Conduire, voyager, marcher

J’avais déjà écrit un court post l’an dernier pour parler du verbe voyager que les étudiants ont tendance à mal utiliser.

On retrouve le même problème avec les verbes conduire et marcher.

En anglais on dit :

  • I drive to work every day.
  • I walk to work every day.
  • I travel to Paris every year.

En français on ne dit pas :

  • *Je conduis au travail tous les jours.
  • *Je marche au travail tous les jours.
  • *Je voyage à Paris tous les ans.

Mais on dit :

  • Je vais au travail en voiture tous les jours.
  • Je vais au travail à pied tous les jours.
  • Je vais à Paris tous les ans.

On utilise les verbes conduire, voyager et marcher sans idée de direction. On peut dire :

  • Je déteste conduire en ville mais j’adore conduire sur l’autoroute.
  • J’adore voyager. J’ai énormément voyagé ces dernières années et je voyagerai tant que ma santé le permettra.
  • J’ai beaucoup marché cette semaine. J’ai mal aux jambes.

Il y a de l’eau dans le gaz

Il existe tellement d’expressions que parfois, il se passe des mois, voire des années, sans que l’on en entende une. Récemment – je crois que j’étais en train de regarder un film français – j’ai entendu cette expression et je me suis fait la réflexion que ça faisait vraiment longtemps que je ne l’avais pas entendue ! Et vous, vous la connaissez?

Si vous ne la connaissez pas, pouvez-vous la comprendre ?

  • Je n’ai pas été étonnée d’apprendre leur divorce car ça faisait des années qu’il y avait de l’eau dans le gaz.
  • D’habitude, elles se téléphonent tous les soirs après avoir fini leurs devoirs, mais ça fait trois jours qu’elles ne se sont pas appelées. Je pense qu’il y a de l’eau dans le gaz.

Quand l’atmosphère est à la querelle, on peut dire qu’il y a de l’eau dans le gaz. C’est assez familier, mais ce n’est en rien grossier.

La grippe

J’ai découvert cette chanson aujourd’hui. Elle est en anglais, mais son titre est en français et c’est le nom du mal qui m’affecte depuis 4 jours. J’en ai marre !

J’ai une vie sociale assez limitée dans l’ensemble, ce qui me protège efficacement des virus en fait, et pour une fois que je vais à un concert, voilà le résultat. Le seul côté positif, c’est que j’ai pu regarder une série française sur Netflix pendant que je comatais sur le canapé car je n’étais pas en état de travailler. J’en parlerai bientôt car je l’ai adorée !

La prononciation du E

Le e n’est pas très aimé des étudiants en général.  Pourtant, tous les étudiants avec lesquels j’ai travaillé ont été capables de le prononcer. Mais pour bien le prononcer systématiquement, il faut une certaine discipline et un certain dévouement. Et il faut accepter de positionner ses lèvres comme on le fait rarement, voire jamais, quand on parle sa propre langue. Pour les germanophones, c’est assez simple, car le ö se prononce plus ou moins pareil.  Pour les hispanophones (qui parlent espagnol), les lusophones (qui parlent portugais) et les Italiens, c’est une autre histoire. Ils voient un e, ils savent qu’il y a un e, et il veulent dire é, comme ils diraient en espagnol, en portugais ou en italien. Même les étudiants de niveau avancé. Les anglophones ont aussi du mal à le prononcer. Parfois il se rapproche du é, d’autre fois du u, et en fin de mot, j’entends parfois comme un i.

Il faut oser pousser les lèvres en avant et les arrondir !

Je recommande souvent à mes étudiants de s’entraîner en prononçant cette petite liste en boucle, en mettant les lèvres bien en avant et sans les bouger du début à la fin : ce, de, je, le, me, ne, que, se, te. Ces petits mots existent vraiment en français et si vous ne les prononcez pas correctement, il se peut qu’on comprenne ces, des, j’ai, les, mes, né, quai, ses, tes ! Il est important de s’entraîner et de conditionner son cerveau pour prononcer le e correctement. Ce n’est pas facile, mais beaucoup d’étudiants y parviennent, alors ce n’est absolument pas impossible !

