Rencontrer VS retrouver

Observez :

  • J’ai rencontré mon mari au Cambodge il y a six ans.
  • Ils se sont rencontrés à une soirée chez des amis et depuis, ils ne se quittent plus.
  • Je n’ai jamais rencontré personne qui venait du Groenland.
  • On se retrouve tous les samedis pour boire un thé et papoter.
  • Cet été, je vais retrouver des amis pour quelques jours sur une ile.
  • Elles se sont retrouvées devant le centre commercial à 19h avant d’aller voir un film.

La différence est-elle claire pour vous ?

Très souvent, je demande à mes étudiantes ce qu’elles ont fait le weekend passé, et très souvent elles me répondent qu’elles ont rencontré des amis pour aller boire un verre / faire du sport / aller au cinéma, etc. Mais ce n’est pas correct. Elles n’ont pas rencontré des ami·es. Elles ont retrouvé des ami·es.

On utilise rencontrer quand c’est la première fois, et seulement quand c’est la première fois !

Rectification orthographique : l’accentuation des mots empruntés aux autres langues

Nous arrivons maintenant à la règle C4 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée qui concerne les accents sur les mots étrangers.

Je me suis rendu compte que c’était une règle que j’appliquais sans aucune constance. J’écris bien média et téquila, mais j’écris pizzeria et diesel. Selon la réforme, e devient é dans les mots étrangers lorsqu’il se prononce é. Logique ! On écrira donc bien média et téquila, mais aussi pizzéria, diésel, artéfact, égo, véto, placébo, critérium, crédo, nucléus, mémorandum, spéculum, ténuto, kébab, etc.

De la même façon, e deviendra è quand il se prononce è. Comme dans faciès, condottière ou limès par exemple.

Et finalement, a devient à quand il est considéré comme une préposition comme dans à priori, à capella, à minima, etc.

On ne mettra pas d’accent quand les mots ont valeur de citation. Le livre donne l’exemple du mea culpa. Il explique aussi que le Nouveau Littré l’orthographie déjà méa-culpa et suppose qu’il sera un jour écrit en un seul mot.

Vanessa Kayo

J’ai découvert cette humoriste sur Instagram et en la recherchant en ligne, j’ai appris qu’avant d’être humoriste, elle était prof de français !

J’aime ce qu’elle fait et j’ai décidé de partager aujourd’hui une courte vidéo d’un extrait de son spectacle, dans lequel elle annonce une problématique et fait un plan 🙂 Les anciens candidats au DALF et les aspirants devraient reconnaître la structure. Quand au langage utilisé, disons qu’il est très familier.

Ne vous embêtez pas avec les sous-titres autogénérés car c’est du grand n’importe quoi.

Début de la vidéo : Alors quand tu lui dis “j’ai pas envie”, le mec moche a cette réponse mythique : bah pourquoi ? Aaaah, t’aimes pas ça, c’est ça ? Oui, parce qu’en plus, je dois me justifier. D’accord. Donc, je ne veux pas avec toi, donc est-ce que j’aime ça ? Bah écoute, c’est une question très pertinente que nous allons développer ensemble : Aime-t-elle ça, la bite ? Ah bah c’est bien ça la problématique, on va pas se mentir…

Le racisme en France

Le weekend dernier, je mentionnais le podcast Kiffe ta race, et j’expliquais qu’en France, on est vite mal à l’aise quand on aborde le thème des races.

Diriez-vous que le racisme est systémique dans votre pays ? Est-il réservé à l’extrême-droite ?

Le mois dernier, j’ai fait travailler un étudiant avec cette vidéo, que j’avais trouvée très intéressante. Je ne connaissais pas cette autrice mais cela m’a donné très envie de lire son livre. Il n’est malheureusement pas disponible en version numérique. Il faudra que j’aille voir s’ils peuvent me le commander dans une librairie ici, ou que je me le fasse apporter par des amis qui viennent me rendre visite cette année.

