Il jouait du piano debout

Cette semaine, j’ai eu cette envie folle d’écouter France Gall. Cela faisait longtemps. Je me suis rendu compte que je connaissais les paroles d’au moins une vingtaine de ses chansons.

C’est marrant comme nos goûts évoluent avec l’âge. Il fut un temps où je n’écoutais pas ou très très peu de chansons françaises. C’était pour les vieux. Et c’était pas cool. Et pourtant, certaines chansons ont toujours fait partie de ma vie, dont beaucoup de chansons de France Gall. Je n’ai jamais appris les paroles et pourtant, je les connais par cœur. Je crois que cette chanson en revanche, je l’ai toujours aimée.

La rentrée littéraire

Vous connaissez la rentrée des classes, qui a lieu début septembre en France. C’est le moment où les élèves retournent à l’école (ou y vont pour la première fois). 

Personnellement, j’ai toujours adoré cette période de l’année. Le temps passé dans les papeteries,  les nouvelles fournitures scolaires, les nouveaux cahiers, les nouveaux stylos, l’agenda … Et la curiosité de découvrir les nouveaux profs, les bonnes surprises quand on en avait des sympas, les déceptions quand on en avait des grognons. Après 2 mois de vacances, j’étais toujours très enthousiaste de retourner à l’école, de retrouver une routine, de retrouver mes copines, d’apprendre de nouvelles choses. 

A la même période de l’année, il y a également la rentrée littéraire en France. Cette année, elle a commencé le 16 août et se terminera le 31 octobre. Pendant cette période, 567 romans seront publiés, dont 381 romans français. 94 sont des premiers romans. 

Pour ceux qui sont toujours à la recherche de nouvelles lectures en français, ça peut valoir le coup de s’y intéresser. 

Ici, un article avec une liste de 37 livres choisis par Babelio, et , une autre, plus courte, de livres choisis par Télérama. 

On dit comment : sur la télé, à la télé, dans la télé ?

C’est toujours tentant de traduire directement de l’anglais, n’est-ce pas?

I saw that on TV devient souvent *j’ai vu ça sur la télé, chez les étudiants. 

Mais si vous dites que quelque chose est sur la télé, ça veut dire que c’est posé sur la télé : il y a une plante sur la télé, par exemple. 

une plante sur la télé

Si vous avez regardé un film, une série, n’importe quel programme, vous devez dire que vous l’avez vu à la télé

  • Je ne regarde jamais de série à la télé, je préfère Netflix. 
  • Il y a trop de publicités à la télé
  • Sa cousine va bientôt passer à la télé, dans un programme de télé-réalité.
un film à la télé

C’est/Il est + adjectif + à/de

Une question qui revient très souvent dans mes cours concerne l’utilisation de à et de. Les étudiants ne les aiment pas beaucoup ces petites prépositions car ils ont parfois l’impression qu’il y a trop de règles à retenir et par moments, c’est frustrant ! Ce que je comprends très bien ! Toutefois, ça ne sert à rien d’essayer de retenir toutes les règles à la fois. Une à la fois, ça suffit ! Et pour assimiler une règle, il faut la pratiquer. Seulement la lire et se dire qu’on la comprend, ce n’est pas suffisant. C’est parfois très facile de comprendre la théorie, mais si on ne met pas en pratique, les chances de retenir la théorie sont minimes. On peut mettre une règle en pratique en faisant des exercices systématiques de grammaire dans des livres ou en ligne. On peut s’entraîner à construire des phrases simples ou se forcer à utiliser la structure dans des productions écrites.

