Pourquoi j’aimerais être très riche

Ce début de semaine a été plutôt émotionnel de mon côté, et le fait que je suis un peu hormonale n’a probablement pas aidé. 

Si vous me voyez régulièrement, vous savez que je suis émotive et que je suis à l’aise avec cet aspect de ma personnalité. Je ressens les choses profondément et je peux passer du rire aux larmes en trois secondes et vice versa. Je pleure pratiquement tous les jours, mais pas forcément de tristesse. En général, je suis émue par des vidéos feel good qui apparaissent dans mon flux Instagram. Ou je pleure de joie parce que je suis dans la nature et que je vois des papillons magnifiques tout autour de moi et que c’est juste trop beau. Il y a peu de films que je peux regarder sans chialer. Ou de séries. Je me souviens d’avoir regardé Anne With an E pendant le covid et d’avoir pleuré à tous les épisodes ! J’ai aussi pleuré à tous les épisodes de la première saison de Never Have I Ever. Ces deux séries sont hyper feel good et drôles, mais aussi super émouvantes, non ? Je pleure en regardant mes chats dormir parce qu’ils sont trop beaux et que je les aime tellement que mon amour déborde par les yeux. 

Hier, j’ai passé une bonne partie de la matinée à pleurer parce que je me sentais impuissante.

Vous savez à quel point j’aime les animaux. Depuis toujours. Je me souviens que petite, j’ai brièvement envisagé de devenir vétérinaire, mais quand j’ai compris qu’il fallait parfois euthanasier les animaux, j’ai immédiatement renoncé à cette idée. Et tant mieux, car j’étais pas faite pour des études scientifiques !

Je jouais beaucoup à la maitresse quand j’étais enfant. J’avais une classe imaginaire, je faisais l’appel, j’écrivais au tableau imaginaire, je donnais des notes, j’avais des chouchous et des chouchoutes, j’écrivais des commentaires dans les cahiers, etc. Puis je suis devenue prof et ça avait beaucoup de sens pour moi. J’aime vraiment être prof. J’aime enseigner, j’aime échanger avec mes élèves, j’aime les voir comprendre de nouveaux concepts et progresser, j’ai aimé travailler avec des enfants, j’aime travailler avec des adultes, et je sais que j’ai beaucoup de chance de faire quelque chose qui me plait vraiment. 

Le truc, c’est qu’être prof, ça paye pas des masses ! On devient pas prof dans l’espoir de devenir millionnaire. Et en fait, l’argent n’a jamais été ma motivation première dans la vie. La liberté est ce qui me motive plus que tout. Depuis toujours. Bien sûr que je travaille pas pour la gloire, je dois aussi bouffer et payer des factures, mais aujourd’hui, je peux dire qu’il y a rien dont j’ai besoin que je n’ai déjà. Je ne possède pas grand-chose, mais j’ai jamais eu l’ambition de posséder quoi que ce soit. Être propriétaire ne m’intéresse pas, la société de consommation et le luxe ne m’intéressent pas non plus. Oui, j’aime avoir un toit sur la tête, un lit confortable pour dormir et la possibilité de prendre des douches tous les jours, j’aime avoir des vêtements propres, des draps propres et une maison propre, j’aime manger quand j’ai faim et pouvoir me permettre d’acheter tous les livres que j’ai envie de lire. Ça, ce sont mes besoins primaires, et ils sont plus que satisfaits. Et je reçois également des tonnes d’amour, et ça, ça n’a pas de valeur. J’ai des ami·e·s formidables et un mari en or. Bref, la vie m’a gâtée. J’ai toujours eu le sentiment d’être née sous une bonne étoile et d’être protégée par un ange gardien. Même dans les moments les plus difficiles de ma vie, les choses ont toujours fini par prendre un tournant positif. 

Alors pourquoi aimerais-je être riche alors que je ne manque de rien ?

