Quiz de vocabulaire

Un petit test pour commencer la semaine / la terminer, selon si vous êtes à l’est ou à l’ouest du monde.

Comme pour les précédents, essayez de le faire en 5 minutes pour vous obliger à penser vite. Même si vous n’avez pas 45 réponses au bout de 5 minutes, avez-vous fait mieux que la dernière fois ? Combien de temps vous faut-il pour trouver 45 (bonnes) réponses ?

Des vacances ratées

Ce qui va suivre va être très personnel car je vais parler de mes vacances. Si elles avaient été bonnes, je n’en aurais pas parlé ici, mais comme cela n’a pas été le cas pour tellement de raisons et que je ne veux pas trop en parler pendant les cours pour ne pas être la seule à parler et ne pas répéter la même chose à chaque cours, j’ai promis à mes étudiant·e·s d’écrire un post pour en faire le récit, et ceux et celles que ça peut amuser pourront ainsi lire toute l’histoire. Mes étudiant·e·s ne seront pas choqué·e·s que je parle de choses très personnelles, mais comme je sais grâce aux gentils messages que je reçois parfois que certaines personnes que je ne connais pas personnellement lisent mon blog de temps à autre, soyez prévenu·e·s que ce post est un peu différent et un peu plus intime que ce que j’écris d’habitude.

Jour 1 : Départ pour Bali. R.A.S. (rien à signaler) à Bangkok, vol sans souci, mon mari et moi avons regardé quelques épisodes de La Casa de Papel (en espagnol) et la vue du ciel était magnifique à l’arrivée. On a eu de la chance d’être les premiers sortis de la navette et donc les premiers à entrer dans l’aéroport et j’étais super contente car je pensais qu’on n’allait pas faire la queue trop longtemps, mais j’ai vite déchanté. Il y avait des queues interminables et je crois que nous avons attendu plus d’une heure avant d’arriver devant un agent de l’immigration. Puis, nous avons attendu très longtemps notre valise car comme tout le monde était encore dans la queue à l’immigration et que le tapis roulant à bagages était plein, les valises avaient cessé d’arriver. Mon mari et un autre type ont décidé de réorganiser les bagages sur le tapis pour que le reste des bagages puisse descendre. Après une longue attente, notre valise est enfin arrivée et j’ai envoyé un message au chauffeur qui nous attendait pour lui dire qu’on arrivait. Mais je ne savais pas qu’il allait encore falloir faire la queue ! Avant de sortir pour de bon, il faut remplir une déclaration pour la douane et refaire la queue. Il n’y a pas de sortie verte pour “rien à déclarer” ou de sortie rouge si on doit déclarer quelque chose. Tout le monde doit attendre et passer devant un type qui lit la déclaration et la met sur une pile avant de décider si l’on doit scanner notre valise ou non avant de quitter l’aéroport. Heureusement, nous n’avons pas eu à scanner la valise. Je crois que Srinagar au Cachemire est le seul aéroport que j’ai trouvé pire que celui-ci. Mais je n’étais pas trop stressée, j’avais juste hâte de sortir et d’arriver à l’hôtel. On a passé une soirée sympa dans le sud de Bali et j’étais très optimiste pour la suite.

Jour 2 : Un chauffeur est venu nous chercher pour nous conduire à notre Airbnb, situé à l’ouest de Bali, à l’écart de la foule. J’étais surexcitée car la maison était formidable en photos, tous les vacanciers précédents avaient laissé des commentaires 5 étoiles et j’avais hâte de me retrouver avec mon mari dans ce qui était décrit comme une “romantic rural retreat”. La route était longue. La circulation est terrible à Bali. 3 heures pour faire 70km car il y a énormément de véhicules sur la route et il n’y a qu’une voie. Quand j’ai commencé à avoir mal au cœur, j’ai décidé de dormir. Je ne suis jamais malade en voiture (sauf si j’essaie de lire) mais là, c’était tellement lent que j’avais la nausée. 3 heures plus tard, on est enfin arrivés, la maison était prête pour nous accueillir, belle comme sur les photos, propre, et je m’imaginais passer la semaine allongée dehors à lire des livres. On est allés repérer les alentours, faire une petite balade sur la plage, vérifier qu’un restaurant pas trop loin (dans un hôtel 4 étoiles) avait des options sans gluten et on est rentrés. On a lu. Soirée tranquille. Puis au moment de nous coucher, j’ai remarqué du caca de gecko (petit lézard) sur le lit et je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de moustiquaire. Je vis en Thaïlande, je suis habituée aux geckos. Ce qui ne veut pas dire que j’aime trouver leurs petits cacas partout. Ça me dégoûte. Et encore plus sur le lit. On n’a jamais eu ce problème chez nous car on a la climatisation. Mais je me souviens de mon premier séjour en Asie. Je ne savais pas ce qu’étaient ces petites choses noires/marron avec souvent une mini boule blanche attachée. Je m’en méfiais mais je ne savais pas ce que c’était. J’ai fini par comprendre que c’était du caca de gecko. Si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, vous pouvez googler “gecko droppings”. Ce premier soir dans la maison, le caca était sec et je l’ai ramassé avec un mouchoir, mais j’étais un peu dépitée car je savais que ça n’allait pas être le dernier (j’avais raison, tous les jours, il y en a eu au moins un). Ah, j’ai oublié de dire que les personnes qui louent cet Airbnb mettent à la disposition des vacanciers un petit dossier dans lequel tout est expliqué pour faciliter le séjour. Dans ce dossier, on apprend qu’un gecko tokay (un gros lézard) vit dans le toit de la maison et qu’il y a 5 appels à la prière par jour (de la mosquée), le premier étant à 4h45 du matin 😲 Quand j’ai lu ces informations, je me suis dit que ça aurait été utile de les lire avant de réserver. Si vous me dites que je vais être réveillée à 4h45 tous les matins si je loge chez vous, il y a des chances pour que je choisisse de rester ailleurs. Je ne sais pas pourquoi personne n’a mentionné ce fait dans les commentaires. Suis-je la seule personne incapable de dormir avec tout ce raffut ? Suis-je aussi la seule personne qui trouve dégueulasse le caca de gecko sur mon lit ? Ne pas avoir de moustiquaire pour me protéger la nuit était aussi un souci pour moi. Ce n’était pas une maison complètement fermée. J’ai logé maintes fois dans ce genre de logement. Mais j’ai toujours eu une moustiquaire pour m’abriter. Pas toujours très bonne, mais toujours mieux que rien. Toutes sortes d’insectes peuvent entrer (et entrent d’ailleurs), des chenilles, des serpents, qui sait ? (il y a quelques mois, j’étais avec une amie sur une ile en Thaïlande et nous avons trouvé un serpent dans notre bungalow – très heureuses d’avoir une moustiquaire cette nuit là !) J’ai donc décidé de me couvrir complètement pour ne pas risquer de me faire piquer. Je déteste dormir ainsi, j’ai l’impression de ne pas pouvoir respirer. Très vite, j’ai compris que cela allait être une nuit difficile car les coqs et les chiens des alentours n’arrêtaient pas de crier et d’aboyer. Je crisais à Bangkok avec un seul coq, mais là, ils étaient 20, 30, voire plus. Les chiens, très cools pendant la journée (probablement parce qu’ils aboyaient toute la nuit et se reposaient la journée), étaient aussi très nombreux. Bref, un tapage nocturne excessif. Impossible de dormir. Je m’endormais, mais j’étais réveillée régulièrement par les cocoricos et les aboiements. Une horreur. Puis à 4h45, la mosquée.

