Mauvaises herbes

Cette semaine, j’ai voulu voir si Netflix avait de nouveaux films français et je suis tombée sur Mauvaises herbes, le deuxième film réalisé par Kheiron. J’avais déjà parlé de son premier film, Nous trois ou rien, que j’avais adoré, et je dois dire que j’ai tout autant aimé celui-ci.

C’est l’histoire de Waël, ancien enfant des rues et petit escroc, qui se retrouve à s’occuper d’un groupe de six adolescents qui ont été exclus temporairement de leur école. Il doit tout d’abord gagner leur confiance car ils refusent de lui adresser la parole quand ils le rencontrent, mais à force de ruse et de patience, il va réussir à développer une relation avec eux, les inspirer à devenir de meilleures personnes, à s’entraider, et lui va enfin trouver un sens à sa vie.

Ça fait un peu simple dit comme ça, mais c’est vraiment drôle, les gamins sont attachants, le personnage de Catherine Deneuve est amusant et j’ai beaucoup rigolé et aussi pas mal pleuré car on voit aussi des bribes de l’enfance de Waël, dans un pays en guerre et ces scènes sont vraiment tristes.

Dans l’ensemble, très bon pour le moral, même si on pleure, et aussi pour enrichir votre vocabulaire. Vous entendrez beaucoup d’expressions familières. Prenez des notes !

Besoin de vacances

Je suis tombée sur cette vidéo alors que je recherchais des chansons qui parlaient de vacances. Je ne connaissais pas ce Youtubeur mais comme cette vidéo m’a amusée, je me suis dit que j’allais la partager. De plus, elle est remplie de vocabulaire, de petits jeux de mots, et il parle avec un accent belge.

Connaissez-vous le plus grand des voleurs…

… qui est aussi un gentleman cambrioleur ?

Je veux parler d’Arsène Lupin. Je pensais qu’il existait vraiment quand j’étais petite. Je le voyais à la télé et j’espérais que toutes ces histoires étaient vraies, tellement je trouvais ce personnage fascinant.

Mais c’était seulement un personnage sorti de l’imagination de Maurice Leblanc au début du 20ème siècle.

Il était charmant, charmeur, beau parleur et terriblement intelligent. Il se déguisait et changeait d’identité pour arnaquer les gens qui n’y voyaient que du feu.

Si ça vous dit de lire ses aventures, elles sont disponibles en ligne et les chapitres sont courts. Très bon pour pratiquer la lecture active. Ne vous arrêtez pas trop sur le passé simple et l’imparfait du subjonctif. L’essentiel est de les comprendre, et c’est bien si vous savez les identifier, mais vous n’avez pas vraiment besoin de savoir les utiliser (sauf si vous avez un projet spécifique qui implique une connaissance parfaite du français, jusqu’à l’imparfait du subjonctif !)

https://bibliothequenumerique.tv5monde.com/livre/88/Arsene-Lupin-gentleman-cambrioleur

Et voici une chanson sur ce cher Arsène :

Pourquoi passer le DALF C2 ?

J’ai travaillé avec beaucoup d’étudiants qui souhaitaient passer le C1, mais j’en ai connu beaucoup moins qui voulaient se préparer pour le C2. Pourtant, certaines étudiantes avec lesquelles j’ai travaillé à la préparation du C1 auraient pu le réussir, sans aucun doute.

Je pense que c’est le format de l’examen qui rebute les étudiants. En même temps, je n’ai jamais connu d’étudiant disant aimer l’exercice de synthèse du C1…

Mais il est vrai que le C1 est exigé pour s’inscrire à l’université en France dans la plupart des filières et que l’on pourrait se demander pourquoi s’embêter à préparer l’examen le plus difficile alors qu’il nous est seulement demandé de réussir le deuxième plus difficile et qu’un résultat de 50% est suffisant.

Même si je n’approuve pas vraiment le format des examens du DALF, je pense que réussir le C1 avec une note de 50/100 ne présage rien de très bon pour des études universitaires en France, à moins d’ensuite vraiment étudier la langue en long, en large et en travers avant d’attaquer l’année universitaire. Plus vous vous rapprochez du niveau C2, mieux c’est.

