J’ai la dalle

Ce n’est pas une expression que l’on apprend habituellement dans les manuels scolaires. Pourtant, c’est une expression que vous entendrez forcément à un moment ou à un autre si vous vivez en France. C’est une façon assez familière de dire qu’on a très faim. Quand on a très très faim, on peut même dire qu’on crève la dalle.

Une dalle est un gros pavé en béton ou même une grande surface bétonnée. Ce n’est pas un mot qu’on apprend communément et même si on le connaît, il n’est vraiment pas évident de comprendre ce que veut dire une personne qui nous affirme avoir la dalle.

Quand on a très faim, on peut aussi dire qu’on a les crocs, qui est également une expression familière. On peut aussi avoir l’estomac dans les talons ou avoir une faim de loup.

Le système scolaire français

Je ne vais pas me lancer dans une explication ultra détaillée du système éducatif en France, mais je me suis rendu compte au cours des années que les étudiants étrangers ne connaissaient pas très bien le système français, même les étudiants de niveau avancé. Il est pourtant intéressant et important d’avoir quelques connaissances dans ce domaine car l’éducation est un thème commun dans les examens et tout simplement un sujet de discussion fréquemment abordé.

Quand on est petit en France, on va à l’école maternelle. Habituellement à partir de 3 ans. On y passe 3 ans : petite section, moyenne section et grande section.

A 6 ans, les enfants commencent l’école élémentaire (aussi appelée école primaire) et ils y passent 5 ans. On commence avec le CP (cours préparatoire), puis on passe en CE1 à 7 ans (cours élémentaire 1), en CE2 à 8 ans (cours élémentaire 2), puis en CM1 à 9 ans (cours moyen 1) et finalement en CM2 à 10 ans (cours moyen 2).

A 11 ans, on commence l’école secondaire et on entre au collège, où l’on passe 4 ans. On commence par la sixième, puis la cinquième, suivie de la quatrième et on finit le collège par la troisième. A la fin de la troisième, on passe le brevet, un examen national qui atteste des connaissances acquises à la fin du collège.

On commence le lycée à l’âge de 15 ans par la classe de seconde. Puis à 16 ans, on s’oriente. A l’heure actuelle, les élèves peuvent choisir de s’inscrire en première S (scientifique), ES (économique) ou L (littéraire). C’était déjà comme ça à mon époque, mais je crois qu’une réforme est en cours et sera appliquée très prochainement. En fin de première, on passe le bac de français. La dernière année de lycée s’appelle la terminale. C’est l’année du baccalauréat (ou bac) et une année assez stressante pour la plupart des élèves. Il faut réussir le bac pour pouvoir s’inscrire à l’université.

Il me semble que les choses ont pas mal changé depuis que j’ai terminé le lycée mais les années scolaires sont toujours divisées de la même façon. Je suis curieuse de voir à quoi va ressembler la réforme de baccalauréat. J’ai l’impression qu’il va ressembler un peu plus à ce qui se fait dans le système anglais, mais j’attends de voir.

En France, il est plus commun de redoubler une classe qu’en Angleterre, c’est à dire de rester au même niveau si les profs estiment qu’un élève n’a pas acquis assez de compétences pour passer dans la classe supérieure. Il est aussi possible de sauter une classe si un élève a de grandes facilités.

Il y aurait encore beaucoup à dire, car je n’ai parlé que du système général. En France, les élèves ont aussi la possibilité de s’orienter vers un baccalauréat professionnel ou technologique. J’aime cette idée car je ne pense pas que tout le monde soit fait pour les longues études et je crois qu’il est important de proposer d’autres options, mais j’ai toujours eu l’impression qu’on considérait moins bien les jeunes choisissant d’autres voies que la voie générale. Je me trompe peut-être et je ne sais pas très bien comment les choses ont évolué. Il faudrait que je me renseigne !

Un autre jour, je parlerai des universités françaises et des grandes écoles.