Parce que ça me permettrait de venir en aide à de nombreux animaux. J’ai pu recueillir sept chats et ils sont à l’abri du besoin pour le reste de leur vie, à priori, mais il y en a tellement plus dans le besoin. Des chats, et des chiens aussi. Bien évidemment, je sais qu’il y a aussi énormément de gens dans le besoin, qui souffrent infiniment… Mais je ne suis pas omnipotente, je suis juste une toute petite humaine. Et les gens ont souvent plus de pouvoir que les animaux sur cette planète. Ils peuvent, pour la majorité des adultes, utiliser leur voix et faire leurs propres choix, dans les limites qui leur sont imposées. Ce qui n’est pas le cas des animaux (et des enfants – la domination sur les enfants est un autre vaste sujet qui me tient à cœur, mais sur lequel je ne m’étendrai pas aujourd’hui). L’autre jour, j’ai vu un camion rempli d’énormes cochons, entassés les uns sur les autres, et j’ai été bouleversée. Ces pauvres bêtes n’avaient absolument aucun choix et aucun moyen de se défendre.

Où je vis, il y a énormément de chiens et de chats errants. Beaucoup plus que de gens prêts à adopter un animal de compagnie. Beaucoup sont victimes de cruauté venant des humains. Certains sont renversés par des véhicules roulant trop vite. Beaucoup sont malades plus ou moins sérieusement. Il y a une organisation qui s’appelle Soi Dog Foundation qui est très active et qui a fait beaucoup pour les chiens et les chats errants ces 20 dernières années et pour éveiller les consciences quant à la protection des animaux. Il y a aussi beaucoup de gens qui aident les animaux à leur petit niveau, comme moi, ou qui en ont carrément fait leur vie, ce qui résulte souvent en burnout d’après ce que j’ai pu observer, car on n’en voit jamais la fin, et c’est une activité qui devient vite très couteuse, surtout quand on commence à emmener les animaux chez le véto, même si les soins vétérinaires sont beaucoup plus abordables ici qu’en Occident (sinon je ne pourrais pas avoir sept chats !) S’engager dans le sauvetage des animaux ici sans gros moyens financiers peut s’avérer hyper démoralisant. On peut facilement avoir l’impression que quoi qu’on fasse, ce n’est jamais assez. 

Pourtant, on est sur une ile, et on pourrait imaginer qu’avec un peu d’organisation, de coordination et d’éducation, les choses pourraient changer. Et ce qu’a accompli Soi Dog Foundation depuis 20 ans est absolument formidable, mais il y a encore beaucoup à faire. C’est de loin l’organisation qui dispose du plus de moyens dans la région, voire dans le pays il me semble, mais leurs ressources ne sont pas infinies. Ils ont plus d’un million d’abonnés sur Facebook et ils reçoivent des dons internationaux. Ils traitent et stérilisent des centaines d’animaux chaque année, ils ont un immense refuge plein de chiens et de chats, où ils reçoivent des volontaires du lundi au vendredi, ils œuvrent sur toute l’ile et soutiennent d’autres projets de sauvetage d’animaux. Mais malgré leur présence et tout le travail accompli, il reste tellement à faire. Vous pouvez regarder cette vidéo pour comprendre leur mission si vous le souhaitez. Ils ont une excellente réputation sur l’ile et dans le pays en général, mais ils ne peuvent pas tout faire car ils ont aussi leurs limites.

On m’a aussi expliqué que pendant la pandémie, il y a eu une recrudescence d’animaux abandonnés, car de nombreuses personnes ont quitté le pays précipitamment, dans la panique générale de l’époque, en abandonnant leurs animaux. J’essaie de ne pas juger, car voyager internationalement avec un animal peut être terriblement onéreux et demande parfois plusieurs mois de préparation. Mais ça me brise le coeur de penser à tous ces animaux abandonnés. Pour exporter un animal en Australie, c’est le parcours du combattant, et ridiculement cher, ce qui rend ce pays définitivement indésirable pour moi. Jamais je n’irai m’y installer, ni n’y mettrai probablement les pieds. 

Il parait donc que la situation actuelle sur l’ile est pire qu’avant la pandémie. 