Je n’ai évidemment pas la même expérience que Jo Güstin, car je suis blanche et la seule discrimination à laquelle j’ai été confrontée et le suis toujours, c’est le sexisme. Mais je n’ai aucun mal à comprendre ce qu’elle explique car j’ai des yeux et des oreilles et qu’ils fonctionnent très bien. J’ai grandi en France, et depuis que je travaille exclusivement comme prof de français, j’essaie de suivre les actualités françaises et de me tenir au courant de l’évolution de la société française. J’y suis retournée plusieurs fois depuis que j’ai quitté le pays et j’y ai des amis. Je le dis depuis toujours, le racisme est partout en France. Tout comme le sexisme.

Bien sûr, on trouve du racisme partout. J’ai vécu dans plusieurs pays, je l’ai remarqué partout. Mais est-ce une excuse ? Et la façon dont il est exprimé est-elle la même partout ? J’ai encore beaucoup à apprendre sur ce sujet, mais le peu de littérature que j’ai lue et mon expérience personnelle me poussent à croire qu’en France, le racisme est pire que dans beaucoup d’autres pays à majorité blanche. Ou peut-être que je regarde la France avec des yeux plus critiques car j’en viens. Mais comme l’explique le podcast Kiffe ta race, en France on veut nier la différence au nom d’un égalitarisme très français et par conséquent, on ne nomme pas les choses telles qu’elles sont et beaucoup se laissent endormir et choisissent de croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, tout le monde est l’égal de son voisin en France, il n’y a pas de races, donc pas de racisme, et la vie est belle. Sauf que ce n’est pas du tout la réalité de la France ! Toutefois, ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, ne s’instruisent pas et sont prêts à croire tout et n’importe quoi, tant que ça ne dérange pas leur petit confort, et finissent par laisser des commentaires sur YouTube tels que : “Tout cela est dans ça tête il ý à des gents qui sont mal dans leurs peaux partout dans le monde nous ne sommes pas plus racistes que les autres pays arrêter avec çà celà devien insupportable”. (J’ai laissé les fautes de français, vous pouvez vous amuser à les corriger)

Si le rythme de l’interview est un peu difficile pour vous, voici les questions de la journaliste pour vous aider. Essayez de comprendre les réponses !

  • Comment s’est passée votre intégration en France ?
  • Et tout ça est arrivé quand vous êtes arrivée en France ?
  • Alors, quand on lit votre livre, Sissi, votre personnage principal, elle a pour projet d’écrire un livre qu’elle intitulera « on est en France ici », une lettre d’adieu à la France. « J’irai à la rencontre de plusieurs Françaises non blanches et les interrogerai sur les rapports douloureux ou forcés qu’elles entretiennent avec l’institution France » Par rapport à ce que vous m’avez répondu à la première question que je vous ai posée, vous vous êtes donc inspirée de votre vécu pour écrire ce livre, mais quelle est la part d’autobiographie et de fiction dans ces cas-là ?
  • Vous vous attendiez à être racisée ? Je rappelle qu’une personne racisée est une personne qui subit le racisme systémique. Vous vous attendiez à ça ?
  • Tout ce qui vous a fait mal et tout ce sentiment de mal vivre en France dont vous parlez dans votre livre ?
  • Vous avez choisi, malgré tout ça, de vous faire naturaliser française. Comment réagissez-vous quand vous voyez ce qui s’est passé dimanche dernier, le rassemblement national qui arrive en tête des élections européennes, vous qui avez déjà vécu tout ça, qui avez quand même choisi de vous faire nationaliser française, vous en pensez quoi ?
  • Alors pourquoi finalement, vous avez choisi de vous faire naturaliser française ?
  • Vous avez mis du temps à accepter d’être lue par qqn d’autre que votre maman et que votre cousine. Qu’est-ce que qui a fait que vous avez eu ce déclic, que vous vous êtes dit, bon allez, ça y est maintenant je vais publier mes livres ?
  • Et par rapport à votre côté humoriste, vous parlez également de tous ces thèmes : le sexisme, l’homophobie, l’intégration, le racisme, vous avez l’impression que grâce à l’humour, certains messages passent mieux ? Vous le ressentez quand vous faites vos stand-ups ?
  • Vous avez envie de surprendre ?
  • C’était même pas voulu à la base ? Mais c’est grâce à l’humour que vous surprenez et que vous arrivez à faire passer des messages que vous voulez faire passer ?
  • Vous vouliez surprendre aussi avec votre couverture, cette mise en scène, c’était le but ?

