Zaz

Zaz est devenue célèbre en France quand je n’y vivais plus et je l’ai découverte bien après ses premiers succès. J’ai immédiatement accroché. Sa chanson la plus connue est probablement Je veux, et je ne saurais pas dire laquelle je préfère sur son premier album car j’adore l’album en entier. Je ne vais pas souvent au karaoke, mais les quelques fois où j’y suis allée, en Espagne et au Cambodge, mes copines, pas françaises, voulaient absolument chanter Zaz avec moi. Cette chanteuse connaît apparemment un succès assez phénoménal à l’étranger, ce qui est rare pour les artistes français. Beaucoup de mes étudiantes la connaissent. J’adore sa voix et sa personnalité. Je la perçois comme une hippie idéaliste au grand cœur, hyper sensible. Peut-être que je me trompe, mais elle me donne cette impression. 

Si je devais choisir une chanson que j’aime plus que les autres, j’en choisirais deux en fait. Je trouve la mélodie de La fée super jolie et Éblouie par la nuit me donne des frissons à chaque fois. 

Elle vient de sortir un nouvel album et j’ai hâte de l’écouter !

Faire la cuisine en français

Il y a plusieurs années, je vivais en Suisse et je faisais beaucoup la cuisine. Mes livres de recettes étaient en allemand. Je n’étudiais plus cette langue à l’époque, mais petit à petit, j’ai reconstruit mon vocabulaire et je comprenais beaucoup de choses en allemand. Tant qu’on parlait de bouffe ! (= familier pour nourriture) 

Si vous aimez cuisiner, une autre façon de faire du français en vous amusant, c’est de faire la cuisine en français ! Les Français sont très fiers de leur gastronomie et de leurs compétences en cuisine et il y a un super site qui s’appelle marmiton, sur lequel vous pouvez trouver des centaines de recettes, dont beaucoup de recettes de plats typiquement français, que ce soit des entrées, des plats principaux ou des desserts. Des vidéos accompagnent parfois les recettes. 

C’est une très bonne façon de travailler son vocabulaire culinaire. 
Comme ce sont souvent les mêmes verbes qui reviennent dans les recettes, cela vous permet de mémoriser le vocabulaire sans trop y penser. Tout en en apprenant un peu plus sur la cuisine française.  Savez-vous ce que sont un kouign aman et un clafoutis ? Avez-vous déjà mangé un hachis parmentier ou du bœuf bourguignon ?

Le misanthrope

On dit de l’anglais que c’est la langue de Shakespeare. En tout cas, c’est ce qu’on dit en France. Je suis en train de me demander si les anglophones le disent aussi, en fait ! De même, on appelle le français la langue de Molière. Connaissez-vous Molière ? 

J’ai essayé de lire Shakespeare en version originale et disons que j’ai vite abandonné ! J’aime beaucoup les pièces que j’ai lues de lui pourtant. J’ai lu Macbeth quand j’avais 12 ans (traduit en français évidemment) et si je ne me souviens pas de tout en détail, je me souviens très bien de la noirceur de l’histoire et de ma fascination. J’avais l’impression d’avoir lu un livre interdit. Plus tard, j’ai lu Shakespeare en anglais, mais en anglais moderne et j’ai aimé tout ce que j’ai lu et vu au théâtre. Et même au cinéma en fait. 

Molière, c’est un autre genre, il écrivait surtout des comédies, mais c’est presque aussi vieux que Shakespeare. Il est né 6 ans après la mort de Shakespeare. Son oeuvre date donc du 17ème siècle. J’ai étudié plusieurs de ces pièces au collège et j’ai eu une période un peu obsessive pendant laquelle j’adorais regarder des vidéos de pièces de théâtre (en VHS, Youtube n’existait pas encore). La première pièce que j’avais étudiée, c’était Le Malade Imaginaire. Je trouvais l’histoire vraiment drôle et le ridicule des personnages me fascinait : un hypocondriaque chronique, une femme qui attend sa mort pour hériter, des médecins profiteurs… La servante était mon personnage préféré car elle voyait les gens pour ce qu’ils étaient vraiment. Après cette pièce, j’ai adoré lire et voir L’avare, Les Précieuses Ridicules, Les Femmes Savantes, Le Tartuffe, Le Misanthrope, et bien d’autres. 

