’était insupportable. Si en plus j’avais dû subir du racisme, de la grossophobie, de l’homophobie, de la transphobie et du classisme, je ne serais probablement pas la même personne aujourd’hui.

J’ai été en colère toute ma vie. Contre le système, contre les injustices, contre l’absurdité du monde. Puis l’an dernier, grâce au reiki entre autres, j’ai choisi de dire au revoir à cette colère. Cela a été beaucoup plus facile que je l’aurais imaginé.

Bien sûr, je ne suis pas non plus devenue maitresse zen. Il suffit de passer 10 minutes en voiture avec moi pour s’en rendre compte. La semaine dernière, j’ai hurlé à un 4×4 d’aller se faire foutre quand il m’a coupé la route. J’essaie de modifier mes réactions au volant, mais y a encore du boulot !

L’état du monde continue à m’horrifier, mais je n’ai pas le pouvoir d’arrêter les diverses guerres qui prennent place depuis des années, voire des décennies aux quatre coins du monde.

Ce que je peux faire par contre, c’est aider les gens que je connais et les gens dont je croise la route pour un bref moment ou un moment plus long. Cela fait maintenant un an que je pratique le reiki et pendant cette année, le reiki que j’ai donné à plusieurs personnes les a aidées à avancer dans leur vie, à oser faire des choix qu’elles avaient peur de faire, à prendre conscience de certains blocages, et surtout du besoin de s’aimer plus. L’exemple le plus flagrant, c’est cette personne qui est venue chez moi pour une séance de reiki fin décembre 2023, qui voulait quitter le pays, qui disait que n’importe où lui conviendrait, mais qui avait en fait un endroit bien précis en tête, qui voulait divorcer d’un mari dont elle était séparée depuis longtemps et obtenir la garde exclusive de leur enfant, mais qui pensait que tout ça était impossible, trop compliqué, pour plein de raisons. Après la séance, il y a eu une série de synchronicités : j’avais sur un meuble à côté de la table de reiki des livres pour apprendre l’italien dont je voulais me débarrasser. Pendant la séance de reiki, il était ressorti que c’était en Italie qu’elle voulait aller vivre. Elle est repartie avec les livres. Quand elle est partie, j’ai effectué une recherche rapide en ligne et j’ai trouvé une offre d’emploi dont la description était exactement le travail qu’elle recherchait. En Italie. Dans la région où elle rêvait de vivre. Je lui ai envoyé. Elle a postulé. Elle a obtenu un entretien. Puis un deuxième entretien. Et ils lui ont offert le job. Elle avait peur d’annoncer à son employeur qu’elle souhaitait partir, car elle avait déjà signé le renouvellement de son contrat, mais il a été très compréhensif et l’a soutenue dans sa décision. Elle pensait que son mari allait refuser le divorce car c’est très mal vu dans sa culture, mais quelque chose s’est passé qui a facilité le processus, et en plus du divorce signé très rapidement, elle a obtenu la garde exclusive de son enfant. Tout s’est enchainé très vite, en moins de 2 mois. Juste après que le reiki l’a débloquée et que les énergies se sont synchronisées.

C’est pour ça que j’aime tellement pratiquer le reiki ! Parce qu’il peut faire tellement de bien aux gens et les débarrasser de leurs blocages pour qu’iels puissent vivre une meilleure vie, en alignement avec qui iels sont vraiment.

Et même quand je ne pratique pas le reiki sur la table de reiki avec mes mains posées sur la personne, ou sur Zoom avec mon ours de reiki, j’essaie de pratiquer le reiki autrement. C’est pas toujours facile dans la vie quotidienne, car je suis encore sujette aux frustrations assez régulièrement, surtout quand j’ai pas assez dormi et/ou que je suis hormonale, mais je trouve ça très facile pendant mes cours. Le format des cours particuliers ou en petits groupes est tout à fait idéal pour l’introvertie que je suis.

Mes élèves sont plus que de simples élèves pour moi. Ce sont des ami·e·s pour qui j’ai énormément d’amour et d’affection et que je veux voir heureux·ses. En général, iels m’ont trouvée et choisie car mon côté perfectionniste et exigeant les attirait, car iels sont elleux-mêmes tellement perfectionnistes et veulent absolument parler français parfaitement (comme si c’était possible ! 😉) Mais depuis que le reiki m’a aidée à comprendre d’où venait mon perfectionnisme, et par conséquent à lui dire ciao bye bye, tout le monde a pu voir un clair changement en moi. Suis-je une moins bonne prof de français pour autant ? Je ne crois pas. En fait, je pense que je suis encore meilleure qu’avant. Je corrige toujours toutes les erreurs en les expliquant, et je suis toujours la reine de la grammaire française, mais mon énergie a complètement changé. Le reiki est en moi tout le temps. Résultat : j’ai des élèves beaucoup plus relax, qui continuent à progresser non seulement en français, mais qui partagent aussi le progrès effectué dans leur vie personnelle. Et ça me rend super heureuse !