Le géant aux chaussettes rouges – analyse d’un texte

Cette semaine, j’ai décidé d’analyser un court texte tiré d’un recueil de contes pour enfants, pour vous montrer que vous pouvez vraiment enrichir votre français à partir de sources très variées.

Ce conte est le deuxième du livre La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca, de Pierre Gripari, publié en 1967. J’ai lu ces contes des dizaines, voire des centaines de fois quand j’étais enfant et je prends toujours plaisir à les relire.

J’ai utilisé 3 couleurs : le jaune pour le vocabulaire, le rose pour les temps du passé et le bleu pour des locutions prépositionnelles et un connecteur logique. Observez l’alternance des temps du passé : on a de l’imparfait et du passé simple. Vous pouvez analyser cette alternance comme vous le feriez si le passé simple était du passé composé. Je vais détailler le vocabulaire après le texte.

  • Il était une fois : c’est la phrase typique d’introduction des contes de fée – l’équivalent de Once upon a time.
  • haut comme trois étages : ce n’est évidemment pas une expression, car personne n’est haut comme trois étages, mais vous connaissez peut-être l’expression “haut comme trois pommes” pour désigner quelqu’un de très petit ?
  • un beau jour : expression dans laquelle beau n’a pas son sens habituel, mais qui veut dire un jour quelconque
  • tâcher de faire qqch : essayer de, tenter de faire qqch
  • sitôt dit, sitôt fait : expression qui veut dire qu’on fait qqch dès qu’on l’a dit
  • par malheur : pour les apprenants qui hésitent régulièrement entre pour et par, notez bien que l’on dit par malheur, par chance, par hasard, par bonheur, etc.
  • déboucher : vous connaissez peut-être ce verbe quand il est transitif (= suivi d’un objet direct ou indirect) dans le sens d’ouvrir, comme quand on débouche une bouteille, ou dans le sens de débloquer quand par exemple votre évier est bouché et qu’il faut le déboucher. Mais le connaissez-vous dans le sens du texte ? Ici, c’est un verbe intransitif, qui signifie arriver. Il est souvent suivi de la préposition sur, comme dans : cette petite rue débouche sur l’avenue principale de la ville.
  • un œuf à la coque : quelles autres façons de cuisiner/manger les œufs connaissez-vous ? Au plat, dur, mollet, brouillé… Faites-vous des mouillettes quand vous mangez des œufs à la coque ?
  • un coquetier : il peut être en bois, en argent, en porcelaine, en plastique… C’est la petite coupe qu’on utilise pour manger un œuf à la coque. Sans coquetier, c’est moins facile, surtout si vous venez juste de faire cuire l’œuf. J’ai essayé, et je ne le recommande pas, ça brule les doigts ! Il existe une expression, gagner/décrocher le coquetier. La connaissez-vous ?
  • une petite cuiller : en anglais, on parle de teaspoon et de tablespoon. En français, on parle de petite cuillère (ou cuillère à café) et de grande cuillère (ou cuillère à soupe). Remarquez l’orthographe. Le dictionnaire donne les deux, mais la réforme de 1990 recommande cuillère, car moins ambigu.

J’espère que vous êtes convaincu·e que n’importe quel texte peut vous apprendre quelque chose et vous faire réfléchir à l’utilisation de la langue si vous le lisez de façon active, en vous posant plein de questions !

Livre de préparation à la PE du DALF

Si vous souhaitez passer le DALF C1 ou C2, comme je le répète constamment, il est primordial de bien s’y préparer. Même si l’on parle très bien français, on ne se présente pas à l’examen sans l’avoir préparé. Comptez plusieurs semaines de préparation, voire plusieurs mois, selon d’où vous partez.

