Ma première rencontre avec des sangsues

Je ne vais pas faire le récit entier de mes vacances car ce serait beaucoup trop long mais je vais partager le pire moment de ces vacances avec vous.

Mon mari et moi sommes donc allés rejoindre un couple d’amis dans le sud de l’Inde. Ma copine avait organisé un road trip (voyage par la route, ça sonne moins bien, non ?) et nous avons fait tellement de kilomètres que mes fesses en étaient tout engourdies à la fin.

Nous avons passé trois nuits au milieu des plantations de café dans les montagnes du district de Coorg (également connu sous le nom de Kodagu) et c’était vraiment magnifique, paisible, et un changement agréable après l’agitation et la pollution des villes.

Il y avait des chiens, des chats, des perruches et un âne. Il y avait aussi des araignées énormes (la taille juste en dessous de celle des mygales), des moustiques, toutes sortes d’insectes bizarres et des créatures dont j’avais entendu parler dans les romans de la Comtesse de Ségur (19e siècle) que je dévorais étant enfant, dans lesquels les médecins prescrivaient des saignées à l’aide de sangsues. Je lisais ces livres dans les années 80, j’étais petite, Internet n’existait pas, et dans ma tête, les sangsues appartenaient à une autre époque, car même sans Internet, j’étais assez certaine qu’on n’utilisait plus de sangsues pour saigner et soigner les malades. Je ne m’étais jamais demandé s’il était possible que je croise une sangsue un jour.

entre 5 et 10 de ces araignées entraient dans notre chambre chaque jour

Le matin du 27 décembre, mon mari, notre ami et moi-même avions décidé d’aller nous balader en forêt, comme la veille et l’avant-veille, mais en suivant un chemin différent. Comme les jours précédents, la jeune chienne de notre hôte nous a accompagnés et en chemin, nous avons récupéré deux autres chiens. On a essayé de les dissuader de nous suivre, mais rien à faire, ils tenaient vraiment à venir. Au début, ils étaient un peu agressifs avec notre chienne, surtout le mâle le plus âgé qui essayait de lui montrer qui était le chef. J’ai donné un cours de féminisme accéléré à la petite et tout le monde a fini par bien s’entendre.

Puis nous avons bifurqué dans une direction différente des autres jours et tout allait bien jusqu’au moment où le plus gros chien s’est retrouvé emmêlé dans du fil barbelé et qu’il hurlait de douleur, et de peur je pense aussi. Il était sorti du chemin pour aller se balader dans la plantation de café et en voulant revenir vers nous, il avait attrapé le fil barbelé qui séparait la forêt de la plantation dans sa gueule. Quand j’ai vu cela, j’ai commencé à paniquer et à crier, oh my god, oh my god, oh my god!, j’étais au bord des larmes et mon mari à pris la situation en main, s’est accroupi près du chien, l’a calmé et avec l’aide de notre ami, a réussi à le libérer du fil barbelé. Les autres chiens, pendant ce temps-là, essayaient de me réconforter je crois. Ils pouvaient sentir la panique du chien en danger et ils pouvaient très probablement sentir ma panique aussi et ils me sautaient dessus avec plein de gentillesse, comme pour me calmer. Une fois le chien dépatouillé et sauf, on a vérifié qu’il n’était pas blessé et comme tout avait l’air normal, on allait se remettre en marche. Mais là, j’ai senti quelque chose qui me grattait dans la chaussure, alors j’ai regardé, pensant y trouver un insecte. Ce que j’y ai trouvé était bien pire que ça : une sangsue ! Et je me suis remise à paniquer de plus belle. Je n’en avais jamais vu, mais j’ai immédiatement su ce que c’était. Mon amie avait mentionné en avoir trouvé une dans sa chaussure durant la mousson. Je pensais qu’on ne risquait rien en décembre. Je pensais mal ! Je n’ai évidemment pas de photos pour illustrer cet épisode car je suis entrée en mode panique intense, j’hurlais, j’étais au bord de la crise de nerfs, et là encore, mon cher mari a pris le contrôle de la situation (je crois que je lui répétais en boucle : please help me, please do something, oh my god, oh my god, oh my god, I’m gonna die, ou quelque chose de semblable). Il a réussi à détacher la sangsue de ma peau, mais ce n’était pas facile du tout. Elle collait. Elle me suçait le sang et ne voulait pas lâcher ma cheville. Et pendant que mon mari s’évertuait à essayer de m’en débarrasser, notre ami a remarqué que le sol était jonché de sangsues ! Et en fait, tous les deux avaient des sangsues dans leurs chaussures et notre ami en avait même une accrochée dans le dos. Mon mari a fini par réussir à dégager la première sangsue de ma cheville et j’ai crié qu’il fallait qu’on sorte de là et je me suis mise à courir pour ressortir de la forêt. On avait déjà bien avancé et à part sur le tapis de course, je n’ai jamais couru aussi vite. Pour sûr, je n’ai jamais couru aussi vite et aussi longtemps en extérieur. Je ne pensais qu’à une chose : sortir de la forêt ! Les chiens se sont mis à courir aussi et parfois ils me ralentissaient car ils se mettaient dans mon chemin, mais j’étais la première sortie de la forêt. Je n’étais même pas à bout de souffle. J’aurais couru 10 fois cette distance s’il avait fallu. Mon mari me suivait de près et il s’est occupé de me débarrasser des autres sangsues qui me suçaient le sang. C’était horrible mais une fois qu’on était tous débarrassés de nos sangsues, on a repris la route et on est rentrés tranquillement. On a dû gérer une bagarre de chiens à un moment car on en a croisé deux de plus et ils étaient cinq à se montrer les dents et à se prendre pour des tigres. Notre petite chienne était très rigolote car elle pensait faire le poids, mais je ne suis pas sure qu’elle s’en serait si bien sortie sans aide humaine. Un homme est venu nous aider car on était assez impuissants face à cette situation en fait.