Cela fait maintenant un peu plus d’un an que j’ai déménagé ici, j’ai quatre chats de plus qu’à mon arrivée, et j’en nourris d’autres régulièrement. J’en ai aussi emmené plusieurs autres chez le véto pour les faire stériliser et j’en vois partout qui se baladent. Beaucoup appartiennent à des gens qui les laissent libres de circuler comme ils le souhaitent. Mon dernier chat est un hybride. Il passe de plus en plus de temps à l’intérieur, mais il demande encore à aller dehors, et je ne veux pas qu’il se sente prisonnier, alors je le laisse vivre sa vie comme il veut. Il est toujours là à l’heure des repas. Et il a commencé à passer la nuit dedans la semaine dernière car il pleuvait des cordes et il sait bien que c’est mieux à l’intérieur dans ce cas-là. Mon plus grand rêve maintenant, c’est d’avoir un sanctuaire pour chats. Je ne sais pas comment je vais pouvoir mettre ça en place, mais c’est ce que je veux plus que tout. Et comme j’ai réussi à réaliser tous mes rêves jusqu’ici, je me dis qu’il y a pas de raison que je réalise pas celui-ci. Je fais confiance à l’Univers. 

Peut-être qu’il va falloir que j’apprenne à collecter des fonds. Les chances de m’enrichir à travers mon travail sont très minces, voire inexistantes. Mes parents ne sont pas très très vieux, et même si la loi française ne permet pas de déshériter ses enfants, je pense qu’étant donné notre relation inexistante, il est fort probable qu’ils ont déjà mis en place un système qui réduit ma part d’héritage au minimum, alors je ne compte pas dessus du tout. Donc, si je veux ce sanctuaire, il me faudra trouver de l’aide ailleurs. 

Il y a tellement de causes à travers le monde qui nécessitent des fonds. Il y a tellement de souffrance dans ce monde. Les gens sont sollicités de partout, et comme on a pu le lire dans L’Entraide (pour les participant.e.s au club de lecture), les gens qui ont tendance à donner le plus ne sont pas ceux qui ont le plus ! Bien sûr qu’il y a des gens très aisés qui donnent à des causes, et c’est de ceux-là dont j’aimerais l’aide idéalement ! Ceux qui ont plus qu’ils ne pourront jamais dépenser en une vie. Plus que la décence ne devrait le permettre. Demander à des gens qui galèrent de donner pour aider des animaux dans un pays où ils ne vivent pas, ça me met un peu mal à l’aise. Parce que je sais que les gens qui aiment les animaux veulent aider, mais qu’ils risquent de se sentir coupables s’ils ne peuvent pas le faire ou s’ils ne peuvent que donner une petite somme (alors qu’une petite somme peut faire beaucoup plus ici qu’en Europe ou aux US en réalité…) Beaucoup ont peur pour leur avenir et celui de leurs enfants. Et chacun·e a ses propres problèmes à gérer. 

Mais je ne vous ai toujours pas dit pourquoi j’ai tant pleuré hier. 