J’ai passé le C2 d’anglais il y a des années et d’après moi, il est beaucoup plus facile que celui de français. J’ai eu l’impression d’être vraiment évaluée sur mes connaissances de la langue anglaise, et non pas sur une quelconque méthodologie étrangère qui n’aurait eu que très peu de sens pour moi à l’époque. Je voulais me prouver que j’avais atteint un niveau d’anglais très avancé. Je me souviens d’avoir écrit un texte très personnel en production écrite. La production orale se faisait en binôme et pas du tout à partir d’un texte. Il y avait des exercices de grammaire et de vocabulaire (cette partie s’appelait Use of English). Et l’examen était beaucoup plus court.

En attendant que le format du DALF soit repensé (ne sait-on jamais ?), le C2 de français est ce qu’il est, et tout candidat qui le réussit peut se sentir vraiment fier. Beaucoup de Français ne le réussiraient pas. D’où mon scepticisme quant au format de cet examen…

Je ne connais pas de situations dans lesquelles on exige le C2, alors si vous décidez de le passer, c’est très probablement un défi personnel.

Je détaillerai le format des épreuves dans de futur posts, mais ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que les épreuves de compréhension et de production écrites sont regroupées. De même pour les épreuves de compréhension et de production orales. Les épreuves écrites durent 3 heures et 30 minutes. Les orales durent 2 heures au total. Comme pour le C1, on peut choisir Lettres et Sciences Humaines ou Sciences.

Des exemples de sujets peuvent être trouvés ici.

La liaison entre le sujet et le verbe

Après plusieurs années d’étude du français, les étudiants savent bien qu’ils existent trois types de liaisons : les liaisons obligatoires, les liaisons interdites et les liaisons facultatives. Ils savent aussi que plus on fait de liaisons, plus cela dénote un langage soutenu. Toutefois, il faut faire attention de ne pas trop en faire et de ne pas faire de liaison quand elle est interdite.

Les débutants oublient souvent de faire la liaison qui est obligatoire entre le pronom sujet (on, nous, vous, ils, elles) et le verbe qui commence par une voyelle. Les étudiants de niveau avancé l’oublient occasionnellement, mais c’est beaucoup plus rare.

Par contre, ce que j’entends parfois, ce sont des liaisons entre le nom sujet et le verbe qui suit. Mais celle-ci est interdite !

  • On a mangé des pommes. = liaison entre on et a
  • L’enfant a mangé une pomme. = pas de liaison entre enfant et a
  • Ils ont passé leurs vacances au Brésil. = liaison entre ils et ont
  • Nos amis ont passé leurs vacances au Brésil. = pas de liaison entre amis et ont

Commencer une phrase par PEUT-ÊTRE

Il est très commun de commencer une phrase par peut-être et les étudiants le font très souvent. Ce qu’ils oublient régulièrement cependant, c’est comment construire la phrase ensuite.

À l’oral, pensez à utiliser que après peut-être !

  • Elle n’est pas venue travailler aujourd’hui. Peut-être qu’elle est malade.
  • Peut-être que tu ne le sais pas, mais on a un test demain.

À l’écrit, préférez l’inversion du verbe et du sujet.

  • Elle n’est pas venue travailler aujourd’hui. Peut-être est-elle malade.
  • Peut-être ne le sais-tu pas, mais on a un test demain.

Le sens est exactement le même, que l’on utilise que ou l’inversion. Ce qu’il ne faut pas dire ou écrire, c’est :

  • *Peut-être elle est malade.
  • *Peut-être tu ne le sais pas.

Se ressembler comme deux gouttes d’eau

  • Céline ressemble comme deux gouttes d’eau à sa cousine : même taille, même forme de visage, même grands yeux, même nez, même bouche, même sourire… c’est impressionnant, on dirait des jumelles !

En anglais, si deux personnes se ressemblent trait pour trait, on les compare à des petits pois, mais en français, on les compare à des gouttes d’eau. C’est plus joli, non ? 🙂

Un podcast qui parle des hommes

Je vous parlais le mois dernier du podcast Un podcast à soi qui parle des femmes et que je trouve formidable. Quand je l’ai découvert, j’avais aussi remarqué quelques autres podcasts qui me paraissaient intéressants et que je gardais au chaud pour plus tard. J’ai commencé à écouter ce podcast cette semaine. J’ai commencé avec l’épisode intitulé Contre la rhétorique masculiniste, et j’ai été immédiatement captivée.

Je le recommande vivement à tous ceux et toutes celles qui s’intéressent aux questions de genre, au féminisme, à la place des femmes et des hommes dans ce monde, aux rapports humains, à la société, à la justice, et qui comme moi, aimeraient que plus de gens s’interrogent sur certains comportements qui ne devraient pas être acceptables et acceptés.