Une fois rentrés, on n’avait qu’une envie : se laver ! J’ai raconté notre mésaventure à notre amie qui n’était pas venue puis j’ai enlevé mes chaussures. Mes chaussettes étaient imbibées de sang. J’ai des photos mais c’est trop dégueulasse, je ne vous imposerai pas ce spectacle. Mes chaussettes ont fini à la poubelle et l’hémorragie s’est calmée après la douche, mais comme je saignais toujours au retour, j’avais un peu peur que cela ne s’arrête jamais ! Une semaine après, les morsures de sangsues sont encore visibles autour de mes chevilles et elles me démangent encore.

La prochaine fois que j’irai me balader en forêt dans un pays tropical, je m’habillerai en tenue de cosmonaute.

Les vacances sont presque finies

Ça y est, on est enfin en janvier et cela me réjouit. Je n’aime pas du tout la période des fêtes de fin d’année et le côté quasi obligatoire de faire “quelque chose” pour fêter ça.

Passer Noël en Inde avec des amis hindous était idéal pour moi. Il faisait beau, on était en bonne compagnie, et je me suis à peine rendu compte que c’était Noël. Le jour de l’an était plus évident car l’événement se reflétait dans le prix des logements. Payer 60€ une chambre d’hôtel qui en coute d’habitude 6 ne me disait rien, surtout que le nouveau prix ne voulait pas dire que la chambre serait différente, plus propre, sans insectes, etc. Pour 10 fois le prix habituel, vous pouviez avoir exactement la même chambre. Du coup, comme je n’avais aucune envie de payer 200€ pour une nuit d’hôtel et que j’avais réservé des billets d’avion flexibles, j’ai avancé mon retour et j’étais de retour à Bangkok pour le 31, que je n’ai évidemment pas fêté dans un bar cool, où il aurait fallu payer au moins 100€ pour avoir le privilège de boire des cocktails avec des inconnus qui m’auraient sans aucun doute bousculée, marché sur les pieds, renversé leur bière dessus, tout en remuant sur de la musique trop forte.

Au lieu de cela, je suis allée diner assez tôt avec mon mari dans un restaurant indien, car la cuisine indienne me manquait déjà et est parfaite si vous ne pouvez pas manger de gluten et qu’en plus vous êtes végane.

Puis on a passé la soirée chez nous, rien que nous deux, et c’était super. J’ai fini pompette et c’était très drôle.

