Éventuellement

Voilà un faux ami que je retrouve très souvent. Ce n’est pas la traduction de eventually.

Si je vous dis qu’éventuellement, je viendrai à votre soirée, je ne vous fais pas la promesse d’y venir ! Je vous informe que j’y viendrai peut-être. Cela dépendra des circonstances.

Pour traduire eventually, vous direz finalement !

C’est + adjectif

Les apprenant.e.s ont souvent envie de mettre un adjectif féminin après c’est si ce qu’ils et elles disent se réfèrent à un nom féminin. C’est une erreur que je corrige constamment.

En parlant d’une histoire ou d’une série, entre autres, j’ai souvent entendu : *c’est amusante*c’est intéressante.

Mais, même si l’on parle d’une histoire intéressante, à partir du moment où l’on utilise c’est, il faut utiliser l’adjectif masculin.

ON NE DIT JAMAIS : *c’est bonne, *c’est géniale, *c’est belle

ON DIT : c’est bon (même si l’on parle d’une pizza), c’est génial (même si l’on parle d’une idée), c’est beau (même si l’on parle d’une statue)

Pour l’instant, c’est comme ça. Cela changera peut-être un jour, mais en attendant, essayez de vous rappeler qu’après C’EST, on emploie un adjectif masculin.

Pour que + subjonctif

Pour que est toujours suivi du subjonctif. À cause de l’influence de l’anglais cependant, j’entends souvent des phrases tournées  comme celles-ci :

  • *C’est fait pour les gens comprendre.
  • *J’ai dit ça pour lui réfléchir.
  • *Je viens pour toi ne pas être seule.

Ces trois phrases sont incorrectes et elles correspondent toutes à la structure de l’anglais “for + noun/pronoun + infinitive” traduite littéralement. Mais en français, on ne peut pas structurer les phrases ainsi !

Pour traduire It’s made for people to understand, I said that for him to think about it, I’m coming for you not to be alone, il faut utiliser “pour que + subjonctif”. On aura donc :

  • C’est fait pour que les gens comprennent.
  • J’ai dit ça pour qu’il réfléchisse.
  • Je viens pour que tu ne sois pas seule.

Quarantaine forcée

Je suis actuellement en vacances sur une petite ile dans le golfe de Thaïlande. Il fait beau, il fait chaud, mon hôtel est situé dans une baie très calme, j’ai fait du snorkeling et pour la première fois, j’ai aimé ça, grâce au nouveau masque que j’ai acheté et qui me permet de respirer par le nez. J’ai nagé avec une énorme tortue et avec un requin.

De plus, il y a plusieurs restaurants véganes avec des options sans gluten et c’est comme un rêve pour moi. Tout est moins cher qu’à Bangkok et tout semble plus sain. L’air est pur, et j’ai fait quelques petites balades sympas.

Génial, non ? Le rêve, vous dites-vous peut-être.

petit aperçu

Mais malheureusement, nous devons subir les conséquences des actions d’une connasse qui a apporté le covid avec elle sur l’ile.

Les bars ont rouvert à Bangkok il y a deux semaines. J’étais en ville un samedi soir pour diner avec une amie et j’avais halluciné de voir comment les gens se comportaient. On aurait pu penser qu’il n’y avait pas de pandémie globale. Tout le monde buvait, se soulait, très peu de personnes portaient un masque, les règles de distanciation sociale n’étaient pas du tout respectées. Du grand n’importe quoi. Et à ce moment-là, j’ai flippé. Je me suis dit “pourvu que mes vacances ne soient pas encore annulées !” J’étais sure qu’il allait y avoir de nouveaux cas après ça mais j’espérais que ce serait assez peu pour que les voyages soient permis. Et en effet, on a pu partir avant qu’un cluster soit découvert dans un quartier où se trouvent de nombreux bars et autres endroits à la mode.

Mon mari a fait un cours de plongée de lundi à mercredi. Et ça lui a tellement plu qu’il a décidé de s’inscrire au cours plus avancé pour les deux jours suivants. Mais jeudi matin, alors qu’il était en route vers le club de plongée, on l’a prévenu que c’était annulé. On lui a vaguement dit que c’était à cause d’un cas de covid qui avait été détecté sur l’ile, sans plus de détails.