Cette règle-là est assez facile à mettre en pratique. Je viens juste de le faire. 😉

Quelques exemples pour que vous puissiez observer et peut-être essayer de déduire la règle de vous-mêmes : 

  • Il est difficile de trouver des restaurants végétariens en France.
  • Il est facile d’apprendre une langue quand on est motivé.
  • C’est important d’étudier le français régulièrement pour progresser.
  • C’est impossible de comprendre ce qu’il dit.
  • Ce n’est pas évident de comprendre la grammaire
  • Cet exercice, il est difficile à comprendre.
  • Les pâtes, c’est facile à cuisiner
  • Tu me racontes cette histoire ? Non, elle est trop longue à raconter !
  • Tu as compris ce qu’il a dit ? Oh non, il est impossible à comprendre !
  • Les balades sur la plage, c’est agréable à faire le soir.

Qu’est-ce qu’on remarque à travers ces exemples ?

C’est toujours un verbe à l’infinitif après la préposition (à ou de) et il faut aussi remarquer ce qui vient (ou ne vient pas) après le verbe à l’infinitif. Quand il est suivi d’un complément d’objet direct (soulignés dans les phrases ci-dessus), il faut utiliser la préposition de et quand il n’est pas suivi d’un complément d’objet direct, il faut utiliser la préposition à.

Avec les verbes intransitifs (ceux qui se construisent sans objet direct), on utilise la préposition de

  • C’est difficile de jongler.
  • C’est agréable de paresser tout un week-end.
  • C’est fatigant de sourire tout le temps.

Les prépositions et les pays

C’est un point de grammaire que l’on apprend en A1, souvent dans la première ou deuxième unité du manuel de français langue étrangère. Puis on l’utilise très souvent dans les conversations quotidiennes. Et pourtant, de temps à autre, mes étudiants de B2 et au-delà me donnent l’impression d’avoir oublié la règle. 

Je vais donc faire un petit rappel aujourd’hui !

Tout d’abord, il faut savoir si le pays dont on parle est féminin ou masculin. Et il y a un petit truc tout simple pour savoir. Observez :

La France, la Chine, la Thaïlande, l’Allemagne, l’Italie, la Suède, l’Argentine, la Bolivie, la Syrie, la Jordanie, l’Australie, la Guinée, l’Indonésie, la Bulgarie

Le Japon, le Portugal, le Vietnam, le Laos, le Brésil, le Pérou, le Canada, le Togo, le Bénin, le Mali, le Sénégal, le Paraguay, le Venezuela, le Chili

Cela vous rappelle quelque chose ? Qu’ont en commun tous les pays de la première liste ? Ils se terminent par un e. Et ceux de la deuxième liste se terminent par une autre lettre que le e

Donc, pour déterminer le genre d’un pays, on peut se fier à la dernière lettre de son nom. Si c’est un e, c’est féminin, sinon, c’est masculin. Bien sûr, il y a quelques exceptions, mais il y en a si peu qu’on peut facilement les apprendre par cœur : le Cambodge, le Mexique, le Mozambique, le Zimbabwe. 

Puis, on a les pays au pluriel tels que les Etats-Unis, les Philippines, les Seychelles, les Pays-Bas, les Bahamas, etc.

Une fois que l’on sait ça, il faut juste apprendre les prépositions qui vont avec le féminin, le masculin et le pluriel. 

  • J’habite en Thaïlande.
  • Je voudrais aller en Inde à Noël. 
  • J’aime aller en vacances en Italie.
  • Mon amie Milly vit en Chine
  • J’ai habité au Vietnam et au Cambodge
  • J’ai travaillé trois étés au Portugal.
  • Je ne suis jamais allée au Brésil.
  • J’aimerais vivre au Japon un jour. 
  • J’ai vécu aux Etats-Unis quand j’étais plus jeune.
  • J’ai eu la chance d’aller aux Seychelles pour travailler.
  • Je pense aller aux Philippines l’an prochain.
  • J’aimerais avoir un compte bancaire aux Bahamas

Et ajoutons la dernière règle : 

Quand un pays masculin commence par une voyelle, on utilise EN aussi, parce que c’est plus facile à prononcer : 

  • Je ne suis jamais allée en Iran.
  • J’ai un prof d’espagnol qui vit en Equateur
  • Kaboul est en Afghanistan.

