Brésil et végétarisme

Un petit article facile de Courrier International pour commencer l’année en douceur.

Étant végane depuis plus d’un an maintenant, ce genre d’information m’intéresse énormément. L’article n’est à priori pas très difficile, mais si vous n’êtes ni végétarien.ne, ni végane, il est possible que vous connaissiez mal le vocabulaire autour de ce thème (en vert dans le texte).

En plus du vocabulaire, j’ai mis en évidence des verbes (parfois accompagnés de prépositions) en rouge, des connecteurs (surlignés en bleu), une litote très courante en gras et en bleu, et j’ai surligné en jaune deux pronoms relatifs et un pronom complément.

Observez en prenant votre temps !

Raccrocher au nez

Expression utile.

  • Comme il ne la laissait pas parler, elle lui a raccroché au nez.
  • Ce n’est pas très poli de raccrocher au nez des gens.
  • J’essaie d’appeler le service client depuis 2 jours mais ils me raccrochent au nez à chaque fois.
  • Quelqu’un a décroché mais nous a raccroché au nez immédiatement.

On décroche son téléphone quand il sonne et on raccroche quand la conversation est terminée.

Raccrocher au nez de quelqu’un, c’est raccrocher avant que la conversation ne soit terminée. Ce n’est pas très agréable quand cela nous arrive, mais personnellement, je l’ai fait des dizaines de fois à des téléprospecteurs quand je vivais en Espagne. Ils appelaient constamment, c’était insupportable ! Jusqu’au jour où j’ai décidé de débrancher mon téléphone fixe, sur lequel personne d’autre n’appelait de toute façon, et de ne plus répondre aux numéros inconnus sur mon portable.

Depuis, j’évite de raccrocher au nez des gens qui m’appellent.

Nouvelle année, tête reposée, nouveau confinement, histoire de vacances, résolutions…

Me revoilà !

Bonne année à tou.te.s !

Je reprends le travail aujourd’hui et même si mes vacances n’étaient pas parfaites, je dois avouer que je ne me suis pas sentie si reposée depuis bien longtemps.

C’est devenu un petit rituel maintenant, je vais vous raconter le pire de mes vacances. La première partie, à Chiang Rai, dans le nord de la Thaïlande, était parfaite. Il faisait un peu froid, mais j’avais des écharpes et une veste. C’était reposant, l’hôtel était formidable, on a trouvé des restos qui proposaient des plats véganes et sans gluten, on a visité des endroits magnifiques et uniques et rencontré des gens très sympas.

La deuxième partie, à Koh Lipe, une ile au sud de la Thaïlande, près de la Malaisie, était beaucoup moins parfaite.

Tout d’abord, il nous a fallu 10 heures pour arriver à destination. On a quitté notre appartement à 5h du matin et on est arrivés à l’hôtel à 15h. Le vol était court, seulement 1 heure et 10 minutes. Un taxi nous attendait pour nous emmener au port, où nous sommes arrivés un peu avant 10h. Pour nous entendre dire que le bateau était à 11h30. Le port de Pakbara est tout petit, il n’y a rien à faire et bien sûr, impossible de trouver de quoi manger qui soit végane et sans gluten.

À 11h15, on a commencé à embarquer. En pleine alerte covid, ils nous ont entassés comme du bétail sur un hors-bord. On était 69 passagers, serrés comme des sardines, c’était horrible.

Le bateau a fait deux détours et deux arrêts sur des iles où il n’y avait ni toilettes, ni bouffe. Juste pour prendre des photos. Mes règles ont commencé pendant le voyage. Je m’y attendais, alors j’étais préparée et gavée d’ibuprofène, mais je n’avais qu’une hâte, c’était d’arriver dans ma chambre et de me reposer. Les deux arrêts ont ajouté une heure à un trajet déjà très long. Il y avait des enfants à bord, qui étaient étonnamment calmes. Je ne suis descendue à aucun des deux arrêts et j’étais furieuse. L’hôtel avait organisé les tickets mais n’avait pas mentionné le cauchemar que serait le voyage. On a débarqué sur l’ile à 14h30 et il a encore fallu attendre un type pour nous emmener à l’hôtel en tuk tuk. 30 minutes de plus. Alors qu’on aurait pu y aller à pied en 5 minutes.