Puis plus tard, il a reçu un message avec plus d’informations. Cette personne infectée était sur le même bateau que mon mari et de nombreuses autres personnes lundi. Comme elle ne parlait pas assez bien anglais, on lui a attribué un instructeur particulier, un Birman qui parle thaï. Elle n’a donc à priori pas été en contact proche avec les autres clients. Mais quand même, toutes les personnes présentes sur le bateau le même jour qu’elle ont été contactées, clients et instructeurs, doivent se faire tester pour le covid et sont supposés rester en quarantaine pendant 14 jours à compter de la date de contact. J’ai envie de dire plein de gros mots maintenant, mais je sais me contrôler.

Mais cette femme est une connasse et je la maudis. Elle était dans ce quartier de Bangkok où le cluster a été trouvé, où les gens buvaient dans les mêmes verres les uns que les autres. Elle a choisi d’agir de façon irresponsable et au lieu de s’auto-confiner, elle a choisi de voyager sans considérer les conséquences de ses actes et la merde que ça pourrait causer pour les autres. L’ile où nous sommes n’avait jamais eu de cas de covid. Toutefois, tous les habitants ont grandement souffert du manque de touristes, beaucoup de commerces ont fermé, y compris beaucoup d’hôtels. Beaucoup de gens ont perdu leur emploi.

La semaine prochaine, c’est le nouvel an thaï. C’est la plus grosse semaine de l’année en termes de tourisme domestique. Tout le monde voyage à cette période. Tout le monde part en vacances, va en province rendre visite à sa famille, c’est une semaine de joie et de célébrations. Tout avait été annulé l’an dernier et il y a encore deux semaines, on pensait que tout se passerait bien cette année. Je n’ai pas compris le choix de rouvrir les bars juste avant les vacances. C’était évident que ça allait finir ainsi. Les gens sont des idiots partout.

Et maintenant, à cause d’une personne irresponsable et égoïste, cette petite ile qui a déjà bien souffert va souffrir encore plus. Il va sans aucun doute y avoir des annulations. Le centre de plongée va perdre énormément de business à cause des instructeurs en quarantaine et des clients qui vont se désister par peur du virus. Oh, en plus, ils ont détecté le variant anglais, celui qui se propage encore plus vite… Ce n’est pas encore clair si c’est celui qui a été détecté ici.

Du coup, je suis prisonnière dans mon hôtel 5 étoiles avec vue directe sur la baie. Je sais que ça pourrait être bien pire , mais je ne suis pas enchantée. L’hôtel était supposé être complet après notre départ lundi, mais comme on n’a pas le droit de sortir, ils sont obligés de nous garder. S’ils n’ont pas d’annulation, ils ne savent pas quoi faire. Personne ne sait quoi faire. L’hôpital a démandé que tout le monde coopère, mais ce n’est vraiment pas évident pour tous ces hôtels qui sortent à peine la tête de l’eau après cette année de pandémie.

Et n’oublions pas que je suis avec mon mari, que j’aime et que j’adore, mais 10 jours 24/7 avec lui qui aime la climatisation alors que j’aime la fenêtre ouverte, ça risque d’être long !

Mais ce qui m’énerve vraiment, c’est que depuis plus d’un an, beaucoup de personnes, dont moi, suivent les consignes, font super attention, portent des masques, modifient leur mode de vie, dans l’espoir de pouvoir continuer à vivre une vie plus ou moins normale. Et au final, ce sont toujours les mêmes qui pensent être au-dessus de tout et qui foutent le bordel. Cette fois, ils ne peuvent pas accuser les sales étrangers (tels que moi) ou les pauvres migrants qui travaillent pour une misère et vivent souvent dans des conditions insalubres. Ce sont les plus riches qui ont enfreint les règles et qui propagent le virus cette fois. Je vous laisse là-dessus, je vais aller regarder la mer.

Livre : La Familia grande

Bon, ça fait un moment que je n’ai pas écrit pour le blog. Beaucoup de travail mais aussi beaucoup d’efforts pour avoir une vie plus ou moins équilibrée. Je parviens à éteindre mon ordinateur avant 22h30 presque tous les soirs, je passe du temps dehors à prendre des photos de fleurs, de chats, de chiots, et même d’une petite chouette la semaine dernière.