En France, hier…

Je n’avais pas écouté les informations françaises depuis plusieurs jours, voire quelques semaines. Je fais un break d’été. Mais ce matin, j’étais réveillée tôt, et j’ai branché mes écouteurs dans mon téléphone pour écouter la radio française. J’ai entendu une histoire qui m’a tenue éveillée. Apparemment, elle a été reprise internationalement car je l’ai lue dans les médias anglais et la télé Suisse en a parlé. Nulle doute que d’autres pays en ont parlé également.

Voici un lien vers l’histoire reportée par la RTS.

J’espère vivre assez longtemps pour connaître un monde où ce genre de choses n’auront plus lieu. Bravo à cette jeune femme pour avoir réagi et dommage que les témoins n’aient pas réagi avec plus de véhémence. J’aurais aimé voir cette chaise atterrir dans la tête de ce connard ! Excuse my French…

Être français

Je ne suis pas une personne très politique. Mais je suis une Française qui vit à l’étranger depuis 16 ans et je m’intéresse au monde et aux cultures de ce monde. Je ne peux pas m’empêcher de remarquer certaines différences entre les différentes cultures que j’ai eu l’occasion d’apprendre à connaître à travers les pays où j’ai vécu et les gens que j’ai rencontrés. Et il y a quelque chose qui m’a toujours paru très français et très agaçant. Ceci dit, il y a probablement d’autres pays où c’est pareil et beaucoup de pays où ce n’est pas idéal non plus…

Ce dont je parle, c’est d’identité. Ce que c’est d’être français. Ce qui fait qu’on est français. Je me trompe peut-être, et je ne parle que de mon ressenti, mais je me suis souvent fait la réflexion que c’était beaucoup plus difficile de se sentir et d’être considéré français en France qu’anglais en Angleterre si notre famille avait des origines hors de France ou d’Angleterre. J’ai aussi souvent eu l’impression qu’avoir une double culture en France pouvait être perçu comme négatif et qu’on demandait aux gens de choisir la culture française plutôt que leur autre culture pour être considéré français. Moi, j’ai plutôt tendance à penser que c’est un avantage d’avoir deux ou plusieurs cultures et que ça permet une certaine ouverture sur le monde et je trouve un peu absurde qu’on demande aux gens de renier une partie de leur identité. Je pense que c’est important de parler la langue du pays dans lequel on habite, de comprendre, respecter et s’adapter à la culture du pays, mais cela ne devrait pas vouloir dire qu’on doit renoncer à parler les autres langues qu’on connaît, à manger et cuisiner les plats qu’on aime, à passer du temps avec les gens desquels on se sent proche, et je ne sais quoi d’autre.

Moi-même, quand je vivais au Cambodge, j’avais des amis khmers mais je passais la majorité de mon temps libre avec des Français ou des anglophones, on pouvait souvent me trouver à l’Institut Français, je parlais français ou anglais et très peu khmer, j’allais régulièrement dans des restaurants occidentaux car même si j’aimais la cuisine locale, j’adorais retrouver le goût des plats avec lesquels j’avais grandi. Si j’étais restée plus longtemps, j’aime penser que j’aurais fait plus d’efforts pour apprendre la langue et que j’aurais été plus intégrée dans la société cambodgienne… Pendant mes huit années passées à Londres, j’allais à la boulangerie française et au restaurant français de mon quartier, j’étais toujours contente de rencontrer des Français pour papoter, j’allais voir tous les films français qui sortaient au cinéma, je regardais la télé française quand je faisais des babysittings pour des familles françaises… Cela ne m’empêchait pas d’être complètement intégrée dans la société anglaise, de travailler, de comprendre le fonctionnement du monde autour de moi et à part quelques racistes occasionnels, les Anglais ne m’ont jamais reprochée de ne pas être anglaise.

