Documentaire : Alphas

Avant Louis Théroux, le journaliste québécois Simon Coutu avait enquêté sur les mascus, et en avait fait un documentaire en 2022, Alphas, disponible en accès libre sur TV5 Monde +, avec des sous-titres disponibles en plusieurs langues (arabe, allemand, anglais, français, roumain, espagnol).

Je n’ai pas regardé le documentaire de Théroux, et j’ai seulement regardé deux minutes de celui-ci. J’avais jamais entendu des mascus à l’accent québécois, alors j’étais un peu curieuse, mais ils disent la même merde que ceux qui parlent le français de France ou l’anglais de tous les pays anglophones. Ce sont les mêmes partout.

Il me semble cependant que dans ce docu, le journaliste montre au moins un homme (peut-être plus, mais c’est pas sûr) qui était mascu et qui ne l’est plus. C’est parce que je suis tombée sur cet extrait (je ne sais plus où), que j’avais mis le documentaire sur ma liste de choses auxquelles jeter un œil. Mais j’ai pas la patience en fait.

Je vois pas l’intérêt pour moi de regarder ce genre de documentaires, car je connais la rhétorique masculiniste par cœur. Je suis une femme qui vit dans le patriarcat depuis plusieurs décennies, et comme je vous l’ai déjà dit, j’ai lu un tas de bouquins qui traitent de ce sujet. J’ai également lu plein de livres qui parlent de la place des femmes dans la société depuis des siècles. J’ai pas l’impression que des documentaires faits par des hommes, sur des hommes qui détestent les femmes, ont quoi que ce soit à m’apprendre de nouveau.

Je suis très contente que ces productions existent, parce que – je m’en rends compte presque tous les jours – tout le monde n’est pas aussi bien informé que moi (et beaucoup d’autres femmes) sur ces questions. Et si elles peuvent ouvrir les yeux de celleux qui ne savent pas encore et éveiller les consciences sur le fait que la violence masculiniste est omniprésente, c’est une bonne chose.

J’avais partagé ce post Instagram avec des copines qui me recommandaient le docu de Théroux (et mon mari, qui a fini par le regarder tout seul), écrit par l’autrice Salma El-Wardany, qui exprimait parfaitement pourquoi moi aussi, c’était non merci.

Mais pour celleux qui ne lisent pas les livres que je lis, ou ne s’intéressent pas forcément de très près à ce sujet, je continuerai à recommander ces documentaires !

Et c’est toujours bon pour vos oreilles d’écouter du français pas de France ! Perso, j’adore observer la grammaire et le vocabulaire québécois !

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