Et je lis. Beaucoup. Je lis tous les soirs avant de dormir. Parfois j’empiète un peu sur mes heures de sommeil pour lire un ou deux chapitres de plus. Et j’écoute des livres pendant la journée, quand je prépare à manger, quand je fais un peu de ménage, quand je vais faire des courses. En fait, non, quand je vais faire des courses, j’écoute plutôt des podcasts car je trouve plus difficile d’être complètement concentrée quand je suis entourée de gens, de mouvements, de bruits. Il y a trop de stimulation à l’extérieur et ça me distrait trop facilement. Et depuis dimanche, j’écoute le livre de Chanel Miller, Know My Name, lu par elle-même, et je sais pas comment mieux le décrire que par WOW. On pourrait penser que c’est fâcheux que je ne trouve pas d’autres mots, vu que je suis supposée être à l’aise avec les mots et tout ça, mais vraiment, c’est celui qui me vient à l’esprit. Je connaissais les grandes lignes de son histoire. Je connaissais le nom de son agresseur. Mais je ne connaissais pas son nom à elle jusqu’à récemment. Et j’étais loin de connaitre tous les détails de son histoire. J’ai beaucoup pleuré en l’écoutant. Il me reste trois heures à écouter et je suis sure que je vais encore verser quelques litres de larmes, mais je ne regrette aucunement d’avoir choisi d’écouter ce livre. Sa voix est si douce et si puissante à la fois. Son histoire est précieuse. Ce qu’elle a vécu est dégueulasse, mais le fait qu’elle ait trouvé la force de la raconter de façon si précise en partageant ce qu’elle a traversé à partir du jour où elle a été agressée sexuellement, tout en analysant avec tant de lucidité le système mis en place pour réduire les victimes au silence, c’est wow puissance 100 millions.

Mais je me suis un peu égarée. J’étais venue ici pour parler d’un autre livre, qui lui aussi parle d’abus sexuel et d’un système qui protège toujours les mêmes. Chanel a été victime d’agression sexuelle aux Etats-Unis. Dans La Familia grande, Camille Kouchner raconte une histoire d’inceste en France. J’ai lu ce livre un an après avoir lu Le Consentement, de Vanessa Springora. Et j’ai été frappée par la même chose. Les gens qui savaient et qui n’ont rien dit, qui n’ont rien fait pour aider l’enfant en danger. Ce silence autour de l’inceste et des abus sexuels an général est insupportable. Le livre a apparemment déclenché une vague de témoignages en France de la part de personnes ayant subi l’inceste sous le mot dièse (hashtag) #metooinceste.

Comme j’ai déjà écouté quelques podcasts à ce sujet, dont l’excellent Un podcast à soi, je savais que cela était beaucoup plus commun que ce qu’on ne le pense en général. Mais je dois avouer que je trouve ce sujet particulièrement pénible à écouter et que même si je veux en savoir plus, et que je pourrais essayer d’être plus détachée car cela ne me concerne pas directement, j’ai du mal. C’en est au point que j’ai du mal à respirer et c’est le genre de sujet dans lequel je peux me plonger seulement quand je vais au mieux, que je ne suis pas hormonale, ou déjà en colère contre autre chose (ce qui est un peu difficile car je suis toujours en colère contre quelque chose, vu l’état du monde dans lequel on vit).

Le livre de Camille Kouchner se lit très facilement. Les phrases sont courtes. La langue n’est pas très compliquée, tout en étant jolie. J’ai pleuré à plusieurs reprises. Je l’ai lu très vite. J’ai été en colère et j’ai eu si mal pour elle, même si ce n’est pas elle qui a subi les abus sexuels de son beau-père, mais son frère jumeau. J’ai été dégoutée par la grande majorité des adultes de cette histoire. Par le silence étouffant de ceux qui savaient.

Et aussi, je trouve cela désespérant que les élites de gauche soient impliquées dans ce genre d’histoires. Moi, dont le cœur balance très à gauche, je me sens trahie par ces personnes et leurs actions abjectes. Et pourtant, je sais depuis longtemps qu’il y a des pourritures à gauche comme à droite, du sexisme, du racisme, de l’homophobie et toutes sortes de discriminations des deux côtés, mais cela me fait plus mal quand ça vient de la gauche et me fait plus peur pour l’avenir du monde.

En plus du livre, j’avais regardé l’épisode de La Grande Librairie dont Camille Kouchner était l’invitée, car il était disponible en entier sur YouTube, mais a depuis était supprimé, malheureusement.

Vous pouvez toutefois en voir un extrait de 6 minutes. (l’émission durait 90 minutes 🙁 )

Nouveau projet

Peu active sur le blog en ce moment, car je travaille sur un nouveau projet pour lequel j’ai besoin de temps et d’énergie pour créer et rechercher. J’espère pouvoir commencer à l’expérimenter d’ici à cet été et continuer à le développer jusqu’à ce qu’il soit ce que je voudrais qu’il soit. C’est un projet pour apprenant.e.s avancé.e.s et j’ai plein d’idées géniales, mais le temps passe très vite et j’ai aussi mes cours à préparer et à donner, et ma vie à vivre aussi.

