Rectification orthographique : suppression des anomalies

Nous allons voir la règle F2 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée, qui nous explique que quelques anomalies ont été supprimées.

Cette règle a beaucoup fait parler d’elle car c’est celle qui a supprimé le i de oignon pour en faire ognon, sur le modèle de rognon et trognon, et qui a rectifié le ph de nénuphar en f pour en faire nénufar. Il y a eu beaucoup de mécontents ! Je ne sais pas vraiment pourquoi…

Cette règle n’a pas touché énormément de mots. Le livre donne les exemples suivants (en plus d’ognon et nénufar) :

  • absous (participe passé du verbe absoudre) devient absout (logique car le féminin est absoute), et dissous (de dissoudre) devient dissout (comme le féminin dissoute)
  • levraut (jeune lièvre) devient levreau, comme agneau
  • relais devient relai, comme balai, essai
  • eczéma devient exéma, comme exécuter
  • asseoir devient assoir, rasseoir devient rassoir, etc.
  • appas devient appâts
  • cuissot devient cuisseau
  • douceâtre devient douçâtre
  • le h disparait dans saccharine, saccharose, saccharifier, etc. Ils deviennent donc saccarine, saccarose et saccarifier, etc.

Les deux orthographes de chaque mot sont toujours acceptées, mais il est préférable d’utiliser la nouvelle orthographe. Plus de gens l’utiliseront, plus elle deviendra normale.

À savoir que les rectifications sont en fait des corrections et que ceux qui ont crié au scandale quand il a été suggéré d’écrire nénufar au lieu de nénuphar, qui ont accusé les réformateurs de vouloir assassiner la langue française en faisant disparaitre son étymologie, n’étaient pas vraiment bien renseignés. Ce mot vient de l’arabe avec un f et non du grec avec un ph. L’étymologie est donc bien respectée. Il était écrit avec un f à l’origine, avant que quelqu’un fasse une erreur et qu’il se retrouve avec ph dans les dictionnaires, faisant ainsi oublier la graphie d’origine.

Comme expliqué dans le podcast dont j’ai parlé il y a deux jours, l’orthographe française n’est pas logique, et son manque de logique tient souvent à des erreurs…

Laurie Peret

Je suis tombée sur cette humoriste par hasard sur YouTube et je l’ai trouvée très drôle, alors j’ai regardé quelques-unes de ses vidéos et j’ai immédiatement pensé à partager avec vous. Si Katherine Ryan (que je trouve hilarante) vous plait en anglais, il y a des chances que Laurie Peret vous plaise en français. Moi, j’aime son style et cette vidéo m’a fait pleurer de rire.

Podcast : parler comme jamais

Certain·e·s de mes étudiant·e·s ont déjà découvert ce nouveau podcast, et je me suis réjouis quand je l’ai appris ! Le premier épisode avait été diffusé sur Programme B que j’écoute régulièrement et qui est un podcast intéressant qui traitent de différent sujets à chaque épisode. Je ne savais pas alors que Parler comme jamais deviendrait un podcast régulier.

C’est un très bon podcast qui déconstruit les clichés autour de la langue française. Je me disais hier en écoutant le dernier épisode que si ces discours avaient existé quand j’étais à l’école, je pense que les choses auraient été bien différentes pour bien des enfants. Le dernier épisode parle des fautes de français et de comment elles sont traitées en France et l’une des invitées est une institutrice vraiment bienveillante qui devrait être, à mon avis, un modèle pour les jeunes instits qui débutent. J’aime me dire qu’il y a beaucoup d’instits comme elle maintenant, mais je suis quand même un peu sceptique… S’il y a tant de programmes qui parlent de la langue française et des fautes de langage, c’est bien que l’on a affaire à un véritable sujet de société. Ce qui me plait énormément, c’est que le discours change et que l’on appelle de plus en plus à s’éloigner de la stigmatisation !

Peut-on imaginer une France où les enfants ne seraient pas traités comme des bons à rien s’ils ont du mal en orthographe et les adultes pas constamment stigmatisés parce qu’ils ne maitrisent pas très bien la grammaire ? Et une école où l’on prendrait en compte que tout le monde n’apprend pas de la même façon et où on ne laisserait personne derrière ? J’en rêve !

