Livre : Le coût de la virilité

Je lis beaucoup depuis le début de cette année. J’enchaine les livres. C’est la seule chose que j’ai envie de faire dans mon temps libre. Et comme j’aime aussi écouter des livres, je peux lire quand je suis en balade, quand je fais des câlins aux chiens, aux chats, quand je cuisine, quand je jardine, etc. J’ai lu 23 livres depuis le 1er janvier, dont 14 en français. Parmi ces 14 livres, un seul était un roman, les autres étant principalement des essais sociologiques.

Le cout de la virilité est une analyse sociologique et économique qui quantifie l’impact financier de la violence masculine sur la société française.

Dans la première partie, Lucile Peytavin parle des mythes autour du genre, avant de discuter les racines éducatives de la violence dans la deuxième partie. Puis, la troisième partie est consacrée au cout concret de la virilité, avec plein de chiffres à l’appui.

Elle commence avec ce graphique :

Je crois que la prochaine personne qui ose dire devant moi que les les femmes aussi sont violentes, je lui fais bouffer ce graphique.

L’autrice annonce dans son introduction qu’elle estime que le cout des comportements virils sur l’économie française revient à 95,2 milliards d’euros par an, montant qui correspond aux dépenses liées à la police, à la justice, aux prisons, aux service des secours et à la santé.

En bref, elle nous fait une démonstration comptable prouvant que la déconstruction des stéréotypes de masculinité aurait un bénéfice économique pour la collectivité.

Je pense que Macron et ses potes n’ont pas lu le livre.

C’est un livre facile à lire (à partir du B2+), et si l’autrice parle essentiellement de la France, je pense qu’il n’est pas trop osé de dire que c’est la même chose à peu près partout dans le monde.

Je me demande souvent quand notre colère collective sera enfin à la hauteur des enjeux…

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