Je ne dirais pas que les pièces de Molière sont très faciles à lire pour un étudiant de français langue étrangère. Il y a beaucoup de structures de phrases et de vocabulaire qui ne sont plus en usage aujourd’hui. D’ailleurs, après avoir lu certains commentaires de collégiens et/ou lycéens français en ligne, sur les sites parlant des pièces, je pense pouvoir affirmer que beaucoup de jeunes Français ont du mal à comprendre ce qu’ils lisent. Toutefois, je ne pense pas que ce soit si difficile que ça. Les pièces ne sont pas très longues et on n’a pas besoin de comprendre tous les mots pour parvenir à comprendre l’histoire. On peut pratiquer la lecture active de temps à autre et relever de nouveaux mots, mais l’intérêt de Molière est aussi culturel. Ces pièces nous donnent un aperçu des mentalités françaises et des mœurs du XVIIe siècle et nous permet de réfléchir à l’évolution des sociétés. Et du langage.

Un de mes personnages favoris de Molière est Alceste, le misanthrope, qui aime à dénoncer l’hypocrisie des gens qui l’entourent. Cette pièce est écrite en vers. Vous pouvez télécharger le livre ici, légalement et gratuitement. En voici un extrait :

Extrait Acte I, scène I

Beaucoup de pièces de Molière sont disponibles sur YouTube aussi, en entier. J’ai jeté un œil aux vidéos du Misanthrope, mais bof, je ne suis pas convaincue par les interprétations. Je me suis fait une idée d’Alceste dans ma tête et aucun des acteurs ne me plaît. Dans cette pièce filmée en noir et blanc, j’aime assez le jeu de l’acteur, mais pour moi, il n’a pas le physique d’Alceste ! 

L’importance d’écrire

Comme je le disais la semaine dernière, j’encourage mes étudiants à écrire régulièrement. Il y en a qui veulent seulement parler et d’autres qui n’ont véritablement pas le temps d’écrire car ils travaillent trop et je peux comprendre que dans ce cas, écrire puisse être considéré comme secondaire. 

Pour tous les autres, j’aime qu’ils écrivent et je pense que c’est bon pour eux. On ne peut pas atteindre un niveau C2 de français sans jamais écrire. Les étudiants qui me contactent pour préparer le DALF sont très rarement à l’aise avec l’écrit et je remarque souvent un décalage très net entre leur façon de s’exprimer à l’oral et celle de s’exprimer à l’écrit. L’une des raisons, c’est qu’ils n’ont jamais vraiment eu à écrire avant. Et quand on se rend compte que les codes du français écrits sont complètement différents des codes de l’anglais écrit ou même du français parlé, et qu’on s’est déjà inscrit à la prochaine session d’examen, on panique. 

Ecrire dès le début de l’apprentissage est bénéfique. Au début, on écrit des phrases toutes simples et petit à petit on commence à ajouter des connecteurs, des conjonctions, on varie les structures, on acquiert des automatismes au fil du temps. Atteindre la perfection demande du temps, je ne le dirai jamais assez ! Les étudiants préparant le DALF doivent se concentrer sur les techniques d’examen et à mon grand regret, beaucoup ne se donnent pas assez de temps pour atteindre le niveau C. Passer le C1 trois mois après avoir passé le B2 n’a aucun sens. Après le B2, il faut se donner du temps. Il faut lire (des textes courts et des textes longs), il faut pratiquer l’écoute (de styles différents, avec des accents différents), il faut enrichir son vocabulaire, continuer à travailler sa grammaire pour consolider ses connaissances, parler régulièrement et aussi écrire ! 