Je me balade très souvent le matin autour d’un réservoir qui se situe à 10-15 minutes de chez moi. Cela fait des mois que j’y vais régulièrement, souvent plusieurs fois par semaine. Là-bas, il y a des chiens. Toujours les mêmes. Ils me reconnaissent quand j’arrive, ils me font la fête et ils ont même commencé à faire le tour du réservoir avec moi récemment. Il y a quatre chiens réguliers sur le parking où je gare mon scooter. Un mâle et trois femelles. En fait, quand j’ai commencé à m’y balader, il y avait seulement le mâle et une femelle. Les deux autres femelles sont apparues l’une après l’autre. Maintenant, elles sont tout le temps toutes les trois ensemble, et le mâle reste tout seul dans son coin. Courant juin, j’ai remarqué qu’il avait le visage en sang, et j’ai contacté Soi Dog pour qu’ils viennent le soigner. Après plusieurs échanges s’étalant sur deux ou trois semaines, je me suis retrouvée avec des médicaments à lui donner pour traiter une infection fongique. Le 29 juin, j’ai commencé à lui donner des médicaments le matin, cachés dans de la pâtée pour chiens, et je me suis engagée à y aller tous les matins. J’aime ce chien, il a les yeux très doux. J’ai reçu l’aide d’une femme russe qui sauve des chiens à temps plein, après avoir posté quelque chose sur Facebook car j’avais l’impression de ne pas vraiment savoir ce que je faisais et je m’étais dit que ce serait bien d’avoir le soutien d’autres personnes, plus compétentes que moi en termes de soins pour chiens. Elle l’a emmené chez le véto, qui a détecté un parasite sanguin et un cancer. Il a une tumeur bien visible qui pend sous son ventre. Le véto a prescrit d’autres médicaments en plus du fongicide, dont des antibiotiques. Je me suis donc retrouvée avec cinq différents médocs à lui administrer tous les jours. Et lundi matin, il a refusé de manger et de prendre ses médicaments. Il l’avait déjà fait samedi, mais j’y étais retournée et il avait fini par manger. J’ai fait la même chose lundi mais il n’avait pas d’appétit. J’ai contacté Soi Dog et ils m’ont dit qu’ils iraient le voir dans la semaine. Hier matin, rebelote. Il a refusé son bol de pâtée. J’étais fatiguée et hormonale et je me suis mise à pleurer. Et impossible de m’arrêter. Ces dernières semaines, j’ai sympathisé avec une femme qui travaille au réservoir et elle a essayé de m’aider à le nourrir mais il ne voulait rien savoir. J’avais des cours hier alors j’ai dû rentrer. J’ai nourri quelques autres chiens sur le chemin du retour, parce que maintenant, ils apparaissent de partout, comme s’ils s’étaient passé le mot ! J’ai plusieurs chiens qui m’attendent au bord de la route tous les matins. Les plus jeunes me font la fête. Les plus timides ne m’approchent pas mais dès que je m’éloigne du bol, ils mangent. Je vérifie leurs oreilles quand je peux, pour voir s’ils sont tatoués, ce qui signifie qu’ils ont été stérilisés. S’ils ne le sont pas, je les signale à Soi Dog pour qu’ils viennent les chercher pour les stériliser. Quand je reprends la route, certains courent après mon scooter, et ça me brise le coeur de les laisser comme ça au bord de la route. Surtout que cette route est dangereuse. Il y a de plus en plus de passage car elle a été rénovée, mais il n’y a pas de trottoir ou de bas-côté digne de ce nom. Les chiens sont plus ou moins sur la route, où beaucoup de gens conduisent bien trop vite. Mais que puis-je faire d’autre ? 

Et c’est pour tout ça que j’aimerais avoir des ressources financières illimitées. Je constituerais une immense équipe de gens compétents pour recenser tous les animaux errants dans chaque quartier de l’ile, et je commencerais une campagne de stérilisation massive. Comme Soi Dog, mais à plus grande échelle encore, pour que l’on puisse agir sans attendre. Il faudrait probablement des centaines de personnes et il faudrait les payer. Les volontaires, c’est bien gentil, mais les gens ont besoin de bouffer et j’estime qu’il faut payer les gens décemment pour le travail qu’ils accomplissent. De plus, ils sont moins susceptibles de manquer à l’appel s’ils sont payés. Je voudrais employer des locaux, car il est essentiel de parler la langue pour pouvoir communiquer avec les habitant·e·s et comprendre si les animaux appartiennent à quelqu’un ou pas, si la communauté s’en occupe, etc. Il faudrait travailler avec des vétérinaires, et en plus de faire stériliser les animaux, il faudrait les faire vacciner et idéalement faire un examen complet et garder une trace de chaque animal. Peut-être leur faire mettre une puce. On remettrait dans la nature ceux dont la communauté s’occupe quotidiennement et on soutiendrait chaque communauté pour qu’elle ait tout le nécessaire pour le bien-être des animaux. On pourrait bénéficier de l’expérience et du travail déjà accompli par Soi Dog et continuer à aller dans la même direction, en menant des campagnes de sensibilisation au bien-être animal. On pourrait aussi sortir les chiens de la fourrière gouvernementale, où je ne suis jamais allée, mais dont la description qu’on m’en a fait et les photos qu’on m’a montrées m’ont retourné le cœur. On pourrait ouvrir des refuges un peu partout sur l’ile, pour les animaux qui ne sont pas en sécurité dans les rues et sur les routes. Là encore, on aurait besoin de beaucoup de main d’oeuvre. Il faudrait assez de personnel dans chaque refuge et dans chaque quartier. Au minimum un véto. Du personnel de nuit aussi. Je n’ai évidemment pas pensé à tout ça en considérant tous les angles, car je n’ai pratiquement aucune expérience et je n’ai probablement pas conscience des nombreux besoins d’une telle opération. Mais il faudrait de l’argent pour payer le personnel soignant et autre, les traitements divers et variés, la nourriture, puis aussi pour acheter des véhicules et des locaux ou des terrains pour faire construire des refuges et des cliniques équipées avec tout ce qu’il y a de plus moderne, etc. Cela donnerait aussi un emploi à des centaines de personnes sur l’ile.