Il faut s’entraîner à prononcer les mots qui vous posent problème. Cela varie selon les étudiants. Parfois, ce sont les e dans la première syllabe, parfois ceux à l’intérieur d’un mot.

Si les mots qui commencent par re- sont difficiles pour vous, entraînez-vous  à prononcer des listes de mots commençant ainsi (en vous concentrant sur la position de vos lèvres à chaque mot nouveau) : repas, repos, recycler, recyclage, retirer, recadrer, recaler, rediriger, repaire, remise, renard, renaissance, recette, redoubler, remanier, remonter, remontant…

Et enregistrez-vous !

 

Ici, là et là-bas

Une croyance très répandue chez les étudiants est qu’ici désigne un lieu proche et désigne un lieu éloigné. C’est une idée fausse !

Ici et là désignent tous deux un lieu proche. Ils peuvent même désigner le même endroit dans une conversation.

  • Tu peux mettre la chaise ici, s’il te plaît ?
  • Où ? Ici ?
  • Oui, .

Dans ce dialogue, ici et indique exactement le même endroit.

Souvent, quand mes étudiants me racontent des histoires dans lesquels ils font référence à des lieux éloigné, ils utilisent . Et moi je rajoute bas. Plusieurs fois par semaine.

Par exemple, une étudiante m’a raconté ses vacances en Australie :

  • *J’ai fait de la plongée là.
  • *J’ai beaucoup mangé quand j’étais là.

Elle aurait dû dire : J’ai fait de la plongée là-bas. J’ai beaucoup mangé quand j’étais là-bas.

Je suis là et je suis ici peuvent tous deux être traduits par I’m here.

Être là veut dire être présent. Observez cet échange de textos :

  • T’es ? (are you there ?)
  • Oui, je suis . (yes, I’m here)
  • Toujours ok pour le cinéma ce soir ? (still ok for the cinema tonight?)
  • Oui. On se retrouve là-bas ? (yes. meet there?)
  • Ok, je te retrouve là-bas à 20h. (ok, I’ll meet you there at 8pm)

Parler de chaussures

Quand vous étudiez le français à un niveau avancé et souhaitez vous exprimer avec précision, il est nécessaire de connaître beaucoup de vocabulaire. Et il est important de l’utiliser pour le pratiquer. Ce que je vois souvent chez les étudiants et étudiantes qui préparent le DALF, c’est qu’ils et elles n’osent pas prendre trop de risques, de peur de se tromper, et par conséquent, utilisent un vocabulaire assez basique dans leurs exposés à l’oral.

C’est pourquoi il peut être intéressant de vous demander parfois si vous êtes capables de nommer 10 noms plus précis en partant d’un nom générique, tel que chien, chat, oiseau, chaussure, bruit, personne, magasin, nourriture, etc.

Voici un exemple avec le nom chaussure.

Dans cette liste, certains termes désignent un type particulier de chaussures (botte, par exemple), d’autres appartiennent au langage familier et signifie tout simplement chaussure (godasse, par exemple).

Selon le contexte, selon le ton de ce que vous dites ou écrivez, avoir un répertoire étendu de synonymes vous permettra d’adapter votre langage et d’être plus précis

Connaissez vous les noms ci-dessus ? Savez-vous distinguer ceux qui désignent un type de chaussure en particulier de ceux qui sont des synonymes mais appartiennent au langage familier ?

