Les infos cette semaine

Si vous lisez la presse, vous avez forcément entendu parler de l’incendie qui s’est déclenché à la cathédrale Notre-Dame à Paris lundi dernier.

Mon téléphone m’a informée en direct car j’ai l’application de France 24. Je me préparais pour aller dormir et je n’y ai pas pensé plus que ça.

Le lendemain, j’avais des messages de personnes m’annonçant la nouvelle avec des emojis qui pleuraient. Je me suis demandé pourquoi elles m’envoyaient ces messages parce que d’un, j’ai Internet, et de deux, je ne fréquente pas les églises. Alors oui, je peux comprendre que certaines personnes trouvent ça triste, mais en même temps, il n’y a eu aucun mort et il se passe des choses bien plus tragiques dans le monde, non ? Je n’ai pas répondu à tout le monde, seulement aux personnes à qui je parle régulièrement et qui me connaissent assez bien pour que je dise exactement ce que je pense.

J’ai hésité avant de commencer ce post parce que cela peut paraître insensible, mais en même temps, ce n’est pas comme si des millions de gens me lisaient et le but premier de ce blog est de proposer des posts en français pour mes étudiantes et d’autres étudiant·es. Et comme mon sentiment s’est intensifié au fur et à mesure que la semaine passait, je vais expliquer ici ce que j’ai expliqué à mes amies le lendemain de l’incendie. Et en fait, je suis certaine que je ne suis pas la seule à penser ainsi !

Je ne suis pas touchée par la destruction d’une vieille église. Oui, j’entends bien que c’est un monument historique. Mais cela reste un bâtiment et personne n’est mort. Je n’ai pas lu les articles parlant de la situation, mais il y en avait pléthore. J’ai écouté un peu la radio mais ça m’a vite agacée.

3 captures d’écran de mon téléphone cette semaine, prises le 16 avril :

Je voulais essayer de trouver un article intéressant pour cette semaine, et dans les 18 premiers articles qui m’étaient proposés, 17 étaient en rapport avec l’incendie de Notre-Dame.

Deux choses me choquent dans tout ça :

  • La couverture médiatique, pour commencer. En France et à travers le monde apparemment, car j’ai des amies non françaises et vivant dans d’autres pays qui ont partagé des articles avec moi, en d’autres langues. Je le répète, il n’y a pas eu de morts. Ni de blessés graves. Pendant ce temps-là, dans d’autres endroits du monde, il y a de vrais drames humains. Il y avait probablement des villes qui se faisaient incendier dans des pays en guerre au même moment que Notre-Dame brûlait. Des gens qui en mouraient. Des villes historiques, telles Alep par exemple, ont été détruites, et ce n’était pas par accident. Le bilan humain est absolument tragique. Les médias en ont parlé un moment et puis ils sont passés à autre chose. Quand quelque chose d’inhabituel se passe dans un pays occidental, un pays riche, le monde entier en parle. Et je ne suis pas contre ça. Il faut en parler et il faut réfléchir à ce que représentent les monuments historiques et leur destruction. Mais de là à ne parler que de ça et d’en faire l’évènement le plus grave et le plus triste de la journée du 15 avril 2019, non, je ne suis pas d’accord. Si l’on fait une recherche ciblée et que l’on veut s’informer sur ce qui se passe dans d’autres endroits du monde, plus pauvres, moins blancs, on peut trouver des articles, mais les médias ne nous les balancent pas à la tête comme ils l’ont fait avec la cathédrale cette semaine.
  • La réaction du gouvernement. Et de certaines personnes. Là encore, je réagis par rapport à ce que j’ai entendu à la radio et aux titres des articles que je n’ai pas lus (en étant consciente que les titres ne reflètent pas toujours le contenu des articles). Macron s’est engagé à faire reconstruire la cathédrale. Des milliardaires se sont immédiatement engagés à faire des dons de 100 et 200 millions d’euros. Un exploitant forestier offre du bois. Etc. Alors, bien, j’approuve la solidarité, mais elle est où cette solidarité le reste du temps ? Je n’ai pas les réponses et il y a probablement beaucoup de choses que je ne comprends pas, mais je me pose beaucoup de questions. Si l’on peut trouver de l’argent pour reconstruire un monument, pourquoi est-ce si difficile de trouver de l’argent pour offrir des conditions de vie décentes à ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté en France ? Pourquoi dit-on qu’on n’a pas les moyens d’accueillir des personnes fuyant leurs pays en guerre et les laisse-t-on vivre dans des conditions qu’on trouverait scandaleuses pour nos animaux domestiques ? Tout ça me dépasse. Je ne comprends pas comment un vieux monument, tout historique qu’il soit, peut provoquer autant de réactions de solidarité et de compassion, alors qu’on laisse crever les gens sans sourciller. Et le fait que ce soit une église rend la situation on ne peut plus absurde à mes yeux. Je ne suis pas religieuse, mais il me semblait qu’un des principes de la religion était d’aider son prochain. Une de mes chères étudiantes qui vit à Paris m’a dit que les gens étaient dans la rue et chantaient des chants religieux ! Dans un pays qui se veut laïc et ne tolère pas les signes religieux dans l’espace public ! Allez comprendre…

Voilà ce que m’a inspiré cette semaine. Je ne suis pas triste pour Notre-Dame, il est clair qu’on va bien s’occuper d’elle et lui redonner fière allure, mais je suis triste pour le monde et pour toutes les horreurs qui s’y passent que les médias ignorent et dont si peu de gens parlent. Ou dont on parle un moment, puis qu’on oublie très vite, soit parce que ça nous dérange, soit parce qu’on se dit que ce n’est pas notre problème.