Être auto-entrepreneur en France

Voici un article dont le titre m’a immédiatement interpelée. Je me suis demandé si mes étudiant·e·s comprendraient facilement de quoi il s’agissait ou s’ils et elles seraient perplexes.

Si vous connaissez le verbe abattre, uniquement au sens de tuer, il se peut que vous soyez un peu déstabilisé·e (observez le é de la première syllabe, devant deux consonnes 😉 ).

L’article est court et je vais me concentrer sur le vocabulaire qui, à mon avis, pourrait poser problème à mes étudiant·e·s avancé·e·s ou qu’ils et elles n’utiliseraient pas forcément naturellement. Et quelques formes verbales.

  • un abattement : on parle ici d’une réduction du cout de qqch. On entend souvent parler d’abattement fiscal, qui est une réduction d’impôts.
  • raboté : raboter qqch, au sens propre, c’est le rendre plat avec un outil qui s’appelle un rabot (rebate plane en anglais). Ici, nous sommes évidemment au sens figuré, et raboté veut dire diminué.
  • un dispositif d’exonération : des mesures pour dispenser, exempter
  • cotisation sociales : ce sont les impôts prélevés sur les salaires qui, techniquement, servent à contribuer à la société
  • être revu à la baisse : revoir qqch à la baisse signifie que l’on avait fait une estimation qu’il va falloir diminuer. On peut l’utiliser dans d’autres contextes qu’en parlant d’argent. On peut revoir ses ambitions à la baisse par exemple. Je voulais obtenir 100% des points à mon examen de japonais, mais je pense que je vais revoir mes ambitions à la baisse et viser les 70%.
  • se sont élevés contre : ils se sont fait entendre, ils ont fait entendre leurs voix qui allaient à l’encontre de la décision
  • atteinte au pouvoir d’achat : le pouvoir d’achat, c’est notre capacité pécuniaire à dépenser ; une atteinte, ici, c’est une agression, une attaque, le fait de causer un dommage.
  • un projet de décret : un décret, c’est un acte réglementaire, officiel, un peu comme une loi
  • l’alignement : même si c’est un peu comme en anglais, vous auriez pensé à l’utiliser de vous-même ?
  • a-t-elle justifié : observez la structure
  • serait maintenue : observez l’utilisation du conditionnel pour exprimer la probabilité
  • nouvellement : vous le comprenez facilement, mais utilisez-vous cet adverbe ? Je ne crois pas l’avoir entendu chez mes étudiants dernièrement, si jamais…
  • passerait : encore un conditionnel pour la probabilité
  • ce projet de refonte : refonte, vient de fondre (to melt). La refonte, c’est l’action de remanier afin d’améliorer (en théorie)
  • dans un communiqué : expression très courante dans les articles de journaux – un communiqué est une information, un rapport, un renseignement transmis officiellement au public.

Enseigner le français langue étrangère : le master FLE

Après avoir parlé du MOOC du Cavilam, d’un autre MOOC avec l’université de Liège, du DAEFLE de l’Alliance française, et du DU FLE, je vais aujourd’hui parler du master FLE.

Si vous voulez enseigner le français langue étrangère dans des institutions sérieuses, il est en général exigé. Cela ne veut pas dire que vous serez beaucoup mieux payé·e, mais vous trouverez plus facilement un travail de prof de FLE et les conditions pourront être meilleures que dans beaucoup d’institutions.

Je ne vivais pas en France quand j’ai commencé le master. Je vivais en Espagne où les conditions de travail pour les profs de langues sont abominables (très mal payé, contrats bidons, très peu de ressources disponibles, pas de possibilité de développement professionnel, etc.) J’avais déjà considéré travailler en ligne, mais j’avais quelques réserves. J’avais du temps, et je me suis dit que j’allais regarder quelles étaient les options pour faire un master. J’ai découvert que je pouvais le faire à distance, sans avoir besoin de me déplacer en France, même pas pour les examens. J’avais fait ma licence en Angleterre, je connaissais le prix des études en Angleterre et aux États-Unis, et quand j’ai vu le prix des masters en France, je me suis dit que ce serait bête de ne pas le faire.