Voilà ce que je ferais si j’avais des ressources illimitées. Je pourrais aussi payer quelqu’un pour créer une organisation à but non lucratif qui me donnerait le droit d’opérer en Thaïlande et d’être reconnue légalement, de tout faire en accord avec les lois du pays, comme Soi Dog. En tant qu’étrangère, j’ai très peu de droits ici, et même si les gens sont en général très gentils avec moi, la bureaucratie est un cauchemar et tout le monde n’aime pas les étrangers. C’est comme partout ailleurs… 

Ce que j’observe depuis que je suis ici, c’est qu’il y a plein de gens qui ont leurs petites opérations de sauvetage d’animaux qui n’ont aucun statut légal dans le pays, mais qu’on laisse tranquilles tant qu’ils ne créent pas de vagues, je crois. Je vois régulièrement des demandes de dons, des gens qui galèrent à payer les factures du véto, qui passent leur temps à demander de l’aide financière sur les réseaux sociaux, et ça me parait tellement épuisant. 

Je ne veux pas passer mon temps à faire la manche et à me demander comment je vais payer le véto. Je ne veux pas compter sur des volontaires pour accomplir ce travail de titan. Je veux avoir le budget avant de me lancer dans un tel projet. Et je ne saurais pas chiffrer tout ça, il me faudrait une personne ou une équipe compétente. J’imagine que ça couterait très très cher. Si un de ces fameux multimilliardaires me donnait un ou deux milliards, ce serait un bon début. 

Pour l’instant, c’est un rêve, mais je veux y croire. Je vais méditer et visualiser autant que possible, m’imaginer avec ces ressources illimitées…

Si vous connaissez des millionnaires ou des milliardaires qui aiment les animaux et qui ont une âme de bienfaiteur, dirigez-les vers moi ! Si vous avez des tuyaux sur la collecte de fonds, je suis preneuse aussi ! J’ai la vision, mais je déteste la bureaucratie et tout ce qui est administratif et j’aurais sans aucun doute besoin de m’entourer de personnes qui sont plus douées que moi avec tout ça…

Juste quand j’ai fini d’écrire cette dernière phrase, j’ai reçu un message de Soi Dog, dont une équipe est en fait allée voir mon chien au réservoir hier. Et maintenant, je pleure de soulagement. Ils l’ont vacciné, ils ont fait des prélèvements pour tester sa tumeur et d’autres choses. La femme avec qui je suis en contact, qui supervise toutes les équipes, y est allée elle-même et m’a dit qu’il avait mangé mais dès qu’ils ont mis les médicaments dans la nourriture, il a tourné la tête. Elle m’a dit de pas me soucier de lui donner ses médicaments, mais de bien le nourrir pour qu’il reste fort. Ils vont lui faire un rappel de vaccin dans deux semaines puis ils vont l’emmener à leur clinique pour l’observer et le traiter. Ils vont prendre soin de lui et lui retirer sa tumeur pour sûr. Ouf, je suis tellement soulagée ! 

Je vais donc continuer à y aller tous les matins pour le nourrir. Je donne aussi des médicaments à une des chiennes qui a aussi une infection fongique. Et je vais m’assurer que Charles (on l’appelle comme ça en référence au Prince Charles, car il a une façon très princière de se tenir !) mange correctement et reprenne des forces. 

Que d’émotions !   

Charles

Mes 3 filles, en balade avec moi

Et trois des chiens qui m’attendent au bord de la route le matin…

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