  • un soulier = une chaussure (je crois que ce terme est plus utilisé au Québec qu’en France – On le retrouve aussi dans la chanson Petit Papa Noël)
  • un mocassin : loafer
  • un escarpin : stiletto OR pump
  • une pantoufle : slipper
  • une mule : mule (facile !)
  • un sabot : clog
  • une botte : boot
  • une bottine : ankle boot
  • une sandale : sandal (facile !)
  • une espadrille : espadrille (encore facile !)
  • une savate : an old shoe or an old slipper
  • godasse, pompe, tatane, grolle, godillot et croquenot sont tous des termes familiers signifiant chaussure, les deux derniers désignant plutôt de grosses chaussures (on ne les utiliserait pas pour désigner des escarpins par exemple).

Pour ma part, les deux synonymes familiers que j’utilise le plus sont pompes et godasses, car je n’aime pas trop les autres. Et je me rends compte que j’ai complètement oublié de mettre des baskets dans ma liste, qui sont pourtant les chaussures que je porte le plus quand je ne porte pas de sandales ! Les baskets sont des chaussures de sport, que l’on peut porter pour faire du sport ou pour le confort !

Résiste – France Gall

J’ai déjà parlé de France Gall il y a quelques mois. Aujourd’hui, j’ai regardé le spectacle d’Hannah Gadsby, Nanette, sur Netflix, et j’étais vraiment bouleversée quand ça s’est terminé. Je ne pouvais plus m’arrêter de pleurer. Alors, même si France Gall n’a pas grand-chose à voir avoir Hannah Gadsby, elle chantait une chanson qui s’appelle Résiste. Elle ne soulevait pas vraiment les mêmes problèmes que Gadsby dans son spectacle, mais j’aime ce mot “résiste” qui est le mot qui me vient à l’esprit quand je repense à tout ce qu’elle a dit dans son spectacle, et j’aime cette chanson.

Le français est-il sexiste ? Féminisation et écriture inclusive

Si vous avez suivi les actualités françaises (ou juste lu mon blog la semaine dernière), vous savez qu’il y a eu un changement important récemment dans la langue française. L’Académie française a enfin accepté de valider la féminisation des noms de métiers – que beaucoup de personnes utilisaient déjà depuis longtemps par ailleurs.

Je suis tombée sur cette vidéo hier (en anglais, 7 minutes) qui parle de cet évènement récent et aussi de l’écriture inclusive. Si vous ne savez pas ce que c’est, c’est expliqué clairement. La journaliste rappelle que c’est une écriture utilisée dans le monde académique depuis longtemps. Je me souviens d’avoir pensé que ce n’était pas idéal, la première fois que j’en ai entendu parler, et je pense toujours que c’est un peu compliqué, mais j’aime que l’on débatte sur le sujet et qu’on se demande si le masculin devrait toujours l’emporter. La linguiste Éliane Viennot donne un exemple intéressant dans la vidéo : Trois cents petites filles et un chat sont arrivés. Pourquoi le chat devrait l’emporter sur les 300 fillettes ? Elle est d’avis que le participe passé devrait être au féminin. Et je suis assez d’accord.

La librairie des femmes

Mes étudiants le savent tous et si vous lisez ce blog régulièrement, vous le savez aussi : pour moi, la cause des femmes veut dire beaucoup. C’est aujourd’hui le 8 mars et je veux parler de femmes en ce jour symbolique.

J’ai toujours été dérangée par le traitement réservé aux femmes partout dans le monde, et depuis qu’enfin on en parle vraiment grâce au mouvement #metoo, et que je n’ai plus l’impression qu’on se moque complètement de nous, j’ai envie d’en savoir plus, et j’ai passé beaucoup de temps à me renseigner et à analyser ma propre attitude.

J’écoute des podcasts féministes (un podcast à soi, les couilles sur la table, quoi de meuf, etc. en français, et d’autres en anglais), je lis des livres féministes, j’écoute les différents discours tenus par les personnes publiques du monde entier et je fais attention à ce que disent les gens lambda autour de moi. Cette semaine, j’ai écouté pas mal d’interviews de Jameela Jamil et commencé à la suivre sur Instagram. Je la connaissais depuis la série The Good Place, mais je ne savais pas que c’était une activiste féministe. J’adore l’écouter parler car elle est pleine de sens commun et je crois vraiment qu’elle détient un certain pouvoir pour aider à faire évoluer les mentalités.