Au final, le prix était la seule chose de vraiment intéressante…

J’ai plusieurs amis qui ont fait leur master à distance avec des universités anglaises, j’ai aussi pas mal recherché les possibilités avec les universités anglaises, et disons que c’est très différent. L’organisation est complètement différente. Le prix aussi. Un master en Angleterre, c’est très très cher.

J’ai détesté mon année de master. Je ne regrette pas de l’avoir faite car je me suis fait trois super copines pour la vie. Sans elles, je ne sais pas si j’aurais terminé cette année. On était dans la même galère et on s’est vraiment soutenues. Par rapport à elles, je l’avais facile en fait. Une travaillait 40 heures par semaine comme conseillère d’éducation dans un collège, une autre était institutrice à temps plein avec un trajet d’une heure en voiture pour aller au travail tous les matins et rentrer le soir, et l’autre avait deux jeunes enfants et donnait aussi des cours. Moi, j’avais commencé à travailler en ligne, je gérais mon emploi du temps comme je le voulais, je n’avais pas d’enfants, je vivais dans un pays où la vie n’était pas très chère et je pouvais me permettre de ne pas trop travailler. De plus, j’avais déjà suivi des formations pour enseigner, ce qui n’était pas le cas d’une de mes copines. Malgré cela, je manquais terriblement de temps. Je ne sais pas comment elles faisaient de leur côté !

Déjà, j’aurais dû me méfier au moment de l’inscription. Après avoir envoyé ma candidature par voie postale, j’ai dû faire mon inscription de la même façon ! J’allais commencer une formation à distance, dans laquelle, à priori, Internet allait avoir une place centrale, mais il n’était pas possible de s’inscrire en ligne !

Puis, l’année universitaire a commencé avec trois semaines de retard pour nous, à cause d’un souci administratif. On n’a jamais su ce qui s’était passé, mais on a eu accès aux cours avec trois semaines de retard. Le premier semestre était en fait un court trimestre. On a eu les cours en octobre, la plupart des devoirs étaient à rendre avant Noël. Certains profs ont bien voulu nous accorder un délai mais cela les dérangeait clairement. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y avait 8 cours à suivre par “semestre”. Le programme pour les étudiants à distance était exactement le même que celui pour les étudiants en présentiel ! Il n’était tenu aucun compte que la plupart des étudiants à distance travaillaient. Le format de la plupart des cours était ennuyeux à mourir, pas du tout adapté à l’enseignement à distance. C’était tout simplement les cours que les profs proposaient à leurs étudiants en présentiel. Chaque cours nous proposait une bibliographie, évidemment, mais à l’étranger, nous n’avions pas accès aux bibliothèques universitaires et il n’y avait pas de bibliothèque virtuelle où nous aurions pu avoir accès aux livres recommandés ! C’était 2016. Je me souviens d’avoir étudié aux US en 2003 et d’avoir eu accès à une base de données fantastique. Après on se demande pourquoi je dis toujours que la France a du retard…

Il y avait plusieurs cours parmi lesquels choisir. J’ai oublié si certains étaient obligatoires. J’avais choisi les cours suivants au premier semestre : enseigner la grammaire, méthodologies et pratiques d’enseignement, littérature et enseignement, la langue vue par les écrivains, linguistique : grammaire et orthographe, phonologie et système graphique, anglais, et il y avait un atelier de préparation au stage obligatoire. J’aurais pu choisir de ne pas faire le stage car j’avais déjà quelques années d’enseignement derrière moi, mais c’est le côté pratique qui m’intéressait le plus et je voulais voir comment se passaient les choses à l’Institut français où j’espérais faire mon stage (et où je l’ai fait). Parmi ces cours, j’ai adoré celui de la langue vue par les écrivains car il était non seulement super intéressant mais la prof était aussi vraiment bienveillante, contrairement à d’autres. Le prof de linguistique était horrible, vieux, apparemment réputé dans le monde de la linguistique, mais évidemment pas du tout intéressé par nos questions, ni par la possibilité de proposer des cours plus interactifs. La prof de phonétique ignorait également nos questions et ils ont tous les deux réussi à me dégouter de ces matières pendant quelque temps. Car on avait un forum, sur lequel on pouvait communiquer et poser des questions. Sauf que la majorité des profs n’intervenaient pas sur les forums et ne répondaient jamais aux questions. Ni aux emails contenant des questions. Ni aux emails signalant des erreurs factuelles dans leurs cours.