Je ne prends jamais de résolutions pour la nouvelle année parce que ce n’est pas un concept qui marche pour moi (j’avais essayé l’an dernier, je n’en ai tenu aucune), mais cette année, je veux lire encore plus de livres qui parlent de femmes, de droit des femmes, de l’histoire des femmes, d’expériences de femmes, je veux lire plus d’écrivaines, découvrir plus de femmes exceptionnelles et j’espère voir le mouvement Me Too continuer à évoluer dans la bonne direction, plus de femmes puissantes prendre la parole pour dénoncer les injustices faites aux femmes et les injonctions impossibles de la société, et plus d’hommes prendre conscience de leurs privilèges et agir en véritables alliés des femmes. Je veux aussi lire et apprendre plus sur toutes les autres formes de discriminations dont j’avais en fait si peu conscience jusqu’à récemment, ou plutôt dont mes connaissances étaient très limitées et par conséquent la reconnaissance de mes propres privilèges également. J’espère que les mentalités françaises vont enfin évoluer mais quand je vois la première affaire qui fait scandale en France cette année, je me dis que la route va être longue. Voyez pour vous-même en lisant cet article de France Info. Il y est question de pédocriminalité et “d’artistes”. À vomir.

Je continuerai à partager mes lectures en français, les podcasts français que j’écoute, des articles, des artistes, et évidemment, je continuerai à m’inspirer de mes formidables étudiant·e·s pour vous parler de grammaire, de vocabulaire et de phonétique, entre autres.

Pour mes étudiant·e·s : je serai en Europe cet été et mes horaires seront donc différents pendant quelques semaines.

Bonne année 2020 !

Vacances et changements à venir

Aujourd’hui, je pars en vacances et je vais me déconnecter pendant deux semaines.

D’habitude, je n’aime pas cette période de l’année, mais l’année dernière, j’ai passé de super vacances avec mon mari dans le nord de l’Inde, dont j’avais parlé dans un post à notre retour. Nous avions rendu visite à une amie française qui vit là-bas et qui nous avait conseillé d’aller à Majuli, où nous nous étions fait des amis assamais.

Ces amis nous ont rendu visite à Bangkok il y a quelques mois, et nous allons les retrouver aujourd’hui dans le sud de l’Inde. J’ai hâte de me détendre et de découvrir de nouveaux endroits. Je suis sure que les paysages qui nous attendent vont me donner des frissons. Mon amie nous a organisé une petite aventure par la route, on va faire beaucoup de kilomètres et beaucoup de découvertes et j’espère rentrer détendue, reposée, la tête remplie d’images magnifiques et de souvenirs fantastiques.

J’ai décidé d’effectuer quelques changements à la rentrée car j’ai besoin de temps pour travailler sur un projet qui me tient à cœur. Je ne sais pas si je vais parvenir à mener ce projet à bout, mais je veux essayer. C’est un projet qui nécessite du temps et de l’énergie pour que ma créativité puisse se mettre en oeuvre.

Et comme je n’ai envie de me débarrasser d’aucun·e de mes élèves, cela signifie que je vais être moins active sur ce blog. Je vais continuer à écrire des articles, mais moins souvent, pas tous les jours. Je republierai peut-être d’anciens posts avec quelques améliorations. Je continuerai à partager des articles que j’estime intéressants (pour le contenu ou pour la langue), des podcasts, des séries, etc., et je suis sure que mes élèves continueront à être une source d’inspiration pour mes posts de grammaire. Les suggestions sont les bienvenues, bien sûr ! Et si vous voulez écrire quelque chose sur votre expérience avec la langue française ou la France (ou un autre pays francophone en fait) que vous aimeriez partager, je serai ravie de le corriger et de le partager sur ce blog. Niveau avancé exigé !

Je vais continuer à poster sur Instagram quotidiennement car créer ces posts me prend un peu moins de temps qu’écrire des articles.

Et si je parviens à mener mon projet à bout, je devrais avoir quelque chose d’intéressant à proposer aux apprenant·es de niveau avancé un jour.

Joyeuses fêtes de fin d’année si vous les fêtez. Bon courage si vous travaillez. Et à l’année prochaine !

Où est le respect ?

Comme je suis un peu débordée cette semaine car je pars en vacances et que j’ai encore pas mal de travail à terminer, je vais me contenter de partager une vidéo sur laquelle je suis tombée hier et que j’ai trouvée intéressante.

J’avais déjà parlé d’Haroun, dont l’humour me plait beaucoup, ici.

Avant d’écouter, connaissez-vous ce vocabulaire ?

  • une oraison funèbre
  • un assassinat
  • chacun y va de sa théorie
  • prendre un coup dans l’aile
  • les phrases assassines
  • les lois liberticides
  • pleurer qqn
  • se dresser contre qqch
  • les recherches effrénées de clics
  • un cercueil
  • le recueillement

Bonne écoute !

douter VS se douter

L’un exprime le doute alors que l’autre exprime la certitude. Si vous trouvez cela un peu déroutant, vous ne serez pas le premier ou la première !

