J’ai adopté un nouveau rythme de vie que j’espère maintenir pour aussi longtemps que possible.
Je me lève à 4h30, je commence ma journée en faisant du thaï (et peut-être qu’on va enfin voir du progrès !), puis je nettoie les litières, je nourris les chats, j’arrose les plantes, tout en écoutant soit un podcast, soit un livre audio, et selon que j’ai cours ou non, mon emploi du temps varie ensuite. Ce matin, j’ai fait une lessive, puis j’ai préparé des crudités pour le déjeuner, avant de passer l’aspirateur et d’enfin me doucher avant d’attaquer mon premier cours de la journée.
Et donc, j’ai eu le temps d’écouter une interview très intéressante d’Amanda Castillo, autrice suisse, par Paloma Moritz, pour Blast. Je savais déjà plus ou moins tout ce qui a été dit, mais j’étais quand même ravie d’en entendre parler, car j’ai l’impression que beaucoup de gens ne sont pas forcément informés sur cette problématique, ne la comprennent pas très bien, ou préfèrent vivre dans le déni (voir les commentaires sous la vidéo…)
En tant que féministe radicale végane, c’est un sujet qui me tient vraiment à cœur et j’espère que les consciences seront de plus en plus éveillées dans les années à venir. J’ai moi-même passé la plupart de ma vie à dire que j’aimais les animaux, tout en les mangeant, sans que cela me titille plus que ça, alors je sais qu’on peut très facilement vivre avec cette dissonance cognitive. Mais je crois que c’est mon féminisme qui m’a aidée à prendre conscience de cette dissonance et qui fait que jamais je ne ferai marche arrière. Parce que je refuse de prendre part à la souffrance animale, quel que soit l’animal.
J’ai toujours été et je serai toujours du côté des opprimés, mais il m’a fallu longtemps pour comprendre que ce que l’on fait subir aux animaux était une forme de domination, au même titre que toutes les autres dominations. Les animaux sont opprimés, comme le sont les femmes, les personnes de couleurs, les LGBTQIA+, les personnes handicapées, etc. On se croit supérieurs à eux, comme beaucoup d’hommes se croient supérieurs aux femmes, comme beaucoup de Blancs se croient supérieurs aux Noirs, etc. On estime que leurs vies valent bien moins que les nôtres. Certes, on a grandi dans ce système, mais pourquoi le remet-on si peu en question ? Aujourd’hui, je me demande comment on peut dénoncer un système de domination mais pas un autre, alors que le mécanisme est toujours exactement le même.
Ce qui est une évidence pour moi maintenant ne l’a pas toujours été, et je sais que chacun·e chemine à son rythme. Mais j’espère vraiment que grâce à ce genre de programmes, grâce aux autrices et auteurs qui abordent ce sujet dans des livres et essais, grâce aux documentaires en faveur de la cause animale, les esprits vont évoluer de plus en plus vite. Et qui sait, peut-être que tout le monde sera végane un jour, si la planète n’explose pas avant…
Peut-être que l’on pourrait bientôt lire le nouveau livre d’Amanda Castillo pour le club de lecture, Tu seras carnivore mon fils, qui établit le parallèle entre la façon dont le patriarcat traite les femmes et celle dont il traite les animaux, si vous êtes assez à être intéressé·e·s. 160 pages seulement !