Jour 3 : Quand la mosquée a arrêté de faire du bruit, j’étais tellement épuisée que j’ai fini par dormir. Trop longtemps. Parce qu’un autre truc que j’ai oublié de mentionner, c’est que la veille, mes règles avaient commencé. En avance. Si vous êtes une femme, ou un homme bien informé, vous savez très certainement à quel point cela peut-être problématique de garder un tampon trop longtemps. Moi, j’en suis très consciente et jamais de ma vie je n’ai gardé un tampon plus de 8 heures. Avant cette nuit-là. J’étais complètement désorientée quand je me suis enfin réveillée à 10h. Et immédiatement paniquée car la première chose à laquelle j’ai pensé, c’est que ça faisait 12 heures que j’avais le même tampon. La salle de bains était extérieure et en bas. Il y avait deux escaliers différents à descendre pour y arriver. Pas super pratique pour une envie de pipi au milieu de la nuit. J’ai fait ma toilette, mais j’avais un mauvais pressentiment. Je sentais que quelque chose ne tournait pas rond et j’avais une sensation pénible au niveau de l’utérus. Je me suis baladée avec mon mari pour visiter un peu les environs et voir s’il y avait d’autres restaurants que celui que nous avions déjà trouvé. Nous avons déjeuné à celui de l’hôtel près de la maison, c’était délicieux et nous sommes retournés à la maison pour nous détendre et lire tranquillement. Mon mari était fatigué et il est allé faire une sieste à l’intérieur. J’ai choisi de rester dehors pour lire. Et là, bang bang bang. Nous étions juste à côté d’une maison en construction où je crois que ce jour-là des enfants avaient choisi de jouer et de faire plein de bruit en cognant sur des briques ou je ne sais quoi. Génial le repos ! J’ai mis mes écouteurs à fond et j’ai écouté de la musique. Je passe ma vie avec des écouteurs à Bangkok. En vacances, j’aime faire respirer mes oreilles. Tant pis… Le soir arrive, la nuit commence à tomber et je ressens toujours cette sensation pénible. Ça me brule un peu quand je fais pipi, et mon pipi est un peu rose. Et là je me dis merde, j’ai chopé une infection urinaire. Ce n’était pas la première fois, mais la dernière fois remontait à 6 ans auparavant quand je vivais au Cambodge. Et quand je vivais au Cambodge, je vivais dans la capitale, il y avait des pharmacies partout et les gens parlaient suffisamment anglais pour pouvoir communiquer. Là, dans un coin paumé de Bali, j’ai commencé à flipper. J’ai demandé à mon mari s’il pouvait essayer d’aller trouver des médicaments. Nous avions une carte avec des informations sur les magasins, et il y avait 2 pharmacies. Il est allé à la première, où ils n’avaient pas ce que je voulais et ne voulait rien lui donner de toute façon car ce n’était pas pour lui. À la deuxième pharmacie, ils n’avaient pas ce que je voulais non plus, alors je lui ai demandé de voir s’il pouvait obtenir des antibiotiques. Ça, ils avaient. Très efficaces, ils ont fait effet tout de suite et la sensation de brulure a disparu, ainsi que l’envie constante d’uriner. On s’est couchés en espérant mieux dormir.

Jour 4 : Au réveil, mon pauvre mari avait été bouffé par les moustiques. C’est souvent ce qui arrive quand on dort dans un pays tropical, dans une maison en bambou, sans moustiquaire. Moi non car j’avais encore dormi complètement sous les draps. J’ai mal dormi, mais je n’ai pas été piquée ! Nous avions prévu une journée de détente à l’hôtel. Massage le matin, déjeuner sur place, beaucoup de cocktails pour moi, paresser au bord de la piscine face à la mer. À cause du bruit, je ne voulais pas être à la maison, alors nous avons passé la journée sur des transats, à lire au bord de la piscine. J’ai fait une longue sieste et je ne voulais pas retourner à la maison le soir tellement j’étais bien là-bas, au calme. Mais on a fini par rentrer, et nous avons tous les deux dormi mieux que les deux nuits précédentes, malgré le réveil à 4h45.