Et récemment, je parlais avec une de mes étudiantes de relations toxiques, particulièrement de relations hétérosexuelles dans lesquelles la femme est maltraitée mais s’aime tellement peu qu’elle accepte l’inacceptable, parce qu’elle ne pense pas mériter mieux. On ne parlait pas forcément de violences physiques. Plutôt de violences psychologiques. On est tellement de femmes à l’avoir vécu ! Je m’inclus dedans, car j’ai eu un mec qui a essayé de me manipuler quand j’étais plus jeune. Même s’il n’a jamais trop réussi, on a passé un an à s’engueuler régulièrement, parfois assez violemment, et c’était de loin la pire relation de ma vie. Et pourtant, ce n’était rien par rapport à ce que d’autres ont vécu et vivent encore !

Même si j’étais complexée physiquement à l’adolescence et que j’ai pensé que j’étais grosse et moche pour la majeure partie de ma vie, j’ai toujours eu une dose d’amour suffisante pour moi-même, car j’ai toujours été consciente que le physique d’une personne ne faisait pas sa valeur, malgré ce que le patriarcat voulait me faire croire et ce dont il avait quand même réussi à me convaincre. Cette dose a pu être fluctuante selon les époques, mais j’ai toujours fini par choisir mon bien-être à celui d’un autre. Et en général, il me faut pas trop longtemps pour prendre ce genre de décision. On veut nous faire croire que c’est égoïste de penser et d’agir comme ça, même si la moitié de la population pense et agit comme ça. Mais bon, ce sont des hommes, et eux, ils ont le droit. J’exagère peut-être un peu, mais je suis sure que vous me suivez. On attend souvent des femmes qu’elles se sacrifient, qu’elles sacrifient leur bien-être et leur bonheur. Pour ceux d’un homme, d’enfants, de collègues, des autres en général.

Et certaines d’entre elles, beaucoup trop, se retrouvent dans des relations où elles sacrifient leur bien-être. Et ça me désole. Parfois, elles en sont conscientes, mais d’autres fois, pas vraiment. Et pour moi, c’est évident que c’est parce qu’elles ne s’aiment pas assez. Quand on s’aime assez, on ne laisse personne nous maltraiter. Et quand on est heureux·se, on ne maltraite personne.  D’où l’importance de prendre soin de soi et de soigner ses blessures passées, ses traumatismes.

La plupart des gens vont mal, il me semble. Et je ne dis pas qu’on ne devrait pas se mettre en couple tant qu’on n’a pas réglé tous ses problèmes – sinon on serait tou·te·s célibataires pour l’éternité – mais si deux êtres blessés se mettent ensemble, il faut que les deux aient la volonté de faire un travail sur elleux-mêmes. Pour elleux-mêmes, et pour l’autre. Sans ça, la relation est vouée au malheur.

Aujourd’hui, je vais bien. Je vais même très bien. Il y a toujours des hauts et des bas, parce que je reste humaine, mais je m’aime plus que jamais. Je m’adore en fait. Et j’adore ma vie, mon mari, mes chats, tous les chats, mes ami·e·s, la nature, les animaux, et tant d’autres choses. Je déborde d’amour et je dis merci à l’Univers chaque jour de m’avoir permis de vivre cette vie. Et j’ai envie de partager cette énergie autant que possible. C’est la seule chose que je possède vraiment. Et le truc génial, c’est que c’est une ressource infinie.

Pendant cette discussion récente sur les relations toxiques, une idée m’est venue. Celle de proposer des sessions de discussion en français réservées aux femmes pour échanger autour de problématiques essentiellement féminines. En petit groupe de 6 personnes maximum, une fois par mois pour commencer, puis on verra, selon la demande. Je sais que les hommes inscrits au blog sont de vrais alliés, mais on va commencer juste entre femmes, et on verra comment les choses évolueront. Peut-être que la présence d’alliés masculins sera soumise à un vote et il faudra que toutes les participantes soient à l’aise avec cette idée.

Si ça vous intéresse et que vous avez des questions, envoyez-moi un mail ou un texto. Je vais créer un groupe de discussion pour femmes sur whatsapp. Faites-moi savoir si vous voulez en faire partie et si j’ai pas encore votre numéro, envoyez-le-moi. La première session aura lieu début juillet. Si vous savez déjà que vous voulez participer, vous pouvez réserver votre place ici.

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