Je suis donc arrivée à l’hôtel épuisée et pas vraiment de bonne humeur. Tout ce que je voulais, c’était être seule, loin des gens, dans mon hamac. Quand j’ai dit à la réceptionniste que vraiment, ils pourraient prévenir les clients que le voyage en bateau se faisait dans ces conditions et que vraiment, c’était pas cool, surtout qu’il n’y avait pas de toilettes et que j’avais mes règles et que c’était vraiment pas idéal, cette idiote m’a répondu qu’il fallait que je me calme. Si vous me connaissez un peu, vous imaginez comment cette réponse m’a plu… Je crois que les gens n’aiment pas qu’on parle de règles. Ça les met mal à l’aise. Mais merde. Comme l’a dit une de mes amies qui partage mon point de vue que l’on devrait parler plus de règles, quand quelqu’un a le nez bouché et nous le dit, il trouve ça normal, non ? Alors qu’il est probable qu’on s’en fout complètement. Alors pourquoi ne pourrait-on pas faire pareil avec nos règles ?

Enfin bon… Nous sommes arrivés à notre bungalow avec vue sur mer et la vue était juste magnifique.

Puis, on a ouvert la porte, et on a remarqué qu’elle ne fonctionnait pas très bien et qu’il y avait un gros trou entre les deux portes coulissantes.

L’air conditionné pouvait s’échapper tranquillement et les moustiques entrer tout aussi tranquillement. D’ailleurs, beaucoup de moustiques avaient commencé à faire la fête dans la chambre avant notre arrivée.

On a appelé la réception, signalé le problème et ils ont dit qu’ils allaient envoyer quelqu’un pour régler le problème. Je vis en Thaïlande depuis assez longtemps pour avoir des doutes quand j’entends ça. Quelqu’un a fini par venir. 3 hommes. Le premier a pris des mesures approximatives avec un mètre en métal qui a manqué de m’éborgner si je n’avais pas fait attention. Ensuite, ils ont mesuré, coupé, soudé, ça a pris a peu près une heure et au final, rien n’avait changé.

Entre temps, la gérante de l’hôtel, à qui j’avais écrit un email, m’avait appelée et son accent français était assez fort pour que je le détecte et nous sommes donc vite passé de l’anglais au français. Elle était très sympa. S’est excusée. M’a proposé de nous réserver une chambre dans un autre hôtel, car ils étaient complets ce soir-là. L’idée de reprendre ma valise pour aller ailleurs n’était pas super enthousiasmante pour moi. Ils ont fini par mettre du scotch épais pour boucher le trou et empêcher les moustiques d’entrer, et nous ont proposé un autre bungalow pour le lendemain, mais il était à peu près 18h quand ils ont terminé et la première journée était complètement gâchée. J’avais décidé de faire une détox numérique et d’être super saine cette semaine. J’ai passé cette journée-là à fumer (je ne fume plus depuis bien longtemps), à me plaindre sur mon téléphone et le soir, j’ai bu des cocktails dans un bar. J’avais l’estomac tellement noué que je n’ai rien pu manger de la journée.

Puis le reste de la semaine, ça a été ça :

Mon mari est allé faire de la plongée, et mon projet de lire tranquille dans mon hamac surplombant la baie est tombé à l’eau. Je n’ai même pas lu un livre en entier. Le bruit des bateaux était incessant. Du lever au coucher du soleil. Je suis hypersensible au bruit. C’était un cauchemar pour moi. La vue était magnifique, mais le bruit, insupportable. Puis, une fois le soleil couché, c’était la musique qui commençait. La baie était comme une boite de nuit géante. Tous les bars jouaient leur musique à fond. On était à une extrémité de la plage. Je pensais que l’on serait tranquilles. Grosse erreur !

Ce que j’ai le plus aimé cette semaine, c’est les deux copines que je me suis faites :

On a quitté l’ile un jour plus tôt que prévu. Cela a rendu le voyage de retour plus plaisant. On a passé une nuit à Hat Yai, ville où se trouve l’aéroport. On a avancé notre vol au matin. Et j’étais ravie de rentrer.