Cela ne veut pas dire que vous devez écrire des synthèses et des essais argumentatifs toutes les semaines. Vous pouvez varier les types d’écrits, vous pouvez varier votre style, votre registre, tout en étant très attentif à ce que vous faites. Quand on écrit, on doit être précis. On ne peut pas finir une phrase par bla bla bla, tu vois ce que je veux dire ou des choses comme ça. Il faut s’efforcer de trouver les mots justes. Il faut s’efforcer de soigner sa grammaire, car si l’on n’entend pas les s du pluriel ni les e du féminin, il faut qu’on les voie ! Il faut aussi s’efforcer de varier son vocabulaire car en français, les répétitions sont très mal vues. Il faut donc être très concentré quand on écrit.

C’est aussi l’occasion de se rendre compte que l’on ne sait pas dire quelque chose et de le rechercher dans le dictionnaire ou de demander à son prof. 

Quelques exemples d’écrits pour pratiquer :

  • Faire le résumé d’un livre, d’un film ou d’une série qu’on vient de regarder.
  • Réagir à un article qu’on vient de lire pour donner son opinion sur le sujet.
  • Ecrire un commentaire pour donner son avis sur un restaurant, un hôtel, un site touristique qu’on a visité (du type de ceux qu’on trouve en ligne )
  • Ecrire une lettre de réclamation à une entreprise qui vous a déçu (je suis sûre que tout le monde se retrouve dans cette situation de temps à autre et que l’inspiration peut venir facilement)
  • Ecrire sur vos souvenirs d’enfance / de jeunesse, de vacances,  sur des évènements particuliers de votre passé
  • Choisir un titre d’article dans un journal ou un magazine, imaginer l’histoire et écrire l’article vous-même

Quand on n’écrit pas pour un examen, on peut être aussi créatif qu’on le souhaite et écrire sur toutes sortes de sujets. Ces 6 exemples peuvent être utilisés régulièrement quand on n’a pas d’autres idées, mais laissez-vous aller et osez écrire d’autres choses. Vous n’avez pas besoin d’écrire de longs textes à chaque fois, mais si vous écrivez un ou deux paragraphes régulièrement (que vous faites corriger par votre prof ou quelqu’un de votre entourage qui maîtrise la langue française), vous développerez une aisance à l’écrit que vous ne pensez probablement pas possible avant de vous y mettre ! 

Ces mots avec un s final qui se prononce

Quand on commence à étudier le français, nos profs ont tendance à nous répéter continuellement qu’on ne prononce pas certaines consonnes finales en français. On ne prononce généralement pas le t, le d, le p, le x, le z et le s quand ils sont en position finale d’un mot et qu’on prononce ce mot individuellement. J’ai tendance à beaucoup insister sur le s car on le retrouve souvent, ne serait-ce qu’avec les pluriels. 

Cependant, il y a évidemment certains mots pour lesquels il faut prononcer le s final ! Sinon ça ne serait pas drôle. 🙂 Et évidemment, les étudiants qui retiennent bien les règles tendent à appliquer la règle générale et à ne jamais prononcer le s final. 

Je ne vais pas en dresser toute la liste mais voici une petite compilation de mots communs pour lesquels il faut toujours prononcer le s final (je n’inclus pas les mots avec ss, tels que stress ou boss, car pour ceux-ci, la règle est de prononcer /s/ à la fin de toute façon) : 

  • un bus
  • un sens (je l’entends très souvent prononcé /sã/)
  • un fils
  • mars (et celui-ci /maʁ)
  • un ours
  • le tennis
  • un os
  • un as
  • un virus
  • un campus
  • une oasis
  • un couscous
  • une vis
  • un tournevis
  • hélas
  • jadis

Comme ou comment ?

Voici deux mots facilement confondus par mes étudiantes espagnoles, italiennes et brésiliennes. 