Jour 5 : Vu que la maison n’était pas du tout calme comme je l’avais espéré, j’étais contente de faire plaisir à mon mari et d’aller explorer une autre plage à 5 minutes en bus d’où on était. C’était une plage de surfeurs. Plein de surfeurs qui donnaient l’impression de se trouver super sexys. Très peu l’étaient en réalité, mais certains surfeurs étaient vraiment chouettes à regarder sur les vagues. C’était un peu trop peuplé à mon goût, alors on est allés se promener dans la campagne alentour et on a déjeuné dans un petit resto très sympa au milieu de nulle part, où ils parlaient anglais et comprenaient ce que sans gluten voulait dire. Le soir, on voulait se coucher tôt car on avait organisé un chauffeur pour partir en excursion le lendemain. On s’est douchés tôt et on avait prévu de lire tranquillement. Mais à 20h, on a commencé à entendre de la guitare électrique, avec du larsen à répétition, comme si c’était de l’autre côté du mur. Bah oui, quand on est dans une maison en bambou, les voisins paraissent vite très proches, surtout s’ils se mettent à répéter pour un concert. Il était assez tôt, alors je me suis dit, bon, je ne suis pas chez moi, peut-être que c’est acceptable dans ce village de casser les oreilles de tout le monde avec sa musique comme ça le soir. J’ai attendu, mais je bouillais à l’intérieur car je déteste le bruit, je déteste le bruit des voisins, je n’arrive pas à me concentrer quand il y a autant de bruit et c’était beaucoup trop fort pour que mes écouteurs bloquent le son, même si je mettais ma musique à fond. À 21h, j’ai envoyé un message pour demander si c’était normal, si c’était habituel et jusqu’à quelle heure il était acceptable de faire du bruit (si une telle règle existait). On a fini par apprendre que c’était un groupe qui répétait car il avait une série de concerts dans les alentours. Ça a duré jusqu’à 23h, et ils ont arrêté seulement parce que je leur ai hurlé que ça suffisait comme ça et que je voulais dormir. 3 heures de guitare avec du larsen régulier comme si c’était dans la pièce d’à côté, je vous jure que c’était horrible. Si vous êtes sensible au bruit comme moi, vous me comprenez surement. J’étais dans un état de stress et de colère intenses quand le silence est revenu. Enfin, je dis silence, il y avait bien sûr les coqs et les chiens qui donnaient leur propre concert, mais ils me paraissaient beaucoup moins bruyants tout à coup. Je ne peux pas dormir quand je suis dans cet état, il faut que je me calme. Il m’a fallu plus d’une heure pour arriver à m’endormir. Avec le réveil à 4h45 je vous laisse faire le calcul. J’ai oublié de dire qu’après ma douche, j’étais assise tranquillement dans la maison, à lire mon livre, quand un gecko qui se promenait sous le toit m’a fait caca sur l’épaule. Dégueulasse, mais eh, ça aurait pu être pire, il aurait pu viser dans mes cheveux… D’ailleurs, c’était peut-être son intention mais il a raté !

Jour 6 : Le chauffeur est venu nous chercher à 7h comme prévu et nous avons pris la route pour Ubud, où nous avons passé une super journée. On a visité plein d’endroits, beaucoup marché, bien mangé, bien rigolé, bien transpiré et on était super contents de notre journée. On est rentrés à la maison à 19h et là, surprise, plus d’eau. Pas d’eau dans le robinet de la cuisine, pas d’eau dans le robinet de la salle de bains, pas d’eau dans la douche. On avait tellement marché et transpiré ce jour-là qu’il était inconcevable de se coucher sans se laver. Je voulais une longue douche bien chaude ! On a envoyé des messages pour essayer de comprendre pourquoi on n’avait plus d’eau. Panne généralisée dans tout le village ! Hourra ! Là je me suis dit que vraiment, on n’avait pas de bol. Que le dieu des vacances avait certainement quelque chose contre moi. Notre hôtesse, qui était en vacances en Europe, a contacté l’hôtel d’à côté pour voir si on pouvait aller s’y doucher (ils pompent une eau différente), ils ont dit oui, pas de souci, et on s’est organisés pour y aller. On a préparé un sac avec des vêtements propres, nos affaires de toilette, etc. Et là, il s’est mis à pleuvoir des trombes d’eau, comme une vraie pluie tropicale. Mais pas une petite averse. Une pluie qui durait. Et qui durait. Alors, on a décidé de se rendre à l’hôtel sous la pluie, dans le noir, en tongs. C’était à 10 minutes de marche par la route (5 par la plage, mais je ne voulais pas traverser le pré dans le noir). J’avais un parapluie pour me protéger et protéger le sac. Mon mari, non. Il était trempé en arrivant. Les réceptionnistes nous attendaient et elles étaient vraiment adorables. Elles nous ont donné des serviettes et on est allés se doucher au spa. Puis on est restés boire un coup au bar car j’en avais très envie et un chauffeur nous a raccompagnés ensuite.

Jour 7 : Toujours pas d’eau le matin. On a décidé d’aller faire une balade sur la plage puis de déjeuner à l’hôtel. On a marché pendant 3 heures, j’avais mis de la crème solaire un peu n’importe comment et j’ai fini avec un bronzage très étrange. La plage était vraiment chouette, principalement parce qu’il n’y avait pratiquement personne, et aussi parce que les couleurs étaient magnifiques. Après déjeuner, on a décidé de rester au bord de la piscine et quand j’ai appris que l’eau n’était toujours pas revenue au village et qu’elle n’allait pas revenir avant le lendemain, j’ai décidé de réserver une nuit à l’hôtel. On est allés chercher des affaires pour la nuit et on a passé une super nuit au calme, dans une chambre avec la climatisation et aussi une moustiquaire ! Pas de mosquée à proximité, pas de coqs, pas de chiens, une baignoire, une douche, de l’eau chaude, c’était comme un rêve. Notre hôtesse nous a informés qu’elle nous rembourserait les nuits sans eau.