Je suis consciente que pour les Français issus de l’immigration, ce n’est pas tout à fait le même cas de figure, mais on leur reproche des comportements que pratiquement tous les immigrants occidentaux adoptent quand ils vivent à l’étranger et on les juge comme étant moins dignes d’être français à cause de ça. En Angleterre, on peut être noir sans que personne ne remette en cause notre nationalité anglaise même si l’on se sent proche d’une autre culture. En France, de mon point de vue et d’après mon expérience, c’est différent. Et ça me chiffonne un peu. J’ai du mal à comprendre pourquoi la double culture est perçue comme une menace et comment on peut demander à quelqu’un de choisir entre ses deux cultures.

A l’occasion de la victoire récente de la France, Trevor Noah a fait une blague dans son émission The Daily Show, qui a provoqué beaucoup de réactions hostiles et qui a poussé l’ambassadeur de la France à lui écrire une lettre. Il a répondu à cette lettre dans The Daily Show et j’ai trouvé ce qu’il a dit très pertinent. Voici la vidéo :

Why can’t they be both indeed ?

L’Eurostar

Je suis toujours un peu inquiète avant de voyager en France car j’ai toujours peur qu’il y ait des grèves (de contrôleurs aériens, de cheminots, etc.) Mais j’ai en fait rarement eu de problèmes. Un vol pour Bordeaux annulé à cause du volcan islandais il y a quelques années, et un autre pour Paris également annulé, il y a quelques mois à cause des grèves, mais j’ai pu prendre un vol le même jour à une heure différente.

Cette semaine, j’ai pris l’Eurostar de Calais à Londres et je dois dire que ça a été une expérience de voyage plutôt agréable. A la toute petite gare de Calais Fréthun, le personnel est très aimable, que ce soit celui de la gare, du café de la gare ou même les douaniers. J’ai trouvé l’atmosphère très différente de la plupart des gares internationales. J’ai du prendre deux trains avant d’y arriver (dont un TGV) et j’ai été un peu effarée par leur état (sièges sales, odeur de toilettes abominable). Mais l’Eurostar est bien entretenu, les sièges sont assez confortables en deuxième classe, les toilettes étaient propres, il y a assez d’espace pour les bagages, et j’ai réussi à dormir un peu. Ce n’est pas le shinkansen du Japon, mais c’est un train dans lequel on peut faire un voyage agréable. Je l’ai pris à plusieurs reprises ces 15 dernières années et j’en fait un bilan plutôt positif. St Pancras manque d’espace pour les départs à mon avis et la Gare du Nord à Paris ne me plaît pas beaucoup (il paraît qu’ils vont l’améliorer dans les années à venir…) mais l’Eurostar en lui-même est un bon train. Et même s’il faut passer par la sécurité et scanner les valises, c’est moins pénible qu’à l’aéroport et on n’a pas besoin d’arriver à la gare deux heures à l’avance. Ni de sortir ses liquides ! Une alternative à considérer pour les voyages entre la France et l’Angleterre (et la Belgique, mais je n’y suis jamais allée).

Le procès

Cela fait un moment que je veux écrire un post pour parler de ce mot. Pas une semaine ne passe sans que j’entende ‘le procès’ dans une phrase où il n’a aucun sens.

Un procès, c’est trial en anglais, juicio en espagnol, processo en italien. Ce n’est pas la traduction de process !

Process peut se traduire différemment selon les contextes. Il peut être un procédé, une procédure, un processus, et il pourra même être traduit par d’autres mots selon le contexte.

Par exemple :

  • The process to get a visa for China is very long and complicated. =  les démarches, la marche à suivre, la procédure
  • the digestive process, the learning process = le processus

Aller chez le médecin en France

Hier, une de mes étudiantes m’a raconté son expérience  d’une visite médicale en France. Ce qui m’a rappelé à quel point j’avais trouvé les visites médicales différentes aux USA et en Angleterre les premières fois.