  • Je doute que tu y parviennes.
  • Je me doute que tu y parviendras.
  • Il a réussi son examen ? J’en doutais pourtant.
  • Il a réussi son examen ? Je m’en doutais !

La différence de sens est-elle claire pour vous dans ces paires de phrases ?

Si je doute que tu y parviennes (remarquez le subjonctif ici), c’est que je ne crois pas en toi. Tandis que si je me doute que tu y parviendras (indicatif), c’est que je suis plutôt confiante et sure que tu peux le faire. Si je doutais qu’il réussisse son examen (toujours le subjonctif), je n’avais pas foi en lui. Mais si je me doutais qu’il le réussirait (conditionnel dû à la concordance des temps), c’est qu’en fait, je n’avais pas vraiment de doute.

Si vous dites quelque chose et que l’on vous répond “je m’en doutais !”, cela revient à dire “je le savais !”

Doute est un mot intéressant en français. On pourrait penser que sans doute veut dire que c’est sûr à 100%, mais si je vous dis que je viendrai sans doute à votre fête d’anniversaire, cela veut en fait dire qu’il y a de grandes chances que je vienne, une très forte probabilité, mais ce n’est pas garanti à 100%. Pour exprimer la certitude absolue, il faudrait que je dise que je viendrai, sans aucun doute.

Vidéo – accord ou pas d'accord au pluriel ?

Vidéo peut être nom ou adjectif.

L’erreur la plus fréquente que je rencontre avec ce mot, c’est quand il est nom et que les apprenant·e·s le mettent au masculin. Vidéo est un nom féminin !

Quand c’est un nom, on suit les règles régulières de l’accord des noms au pluriel et on ajoute un s : J’ai regardé des vidéos toute la nuit.

Quand c’est un adjectif, on a le choix. Selon l’ancienne orthographe, il restait invariable. Avec la réforme de l’orthographe, le pluriel s’est régularisé. Vous pouvez donc choisir d’ajouter un s ou non au pluriel, mais comme je le répète depuis des mois, essayez au maximum d’appliquer les règles de la réforme de l’orthographe car même si l’orthographe française reste compliquée, les rectifications recommandées la simplifie quand même un peu !

Écrivez donc :

  • Quand j’étais ado, je jouais beaucoup aux jeux vidéos.
  • Les cassettes vidéos n’existent plus vraiment.
  • On n’a plus besoin de caméras vidéos depuis qu’on a des smartphones.

Finalement, comme expliqué dans ce post, les mots composés avec vidéo- sont désormais soudés : une vidéocassette, un vidéoclip, une vidéoanimation, une vidéoconférence, une vidéoformation, un vidéoprojecteur, etc. On ne fera pas la soudure si le deuxième élément commence par un i ou un u, pour éviter la confusion en ce qui concerne la prononciation, et on formera le pluriel selon les règles d’accord générales.

Série : Mytho

Netflix m’a suggéré de regarder cette série récemment. Il a mis du temps, mais je crois qu’il a enfin compris que j’avais tendance à regarder tout ce qui sortait de France ou de la francophonie.

J’ai donc commencé à regarder cette série un vendredi soir et elle m’a plu dès le premier épisode. Mais contrairement à d’autres séries, je n’ai pas pu la regarder d’une traite, bien qu’elle ne contienne que 6 épisodes. C’était trop intense pour moi. J’ai dû étaler le visionnage sur plusieurs jours.

On voit cette femme, mère de 3 enfants, qui exerce un travail ennuyeux à mourir, avec un patron horrible, et qui vit la vie de beaucoup de femmes quand elle rentre chez elle, où elle commence son deuxième travail non rémunéré, pour lequel elle n’est évidemment pas appréciée : cuisine, rangement, ménage, etc. Elle est épuisée et au bord du burnout. Pour couronner le tout, le père de ses enfants la trompe et elle s’en doute. Et un jour, elle décide de lui dire qu’elle est malade. Un petit mensonge qu’elle n’avait ni prévu ni l’intention de faire durer. Mais à partir de là, tout change et son mensonge va lui échapper.

J’ai trouvé les acteurs plutôt très bons et crédibles. Et bien que je n’approuve pas son mensonge, je comprends tellement comment elle a pu en arriver là et perdre le contrôle. J’avais de la peine pour elle et vu comment le dernier épisode s’est terminé, j’imagine qu’il y aura une deuxième saison.

6 épisodes d’environ 45 minutes pour pratiquer votre compréhension orale.