Récapitulons : 

  • EN + pays féminin ou pays masculin qui commence par une voyelle
  • AU + pays masculin
  • AUX + pays pluriel

On utilise ces prépositions avec les verbes être, vivre, habiter, aller mais pas avec le verbe visiter ni quand on parle de la provenance

Parfois, j’entends : *Je vais visiter en France cet été. C’est incorrect. Il faut dire Je vais visiter la France cet été. Ou : Je vais visiter la tour Eiffel en France (par exemple). 

Je n’ai pas parlé des quelques pays qui n’ont pas d’articles. Beaucoup sont des îles. La liste n’est pas très longue. Quelques exemples : Cuba, Chypre, Malte, Singapour, Israël, Haïti, Madagascar, Oman…

Avec ces pays, on utilise la préposition à quand le pays commence par une consonne (elle vit à Cuba, j’ai une amie à Singapour), et la préposition en avec ceux qui commencent par une voyelle. Cependant, il me semble que cette toute dernière règle est flexible. J’ai toujours dit à Haïti. Mais un jour, j’ai commencé à remarquer que certaines personnes disaient en Haïti. Après quelques recherches, il semblerait que les deux soient possibles. Il y a en un ouragan terrible à/en Haïti.

Concordance des temps à l’oral

Quand on apprend le français, on apprend ce qui nous semble souvent une infinité de règles et on s’efforce à les comprendre, à les mémoriser et à les appliquer. Puis, quand on voyage en France ou dans un autre pays francophone, on se rend compte que les locuteurs natifs ne respectent pas toujours ces règles et on peut se demander pourquoi on a passé tant de temps à les apprendre si elles ne sont même pas respectées par les Français eux-mêmes. 

Je vous dirai donc que pour pouvoir briser les règles, il est tout d’abord essentiel de bien les connaître ! Quand on atteint un niveau avancé, quasi natif, on devient capable de manipuler la langue comme les natifs. En anglais, à l’oral, je fais consciemment des “fautes” de grammaire parce que les codes de l’oral sont très libres et que ça m’amuse. Mais je connais les règles ! Ce qui est vrai aussi, c’est que certains natifs ne connaissent eux-mêmes pas très bien les règles de leur propre langue et ça, c’est un peu plus problématique de mon point de vue, mais c’est aussi pour cette raison que leur grammaire est parfois douteuse. Cependant, ils n’ont en général aucun problème à se faire comprendre. 

Ce dont j’aimerais parler aujourd’hui, c’est de la concordance des temps. On commence en général à l’étudier en B1 avec le discours rapporté, on continue en B2 et on y revient régulièrement pour être sûr d’avoir bien assimilé les règles et ne pas les oublier. 

On apprend qu’au discours rapporté, le présent devient l’imparfait, le passé composé devient le plus-que-parfait, le futur devient le conditionnel, etc. 

Exemples : 

  • Ils dînent à 19h tous les soirs. 

→  Julia m’a dit qu’ils dînaient à 19h tous les soirs.

  • J’ai dansé toute la nuit. 

→ Elle m’a dit qu’elle avait dansé toute la nuit. 

  • J’appellerai Matteo demain. 

→ Elle m’a dit qu’elle appellerait Matteo demain.

Voici donc trois exemples de concordance des temps bien appliquée selon les règles de grammaire officielles. 

Cependant, il est très possible que vous entendiez des locuteurs natifs dire : 

  • Julia m’a dit qu’ils dînent à 19h tous les soirs.
  • Elle m’a dit qu’elle a dansé toute la nuit. 
  • Elle m’a dit qu’elle appellera Matteo demain. 