Jour 8 : On a dormi tard parce qu’on avait du sommeil à rattraper. On devait libérer la chambre à midi, ce qu’on a fait et on est restés déjeuner sur place avant de retourner à la maison. Toujours pas d’eau. Je suis en vacances, je ne veux pas me doucher au seau et à l’eau froide. Je ne veux pas tirer la chasse d’eau avec des seaux d’eau. Je n’ai pas signé pour ça ! Je l’ai déjà fait dans d’autres circonstances, mais ces vacances étaient supposées être relaxantes et romantiques ! Du coup, j’ai réservé une nuit dans un autre hôtel, un peu plus loin, toujours au bord de la plage. Il était décrit comme un 4 étoiles, mais à mon avis, il avait vu des jours meilleurs. Mais il était 4 fois moins cher que l’autre, alors bon, j’étais préparée à ne pas y trouver le même confort. Si on fait abstraction du fait que les draps n’étaient plus très blancs, et que l’eau n’était pas très chaude, c’était pas trop mal. Et surtout, c’était très très calme et ça, c’est ce que je voulais ! La nuit était en fait moins chère qu’une nuit dans la maison… J’ai terminé mon traitement antibiotique ce jour-là.

Jour 9 : Après une nuit où nous avons dormi d’un sommeil profond, nous avons été informés le matin que l’eau était revenue. J’appréhendais un peu de retourner à la maison car je me demandais ce qui pourrait encore bien arriver, mais comme on partait le lendemain, c’était pratique d’y passer la nuit car toutes nos affaires étaient là-bas. La marée était basse alors nous sommes retournés vers la maison par la plage. Nous avons déjeuné à l’hôtel où nous avions déjà pris tant de repas et où le personnel commençait à bien nous connaitre et nous sommes retournés à la maison l’après-midi. On a vérifié l’eau et elle était bien revenue mais pas d’eau chaude ! Je me suis dit que c’était une blague. Le dieu des vacances avait vraiment décidé de me gâcher mes vacances jusqu’au bout. J’ai envoyé un message et quelqu’un est venu régler le problème. L’eau chaude est revenue. On s’est installés dehors. Mon mari avec son livre et moi avec mon Ipad pour jouer au Scrabble parce que j’avais vraiment du mal à me concentrer sur un livre. Quand je suis stressée, j’ai du mal à lire. Trop de pensées me passent par la tête et je n’arrive pas à comprendre ce que je lis sans le relire 30 fois. J’ai téléchargé le Scrabble sur Ipad pendant ces vacances et quand je n’arrivais pas à lire, je jouais. On avait une enceinte Bluetooth et j’avais mis de la musique. J’alternais entre Ben Harper et Jack Johnson. Et à 19h, bruit de larsen ! Le groupe était de retour et ils jouaient tellement fort que ça couvrait ma musique. J’ai regardé mon mari et j’ai juste rigolé. Je me suis dit que j’étais vraiment maudite. Mon mari, lui, il était en vacances depuis plusieurs semaines, il venait d’en passer trois à Londres et il était assez détendu. Moi, j’avais vraiment besoin de ces vacances et de me détendre parce que j’étais crevée. C’était notre dernier soir dans cette maison et on n’a même pas pu en profiter. J’ai envoyé un message pour demander à ce qu’ils fassent passer le message au groupe qu’on apprécierait qu’ils finissent leur répétition à une heure décente, on nous a assuré qu’ils s’arrêteraient de jouer à 21h30, 22h au plus tard, et on a décidé d’aller boire un coup au bord de la piscine de l’hôtel, où le seul bruit serait celui des vagues. On s’est équipés de torches et heureusement car on a croisé un serpent sur la route. Tout fin et vert fluo ! Une vipère je pense. Les réceptionnistes de l’hôtel nous ont confirmé que c’était un serpent venimeux. Mon mari a failli marcher dessus et j’ai eu super peur. On a bu un coup au bord de la piscine et on a décidé de rester diner aussi car on voulait être sûrs que le bruit aurait cessé quand on rentrerait. On a dit un dernier au revoir à tout le personnel et un chauffeur de l’hôtel nous a raccompagnés. La musique avait bien cessé, ouf ! On s’est douchés, préparés pour la nuit, notre valise était déjà prête, et on est montés se coucher. Et là, mon mari a ouvert le lit et vision d’horreur : il y avait 4 crottes de geckos DANS le lit. Et pas des crottes de petit gecko. Des crottes beaucoup plus grosses. Des crottes de gros gecko. Probablement celui qui vit dans le toit et qui s’est servi du lit comme de ses toilettes en notre absence. Là, je n’ai pas rigolé du tout. J’ai pris une photo que j’ai envoyé à notre hôtesse et je lui ai dit que je pétais les plombs, que ça avait été les pires vacances de ma vie, les plus stressantes et où pouvait-on trouver des draps propres ? Mon mari, pendant ce temps-là, avait trouvé les draps propres et à 23h30, on s’est retrouvés à changer les draps. J’étais dégoutée et je n’avais qu’une hâte : quitter cette maison. Ah aussi, j’ai oublié de dire qu’après deux jours d’absence, nous avons retrouvé la salle de bains absolument dégueulasse. Le rebord du lavabo était plein de merde de gros gecko. C’était horrible. Notre hôtesse a répondu le soir-même pour nous dire qu’elle nous avait remboursé les 3 nuits sans eau, et qu’elle avait maintenant décidé de nous rembourser la totalité de notre séjour. Un geste que j’ai apprécié, ça remboursera les cocktails que j’ai dû ingurgiter pour oublier que je passais des vacances horribles. Mais j’aurais vraiment préféré passer de bonnes vacances et repartir super détendue.