Quelques exemples entendus dernièrement, de quatre étudiantes : 

  • *J’aime comprendre comme les gens vivent.
  • *Je vais voir comme c’est dans l’autre cours.
  • * Je sais pas comme faire. 
  • *Je ne sais pas comme on en est arrivé là. 
  • *Elle sait comme faire.
  • *Je me demande comme ça va finir.

Ce qu’on peut remarquer, c’est que c’est toujours la même erreur. Elles font toutes la même, et utilise comme au lieu de comment dans les mêmes structures. Dans leurs langues, comme et comment se disent de la même façon et même quand on parle déjà bien français, il est commun de continuer à faire l’erreur de temps en temps. 

Comment peut être un adverbe interrogatif direct ou indirect ou un adverbe exclamatif.

  • Comment allez-vous ? (=how?)
  • Je ne sais pas comment dire ça. (=how)
  • Comment ! C’est ainsi que tu te tiens à table ! (=what!)

Comme peut être une conjonction de comparaison, une conjonction de manière, une conjonction de cause, une conjonction de temps, mais aussi un adverbe interrogatif et exclamatif.

  • Il se comporte comme un adolescent, malgré ses 30 ans. (=like)
  • Gentille comme elle est, je suis sûre qu’elle t’aidera. (=as)
  • Comme il n’aime pas les épinards, je lui ai fait des petits pois. (=since, as)
  • Il est arrivé comme je partais. (=as, when)
  • Regarde comme elle va vite. Je pense qu’elle va gagner la course ! (=how)
  • Tu le connais, tu sais comme il est ! (=how)

Dans les deux derniers exemples, on pourrait aussi dire comment, et c’est à mon avis ce qui rend la confusion facile. J’aurais alors tendance à conseiller d’utiliser plutôt comment. Personnellement, dans la dernière phrase, j’utiliserais indifféremment les deux. Dans l’avant-dernière par contre, j’utiliserais beaucoup moins facilement comment. Cependant, c’est seulement une question de registre de langue. Comme est plus soutenu que comment dans ce cas et je préfère la sonorité de la phrase avec comme.  

Mon dictionnaire (ce cher Robert) m’informe que la construction avec comme quand il est en concurrence avec comment est archaïque, sauf avec certains verbes. Il dit ceci : 

Source : Grand Robert en ligne (euphonie : harmonie des sons qui se succèdent)

Quelle galère !

Ces derniers temps, j’ai des petits soucis d’adaptation dans mon nouveau pays d’accueil. Quand mes amis me demandent comment ça va, je leur réponds que pour être honnête, je galère un peu. J’aime bien ce mot, et en ce moment, il est tout à fait adapté à ce que je ressens. 

Le premier sens du nom galère (fém.), c’est ça : 

une galère

Les hommes qui ramaient pour faire avancer la galère s’appelaient des galériens. Certains étaient des esclaves, d’autres des criminels. 

Evidemment, je n’ai pas de navire et je ne passe pas mes journées à ramer. Quand on dit qu’on galère, c’est qu’on est dans une situation difficile, que la vie n’est pas facile au jour le jour. Si on a des problèmes financiers par exemple, on peut dire qu’on galère ou qu’on est en galère. C’est très utilisé pour parler de problèmes d’argent, mais pas seulement. 

On peut aussi utiliser cette expression pour quelque chose de ponctuel ou une situation précise. On peut l’employer comme nom ou comme adjectif. Par exemple, je pourrais vous dire que c’est vraiment galère d’aller au supermarché de chez moi. Cela demande une organisation très précise car il faut que j’y aille en taxi et il faut que je calcule d’y aller en dehors des heures de pointe si je ne veux pas être coincée dans les embouteillages pendant une heure. C’est tellement galère que j’y vais le moins possible. Mais quand on s’est installés ici, il a fallu acheter des objets assez encombrants pour la maison et quelle galère pour tout transporter ! Alors il a fallu s’organiser et faire nos achats en plusieurs fois. Vivre en dehors du centre, c’est une vraie galère pour moi. Mais bon, j’ai connu des gens bien plus en galère que moi et j’essaie de relativiser.