Podcast : Programme B

J’écoute presque tous les épisodes de ce podcast. Il est diffusé du lundi au vendredi et chaque épisode dure 20 minutes. C’est un autre podcast de Binge Audio (comme Kiffe ta race, Les Couilles sur la table, Parler comme jamais, etc.)

Cette semaine, j’ai écouté le premier épisode d’une enquête menée dans le milieu du sport qui a révélé des affaires d’abus sexuels sur enfants, et qui, comme de nombreuses affaires, me fait vraiment douter de la justice. Quand j’entends les témoignages des personnes concernées et leur impuissance face à des prédateurs et un système de justice qui parait tout sauf juste, ça me met en rage. Cette série d’épisodes s’intitule Le revers de la médaille.

Tous les épisodes de Programme B ne sont pas pas sur des sujets aussi sensibles et graves, mais c’est un podcast que je recommande vivement. Vous avez le choix entre de nombreux thèmes et 20 minutes, ça se trouve facilement pour pratiquer son écoute !

Harcèlement en ligne, insultes et menaces

Cela m’arrive parfois de lire les commentaires laissés par les internautes sur YouTube. Je le fais principalement pour observer les fautes de français, car elles sont pléthore et m’inspirent. Mais à chaque fois, j’hallucine de voir la méchanceté et la bêtise des gens qui se disputent et s’insultent alors qu’ils ne se connaissent absolument pas, seulement parce qu’ils ont des avis différents. Très souvent sur des sujets futiles en plus.

Je pensais qu’il était déjà illégal de menacer autrui, mais apparemment non ! C’est seulement cette semaine que YouTube a annoncé la mise en place de mesures destinées à lutter contre les menaces et les insultes personnelles. Incroyable qu’ils aient attendu aussi longtemps, non ?

Je partage donc un court article traitant de ce sujet, pas très compliqué, que vous pouvez analyser. Observez en vert les prépositions et demandez-vous pourquoi c’est celle-ci qui est employée et pas une autre. Est-ce une préposition qui fonctionne avec le verbe ou avec un nom ? Fait-elle partie d’une expression figée ? J’ai souligné un peu de vocabulaire à observer. Par exemple, assainissement : quel est le radical que vous repérez dans ce nom ? Même question pour malveillant. Etc. J’ai surligné en jaune un participe passé. À quel nom correspond-il ? Et en rouge, une forme verbale peu utilisée par les apprenant·e·s car ils et elles la trouvent compliquée. Comment pourriez-vous reformuler cette phrase ? (Indice : essayez avec “on” comme sujet.) Pouvez-vous penser à d’autres phrases avec la même structure ? Comment les traduisez-vous dans votre langue ?

Croire à VS croire en

Le verbe croire peut s’employer seul bien sûr, sans préposition.

  • Je crois que tu as raison.
  • Ne crois pas ce qu’il te dit, il raconte n’importe quoi.
  • Croyez-moi, je sais ce que vous ressentez.

Il peut aussi s’employer avec des prépositions différentes selon le sens que vous voulez lui donner.

Croire à, c’est quelque chose de plutôt intellectuel. Si l’on croit à quelque chose, on pense que c’est vrai.

  • Son fils croit au Père Noël.
  • Mon amie croit à l’astrologie.
  • Je ne crois pas à tes histoires.

Croire en, c’est plutôt avoir confiance en quelqu’un ou quelque chose. C’est une croyance qui vient du cœur plutôt que de la tête.

  • Je crois en toi. Tu vas réussir cet examen.
  • Elle ne croit pas en l’avenir. C’est pour ça qu’elle ne veut pas d’enfant.
  • Croire en Dieu l’aide à surmonter les moments difficiles.

Dans certains cas, il n’est pas évident de faire la distinction. Par exemple avec Dieu, on peut croire à ou croire en. Dans le premier cas, on croit à son existence, alors que dans le second, on a foi en lui. Mais plus couramment, on dira croire en Dieu dans les deux cas en fait.

Mes étudiant·e·s disent souvent “croire dans” et je les corrige tout le temps en leur disant que “croire dans” n’existe pas. Cependant, j’ai remarqué plusieurs fois dernièrement que des Français le disaient dans les médias. Alors j’ai voulu vérifier. Les cinq dictionnaires que j’ai consultés ne mentionnent pas cette possibilité. Faites ce que vous souhaitez avec cette information mais si vous êtes mon élève, je continuerai à vous corriger ! 😉