Ce n’est pas ce que vous apprenez dans les manuels de français et pourtant, c’est ce que vous êtes susceptible d’entendre en France. C’est la différence entre le français standard et le français familier. Pour ma part, j’ai tendance à plutôt parler en français standard, mais je pense qu’il peut m’arriver de temps à autre de ne pas faire la concordance à l’oral, selon le contexte. Les trois exemples ci-dessus ne me choquent pas du tout à l’oral, même si je remarque immédiatement que la grammaire n’est pas correcte. 

Les jours fériés en France

Aujourd’hui, c’est férié en Angleterre, comme me l’a rappelé un ami par texto. Le dernier week-end d’août est toujours un long week-end là-bas. Cela m’a fait penser à une différence entre la France et le Royaume-Uni (et les US aussi) dont je n’étais pas consciente quand je vivais en France. Il est donc probable que si vous n’avez jamais vécu en France, vous n’êtes pas non plus au courant de cette différence.

En France, si un jour férié tombe un dimanche, pas de chance, il est perdu. Donc, si le 25 décembre tombe un dimanche et que vous n’avez pas pris de vacances pour Noël, vous devez aller travailler le lundi. Parce qu’en France, en plus, le 26 décembre n’est pas un jour férié, sauf si vous vivez en Alsace.  

Au Royaume-Uni, si un jour férié tombe le week-end, le lundi qui suit sera férié. Aux Etats-Unis, si un jour férié tombe un dimanche, le lundi devient férié et s’il tombe un samedi, le vendredi est férié à sa place. Mais pas de ça en France ! Alors si vous allez vous y installer, ne soyez pas surpris !

Quand je me suis installée au Cambodge, j’étais ravie d’apprendre qu’il y avait 25 jours fériés par an. Peut-être même plus, ma source n’était pas exactement sûre. Je ne travaillais pas encore en ligne mais dans une école et j’adorais partir en week-end prolongé à la mer ! En France, il y en a beaucoup moins, mais il y en a quand même 11, qui sont les suivants : 

  • Le Jour de l’an : le 1er janvier.
  • Le lundi de Pâques : le lendemain de Pâques (à noter qu’en France, le vendredi avant Pâques n’est pas férié)
  • La fête du travail : le 1er mai
  • La victoire 1945 : le 8 mai (pas de chance si le 1er mai tombe un dimanche car le 8 mai sera aussi un dimanche et ce sont deux jours fériés que l’on voit s’envoler !)
  • Le jeudi de l’ascension : en mai, la date varie (40 jours après Pâques), mais au moins il ne tombe jamais un dimanche 🙂 
  • Le lundi de Pentecôte : parfois en mai, parfois en juin, 7 semaines après Pâques. Il y a eu une controverse sur ce jour férié car, en 2004, le gouvernement avait essayé de faire travailler les gens sans rémunération, en solidarité aux personnes âgées, mais sans grande surprise, peu de gens étaient emballés par l’idée de travailler gratuitement et le jour est redevenu férié en 2008.
  • La fête nationale : le 14 juillet (connu comme Bastille Day dans les pays anglophones). Il y a des feux d’artifices un peu partout en France ce jour-là.
  • L’Assomption : le 15 août
  • La Toussaint : le 1er novembre
  • l’Armistice : le 11 novembre
  • Noël : le 25 décembre

Quand un jour férié tombe un jeudi ou un mardi, on peut décider de faire le pont, c’est-à dire de prendre un jour de congé en plus (vendredi ou lundi) pour avoir un week-end de 4 jours. 

Et les chats dans tout ça ?