Si vous venez d’un pays où vous avez l’habitude d’être examiné(e) par un médecin du même sexe pour les examens les plus intimes et où c’est la norme, vous risquez d’être surpris(e) en France. Peu importe quel type de visite médicale vous passez, peu importe si vous êtes un homme ou une femme, si le docteur vous dit de vous déshabillez, vous le faites et on n’imagine même pas que cela pourrait vous poser problème d’être complètement ou en partie nu(e) devant une personne de sexe opposé. Ni qu’un autre médecin entre dans la pièce pour papoter foot avec son collègue pendant que vous attendez de vous faire ausculter…

Je me souviens d’avoir trouvé que les docteurs anglophones perdaient beaucoup de temps à me proposer d’enlever mes vêtements derrière un rideau puis à me couvrir avant de m’examiner. Pour moi, les docteurs sont des spécialistes qui m’examinent parce que j’ai un problème et que je veux une solution. Ils examinent des gens tous les jours, toute la journée, et portent un regard clinique sur le corps de leurs patients. Cependant, je dois dire qu’après des années passées à l’étranger, j’apprécie le tact dont font preuve les médecins anglophones, la façon dont ils sont à l’écoute, et je peux comprendre que pour quelqu’un qui a l’habitude de cette considération, une visite médicale en France peut surprendre.

Alors si vous devez un jour passer un examen médical en France et que vous n’êtes pas à l’aise avec certaines pratiques, essayez de vous préparer le mieux possible pour que les choses se passent bien. Ceci étant dit, la seule fois où un docteur français m’a choquée par son comportement, ce n’était pas parce que c’était un homme et que je devais me déshabiller, mais juste parce que c’était une personne odieuse et très peu professionnelle qui, alors que j’étais en larmes à cause de la douleur, m’a dit que je faisais du cinéma. J’étais estomaquée d’entendre ça et je me suis dit que j’espérais ne plus jamais avoir à aller dans un hôpital français et j’ai aussi souhaité que cet homme périsse dans d’affreuses souffrances !

Youpi, le foot est fini !

Parce que je dois dire que j’en avais un peu marre de cette coupe du monde ! Je suis en France et j’ai regardé la finale plus ou moins attentivement chez des amis. C’était un moment sympa mais ce que je n’ai vraiment pas aimé dans la journée d’hier, c’était tous les bruits de klaxons dans les rues du matin au soir. Pourquoi ce besoin de klaxonner, de faire autant de bruit, d’imposer tout ça à ceux qui ne s’intéressent pas au foot et aimeraient passer une journée tranquille ? Je suis dans une petite ville du nord de la France et je n’ose pas imaginer ce que c’était dans les grandes villes. Pour ceux qui n’ont pas vu les images des Champs Elysées aujourd’hui voici une courte vidéo.

S’installer dans un nouveau pays

C’est quelque chose que j’ai fait à plusieurs reprises dans ma vie. Et pratiquement à chaque fois, j’ai eu quelques mauvaises surprises (à part peut-être en Suisse, où toutes les surprises étaient bonnes). J’ai fait l’erreur d’idéaliser certains pays, celle de ne pas assez me renseigner avant de partir, celle de supposer que les choses allaient forcément être comme je les imaginais, etc. Ce qui a résulté en beaucoup de frustrations, le dernier exemple en date étant l’Espagne. J’avais naïvement supposé que puisque c’était un pays européen appartenant à la communauté européenne, les choses se passeraient plus ou moins comme en France mais que ça serait encore mieux parce que les gens y sont moins râleurs et qu’en plus, le climat y est bien meilleur. On aurait pu penser qu’après plusieurs déménagements internationaux et qu’avec ma propension à me méfier de tout, j’aurais eu plus de jugeote, mais cette fois encore, je me suis fait avoir comme une débutante. J’étais très très mal préparée à la vie en Espagne. Je n’avais pas imaginé un instant qu’un pays de l’UE pouvait être si mal organisé, si ouvertement corrompu et que des entreprises pouvaient proposer des contrats illégaux dans le seul but de payer moins d’impôts. Je ne savais pas que les Espagnols étaient si bruyants, ni que les immeubles étaient si mal construits et isolés. J’étais persuadée qu’en tant qu’Européenne, je n’aurais aucun problème pour obtenir la documentation nécessaire à la vie en Espagne. Je n’avais pas du tout imaginé que le service clientèle pouvait être si mauvais dans un pays européen et que j’irais de frustration en frustration avec les banques, les compagnies téléphoniques, la compagnie ferroviaire nationale, les diverses entreprises de transports, etc. J’ai davantage eu l’impression de vivre dans un pays en voie de développement que dans un pays développé, mais sans les avantages de la vie dans un pays en voie de développement. La vie en Espagne était chère pour la qualité (quasi inexistante) des différents services proposés et j’ai quitté l’Espagne après trois ans avec un immense sentiment de soulagement. Je n’y ai pas été malheureuse, mais j’y ai été très en colère et j’espère ne jamais avoir à y revivre. Si j’avais su avant ce que je sais maintenant, les choix que j’ai faits à Madrid auraient été bien différents et je me serais évité bien du souci.