Il y a une partie de moi qui pense que ce n’est pas entièrement la faute des profs. Il y a très certainement une question de budget derrière tout ça. La plupart sont aussi chercheurs et probablement plus intéressés par leur recherche que par leurs étudiant·e·s, surtout celles et ceux qu’ils ne voient jamais. Mais je ne comprends pas pourquoi ces programmes sont proposés aux étudiants. Ils sont mal conçus, pas du tout pensés pour l’enseignement à distance et apparemment, les ressources ne sont pas suffisantes pour proposer un service de qualité. Mais bon, à moins de 300€ le master, j’aurais dû m’y attendre. Et pourtant, il y avait une minorité de profs qui étaient vraiment sympas et bienveillant·e·s, un peu plus à l’anglaise ou à l’américaine. Mais dans l’ensemble, les universitaires français sont beaucoup plus hautains que leurs homologues anglophones. C’est une tout autre mentalité et même pour moi qui suis française, cela a été très dur à gérer.

Puis il y a aussi les cours proposés qui ne sont pas toujours en rapport avec notre domaine. Au deuxième semestre, je me suis retrouvée à prendre un cours d’anthropologie. Très intéressant, mais on avait déjà très peu de temps pour lire les cours, ne parlons même pas d’approfondir car c’était quasi-impossible, alors devoir lire un cours d’introduction à l’anthropologie et faire un devoir recherché et documenté sur un sujet d’anthropologie, alors que moi, ce qui m’intéresse, c’est les langues en général et le français en particulier, ça m’a vraiment gonflée. Si on avait pu faire ce master à temps partiel, avec un rythme moins soutenu, moins de cours simultanément, comme ils font en Angleterre, j’aurais eu le temps de lire beaucoup plus et d’approfondir chaque sujet, mais là, on n’avait simplement le temps de rien. Tout ce qui semblait compter, c’était la note finale. La plupart des profs n’étaient en contact que pour nous parler des devoirs à rendre et pour nous faire passer les examens oraux. La plupart d’entre nous étions des adultes, beaucoup avec déjà quelque expérience dans l’enseignement, mais tout le monde flippait au moment des examens et à mon avis, l’attitude des profs y était pour beaucoup.

Mes trois copines et moi-même avons obtenu des résultats très satisfaisants, mais si deux d’entre elles ont ensuite décidé de faire la deuxième année de master et d’écrire un mémoire, et de revivre une année de stress intense, l’une d’elles et moi-même avons décidé de nous en tenir là pour le moment ! Je continue à regarder de temps en temps si les choses ont progressé, si de nouveaux programmes sont disponibles, mais je n’ai encore rien trouvé d’intéressant. Et en fait, ce que j’aimerais faire maintenant, c’est des études de genre, mais ce n’est pas du tout développé en France et les universités américaines et canadiennes (qui proposent des cours qui m’intéressent) sont chères ! Alors en attendant qu’un inconnu généreux me lègue sa fortune, je lis des livres sur le sujet.