Comme je n’ai pas de secrétaire et que je fais tout toute seule pour le moment, je ne peux pas être au four et au moulin en même temps et je refuse d’être esclave de mon travail. La vie est bien trop courte pour cela, même quand on aime ce qu’on fait, comme moi.

J’étais en congé la semaine dernière et j’ai lu un livre recommandé par une de mes chères étudiantes. En anglais. Dying To Be Me, écrit par Anita Moorjani. Je l’ai trouvé extrêmement intéressant. Fascinant même. Je l’ai écouté car il était lu par l’autrice. Son histoire est extraordinaire car elle a vécu une expérience de mort imminente, et le récit qu’elle en fait est des plus intéressants. Tout cela m’a bien fait réfléchir et je l’ai recommandé à tout mon entourage. Mon mari est en train de le lire ainsi qu’une de mes amies. Qui elle m’a recommandé une série documentaire sur Netflix sur le même sujet. Dès que j’aurai un moment, je la regarderai !

J’ai aussi écouté pas mal de podcasts, mais je parlerai de ça une prochaine fois !

Quelques podcasts écoutés ce mois-ci

Beaucoup de travail, pas beaucoup de temps pour écrire ici, mais j’ai eu le temps de lire six livres en janvier (dont un en français dont je parlerai bientôt) et d’écouter quelques podcasts en cuisinant ou en me baladant dans les rues.

Episode 59 – L’art peut-il être raciste. Invitée pour en parler : Mame-Fatou Niang, enseignante chercheuse aux Etats-Unis. Conversation super intéressante. J’ai aussi regardé le documentaire Mariannes Noires réalisé par l’invitée, dans lequel elle donne la parole à sept femmes noires françaises, qui parlent de leur expérience de vie en France. (Le lien ne sera probablement plus valide après le 1er février)

Episode 60 – Sous-traitance, maltraitance à l’Ibis Batignolles – Invitée pour en parler : Rachel Keke, gouvernante et porte-parole des grévistes de l’Ibis Batignolles. Je savais vaguement que des femmes de chambre faisaient la grève depuis de nombreux mois quelque part en France. J’ai enfin compris pourquoi grâce à cette discussion. Ce que vivent ces femmes au quotidien est inadmissible. Leurs conditions de travail ne sont pas dignes de celles d’un pays riche. La France aime tellement donner des leçons aux autres pays, mais elle devrait avoir honte de laisser ce genre d’abus avoir lieu. L’hypocrisie de ce pays m’a toujours révoltée. Et plus j’en apprends, plus je suis en colère.

J’ai découvert ce podcast récemment. Comme Kiffe ta Race, il est présenté par deux femmes racisées. Elles abordent le thème du racisme systémique, en discutant particulièrement du racisme à l’école. J’ai beaucoup aimé les deux épisodes que j’ai écoutés et je compte écouter les autres.

Episode 2 – Les effets néfastes des micro-agressions racistes sur le développement des enfants racisés

Episode 4 – L’école et les enjeux de la transmission linguistique aux enfants racisés

Episode 70 – La politique, d’homme à homme – Invitée pour en parler : Marie-Cécile Naves, docteur en sciences politiques et autrice de l’essai La Démocratie féministe. Réinventer le pouvoir. Je sais pas vous, mais moi, j’en peux plus de ce monde dirigé par des hommes.

2020, année lesbienne ? – Invitée : Lauriane Nicol qui tient le compte Instagram Lesbien raisonnable. J’ai trouvé la conversation intéressante. Pour moi, 2020 a été sans aucun doute l’année où j’ai pris conscience du rôle que les lesbiennes jouaient depuis toujours pour défendre les plus faibles, les exclus de la société, etc. Elles sont toujours prêtes à se battre pour la justice. Ce sont les féministes ultimes et en tant que groupe social, elles ont toute mon admiration.

Episode 17 – Le grand méchant queer – Invitée : Aline Mayard, journaliste spécialiste des représentations LGBTQ+ dans les séries et dans les films. J’ai trouvé cette conversation super intéressante car je n’avais jamais vraiment réfléchi à ce sujet.