Ce n’est pas une histoire aussi horrible que celle des sangsues de l’an dernier et franchement, je ne veux pas trop me plaindre. J’ai passé une année plutôt géniale et si j’ai eu 4 jours de vacances pas super, ce n’est pas la fin du monde. Mon mari a adoré Koh Lipe car il a fait de la plongée pour la première fois et il a adoré. Et comme lui a passé une année difficile, je suis contente qu’il ait pu passer de bonnes vacances.

Maintenant, je suis prête à me reconfiner. De nombreux nouveaux cas ont été découverts en Thaïlande et de nouvelles mesures restrictives ont été mises en place. Je m’y attendais un peu, alors pas de grande surprise. Mon mari va devoir travailler à la maison quelque temps mais comme on a un appartement plus grand que pendant le dernier confinement, je suis optimiste et je pense que les choses vont mieux se passer cette année. Les salles de sport sont fermées jusqu’à nouvel ordre, mais j’ai déjà tout l’équipement sportif nécessaire.

J’ai tenu ma résolution de l’an dernier. Je n’ai lu que des livres écrits par des femmes en 2020 et quelques livres écrits par des hommes appartenant à des groupes discriminés. J’ai lu un petit livre écrit par un homme blanc, à priori hétéro, car il était l’invité d’un épisode du podcast féministe Les Couilles sur la Table, et le sujet m’intéressait.

Cette année, ma résolution est de ne plus perdre de temps / mieux utiliser mon temps. C’est une grande résolution. Il va falloir que je réfléchisse à comment la mettre en place efficacement. J’ai déjà pensé à plusieurs choses :

  • éteindre les notifications de mon téléphone et le tenir éloigné de moi plusieurs heures par jour + ne le consulter qu’à des heures précises.
  • ne plus boire d’alcool car même si c’est drôle sur le moment, c’est une journée de perdue garantie le jour suivant, au minimum.
  • dormir plus et avoir des horaires plus réguliers.

Et je verrai déjà avec ça ce qui se passe !

Un village qui change de nom

Les vacances approchent à grand pas, et dans le souci d’être à jour dans mon travail, je délaisse un peu le blog.

Mais voici un petit article dont vous pouvez faire l’analyse que j’ai préparée, et bien sûr, vous pouvez en faire plus (ou moins – mais quoi que vous fassiez, faites-le de façon appliquée, en toute conscience, sans vous presser !)

En rouge, quelques verbes à observer, en jaune, quelques prépositions ou locutions. Surlignées en rose, des collocations, c’est-à-dire des mots qui sont souvent combinés, que l’on retrouve souvent ensemble. Pour les mots en vert, je vous suggère de réfléchir à des synonymes. En violet, 6 pronoms relatifs (point de grammaire qui reste souvent sensible chez les étudiant.e.s avancé.e.s). Et en bleu, deux expressions fréquemment utilisées par les natifs, mais beaucoup moins par mes élèves.

Bonne analyse !

Avancées sociales en Suisse

J’ai vécu en Suisse entre 2004 et 2007. J’ai adoré ma vie en Suisse. J’y ai trouvé une certaine stabilité. J’ai travaillé pour des gens adorables qui ont restauré ma foi en l’humanité et qui m’ont permis d’avancer. Ce qui fait que j’ai longtemps tenu la Suisse pour le pays le plus chouette d’Europe.

Et je pense toujours que c’est un pays magnifique, avec des paysages époustouflants. Mais j’ai aussi beaucoup appris sur la Suisse ces dernières années, à travers ma soif d’apprendre grandissante sur toutes les questions féministes. Et j’ai découvert un pays très à la traine sur les questions sociétales. J’ai suivi d’assez près (même si je suis loin) les grèves des femmes en juin 2019. J’ai appris, entre autres, que les femmes avaient pu voter seulement à partir de 1971 et que dans un certain canton, elles n’avaient obtenu le droit de vote qu’en 1991. 😲

Je vivais dans une bulle quand je vivais en Suisse. C’est un pays riche. Je ne voyais pas la pauvreté. Je pensais naïvement qu’il n’y en avait pas vraiment. On pourrait dire que je n’étais pas fute-fute. Ou plutôt que je ne m’intéressais pas au monde comme je m’y intéresse maintenant. J’avais des problèmes à régler avec moi-même avant de pouvoir trouver l’espace mental pour m’intéresser aux autres je pense. Et c’est en fait en Suisse que j’ai trouvé cet espace. Alors ce pays aura toujours une place spéciale dans mon coeur.