Je me suis un peu éparpillée, mais en gros, si vous décidez de faire un master à distance avec une université française et que vous avez étudié dans une université anglophone auparavant, attendez-vous à ce que ce soit très très différent à tous les niveaux. Si vous voulez enseigner le français dans des conditions décentes, le master vous ouvrira des portes, sans aucun doute, mais vous allez probablement souffrir pendant un an (ou deux si vous êtes courageux·se). J’ai fait le mien avec Paris 3 Sorbonne Nouvelle, master Didactique des langues. Il y a d’autres universités qui proposent un programme de master FLE, mais il me semble qu’elles exigent toutes de se rendre en France pour les examens une fois par semestre et selon où l’on vit, ça ajoute pas mal au budget, surtout quand les examens s’étalent sur une semaine, voire plus. Si étudier en France vous intéresse, vous pouvez consulter Campus France. Vous pouvez aussi faire une recherche sur ce site pour les formations à distance.

D’après certaines personnes que je connais et certaines de mes étudiantes qui ont étudié en France, l’étonnement et la frustration sont aussi garantis si vous étudiez en présentiel. En Angleterre et aux US (les deux seuls autres pays où j’ai étudié à l’université), les profs sont vraiment bienveillants dans l’ensemble et vous traitent comme des égaux. J’ai vraiment de super souvenirs de mes profs américains et anglais. De mon master, je retiens deux profs géniales sur quinze, qui non seulement étaient bienveillantes et présentes mais qui proposaient aussi des cours bien présentés et adaptés au système d’enseignement à distance, avec des devoirs intéressants à faire, qui exigeaient une certaine réflexion et une certaine analyse, plutôt que de réciter le cours par cœur comme à l’école primaire (comme en linguistique et en phonologie par exemple…)

Liaison interdite : nom sujet + verbe

Si la liaison est obligatoire entre le pronom sujet et le verbe, elle est interdite entre le nom sujet et le verbe. 🤷

Là encore, les étudiant·e·s avancé·e·s en sont généralement conscient·e·s, mais j’entends parfois des petits écarts. Si vous ne faites pas cette erreur, est-ce parce que vous connaissez la règle ou parce qu’à force d’être exposé·e au français, vous avez pris de bonnes habitudes ?

Comment prononcez-vous ces phrases ?

  • Mon chien a faim.
  • Mes amis arrivent demain.
  • Le boulanger a commencé à travailler à 4 heures.
  • L’enfant a pleuré toute la nuit.
  • Son coup de poing est dangereux.
  • Le loup a mangé la brebis.

Peu importe OU peu importent ?

Vous écririez plutôt… ? :

  • Peu importe nos problèmes d’argent, notre amour est plus fort que tout.

ou

  • Peu importent nos problèmes d’argent, notre amour est plus fort que tout.

Eh bien, peu importe ce que vous avez choisi, les deux sont possibles !

Cette expression signifie que ce qui suit le verbe importer a peu d’importance et si le nom qui suit est au pluriel, on peut choisir d’accorder le verbe au pluriel ou de le laisser au singulier.

C’est la même chose avec qu’importe / qu’importent si ce qui suit est au pluriel :

  • Qu’importe les résultats de l’examen, le principal, c’est d’avoir progressé !
  • Qu’importent les résultats de l’examen, le principal, c’est d’avoir progressé !

Par contre, on ne l’accorde jamais au pluriel dans n’importe.

  • N’importe quels bibelots feront l’affaire, dépêche-toi de choisir !
  • *N’importent quels = IMPOSSIBLE

Rectification orthographique : harmonisation des familles de mots

Nous arrivons à la règle F1 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée, grâce à laquelle quelques familles de mots ont été harmonisées.

Par famille de mots, on entend des mots qui sont construits sur le même radical. Par exemple : terre, terrestre, territoire, atterrir, déterrer, enterrement, etc. On peut observer le double R dans tous ces mots construits à partir de TERRE.

Ils existaient des anomalies dans certaines familles de mots selon lesquelles on écrivait par exemple imbécile, mais imbécillité, combattre, mais combatif, bonhomme, mais bonhomie, etc.

La réforme de 1990 a corrigé ces anomalies. On écrit maintenant imbécilité, comme imbécile, combattif, comme combattre et bonhommie, comme bonhomme.

On n’oublie pas de prendre en compte les règles D1, D2 et D3, et ensuite, pour les mots qui ont deux orthographes possibles, on choisit la graphie qui est le plus en harmonie avec sa famille, si le mot appartient à une famille.