Cependant, c’est difficile par moments parce que je galère aussi avec la langue. Comme je ne peux pas vraiment parler la langue du pays, je galère pour communiquer et par conséquent je galère avec la nourriture car je ne peux pas bien expliquer mes allergies. Je suis une galérienne, mais j’espère que ce n’est que temporaire !

Si vous souhaitez vivre en France, soyez plus sérieux que moi dans votre apprentissage de la langue et de la culture car c’est vraiment galère de vivre dans un pays où l’on ne comprend pas grand-chose ! 😬

Les malentendus, ça arrive aussi quand on parle la même langue

J’ai besoin de rire en ce moment, et YouTube m’aide pas mal. Cette semaine, il m’a suggéré plein de vidéos plus ou moins marrantes, dont celle-ci

Un peu de vocabulaire, majoritairement familier, tiré de la vidéo : 

  • la meuf : la femme (c’est du verlan, un type d’argot qui consiste à inverser les syllabes)
  • se faire draguer : quand on drague quelqu’un, on essaie de le/la séduire en espérant que ça débouche sur une relation amoureuse ou sexuelle. Si quelqu’un vous drague, vous pouvez dire que vous vous êtes fait draguer.
  • faire exprès de faire qqch : faire qqch intentionnellement
  • faire genre : faire comme si
  • une pompe : argot pour chaussure
  • le coup du/de… : on peut utiliser cette formule avec beaucoup d’actes qui sont plus ou moins habituels et reconnus comme une technique spécifique pour atteindre un but.
  • une bite : très familier, plutôt vulgaire, mais très utilisé pour dire pénis. 
  • carrément : selon le contexte, il pourra être traduit de différentes façons. Ici, ça veut dire complètement, vraiment. 
  • qu’est-ce que j’ai branlé ? : familier et vulgaire, mais aussi très utilisé, c’est une variation du familier, mais un peu moins vulgaire, qu’est-ce que j’ai foutu ?, ou en d’autres termes plus standards : qu’est-ce que j’ai fait ?
  • quel ringard ! : quel nul ! quel incapable ! qu’il est ridicule !
  • puer des pieds : sentir mauvais des pieds
  • le cul : les fesses
  • ça me fait chier de + infinitif : familier et vulgaire, et aussi très employé par les Français (moi incluse), on dit ça quand quelque chose nous emmerde (oups, ça aussi c’est familier et vulgaire). Quand on n’est pas content d’une situation, quand on n’a pas envie de faire quelque chose, quand on trouve quelque chose très agaçant, on va dire que ça nous fait chier. 
  • c’est une blague ! : on dit ça quand on trouve une situation ridicule, incroyable
  • un connard : familier et vulgaire pour qualifier un homme qu’on trouve très stupide. Pour une femme, on dit connasse. 
  • elle a l’air un peu ouf : encore du verlan. Ouf veut dire fou. Ou folle. 
  • un mec : argot pour dire un homme
  • prendre qqn pour qqch : elle dit tu m’as pris pour quoi ? (elle aurait dû dire prise, d’ailleurs) ce qui veut dire qu’elle se demande ce qu’il pense d’elle. On entend parfois : faut arrêter de prendre les gens pour des cons = il faut arrêter de penser que les gens sont stupides. 
  • une briseuse de couple : une femme qui essaie de faire rompre un couple
  • les couilles : familier et vulgaire pour dire testicules
  • se barrer : argot pour partir
  • terminer en beauté : elle le dit ironiquement ici, mais on peut dire ça d’un sportif par exemple. S’il termine la course en beauté, il a probablement gagné.
  • tu crois qu’on me l’a jamais fait, ce coup-là ? : tu crois que c’est la première fois que je vois ça, que je fais cette expérience ?
  • forcément : obligatoirement, nécessairement
  • taré : argot pour fou

La raclette

Cette semaine, mon mari est rentré du travail avec une surprise pour moi. Un marché de petits producteurs s’était tenu à son travail et il y avait un marchand suisse qui vendait de la raclette. Quand j’ai vu le récipient rempli de pommes de terre, raclette, et salade, j’étais comme une enfant à Disneyland. J’ai tout mangé en deux temps trois mouvements. Et je lui ai fait les yeux doux pour qu’il aille m’en chercher une autre. Tant pis pour le régime !

