Entre l’analyse d’hier et ce reportage que je partage aujourd’hui, vous allez peut-être vous dire que je suis pas très drôle cette semaine, mais comme je l’ai déjà expliqué, le matin, je consomme des infos pas du tout marrantes, en commençant généralement par un reportage ou une interview qui traite de la Palestine. Le soir, je regarde des vidéos ou j’écoute des podcasts beaucoup plus légers. J’écoute et je réécoute Josh Johnson. J’ai découvert Gianmarco Soresi récemment, et il me fait bien marrer aussi. L’interview récente de Malala Yousafzai par Trevor Noah était un plaisir à écouter et même s’ils discutent de choses sérieuses, le ton reste léger. Je peux vous recommander un paquet de trucs drôles et légers, mais en général, c’est en anglais !
En français, j’écoute l’émission de Guillaume Meurice et celle de Djamil Le Schlag toutes les semaines pour rigoler, je lis parfois des articles du Gorafi, mais je lis et écoute surtout des articles et des émissions qui traitent de sujets sérieux, voire complètement déprimants, qui me font dire au moins une fois par jour que je veux prendre ma retraite loin de ce monde, là maintenant !
Il y a quelques jours, l’algorithme m’a proposé un reportage sur les prédateurs de TF1, chaine de télé française privée.
Je n’ai jamais été fascinée ou très intéressée par le monde de la télé et du showbiz, mais même si mes parents limitaient fortement le temps que j’avais le droit de passer devant le petit écran quand j’étais gamine, j’ai grandi dans un monde où la télé était omniprésente.
Quelque chose vient juste de me venir à l’esprit en écrivant cette dernière phrase : quand j’étais en primaire, je jouais à Santa Barbara avec mes copines pendant la récréation ! C’était un feuilleton américain qui passait à la télé dans les années 80 et 90 en France. Ma grand-mère le regardait. Je n’y comprenais rien du tout, mais je comprenais que c’était hyper dramatique, et mes copines et moi, on trouvait que les deux filles de la famille principale, Kelly et Eden, étaient trop belles. Du coup, on jouait leurs rôles dans la cour de récré, en inventant des histoires qui avaient du sens pour nous. J’avais les cheveux longs à l’époque alors j’avais toujours le droit d’avoir un de ces deux rôles. Je n’étais pas blonde, mais aucune de mes copines ne l’étaient non plus !
Bref, tout ça pour dire que la télé a toujours été présente dans ma vie et que même si je n’en suis pas une spécialiste, il y a des noms de personnalités de la télé que je reconnais parce que je les entends depuis mon enfance ou mon adolescence, même si je ne sais pas exactement ce que font ces personnes.
Dans ce reportage sur les prédateurs, j’ai reconnu la plupart des noms évoqués. Et même si plus rien ne me surprend vraiment quand il s’agit de violences sexuelles, je suis quand même dégoutée à chaque fois et révoltée par l’impunité qui règne dans ces affaires. C’est toujours la même chose. Dans ce monde, si un pédocriminel est riche et puissant, il peut agir pendant des années, voire des décennies, sans jamais être inquiété par la justice. Quelle tristesse pour tous ces enfants et toutes ces vies gâchées. Et encore une fois, s’ils peuvent agir ainsi pendant si longtemps, c’est parce que les gens qui savent se taisent. Et ces gens-là me dégoutent autant que ceux qui abusent les enfants.
On vit dans un monde où des jeunes femmes écolos ayant aspergé Matignon de peinture se prennent de la prison ferme, mais où des hommes riches et puissants peuvent abuser sexuellement des femmes et des enfants sans jamais être condamnés à quoi que ce soit. À quand la révolution ???
Reportage à regarder si vous allez plutôt bien. Il y est question d’abus sexuels sur mineurs.