Jour 10 : Le gros gecko avait à nouveau utilisé le lavabo de la salle de bains pour faire ses besoins. C’était dégueulasse et là je me suis dit que je n’allais pas nettoyer. J’ai pris une douche, je me suis brossé les dents sous la douche et j’ai fini de me préparer dans la chambre. Le chauffeur venait à 10h, j’étais prête à 9h. J’avais réservé un hôtel pas trop loin de l’aéroport pour ce soir-là car on devait y être à 7h le lendemain matin. La route s’est bien passée, c’était le même chauffeur qui nous avait emmenés à Ubud et il conduisait très bien. Il nous a déposés à notre hôtel, la réceptionniste était efficace et comme on était un peu en avance, on a laissé la valise et on est allés déjeuner. Ambiance très différente dans ce coin de Bali. Trop de touristes, beaucoup de bruit, mais aussi beaucoup de choix de restaurants dont beaucoup qui proposent des plats sans gluten. J’avais très envie d’une pizza sans gluten et j’étais ravie de mon choix. On est retourné à l’hotel pour s’installer dans la chambre et immédiatement, j’ai senti une odeur très désagréable dans la chambre. J’ai demandé au type qui nous y avait accompagnés ce qu’était cette odeur. Il m’a répondu “quelle odeur ?” Ça m’a bien gonflée car à moins d’avoir perdu totalement le sens de l’odorat, on ne pouvait pas ne pas sentir cette odeur. Ça puait, ça sentait les égouts, il y avait clairement un problème dans la salle de bains. On a demandé une autre chambre. Et il a fallu attendre qu’elle soit prête. La nouvelle chambre sentait bon et on s’est installés. Il y avait “bungalow” dans le nom de l’hôtel. Mais ce n’était pas des bungalows, c’était des chambres collées les unes aux autres, reliées par des portes. J’avais clairement mal fait ma recherche. On pouvait entendre les gens de la chambre d’à côté. J’avais peur qu’ils sortent tard le soir et me réveillent au milieu de la nuit, mais ils sont rentrés à la même heure que nous. Nous sommes allés nous balader le soir, les rues étaient pleines de gens, certains étaient ivres et bruyants, on nous a demandé je ne sais combien de fois si on voulait des champignons. La première fois, j’étais pas sure d’avoir bien entendu, mais la deuxième fois, c’était clair. Je crois qu’ils ont la peine de mort en Indonésie pour quiconque se fait attraper avec de la drogue. Je me demande vraiment s’il y a des gens assez stupides pour acheter des champignons à des inconnus dans la rue. Au moment de me coucher, j’ai ressenti cette sensation pénible à nouveau et cette envie pressante de faire pipi même après avoir tout juste fait pipi et je me suis dit oh, merde, je n’ai pas assez bu aujourd’hui. Parce que je ne voulais pas avoir envie de faire pipi en voiture, et parce que je déteste utiliser les toilettes publiques (sauf au Japon).