La raclette est originaire de Suisse, mais c’est aussi un plat régional en France. Quand je vivais dans les Alpes, tous mes amis avaient un appareil à raclette. Et beaucoup de Français vivant dans d’autres régions en ont un aussi. J’ai même vécu dans une maison à Londres où il y en avait un. 

Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est la raclette, vous vous demandez peut-être de quoi je peux bien parler quand je parle d’un appareil à raclette. 

En voici un exemple

Quand on parle de faire une raclette, on a ça en tête. Il y a plusieurs façons d’accompagner la raclette. Moi, je l’ai toujours connue avec des pommes de terre, de la charcuterie, des cornichons et de la salade. Il faut brancher l’appareil et chaque personne dispose d’un poêlon individuel dans lequel on  place le fromage, qui fond sous le gril. Une fois qu’il est fondu comme on l’aime, on le verse dans notre assiette, sur les pommes de terre ou ailleurs, selon nos goûts.

Comme ça

Evidemment, ce n’est pas un plat de régime. C’est très lourd. Et si vous prévoyez une raclette chez vous, soyez conscient que cela risque de parfumer votre maison d’une odeur très forte de fromage et que c’est mieux de garder les portes fermées. Ou de l’organiser chez des copains 🙂

Allergies alimentaires et accent canadien

En faisant des recherches en ligne pour moi-même, je suis tombée sur cet extrait tiré d’une émission de radio canadienne et je me suis dit que j’allais le partager ici pour deux raisons : la première, c’est que quand on a des allergies ou des intolérances alimentaires et qu’on se trouve dans un pays étranger, c’est vraiment très utile de connaître un minimum de vocabulaire en rapport avec nos allergies (j’ai certaines intolérances et le fait de ne pas pouvoir expliquer clairement ce que je ne peux pas manger quand je suis au restaurant est très problématique !) ; la deuxième raison, c’est l’accent ! Pour ma part, j’ai longtemps trouvé certains accents anglophones difficiles à comprendre et encore maintenant, il y en a certains avec lesquels j’ai du mal. Et je sais que pour les apprenants de français, il est tout aussi difficile de comprendre certains accents. L’accent canadien est même parfois difficile à comprendre pour moi et pour beaucoup de Français. 

Ecoutez l’extrait et faites-vous un avis par vous-même. Il dure 6 minutes (il est indiqué 10 minutes mais le thème change après 6 minutes). Vous entendrez l’interview d’un allergologue qui donne son avis sur les tests de dépistages d’allergies alimentaires que l’on peut faire chez soi. Remarquez la prononciation de “pas”, “ça”, du “a” en général, et celle des voyelles nasales. 

Un peu de vocabulaire que vous entendrez, sur le thème des allergies : 

  • le système immunitaire
  • l’intolérance au lactose
  • un produit laitier
  • digérer
  • la sensibilité alimentaire
  • une maladie chronique
  • des maux de tête (pluriel de “un mal de tête)
  • l’insomnie
  • la léthargie
  • l’effet placebo
  • un déficit nutritionnel
  • une analyse de sang
  • le syndrome du côlon irritable
  • un test sanguin
  • un injecteur d’adrénaline

Un peu de vocabulaire sans rapport particulier avec les allergies : 

  • à portée de main
  • le flou artistique

Remarquez aussi que les deux hommes se saluent en ce disant “bon matin”, ce qui ne se dit pas en France.