Si pour une raison ou une autre, vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas travaillez avec un·e prof, il faut vous procurer du matériel spécifiquement conçu pour la préparation, avec lequel vous pourrez peaufiner la méthodologie. J’ai mentionné un premier livre la semaine dernière, et aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un livre qui se focalise sur la production écrite. Il a été publié l’année dernière, je me le suis procuré cette année, et je le trouve très bien.

Il s’intitule Préparer le DALF C1 & C2, aux Éditions PUG et ressemble à ça :

ISBN-10: 2706129840
ISBN-13: 978-2706129841

Comme indiqué sur la couverture, c’est un livre de méthodologie, avec lequel vous pourrez vous entrainer à travers des activités guidées et vous pourrez consulter les corrigés à la fin du livre.

Vous pouvez avoir un aperçu du livre ici. Il suffit de cliquer sur le livre et plusieurs pages apparaitront.

Les différentes graphies du son /ɛ̃/

Beaucoup de gens trouvent l’orthographe française difficile, en commençant par les Français eux-mêmes. Contrairement à l’italien et l’espagnol (et certainement d’autres langues), le français ne se prononce pas toujours comme il s’écrit et un même son peut s’orthographier de plusieurs façons.

Je me suis dit que cela pourrait vous intéresser d’observer le son /ɛ̃/ pour commencer. Résistez à l’envie de vous arracher les cheveux 😉

Je tiens tout d’abord à préciser que comme beaucoup de Français aujourd’hui, je ne fais pas la différence entre /ɛ̃/ et /œ̃/. Pour moi, brin et brun se prononcent pareil, par exemple.

  • in : fin, inculte, intéressant
  • im : impossible, simple, imbu
  • ain : main, copain, ainsi
  • aim : faim, daim, essaim
  • ein : rein, peintre, ceinture
  • en : examen, chien, moyen
  • un : aucun, emprunt, lundi
  • um : parfum, lumbago, lump
  • yn : lynx, syntaxe, syndicat
  • ym : thym, sympa, symbole

Voici une petite dictée avec le son /ɛ̃/ :

Pour vérifier, c’est ici.

Très + adjectif

Dites-vous parfois que quelque chose est *très magnifique ou *très génial ? Si c’est le cas, sachez que c’est une erreur !

On ne peut pas utiliser très avec un adjectif qui a déjà une forte intensité. Tout comme vous ne diriez pas en anglais que quelque chose est very wonderful ou very great, en fait.

Par contre, si vous tenez à insister car vous trouvez que l’adjectif déjà intense ne suffit pas, vous pouvez dire que c’est vraiment magnifique, vraiment génial, vraiment super, vraiment hallucinant, vraiment incroyable, etc.

Récapitulons :

  • Ce curry est très bon.
  • Ce curry est vraiment délicieux.
  • Ce tableau est très beau.
  • Ce tableau est vraiment magnifique.
  • Cette histoire est très surprenante.
  • Cette histoire est vraiment hallucinante.

On pourrait dire vraiment bon, vraiment beau, vraiment surprenante, mais on ne pourrait pas dire *très délicieux, *très magnifique ou *très hallucinante.

Rectification orthographique : le tréma

Parlons aujourd’hui de la règle C3 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée qui concerne l’emploi du tréma.

J’ai longtemps enseigné à mes étudiant·es que le tréma se plaçait sur la seconde voyelle et signifiait que la voyelle précédente était prononcée, comme dans aiguë et ambiguïté. Et pourtant, cette règle m’avait toujours énervée, car je la trouvais compliquée et illogique. Si j’avais su que depuis 1990, on peut en fait mettre le tréma sur le u dans les suites güe et güi, ça m’aurait fait très plaisir et aurait surement simplifié la vie de mes étudiant·es.

On écrit donc aujourd’hui aigüe, ambigüité, ambigüe, contigüe, contigüité, etc.