Jour 11 : Départ pour Singapour le matin. Au réveil, j’avais la claire sensation que mon infection était revenue. Et quand j’ai vu qu’il y avait un peu de sang dans mon urine, je me suis dit qu’il n’y avait plus de doute. Je me suis dit que ça allait être une longue journée. La première chose que j’ai faite en arrivant à Singapour, c’est d’aller à la pharmacie. La pharmacienne m’a donné des médicaments (pas des antibiotiques) et des probiotiques car je n’en avais pas pris lors de mon traitement et les antibiotiques ont en général des effets secondaires sur moi si je ne prends pas de probiotiques en même temps. J’ai pensé que valait mieux tard que jamais. J’ai connecté mon téléphone et là, je vois que j’ai un message de l’hôtel. J’avais réservé un 5 étoiles car je voulais une expérience sans problèmes et j’avais trouvé une bonne affaire. Je n’ai pas les moyens de rester au Marina Bay Sands, mais certains hôtels (supposément) de luxe ont parfois des prix abordables. Le message m’informait qu’il y avait des travaux de rénovations au 18ème étage et qu’il y avait donc du bruit entre 10h et 18h et qu’ils étaient désolés pour le dérangement. J’ai dit plein de gros mots et j’ai maudit le dieu des vacances. J’ai répondu que ce n’était vraiment pas correct de leur part de ne pas notifier les clients au moment de la réservation et de les informer deux heures avant leur arrivée. J’ai aussi dit que j’espérais bien ne pas être au 18ème étage. J’avais très envie de faire pipi, ça me brulait, j’étais d’une humeur massacrante et je n’avais personne sur qui m’énerver à part mon mari alors ce n’était probablement pas le meilleur moment de ses vacances. Nous avons pris un taxi et une fois à l’hôtel, la réceptionniste nous a informés que nous étions au 19ème étage. J’ai demandé si les travaux s’entendaient au 19ème. Elle a dit oui. J’ai dit que je voulais une autre chambre. Elle a dit ok. Nous étions maintenant au 11ème. La chambre était ok, rien de spécial. Grand lit avec des draps bien blancs, le minimum pour un 5 étoiles. Il y a deux choses que je déteste dans les hôtels : les tapis et les coussins. Pas de coussins dans celui-ci, mais un tapis. Le sol était en parquet, mais ils avaient ajouté un tapis. Je déteste ces nids à microbes ! Je déteste les chaussures à l’intérieur de la maison, mais beaucoup de gens gardent leurs chaussures à l’intérieur et je suis sure que beaucoup de gens ont marché sur ce tapis avec leurs chaussures dégueulasses. Je prends une douche, et je réalise qu’il n’y a pas de crochet ou de porte-serviettes pour étendre ma serviette. Ce qui pourrait ne pas être très important car on est dans un 5*, on a plusieurs serviettes et ils les changent tous les jours. Sauf qu’ils proposent à leurs clients de faire un choix vert. C’est-à-dire qu’ils proposent aux clients de réutiliser leurs serviettes et même de déduire 50 dollars de leur prochain séjour s’ils participent à ce programme. Complètement stupide comme proposition s’ils ne donnent pas la possibilité de pouvoir réutiliser les serviettes, non ? Je ne suis pas la plus écolo des personnes de ce monde, j’aime trop voyager, mais ça me convient parfaitement de garder la même serviette et les mêmes draps pour trois jours et je demande en général à ce qu’on ne les change pas. Bref, je n’étais pas très fan de cet hôtel dès le premier jour. Il a des commentaires très positifs sur booking.com et sur google, mais si je le compare a d’autres hôtels de même catégorie (et prix similaires, voire moins chers) où j’ai séjourné, il est très bof. Nous sommes allés déjeuner assez tard et je tenais absolument à aller à la crêperie française que j’avais trouvée en ligne. On a tous les deux mangé deux crêpes délicieuses et j’ai discuté avec la patronne française qui était super sympa. Je lui ai demandé des conseils si j’avais besoin de voir un médecin, car je commençais à me dire que ce serait une bonne idée et elle m’a expliqué pourquoi elle aimait vivre à Singapour. Puis nous sommes allés au supermarché où elle m’a dit que je pourrais trouver du jus de canneberge. J’adore aller dans les supermarchés des pays que je visite. Celui-ci m’a tellement plu que j’ai presque pleuré. Il y avait plein de produits français et anglais que je n’ai jamais vus à Bangkok et j’arrêtais pas de dire à mon mari que c’était pas juste. On a trouvé le jus. Mon mari a surveillé que je buvais régulièrement pendant qu’on se baladait en ville. On a retrouvé des amis (un Anglais et une Malaisienne qui a grandi à Singapour) pour diner et on a appris beaucoup de choses sur Singapour. On est rentrés tard ce soir-là après une soirée très sympa. Une fois à l’hôtel, on s’est douchés et couchés. Une fois couchée, je me suis rendu compte qu’une lumière ne s’éteignait pas. Une veilleuse, sous la table de nuit. J’aime dormir dans le noir. Je dors moins bien s’il y a de la lumière, ça me réveille. On a essayé tous les boutons mais aucun ne correspondait à cette lumière. Mon mari a appelé la réception. Ils ont dit qu’il y avait un bouton. J’étais fatiguée et ça m’a vraiment gonflée. Non, il n’y avait pas de bouton. Ils ont dit qu’ils allaient envoyer quelqu’un. J’ai dit non. Je ne veux pas qu’on homme vienne dans notre chambre en plein milieu de la nuit quand je suis couchée et pas en tenue pour recevoir un inconnu. J’ai caché mes yeux sous la couette et j’ai dormi. Mal, mais j’ai dormi. Ma vessie avait l’air d’aller un peu mieux. J’avais tellement bu ce jour-là que ça avait dû aider. J’avais moins peur de devoir utiliser les toilettes publiques à Singapour, même si j’ai vite déchanté. C’est mieux que Bali (ou la France même, pas difficile !), mais c’est loin d’être aussi propre que le Japon.

Jour 12 : Un réparateur est venu le matin pour réparer le problème de la veilleuse. Il est entré dans la chambre avec ses grosses bottes dégueulasses et il a été efficace. Ce n’était effectivement pas un problème de bouton… On a quitté la chambre et je suis allée me plaindre à la réception. Je leur ai dit que quand je réservais un 5* c’était pour être peinarde et pouvoir me reposer et qu’entre leur message avant notre arrivée, la lumière qui était restée allumée toute la nuit, le service de nettoyage qui avait sonné à la porte le matin parce que le bouton “do not disturb” était cassé, et le fait qu’on ne pouvait pas étendre nos serviettes, ça commençait à faire beaucoup de dérangements et que j’étais pas en train de passer un séjour peinard. Elle n’était pas la plus sympa des réceptionnistes et elle a fini par nous dire qu’elle nous offrait un verre au bar. Comme si ça allait tout régler. Puis on est allés visiter le jardin botanique. C’était chouette, mais j’avais a nouveau envie de faire pipi constamment et ça, c’était moins chouette. On a beaucoup marché ce matin là, puis on a trouvé un resto sympa (avec des toilettes moins sympas, partagées entre plusieurs restaurants, je n’aime pas du tout ce concept !) et on avait prévu de visiter un musée ou deux, mais j’étais vraiment trop mal à l’aise et fatiguée, je voulais retourner à l’hôtel où j’avais des toilettes propres. On a fait une sieste et on s’est dit qu’on allait aller au bar au bord de la piscine et boire ce verre. Elle avait dit un verre de notre choix, mais ce n’était pas tout à fait exact. Un verre de notre choix sur une liste très limitée aurait été plus correct. On a bu un cocktail médiocre et on est parti se promener. On a commencé par le supermarché japonais près de l’hôtel. J’avais l’impression d’être au Japon ! J’ai acheté des mochis et j’étais aux anges. Pas de jus de canneberge, mais des mochis délicieux ! On est passé par des quartiers très jolis et on est retournés au supermarché de la veille pour acheter du jus. Puis on a diné dans un resto allemand. C’était délicieux. On est rentrés pas trop tard car on voulait faire une randonnée le lendemain. J’avais mal, mais je me disais qu’on allait bientôt rentrer et que je pourrais acheter des antibiotiques à Bangkok. À Singapour, il faut une ordonnance, pas à Bangkok.