Marianne

Avec Halloween qui approche, si vous aimez vous faire peur, je vous recommande vivement de regarder Marianne, série française sur Netflix.

Je ne savais pas à quoi m’attendre, et j’ai été agréablement surprise. J’ai regardé toute la série toute seule car mon mari n’aime pas trop les films d’horreur donc je ne lui ai pas proposé de regardé une série du même genre, mais j’ai bien flippé toute seule dans le canapé. J’ai crié plusieurs fois, je me suis caché les yeux à plusieurs reprises et j’ai même pleuré un peu, surtout aux derniers épisodes. Ça faisait longtemps que je n’avais pas regardé quelque chose qui m’avait fait peur à ce point-là.

On a une jeune écrivaine de livres d’horreur, Emma, célèbre et alcoolique, assez antipathique au début, un village loin de tout et plutôt glauque, une sorcière, de la magie, des morts, du sang, etc. J’ai beaucoup aimé l’épisode où l’on comprend enfin la connexion entre le passé et le présent et pourquoi Emma a quitté le village si jeune.

Maintenant, je ne pense qu’à une chose : me faire couper les cheveux comme l’actrice principale ! J’étais coiffée un peu comme ça plus jeune et c’était pratique. Mais là, j’ai juste peur de montrer sa photo à une coiffeuse, qu’elle me dise qu’elle peut le faire et que le résultat ne ressemble pas du tout à ce que je veux. Mais si j’obtiens quelque chose d’aussi horrible que l’an dernier à Halloween (mèches tellement ratées que j’en ai pleuré toute la journée), je pourrai peut-être penser à me présenter au casting de la prochaine série d’horreur de Netflix…

Femmes voilées et sorties scolaires

J’ai écouté ce podcast la semaine dernière, un matin où je m’étais réveillée trop tôt et espérais me rendormir en écoutant quelque chose, mais je l’ai trouvé si triste et si révoltant que je n’ai pas pu retrouver le sommeil.

Trois mères témoignent du traitement qui leur est réservé par les écoles de leurs enfants. On leur interdit d’accompagner leurs enfants en sorties scolaires parce qu’elles portent un foulard sur la tête. On leur dit qu’elles peuvent venir si elles enlèvent leur foulard. Jusqu’au ira la bêtise de ce pays ? Si une mère ayant perdu ses cheveux suite à une chimio ou autre condition médicale portait un foulard sur la tête, lui interdirait-on d’accompagner ses mômes ? Lui demanderait-on de retirer son foulard ?Probablement pas. Si une femme blanche portait un foulard car c’est la mode, lui demanderait-on de l’enlever ? Probablement pas non plus. Qu’est-ce que ça peut bien leur faire si une femme porte un foulard sur la tête. Cette interdiction est du pur racisme et je ne comprends pas que les gens ne se révoltent pas plus que ça en France. Je ne comprends pas non plus les personnes qui soutiennent cette décision sous prétexte que le foulard opprime les femmes. Ne voient-elles pas l’ironie de leur argument ?

Je ne suis pas croyante et je ne comprends pas vraiment les religions. Mais je suis absolument contre l’oppression des femmes et contre le fait qu’on dicte aux femmes ce qu’elles doivent faire, comment elles doivent se comporter, comment elles doivent s’habiller. Je suis contre le fait qu’on traite ainsi des mères et leurs enfants. C’est juste effarant.

Il y a eu un incident récemment lors d’une sortie scolaire, durant lequel un politicien d’extrême-droite a fait un scandale car une des mères accompagnatrices portait un foulard. Il semblerait que tous les médias ait reporté cette histoire et c’est devenu un débat national. Il y a des débats à la radio, à la télé, et bien sûr, aucune femme qui porte le foulard n’est jamais invitée à s’exprimer (telle est la situation au moment où j’écris ce post)…

Quand vont-ils foutre la paix aux femmes et s’occuper des vrais problèmes de ce pays ??? Aaaaaargh !

Les témoignages de ces femmes sont poignants. Si vous avez 30 minutes devant vous, écoutez le podcast !