À bas l’égoïsme !

Je suis tombée hier sur cette courte vidéo qui fait du bien. Si vous avez participé au club de lecture l’année dernière, vous vous souviendrez peut-être du livre L’entraide, l’autre loi de la jungle, de Pablo Servigne. C’est lui qui parle dans la vidéo, et il continue à tenir le même discours, auquel j’adhère depuis un bon moment déjà, et de la valeur duquel je suis entièrement convaincue. Discours très simple et évident pour les convaincu·e·s, mais qui ne parle pas à tellement de gens, à mon grand dam.

Je suis introvertie, je préfère passer la plupart de mon temps seule ou avec des animaux, plutôt qu’avec des gens. Les gens me fatiguent, pour plein de raisons. Mais je sais aussi que c’est seulement en s’alliant, en s’entraidant, en coopérant, en créant ensemble, en prenant soin les uns des autres, que nous pourrons enfin vivre dans un monde meilleur, plus juste et paisible, pour tout le monde. On n’est pas rendu, mais une partie de moi veut croire que c’est possible.

J’essaie de créer des liens dans mon quartier, car les gens que je rencontre sont en fait très demandeurs de connexions. Je propose des trucs, mais quand il s’agit d’être présent·e, je sens une résistance. Les gens ont peur. Peur de sortir de leur zone de confort, peur d’être vulnérables… iels s’inventent constamment des excuses pour ne rien changer, et restent isolé·e·s, déconnecté·e·s.

Mais je suis têtue, et je me sens la force de continuer à proposer des choses et à essayer de motiver les gens pour participer au changement qu’ils souhaitent voir.

Parfois, je me dis qu’au rythme où ça avance, la planète a le temps d’exploser 10 fois, car les forces destructrices semblent tellement plus puissantes, mais j’aime pas l’alternative, qui est de ne rien faire.

Si je ne fréquentais et ne parlais qu’aux personnes radicalement féministes, antiracistes, écolos, véganes, informées, progressistes, etc., il y aurait beaucoup moins de monde dans ma vie. Presque personne en fait. J’aimerais que tout le monde partage mes idées. Je crois que même les gens qui me connaissent plutôt bien et que j’aime sincèrement ne se rendent pas compte à quel point ça me fait de la peine qu’ils mangent des animaux. Je ne vais que dans des restaurants véganes, je ne veux pas m’assoir à une table où d’autres gens mangent des animaux car ça me donne envie de pleurer, mais je ne dis jamais aux personnes non véganes qu’elles devraient arrêter de manger des animaux. J’espère simplement qu’elles le décideront elles-mêmes un jour.

Tout ça pour dire que l’on peut avoir des divergences énormes et continuer à s’apprécier malgré tout, car on a aussi beaucoup en commun.

J’ai bien sûr mes limites et je ne pourrai jamais sympathiser avec des apologistes d’un génocide (j’en ai encore rencontré un ce matin, ils sont partout, ça me désespère), des gros misogynes, des gros homophobes, des gros racistes (les uns vont souvent avec les autres…), etc., ou même avec des anti-véganes. Ne pas être végane est une chose, mais insulter des gens qui refusent de participer à la cruauté animale et décident de vivre en alignement avec leurs valeurs, c’est juste complètement con, et ça ne m’intéresse absolument pas de donner de mon temps et de mon énergie à ces personnes.

Je continue à vouloir croire que la plupart des gens ne sont pas horribles et je suis persuadée que la solution pour un monde meilleur est collective. Comme Pablo. Certain·e·s pensent très certainement qu’on se fourre le doigt dans l’œil. On verra bien comment le monde évolue…

Scroll to Top