Quand je pense à ma propre attitude, au nombre de fois où j’ai pleuré devant mon miroir parce que je me trouvais trop grosse (alors qu’en fait, je n’ai jamais vraiment été grosse), au langage que j’ai pu utiliser avec les enfants avec lesquels j’ai travaillé pendant des années (“arrête de pleurer, on dirait une fille” (oui, j’ai honte), les adjectifs différents utilisés pour les petites filles et les petits garçons (fort / belle, etc)), je me dis que la société patriarcale avait bien réussi, malgré mon caractère fort et rebelle, à me faire penser d’une certaine manière, sans vraiment réfléchir. Et je me dis que si moi, rebelle et en colère contre le système depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai pu me laisser influencer ainsi, ce n’est pas surprenant que beaucoup de femmes soient aussi peu féministes et entretiennent la société patriarcale telle qu’elle est, en tenant des propos et en ayant des comportements qui vont contre leurs intérêts.

Je pense vraiment que nous sommes dans une période de changement. Je suis persuadée que les nouvelles générations (de filles et de garçons) sont de plus en plus féministes, prennent de plus en plus conscience des inégalités entre les hommes et les femmes et vont de moins en moins accepter que les femmes soient traitées comme des humains de seconde catégorie. Il y a encore beaucoup à faire, mais grâce aux personnes publiques qui s’expriment fortement sur le sujet, à mon avis, on va pouvoir commencer à passer à la vitesse supérieure et arrêter de penser que parce que l’on a obtenu le droit de vote en 1944 (en France) et le droit à l’avortement en 1975 (toujours en France), on a atteint l’égalité.

En repensant à ma vie, à mon éducation, aux discours qui ont été tenus autour de moi durant ma jeunesse, et à comment j’avais évolué, j’ai pris conscience d’énormément de choses. Mon obsession avec la minceur et mon regard sur les femmes plus grosses, par exemple, j’ai seulement récemment pris conscience que c’était terriblement anti-féministe. J’ai commencé à vraiment le comprendre en écoutant le troisième épisode d’un podcast à soi, et je suis toujours en train d’essayer de gérer cette nouvelle prise de conscience. Ce n’est pas évident, mais je sens que c’est libérateur.

Je lis de plus en plus de livres écrits par des femmes. Et je me suis rendu compte qu’à l’école, on nous faisait étudier quasiment exclusivement des livres écrits par des hommes. Je n’y avais jamais pensé avant ! J’étais en section littéraire au lycée, donc dans la filière où on lisait le plus et étudiait le plus d’auteurs. Et à part La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette, je n’arrive pas à me souvenir d’un seul autre livre écrit par une femme qui était au programme. Je me souviens de Molière, Racine, Corneille, Flaubert, Zola, Balzac, Stendhal, Maupassant, Voltaire, Diderot, Camus, Proust, Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Gide, Chateaubriand, Rabelais, Rousseau, et plein d’autres en fait. Mais à part Madame de la Fayette, pas une auteure dans la liste. J’avais lu George Sand (pseudonyme masculin d’une romancière du 19ème siècle) et adoré La Petite Fadette vers l’âge de 12 ans, mais ce n’était pas au programme du cours de français.

N’y avait-il aucune femme digne d’être étudiée en cours de français et de littérature ? Qui choisit les livres à présenter aux élèves ? Quel message cela fait-il passer aux jeunes gens qui étudient ces œuvres ? Que les femmes n’écrivent pas ? Que ce que les femmes écrivent n’est pas assez important et intéressant pour qu’on l’étudie ?