Episode 117 – Québec, terre promise ? Clémentine Gallot et Emeline Amétis parlent féminisme au Québec. J’étais curieuse de voir ce qu’elles allaient en dire. Ne connaissant pas personnellement le Québec, je l’ai longtemps idéalisé. J’ai toujours eu l’impression que les gens y étaient plus ouverts, plus sympas. Tous les Canadien.ne.s rencontré.e.s lors de voyages ont été des gens plutôt chouettes. Puis, j’ai eu une étudiante qui venait de s’installer au Québec quand on a commencé à travailler ensemble. Une étudiante venant d’Amérique latine. Dont j’ai vu le moral fluctuer énormément lors de ses premiers mois là-bas. J’ai compris à travers ses récits qu’il y avait aussi beaucoup de problèmes au Québec. Des problèmes de racisme entre autres. Les présentatrices du podcast ont confirmé tout ce que cette étudiante m’avait dit. Le Québec, c’est bien mieux que la France en termes de féminisme et d’avancées sociales, mais il y a encore énormément de boulot et ils ont leur lot d’inégalités là-bas aussi. Beaucoup de références dans cet épisode !

Syndrome d’imposture : les ravages de l’excès de confiance masculin – Format plus court, je crois que c’est le seul podcast français présenté par un homme que j’écoute régulièrement. Il mentionne une citation vers la fin de l’épisode, à qui il ne sait plus l’attribuer. C’est une traduction d’une autrice Canadienne du nom de Sara Hagi : Carry yourself with the confidence of a mediocre white man. Une citation que j’adore.

Episode 84 – La cancel culture avec ContraPoints et Loretta Ross – J’ai écouté l’épisode en anglais, mais il a été traduit en français si vous voulez. Ce n’est pas un doublage mais un compte-rendu de ce qui a été dit. Utile si vous préparez le C2. Une conversation très intelligente.

Décade ou décennie ?

Ces 2 mots sont des paronymes, c’est-à-dire qu’il sont presque homonymes, et par conséquent, sont assez souvent confondus, même par les locuteurs natifs.

Je me suis surprise à dire décade au lieu de décennie plus d’une fois, à cause de l’anglais. Je sais qu’une période de 10 ans se dit décennie en français !

Quant à une décade, elle désigne une période de 10 jours, même si à cause de l’influence de l’anglais, il n’est pas impossible que vous entendiez un.e francophone natif.ve dire décade quand elle ou il veut en fait dire décennie…

On peut voir les 2 n de “année” dans décennie, ça peut aider à mémoriser. Personnellement, je n’utilise jamais le mot décade en fait. J’ai tendance à juste dire 10 jours. Mais il est intéressant de savoir que ces 2 mots à la même racine (10) désignent tous deux une période de 10… jours ou années, et qu’il y a donc une différence. Même si certains dictionnaires signalent l’anglicisme et l’usage de décade pour signifier 10 ans.

Brésil et végétarisme

Un petit article facile de Courrier International pour commencer l’année en douceur.

Étant végane depuis plus d’un an maintenant, ce genre d’information m’intéresse énormément. L’article n’est à priori pas très difficile, mais si vous n’êtes ni végétarien.ne, ni végane, il est possible que vous connaissiez mal le vocabulaire autour de ce thème (en vert dans le texte).

En plus du vocabulaire, j’ai mis en évidence des verbes (parfois accompagnés de prépositions) en rouge, des connecteurs (surlignés en bleu), une litote très courante en gras et en bleu, et j’ai surligné en jaune deux pronoms relatifs et un pronom complément.

Observez en prenant votre temps !

Raccrocher au nez

Expression utile.

  • Comme il ne la laissait pas parler, elle lui a raccroché au nez.
  • Ce n’est pas très poli de raccrocher au nez des gens.
  • J’essaie d’appeler le service client depuis 2 jours mais ils me raccrochent au nez à chaque fois.
  • Quelqu’un a décroché mais nous a raccroché au nez immédiatement.

On décroche son téléphone quand il sonne et on raccroche quand la conversation est terminée.

Raccrocher au nez de quelqu’un, c’est raccrocher avant que la conversation ne soit terminée. Ce n’est pas très agréable quand cela nous arrive, mais personnellement, je l’ai fait des dizaines de fois à des téléprospecteurs quand je vivais en Espagne. Ils appelaient constamment, c’était insupportable ! Jusqu’au jour où j’ai décidé de débrancher mon téléphone fixe, sur lequel personne d’autre n’appelait de toute façon, et de ne plus répondre aux numéros inconnus sur mon portable.

Depuis, j’évite de raccrocher au nez des gens qui m’appellent.