On ajoute aussi un tréma sur certains mots pour que la prononciation soit logique. Je me souviens d’une prof de français au lycée qui m’avait reprise sur le mot gageure, que j’avais prononcé comme rimant avec heure. Comment aurais-je pu deviner qu’il fallait que je le fasse rimer avec pure ? L’orthographe de ce mot est complètement illogique. Ou l’était, devrais-je dire, jusqu’à ce que le Conseil supérieur de la langue française propose d’y ajouter un tréma pour l’écrire gageüre et ainsi l’écrire comme il se prononce. La même règle s’applique à d’autres mots, plus rares, dont j’avoue ne pas vraiment connaitre le sens : bringeüre, égrugeüre, mangeüre, vergeüre, etc.

C’est aussi le cas du verbe arguer, qui devient argüer après les rectifications, car il rime avec tuer. Le tréma se retrouve dans les formes conjuguées : j’argüe, nous argüons, en argüant, etc.

J’aime beaucoup cette rectification !

Podcast : kiffe ta race

En ce jour de fête nationale française, j’aimerais parler d’un sujet sensible en France : la race.

Savez-vous qu’en France, il est mal vu de parler de race. D’ailleurs, à cette époque l’année dernière, le mot “race” a été supprimé de la Constitution française. Je n’ai honnêtement pas compris pourquoi. Pensaient-ils que si le mot n’était plus utilisé, le racisme disparaitrait ?

Savez-vous aussi qu’en France, il n’y a pas de statistiques ethniques ? Je vous laisse imaginer ma surprise quand je suis partie vivre aux Etats-Unis il y a de nombreuses années et qu’à chaque fois que je devais remplir un questionnaire administratif, je devais cocher une case pour indiquer que j’étais blanche. Je ne savais même pas quoi cocher la première fois car le terme qui me correspondait était “Caucasian”. Pour moi, ce mot évoquait les montagnes séparant l’Europe de l’Asie et je n’aurais jamais imaginé qu’il me décrivait. Mais j’ai appris que c’était ma race. Puis en Angleterre, je cochais en général “White (other)”, car il y avait une case “White British”. Mon mari, qui est britannique, a coché toute sa vie “mixed race”, avec parfois des précisions.

Le fait est donc que dans la culture anglo-saxonne, il est tout à fait normal de parler de race. En France, il y a un certain malaise autour de la question. C’est historique, c’est politique, je n’ai pas assez de connaissances pour bien en parler, mais ce que j’ai, c’est un sentiment très fort que la France est terriblement raciste (en plus d’être profondément sexiste) et que retirer le mot race de la Constitution ne va pas éradiquer le racisme, bien au contraire.

En plus du mot race, il y a un autre mot avec lequel les Français semblent avoir un problème : c’est le mot noir. Beaucoup ont du mal à prononcer ce mot pour désigner une personne noire. À la place, ils disent black. Je ne sais pas tout à fait pourquoi. Le mot fait-il peur ? Ont-ils peur d’être taxés de racistes s’ils le prononcent ? Il existe beaucoup de mots désobligeants dans la langue française pour qualifier les personnes non blanches mais noir… ?

L’année dernière, il y a presque un an exactement, je parlais d’identité française dans ce post. Et il y a quelques mois, j’ai découvert un podcast très intéressant qui aborde le thème des races et du racisme. Je n’ai pas encore écouté tous les épisodes, mais ceux que j’ai écoutés m’ont énormément plu : Kiffe ta race. Il est présenté par Rokhaya Diallo, journaliste et réalisatrice française noire, et Grace Ly, bloggeuse, autrice et vidéaste française asiatique. Chaque épisode dure aux alentours de 40 minutes, qui passent trop vite à chaque fois à mon avis. J’aurais toujours envie de les écouter discuter de chaque thème plus longtemps.

Elles reçoivent des invité·es pour discuter de questions raciales, de représentations, de féminisme, d’intersection, etc., et c’est très informatif. Si vous avez envie de mieux comprendre la France, ce podcast pourra vous être très utile.

Voici un extrait de la description du premier podcast, avec lequel je suis entièrement d’accord :