Toutefois, je ne suis pas sure que j’aimerais y vivre à nouveau, sachant maintenant ce que je sais (et aussi, la vie y est vraiment très chère !) J’ai eu un certain nombre d’étudiant.e.s basé.e.s en Suisse depuis que j’enseigne en ligne. Les cours de français sont si chers là-bas que je suis une affaire apparemment !

Beaucoup de ces élèves m’ont confirmé qu’en effet, les mentalités pouvaient être un peu rétrogrades, et parfois très sexistes, et que c’était particulièrement visible dans le monde du travail. J’avoue que j’ai été très déçue quand j’ai appris tout ça.

Mais hier, un de mes formidables étudiants ayant vécu et étudié en Suisse a partagé avec moi un article du Temps, que j’ai copié et coloré ici pour que vous puissiez le lire de façon active, tout en vous réjouissant du progrès social que cette nouvelle représente !

Surlignés en bleu, des connecteurs et en jaune, des prépositions (demandez-vous à quoi elles sont rattachées et si vous auriez utilisé les mêmes). En rouge, des verbes et expressions verbales, en vert, du vocabulaire sur le thème du vote, et en violet, le pronom relatif QUI, après un pronom démonstratif et après une préposition (ces structures sont souvent mal maitrisées – si vous les trouvez difficiles, prenez le temps de les relever dans vos lectures et de les analyser).

Bonne analyse !

Retourner, rentrer ou revenir ?

  • J’avais prévu de retourner au Japon cette année, mais je n’ai pas pu à cause de la pandémie.
  • Je n’ai aucune envie de retourner en Chine.
  • Cette robe est trop grande. Il faut que je retourne au magasin pour l’échanger.
  • Mon mari rentre du travail vers 17h tous les jours.
  • Je suis rentrée de vacances hier soir.
  • Je rentre à Londres tous les étés.
  • Elle a vécu 10 ans en Inde avant de décider de rentrer en France.
  • Je vais acheter du pain, je reviens dans cinq minutes.

Suffisamment d’élèves confondent ces verbes pour que j’en fasse enfin un post.

Retourner quelque part, c’est aller à nouveau dans un endroit où l’on est déjà allé, sans l’idée de faire un mouvement inverse.

Rentrer quelque part, c’est revenir dans un endroit où l’on vit ou que l’on considère comme son lieu d’attache, après une absence. Par exemple, Londres est la ville où j’ai passé le plus d’années de ma vie d’adulte, alors quand j’y vais, je dis que je rentre à Londres, qui pourtant n’est pas la ville où j’ai grandi.

Revenir quelque part, c’est l’idée qu’on quitte un point de départ et qu’on fait le chemin inverse.

Ces 3 verbes ont d’autres traductions possibles, que vous pouvez chercher dans un dictionnaire, mais les erreurs des apprenant.e.s se retrouvent surtout quand ils expriment un mouvement concret, dans les traductions de go back, go again, come back, etc.

Humour : le e prépausal

Un de mes élèves a partagé cette vidéo avec moi et ça m’a fait beaucoup rire. C’est tellement vrai. C’est un phénomène dont j’ai conscience depuis toujours car déjà petite, j’étais assez à cheval sur la langue (beaucoup plus qu’aujourd’hui en vérité) et je trouvais vraiment bizarre que les gens ajoutent des sons sans raison à la fin des mots. Je n’ai jamais recherché pourquoi. Et maintenant, j’en sais un peu plus, et je connais même le nom du phénomène si l’envie me prenait de faire quelques recherches.

Forcément

On pourrait penser que forcément veut dire “de manière forcée”. Et après vérification pour être sure de ne pas dire de bêtise, il peut en effet vouloir dire ça. Techniquement. Mais c’est une utilisation vieillie. Tellement vieillie que je ne le savais pas. Par conséquent, je vous recommenderais de ne pas l’utiliser ainsi.

Forcément, dans la langue moderne, ça veut dire inévitablement, fatalement, nécessairement, automatiquement, etc.

Quelques exemples :

  • Tu as forcément entendu ses chansons, toutes les radios les jouent à longueur de temps.
  • Le vaccin efficace à 70% est-il forcément moins bon que les autres ?
  • Pour être heureux en couple, doit-on forcément partager les mêmes valeurs ?
  • Les chefs ne sont pas forcément les plus intelligents.
  • Aimer les desserts ne veut pas forcément dire qu’on aime le chocolat.