Plusieurs de mes étudiants rêvent de vivre en France ou ont le projet très concret de vivre en France dans un futur plus ou moins proche. N’ayant pas vécu en France depuis bientôt 16 ans, je ne suis probablement pas la meilleure personne pour en parler, mais je sais pourquoi je ne souhaite pas revivre en France. Certes, ce n’est pas le pays le pire au monde, mais si vous venez d’un pays où les magasins sont ouverts 24 heures sur 24 et où tout est informatisé et que vous n’imaginez pas que la France pourrait être différente… vous risquez d’avoir des surprises.

Une de mes étudiantes s’est récemment installée à Paris. Quand elle a voulu s’inscrire à la salle de sports, on lui a fait remplir un formulaire pour ensuite l’informer qu’il y avait une liste d’attente de deux semaines avant de pouvoir commencer. Même en Espagne, j’ai pu commencer à utiliser la salle de sports le jour où je me suis inscrite !!!

De passage en France (Haute-Savoie) il y a quatre ans, j’avais besoin de me faire faire une carte de transport, ce pour quoi il fallait me rendre à la gendarmerie. J’y suis allée et on m’a informée que la personne responsable des cartes de transport était en vacances et qu’il fallait que j’aille dans une autre commune pour m’en faire faire une. Une commune dans la montagne, accessible seulement par la route. Mais si j’avais besoin d’une carte de transport, c’est que je n’avais pas de véhicule, n’est-ce pas ? Une personne part en vacances et le service n’est pas accessible ! Mon mari, qui est anglais, n’en croyait pas ses yeux. Du coup, on a fraudé et utilisé les cartes de nos amis pendant notre séjour.

Un soir, dans cette même région, j’avais faim. Il était 22h30. Impossible de trouver quoi que ce soit d’ouvert !

Un autre jour, à Bordeaux, j’étais à la gare, j’avais un train à prendre et peu de temps pour déjeuner mais j’avais faim et je suis allée dans un restaurant juste à côté. J’ai demandé poliment et avec un sourire au serveur s’il serait possible d’être servie rapidement à cause de mon train et il m’a crié dessus. Je suis allée manger au restau d’à côté où ils ont été beaucoup plus aimables et m’ont assuré que je pourrais manger rapidement.

J’ai tout une série d’anecdotes sur mes expériences en France, mais je vais m’arrêter ici. Ce que je voulais expliquer à travers ce post, c’est que si vous voulez aller vous installer en France, assurez-vous de bien vous renseigner sur TOUT ce qui est important pour vous et d’obtenir des informations de plusieurs sources indépendantes. Peut-être que les choses que je trouve insupportables vous paraîtront anecdotiques et supportables, voire amusantes. Peut-être que les choses qui sont pour moi évidentes et normales le seront moins pour vous. Mais surtout, ne supposez pas !!