Et bien sûr, c’est très bon pour pratiquer votre compréhension orale !

C’est le jour des crêpes !

Le 2 février, c’est la Chandeleur. Je ne me suis jamais vraiment demandé d’où ça venait ni ce que ça voulait dire quand j’étais enfant. Tout ce qui m’importait, c’était que ce jour-là, on mangeait des crêpes.

Puis, j’ai commencé à enseigner le français et tous les ans, à cette période, la Chandeleur est LE thème qu’il faut aborder. Parfois même, selon les écoles, on fait des ateliers cuisine et les étudiants font des crêpes. J’ai eu l’occasion de participer à un tel cours avec de jeunes ados et une super prof et c’était vraiment génial, mais en général, les cours de cuisine en école de langues, je dirais que ce n’est pas trop ma tasse de thé. C’est compliqué à organiser, on salit ses vêtements, les élèves peuvent se brûler, et comme on ne peut pas surveiller tout le monde en même temps, certains élèves en profitent pour oublier de parler français. Puis, il faut tout nettoyer.

De plus, comme c’est un thème qui revient tous les ans dans les écoles de langues, les étudiants sont susceptibles de l’avoir déjà étudié l’année précédente. Et celle d’avant. Et celle d’avant s’ils suivent des cours depuis longtemps. Etc.

Puis, comme je ne peux pas manger de gluten, je ne veux pas penser aux crêpes. J’aimais tellement les crêpes quand je pouvais en manger ! J’en ai fait des centaines, voire des milliers au cours de ma vie.

Maintenant, j’en mange rarement, mais dès que je tombe sur une crêperie où ils font des crêpes à la farine de sarrasin, j’y entre immédiatement et je commande une galette.

Je pense que la plupart des gens connaissent les crêpes, grâce à cette chère mondialisation. J’ai mangé des crêpes dans des crêperies à Kyoto, à Ho Chi Minh Ville, à Las Vegas, à Détroit, à Madrid, etc. Et pourtant, j’ai rencontré quelques personnes au fil du temps qui pensaient que les crêpes pouvaient seulement se manger sucrées. L’idée de mettre du jambon et du fromage dans une crêpe leur paraissait étrange.

Alors si vous ne connaissez que les crêpes sucrées, je vous encourage vivement à essayer les crêpes salées, aussi appelées galettes. Si vous êtes intolérant au gluten, assurez-vous que la farine de blé noir (farine de sarrasin) ne soit pas mélangée avec de la farine de blé et faites-vous plaisir !

Maintenant, j’ai faim et je vais aller demander à Google s’il y a une crêperie à Bangkok avec des options sans gluten. Je suis optimiste car j’ai déjà trouvé une pizzeria 🙂

Si vous voulez regarder une courte vidéo sur la Chandeleur, en voici une :

Courir 7 marathons en 1 semaine – Le feriez-vous ?

Moi non, c’est pour sûr. Déjà un, ça me fatigue, rien que d’y penser. Alors sept, non merci. Je peux regarder 7 épisodes d’une série en une journée par contre. Est-ce que ça compte comme un exploit aussi ?

Je parcourais les journaux en ligne et je suis tombée sur cet article parlant de coureurs extrêmes. Une cinquantaine d’entre eux ont décidé de courir 7 marathons, un sur chaque continent. Cela me paraît tellement insensé que j’ai du mal à être admirative. Je ne suis pas scientifique et je ne comprends pas tout à fait l’impact qu’un tel rythme peut avoir sur le corps humain, mais j’ai du mal à imaginer que ce soit très bon. Non seulement vont-ils courir 42 km par jour mais en plus ils vont devoir gérer le décalage horaire et courir dans des conditions météorologiques extrêmes. Froid extrême en Antarctique et grosse chaleur en Afrique du Sud, par exemple.

Parmi les participants, on trouve une Française de 36 ans. Je pense que je vais essayer de suivre un peu pour voir s’ils relèvent tous le défi jusqu’au bout et s’en sortent indemnes.

Vocabulaire tiré de l’article :

  • corser = compliquer
  • mordus = (familier) passionnés
  • inédit = nouveau
  • supporter = tolérer
  • en un rien de temps = très rapidement
  • forcément = obligatoirement
  • ingérer = avaler
  • récolter = rassembler
  • encaisser = (familier) supporter, tolérer