Bien utiliser AVANT et APRÈS

Je n’en finis pas d’être débordée, et j’ai aussi eu une migraine carabinée cette semaine qui m’a un peu fait perdre mon élan, d’où le peu de posts écrits dernièrement.

Alors je me suis dit que j’allais poster quelque chose d’utile aujourd’hui. Quelque chose sur quoi j’ai déjà écrit il y a plus de 2 ans. Un post que je continue à partager régulièrement avec les élèves qui semblent avoir besoin de réviser cette règle régulièrement.

Je ne recopie pas le post ici, mais voici la même chose, en plus colorée, que j’avais tenté de condenser dans un post pour Instagram.

L’emploi erroné de l’une de ces structures est une des erreurs que je corrige le plus souvent. Plusieurs fois par semaine. Voire tous les jours. Dans les écrits et à l’oral. Pourtant, mes élèves sont principalement de niveau avancé et dans l’ensemble plutôt fantastiques et très doué.e.s pour le français, avec des compétences grammaticales souvent impressionnantes. Mais cela montre bien que la répétition fréquente est essentielle et que corriger des fautes que l’on fait depuis longtemps peut prendre du temps. Des semaines, des mois, parfois des années, selon le contexte d’apprentissage et un tas d’autres facteurs.

Si vous faites des erreurs avec ces deux prépositions, essayez de vous concentrer dessus quelque temps, faites attention à chaque fois que vous les utilisez (on les utilise tout le temps, et remarquez quels sont vos réflexes. Essayez aussi d’analyser vos erreurs. Vous trompez-vous parce que vous traduisez de votre langue maternelle ? Ou parce que vous confondez les deux structures ? Ou pour une autre raison ? Abordez vos erreurs en étant pleinement conscient.e de ce qui se passe, cela vous aidera à les corriger plus facilement.

Pour info, j’essaie de me concentrer autant que possible sur un point particulier dans les posts que je crée pour Instagram, d’où l’absence du NE explétif dans la phrase avec “avant que”. Histoire de ne pas embrouiller plus les apprenant.e.s qui me suivent.

Promeneur de chien à Londres

Je ne sais pas vous, mais moi, cette semaine m’a paru interminable. J’ai passé la journée de mercredi à actualiser mon téléphone, plusieurs de mes élèves avaient CNN allumé avec le son coupé pendant les cours, et beaucoup avaient du mal à se concentrer. Jeudi et vendredi sont passés très lentement aussi.

J’étais complètement dépitée mercredi en voyant que tant de personnes étaient encore prêtes à soutenir un idiot misogyne et raciste et même si la victoire des Démocrates me laisse un gout amer car je l’aurais aimée écrasante, je suis tout de même vraiment soulagée. Après avoir lu l’excellent livre de Laura Bates, Men Who Hate Women la semaine dernière, je m’étais dit qu’il n’était vraiment pas impossible d’assister à la réélection de cet abruti, mais on n’est jamais vraiment préparé au pire je pense, même si l’on essaie. La vue des chiffres m’a totalement déprimée. Mais ouf, le pire a été évité et une femme est devenue vice-présidente des États-Unis, et ça, c’est vraiment bon.

Je ne vais pas proposer d’analyse politique car plein de gens beaucoup plus qualifiés que moi pour ça le font déjà. Je ne vais pas parler de COVID non plus car tout le monde le fait déjà aussi.

Je vais vous proposer un court article pour faire une petite analyse des prépositions. J’ai aussi mis en évidence les participes passés adjectifs. À priori, pas trop difficile, mais n’allez pas trop vite quand même. Demandez-vous si vous auriez bien utilisé ces prépositions et essayez d’énoncer les règles pour chacune. Par exemple, pourquoi dit-on AU Royaume-Uni, et pas EN ou À ? (qui sont des prépositions parfois utilisées par les apprenant.e.s) Auriez-vous écrit “plus DE 30,000 euros“, ou auriez-vous écrit “*plus QUE 30,000 euros” ? (erreur très très fréquente) Etc.

Par ailleurs, si vous êtes à Londres et à la recherche d’un emploi… 😉