J’ai un tatouage qui dit qu’il n’y a pas de liberté sans désobéissance. Et je suis toujours emballée par les histoires de femmes qui désobéissent. Je les trouve énergisantes et cathartiques. J’ai passé ma vie à désobéir. À mes parents, à mes profs, au système. Dès que quelque chose me semble injuste, je suis prête à désobéir. J’admire les gens qui risquent gros en désobéissant, mais qui font le choix de la liberté, quoi qu’il leur en coute.
Je n’avais jamais entendu parler de Chantale Daigle avant la semaine dernière, mais c’est grâce à elle que le droit à l’avortement a évolué au Canada, dans le bon sens.
Vous pouvez découvrir son histoire dans une mini-série de 6 épisodes sur TV5 Monde+, ou si vous n’avez pas le temps pour ça, vous pouvez écouter un podcast de 23 minutes sur Radio Canada. Essayez d’écouter régulièrement des accents différents en français 😉
Perso, j’ai écouté le podcast, et je l’ai trouvé très intéressant. L’histoire se passe en 1989. Chantale, enceinte de 18 semaines, se sépare de son mec. Elle veut avorter. Le jour où elle va à la clinique pour le faire, son ex obtient une injonction de la Cour qui lui interdit d’avorter, sous peine de prison et d’une grosse amende.
L’affaire va en appel. La Cour d’appel maintient l’injonction.
La Cour suprême est saisie.
Le temps presse car la grossesse est déjà bien avancée.
Je vous spoile pas la fin de l’histoire, mais vive les femmes et la solidarité féminine !