Eux aussi, on les retrouve dans quantité d’expressions idiomatiques. En voici quelques exemples : 

  • Ce matin, je me suis réveillée avec un chat dans la gorge. Je ne vais pas pouvoir aller au karaoké ce soir. (= je suis enrouée)
  • Quelle est la capitale du Mozambique ? Je ne sais pas, je donne ma langue au chat. (= j’avoue ne pas connaître la réponse et je la demande)
  • Ma voisine m’a demandé si je pouvais organiser avec elle une fête pour les gens de l’immeuble mais j’ai d’autres chats à fouetter.(= j’ai d’autres préoccupations plus importantes)
  • Elle est toute bouleversée parce que son fils est tombé et s’est égratigné le genou, mais il n’y a pas de quoi fouetter un chat. (= cela n’a pas grande importance, c’est insignifiant)
  • En août, il n’y a pas un chat à Madrid, tout le monde part en vacances. (= il n’y a personne)
  • Carine est le genre de personne qui appelle un chat un chat. (= elle parle très directement, très franchement)
  • Je ne bois jamais de café dans ce bar car c’est du pipi de chat. (= il est mauvais, fade, pas assez fort)
  • Je ne commande jamais de baskets en ligne car quand il s’agit de chaussures, je n’achète jamais chat en poche. (= je n’achète jamais sans examiner soigneusement ce que j’achète)
  • La chambre de cet adolescent est dans un tel état qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits ! (= elle est très en désordre)

Des chiens, toujours des chiens

Je ne sais pas ce que j’ai cette semaine, mais je semble être inspirée par nos amis les bêtes. 

Il y a pléthore d’expressions idiomatiques contenant des noms d’animaux et le chien se retrouve dans certaines d’entre elles. En voici un petit échantillon : 

  • Si je vous dis que Pierre a perdu son travail, s’est fait largué par sa femme et qu’en plus il a attrapé une pneumonie, vous pourriez me répondre : Quelle vie de chien ! (= une vie très insatisfaisante, difficile)
  • Les lits des hôtels japonais sont trop petits pour Nicolas. Il ne peut pas étendre ses jambes et doit dormir en chien de fusil. (= les genoux remontés vers le corps)
  • J’étais en train de travailler dans mon bureau, très concentrée et j’avais encore au moins deux heures de travail à effectuer impérativement ce soir là quand mon mari est arrivé comme un chien dans un jeu de quilles, avec une bouteille de vin, et m’a demandé de le rejoindre pour prendre l’apéritif. (= arrivé mal à propos)
  • Clara a du chien, elle attire tout le monde. (= elle a du charme, elle est séduisante)
  • Mon père et son frère s’entendent comme chien et chat, du coup on fait rarement des réunions de famille. (= ils s’entendent mal, se disputent sans arrêt)
  • Un jour, je suis allée au cinéma à Zurich. Le film était américain mais doublé en allemand. J’ai eu un mal de chien à le comprendre. (= beaucoup de difficultés)
  • Je n’oublierai jamais le jour où mon colocataire a mangé tout ce qui était à moi dans le frigo et qu’il n’a rien remplacé. Il le paiera un jour car je lui garde un chien de ma chienne.  (= je lui garde rancune et je prépare une vengeance)
  • Quand j’étais en Inde, j’ai mangé du poulet pas assez cuit. J’ai été malade comme un chien pendant 2 jours. (= très malade)

Quand un mot en cache un autre

Hier, une amie qui vit en Inde m’a envoyé un message me disant qu’elle avait pas oublié qu’elle m’avait promis de faire quelque chose pour moi mais qu’elle avait des lamas à la maison et qu’elle était du coup très occupée. J’ai lu lamas, j’ai vu ça dans ma tête : 

des lamas

Je sais que l’Inde, c’est pas l’Amérique du Sud, mais comme j’avais une copine qui avait des lamas en France, j’ai supposé qu’ils pouvaient bien être en Inde aussi. J’ai trouvé ça un peu bizarre qu’on lui ait prêté des lamas pour quelques jours, mais je me suis dit que peut-être elle rendait service à quelqu’un. Il était tard, j’ai pas posé plus de questions que ça.

Et aujourd’hui, elle m’a envoyé une photo d’un des lamas. Il est beaucoup moins poilu. Il est même chauve en fait. Et il ressemble plutôt à ça : 

un lama