Jour 13 : Je me suis réveillée de très mauvaise humeur car j’ai très mal dormi. Je me suis réveillée plusieurs fois dans la nuit car j’avais envie de faire pipi et à chaque fois, c’était trois gouttes et ça brulait. Mais je ne voulais pas rester à l’hotel et ne rien faire. Je voulais faire cette randonnée, je me sens bien quand je suis dehors et que je marche pendant des heures. C’était une super randonnée, mais j’étais mal à l’aise en continu. J’ai fait pipi avant de commencer. Puis au bout de 2 heures, il y avait une aire de repos avec des toilettes. Et ensuite, il a fallu que j’attende encore deux heures. On a fait une boucle de 4 heures et c’était chouette, mais je l’aurais beaucoup plus appréciée si je n’avais pas eu l’impression que ma vessie allait exploser à chaque instant. Et c’est là que je me suis dit qu’il serait probablement plus sage de voir un docteur au retour, au lieu de m’autoprescrire des antibiotiques. Peut-être que des analyses seraient utiles. Ça faisait plus d’une semaine que je me trainais cette infection et j’avais peur qu’elle se propage aux reins. J’avais super peur d’être bloquée avant de rentrer. La toute première fois que j’ai eu un problème d’infection urinaire, c’était aux Etats-Unis et j’étais complètement bloquée au niveau des reins. Je ne pouvais plus bouger. J’avais oublié, mais le souvenir est remonté ! Nous sommes allés déjeuner et j’ai décidé d’annuler mes cours du premier jour de rentrée pour pouvoir aller à l’hôpital. J’ai pris un rendez-vous et je n’avais qu’une hâte, c’était de voir ce docteur ! On a zappé les musées encore une fois ce jour-là car j’étais mal et je voulais m’allonger et me reposer. On est retourné à la crêperie pour dîner 🙂

Jour 14 : Notre vol était l’après-midi mais nous n’avons rien fait ce jour-là. Je n’avais pas l’énergie, j’avais mal et j’avais une nouvelle sensation gênante, que je n’avais pas ressentie depuis très longtemps, mais que j’ai bien reconnue. Les effets secondaires des antibiotiques, youpi ! En plus de me bruler, maintenant, ça me grattait. Parfaite fin à des vacances pourries. Mon premier stop en arrivant à Singapour avait été la pharmacie. Mon dernier stop aussi. Petit moment de répit, personne derrière moi dans l’avion. Par contre devant, il y avait un jeune couple, qui à mon avis prenait l’avion pour la première fois. Ni l’un ni l’autre n’avait l’air d’être très au courant de l’étiquette en avion. Ils avaient incliné leurs sièges et baissé leur tablette alors qu’on embarquait encore. Je n’étais pas d’humeur à éduquer ces jeunes gens poliment mais j’ai exprimé mon opinion assez fort pour qu’ils comprennent le message. Je n’ai pas été subtile du tout, et je n’étais pas certaine qu’ils parlent anglais, mais si. Ils n’ont pas essayé d’incliner leurs sièges à nouveau.

Je n’ai jamais été aussi heureuse d’être de retour à Bangkok. J’aime Bangkok. Je ne sais pas pour combien de temps, mais pour l’instant, je suis heureuse d’être là. J’ai vu le docteur, j’ai fait des analyses d’urine, il a confirmé que j’avais une infection assez importante et il m’a prescrit de nouveaux antibiotiques. Je peux à nouveau faire pipi sans que ça brule. Par contre, j’ai toujours l’autre problème, mais j’espère qu’il va se régler d’ici quelques jours parce que c’est vraiment désagréable !

Je ne suis donc pas du tout reposée après ces vacances et j’ai décidé que j’allais prendre un peu plus soin de moi cette année. J’ai arrêté les cours très tôt le matin qui déréglaient mon rythme de sommeil. J’ai arrêté de boire de l’alcool il y a trois mois, j’ai fait une pause pendant les vacances car c’était tout ce que j’avais 🥴, mais je me remets au thé dès demain. Je vais essayer de rencontrer du monde parce que ça fait un an que je suis ici et je n’ai pas une seule amie sur place. Je vais mieux manger. Je vais reprendre les cours de thaï et essayer de participer à la communauté. Et je vais être beaucoup plus prudente quand je réserve des logements de vacances à l’avenir. Si ça ne tenait qu’à moi, je serais heureuse de passer toutes mes vacances au Japon, mais mon mari aimerait visiter d’autres pays. Je vais voir comment je peux négocier… 😉

Et pour conclure, évidemment que je suis consciente qu’il y a des gens qui ont des problèmes bien plus graves que les miens. Je suis consciente que je vis une vie privilégiée, que je n’ai pas de problème de santé majeur, que je ne vis pas dans un pays en guerre, que je suis aussi libre que possible considérant mes circonstances, que j’ai le choix, et que contrairement à plein de gens, j’ai les moyens de partir en vacances plusieurs fois par an. C’était des vacances décevantes, j’aurais aimé pouvoir me reposer vraiment, lire tous les livres que j’avais téléchargés (j’en ai lu seulement 2 au final), commencer à écrire pour un projet que j’ai, ne pas être malade et passer deux semaines romantiques avec mon mari, etc., mais bon, je suis rentrée vivante, un peu malade et très fatiguée, rien de bien grave en fait. Mon mari reprend le travail lundi, il va être super occupé comme à chaque rentrée, et on ne va plus se parler pendant quelques semaines, ça va me faire des vacances ! 😂

Chanson Douce

C’est le titre d’un livre que j’ai lu récemment, écrit par Leïla Slimani, et qui m’a beaucoup plu.

Il n’est pas très épais (256 pages pour le format poche) et je l’ai lu en 3 sessions. J’ai eu du mal à le poser les deux premiers soirs car j’avais vraiment envie de continuer mais il se faisait vraiment tard.

Chanson Douce a obtenu le prix Goncourt en 2016, prix littéraire qui existe depuis plus d’un siècle et qui est perçu comme le plus prestigieux.