Après une recherche rapide sur Internet, j’ai l’impression que les choses n’ont pas vraiment changé depuis que j’étais à l’école (j’ai eu mon bac il y a plus de 20 ans quand même !) J’ai trouvé une liste de livres conseillés pour l’été par un certain lycée parisien très réputé, datant de l’été dernier. 5 auteures pour 55 auteurs…

J’ai lu pas mal d’auteures : Margaret Atwood et Lionel Shriver sont deux de mes préférées. J’ai passé mon enfance à lire et relire les livres de la Comtesse de Ségur, les aventures d’Alice détective de Caroline Quine et le Club des cinq d’Enid Blyton. Et bien sûr, la liste de livres écrits par des femmes que j’ai lus est bien trop longue pour que je la partage ici, mais je me rends compte malgré tout que je suis très peu consciente des auteures qui ont existé à travers les siècles (ce que j’essaie de corriger) et je sais très bien que les personnes qui refusent de voir un problème avec la société patriarcale seraient capables de dire que les femmes n’écrivaient pas parce qu’elles avaient d’autres choses à faire et que celles qui écrivaient n’étaient pas intéressantes. Ou quelque chose allant dans ce sens. Mais si c’était le cas, que les femmes n’écrivaient pas autant que les hommes, on pourrait peut-être se demander pourquoi, non ? Et si l’on jugeait inintéressant ce qu’elles écrivaient, on pourrait aussi se demander pourquoi. Qui décidait et décide encore aujourd’hui de ce qui est intéressant ? De ce qui a une valeur littéraire ? Moi personnellement, j’ai toujours détesté Baudelaire et je n’ai jamais compris pourquoi on en faisait tout un flan de ses Fleurs du Mal. Je n’ai jamais aimé ou été touchée par Verlaine ou Rimbaud. Qui a déclaré que c’était des génies ? J’ai adoré lire Stendhal et Flaubert, mais à part Thérèse Raquin, je n’aime pas l’oeuvre de Zola que je trouve ennuyeuse à mourir. J’adore Vian, Prévost et Molière, mais je n’ai jamais réussi à lire plus de quelques pages de Proust sans m’endormir. Tout ça est tellement subjectif, mais les intellectuels français (je suis moins au courant de ce qui se passe ailleurs dans ce domaine) me paraissent tellement prétentieux dans leur façon d’aborder la littérature et d’affirmer qui est bon écrivain et qui est mauvais, qui a du génie et qui n’en a pas. Et la société française me paraît aussi terriblement machiste, dans l’absolu et en comparaison aux autres pays dits développés. Et j’ai le sentiment que ces deux choses se sont pas complètement sans rapport, même si j’ai encore besoin de réfléchir, de lire et d’analyser. Mais je pense que tout est connecté et que ce sujet est très très complexe. Mais il faut en parler pour éveiller les consciences et pouvoir espérer un changement.

Et maintenant, à travers les podcasts que j’écoute, les articles et les livres que je lis, je découvre de plus en plus d’auteures et j’ai même découvert qu’il existait une librairie des femmes depuis 1974 à Paris. Dans cette librairie, on trouve principalement des livres écrits par des femmes. Vous pouvez lire son histoire ici et découvrir des livres et des auteures dont vous n’avez probablement jamais entendu parler. Et vous pouvez lire l’histoire d’Antoinette Fouque, femme extraordinaire dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à récemment. C’est elle qui a ouvert les librairies des femmes à Paris, Lyon et Marseille. Elle était une figure emblématique du MLF (Mouvement de Libération des Femmes), très engagée pour faire changer la société et lutter contre la misogynie. Elle a contribué à une certaine évolution de la société, mais d’après moi, pas autant qu’elle l’aurait pu car elle n’avait pas assez de gens qui étaient prêts à se mouiller et prendre son parti. Elle était activiste avant l’ère #metoo…

Mais aujourd’hui, si toutes les femmes privilégiées, celles que l’on écoute, celles qui ne risquent pas leur vie, s’unissaient pour dénoncer les injustices faites aux femmes et si les hommes féministes faisaient entendre leur voix un peu plus fort, on pourrait voir un vrai changement avant trop longtemps, à mon avis.

Bonne journée du 8 mars !