Je n’approuve pas le système des prix littéraires, que je trouve absolument ridicule tellement il est subjectif, mais j’avais envie de lire ce livre car l’histoire me donnait envie et je ne regrette pas.

L’histoire commence ainsi : “Le bébé est mort. Il a suffi de quelques secondes. Le médecin a assuré qu’il n’avait pas souffert. On l’a couché dans une housse grise et on a fait glisser la fermeture éclair sur le corps désarticulé qui flottait au milieu des jouets. La petite, elle, était encore vivante quand les secours sont arrivés. Elle s’est battue comme un fauve. On a retrouvé des traces de lutte, des morceaux de peau sous ses ongles mous.”

On est immédiatement plongé dans le drame et l’horreur. La nounou a tué les deux enfants. C’est ce que l’on apprend dès le premier chapitre. Puis, au deuxième chapitre, on retourne en arrière, au moment où Myriam et Paul essaient de trouver une nounou pour leurs deux enfants car Myriam va reprendre le travail et ils ont besoin de quelqu’un pour s’occuper des enfants. Et à partir de là on va suivre l’évolution de la relation entre la famille et la nounou. On comprendra petit à petit l’histoire de cette nounou. On sait ce qu’elle va finir par faire, mais on ne peut pas s’empêcher de ressentir de la pitié pour cette femme qui souffre.

Je ne veux pas trop en révéler, mais c’est un livre qui tient en haleine jusqu’à la fin. Il parle de souffrance et d’exclusion sociale, de ce monde curieux dans lequel on vit, où les femmes privilégiées peuvent mener la vie qu’elles souhaitent grâce à d’autres femmes qui ont souvent très peu et qui sont prêtes à beaucoup pour gagner leur vie et un peu de respect qu’elles n’obtiennent pas toujours.

L’écriture est très agréable et le livre se lit très facilement. Recommandé dès le B2 !

Langage des mathématiques

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de partager un article scientifique aujourd’hui, dont vous trouverez l’intégralité ici. Il est assez long.

Si comme moi, le sujet vous intéresse peu, ce sera une lecture probablement un peu plus difficile que d’habitude, mais vous pouvez vous cantonner à l’analyse de la grammaire et du vocabulaire, sans aller trop en profondeur dans le sens.

Comme je rentre de vacances et que j’ai plein de devoirs à corriger, je vous laisse faire l’analyse par vous-même 😉 Observez et interrogez-vous !

Lire en français sur Kindle ou autre tablette

On m’a offert mon premier Kindle en 2011, la veille d’un voyage qui devait durer deux mois.

Quand cette liseuse est sortie, je n’étais pas convaincue. J’étais de celles et ceux qui disaient que non, vraiment, je préférais lire de vrais livres. J’aimais tenir un livre entre mes mains. Je n’avais pas de smartphone non plus.

Mais dès que j’ai touché mon Kindle, je l’ai adopté sans hésiter. Il allait être tellement pratique lors de mon périple. J’ai immédiatement téléchargé des livres et comme c’était un Kindle 3G, j’ai pu en télécharger d’autres très facilement durant mon voyage, même quand j’étais sur une ile où personne n’avait Internet. J’en ai lu plus de 20 pendant ce voyage et depuis, je lis principalement sur Kindle. Pas seulement, mais la grande majorité des livres que j’ai lus ces dernières années étaient sur mon Kindle. Quand j’ai lu un livre en papier après ce voyage, je me suis surprise à appuyer à droite de la page pour la tourner. On s’habitue vite à quelque chose qui ne nous intéressait pas au départ ! Je ne m’imagine plus vivre sans mon smartphone non plus.

Je lis majoritairement en français et en anglais, mais j’ai aussi lu quelques livres en espagnol et en italien sur mon Kindle. Et j’ai tout de suite vu le potentiel d’un tel appareil pour améliorer mes compétences linguistiques.

On peut télécharger divers dictionnaires gratuitement, et il suffit d’appuyer sur un mot pour avoir soit la définition, soit la traduction, voire les deux. C’est tellement plus pratique que d’ouvrir un dictionnaire pour chercher un nouveau mot. D’ailleurs, est-ce que vous cherchez vraiment tous les mots que vous ne comprenez pas dans un livre ? C’est pénible, non ? On n’avance pas dans l’histoire et c’est difficile de garder sa motivation pour continuer. Ou alors, on continue sans chercher, pour prendre plaisir à lire, on comprend les mots inconnus dans le contexte, on devine, mais combien de nouveaux mots aurons-nous vraiment retenus à la fin ?

Avec le Kindle, on n’a pas besoin de poser son livre pour connaitre la définition d’un mot. De plus, on peut surligner des mots, des phrases, des passages entiers et écrire des notes que l’on pourra relire plus tard. Les Kindle en couleur, tel le Kindle Fire, permettent même de surligner en plusieurs couleurs, ce que je trouve très pratique. On peut aussi télécharger l’application sur Ipad et faire la même chose. Je ne sais pas si tous les appareils ont cette fonction, mais le Kindle Paperwhite que je possède a une fonction “vocabulary builder”, qui permet d’envoyer tous les nouveaux mots au même endroit et de reprendre la liste plus tard si on le souhaite. J’ai essayé de l’utiliser quand je débutais en espagnol. Il y avait trop de mots dans ma liste, c’était un peu décourageant en fait. Mais pour les étudiants avancés, je pense que cela peut être une bonne façon d’enrichir son vocabulaire. Vous pouvez lire tranquillement et régulièrement et vous fixer un objectif. Par exemple : aujourd’hui, je lis jusqu’à ce que j’aie relevé 10 nouveaux mots. Puis vous faites un travail plus approfondi sur ces dix nouveaux mots pour tenter de les mémoriser.

Si comme moi, vous avez l’impression de toujours courir après le temps mais que vous adorez lire et enrichir votre vocabulaire, lire sur liseuse peut s’avérer très efficace !