Le phénomène des “Tanguy” – analyse d’un article

Cette semaine est sortie en France la suite d’un film qui avait été très populaire en 2001, à part peut-être chez les garçons et les hommes du nom de Tanguy. En 2001, Tanguy avait 28 ans, il vivait encore chez ses parents, qui n’en pouvaient plus de sa présence et commençaient à perdre la raison petit à petit. Ils ne savaient plus quoi inventer pour le pousser à partir, mais lui n’en avait absolument aucune envie ! J’avais beaucoup aimé ce film que j’avais trouvé très drôle.

Tanguy 2 est maintenant dans les salles en France, et vous pouvez voir la bande-annonce sur YouTube si vous le souhaitez.

Je ne vais pas discuter les “Tanguy” aujourd’hui, mais vous montrer comment vous devriez procéder quand vous lisez un texte en français, à partir d’un article de France Info qui mentionne le film pour ensuite parler de la triste réalité de certaines personnes qui ont dû retourner vivre chez leurs parents alors qu’elles avaient plus de 40 ans.

En lisant cet article, il est fort possible que vous compreniez tout. Même si vous n’êtes pas certain du sens de certains mots, dans le contexte, vous les comprenez. Et vous pourriez vous arrêtez là et vous dire que vous avez lu un article en français et que ça suffit pour aujourd’hui, c’est déjà pas mal. Mais vous en retirez quoi au niveau linguistique ? Que va-t-il vous rester ? Allez-vous mémoriser les mots que vous comprenez dans le contexte mais n’avez jamais prononcés vous-même ? Serez-vous capable d’écrire ainsi vous-même juste parce que vous avez lu cet article en 2 minutes ?

Il y a souvent, et par souvent je veux dire toujours, un décalage entre ce que l’on comprend d’une langue étrangère et ce que l’on est capable de produire nous-même. Si l’on ne passe pas plus de temps à analyser ce que l’on reçoit de la langue, on va avoir plus de mal à l’écrire et la parler avec une grammaire irréprochable et un vocabulaire élaboré, à combiner les mots de manière naturelle, à choisir le vocabulaire approprié pour chaque situation, etc.

Comme je le répète régulièrement, recevez la langue aussi activement que possible !

Dans le texte ci-dessous, j’ai relevé les verbes conjugués (en rose), les participes passés utilisés sans auxiliaire (en jaune), d’autres formes verbales (en vert, un participe présent et un infinitif passé), les articulateurs du discours (en bleu), des mots individuels et des groupes de mots (soulignés) et des prépositions qui suivent un verbe (en rouge dans le texte). Selon vos besoins, vos priorités, et le temps dont vous disposez, vous pouvez relever plus ou moins d’éléments.

trouvé sur : https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/on-se-dit-qu-on-a-rate-sa-vie-le-difficile-retour-des-tanguy-chez-leurs-parents-apres-40-ans_3241933.html
  • On peut remarquer la variété des verbes et les différents temps et modes utilisés : présent, imparfait, passé composé, plus-que-parfait, conditionnel, subjonctif, passif.
  • On peut vérifier si l’on comprend bien l’accord des participes passés et comment ils sont utilisés quand ils n’accompagnent pas un auxiliaire.
  • On peut analyser l’utilisation du participe présent (qui pourrait être remplacé par une relative dans ce cas) et de l’infinitif passé (à la suite de “après“)
  • On peut observer les articulateurs logiques, en particulier jusqu’à ce que, suivi du subjonctif.

Et on observe le vocabulaire attentivement !

  • dégager : Connaissez-vous le sens ? Savez-vous à quel registre ce mot appartient ? Sauriez-vous l’utiliser vous-même ?
  • lâcher : Dans ce contexte, que veut-il dire ? Quel est le registre ?
  • excédé : Ne veut pas dire “exceeded” dans ce contexte
  • le film éponyme : Formule très utilisée dans les articles parlant de films et de livres
  • un long-métrage : Savez-vous ce que c’est exactement ? L’avez-vous déjà utilisé ?
  • l’illustration : Oui, vous savez ce que ça veut dire, mais sauriez-vous l’utiliser de cette façon ?
  • quitter le cocon familial : Combinaison de mots très commune
  • un fiston : Synonyme de quel mot ? Registre ?
  • encombrant : Adjectif verbal. Synonyme de quels autres adjectifs ?
  • en salles : Formule très utilisée quand on parle de cinéma et de sorties de films
  • cocasse : Synonymes ?
  • souffler : Tout comme lâcher, vous connaissez ce verbe. Mais l’avez-vous déjà utilisé pour signifier ce qu’il veut dire ici ?
  • une galère : Synonymes ? Registre ?
  • un arrêt maladie : Expression figée, pas besoin de “de” pour les connecter. On observe aussi qu’on est en arrêt maladie pour + NOM (la raison de l’arrêt)
  • un licenciement : Synonymes ?
  • une spirale infernale : Combinaison de mots commune
  • cumuler : Ce mot revient plusieurs fois, est-il clair ?
  • acculé : Il est possible que vous ne connaissiez pas ce mot. Que faites-vous ? Vous le cherchez dans le dictionnaire ! Et vous essayer de faire des phrases avec !

Etc.

Si vous travaillez au niveau C, il est impératif que vous travailliez ainsi si vous visez une réelle maîtrise de la langue. Personne ne parle parfaitement à tout instant, même pas les natifs, mais on peut s’approcher de la perfection en étant appliqué, méthodique et actif dans son apprentissage.

Stress et examen

Cela fait quelques années que j’aide les étudiants à se préparer pour les examens du DELF et du DALF, et depuis que je suis examinatrice certifiée, j’ai très majoritairement travaillé avec des candidates au DALF C1. Nationalités diverses, histoires personnelles et expériences différentes, certaines vivaient en France ou avaient vécu en France, d’autres n’y avaient jamais mis les pieds. Certaines avaient besoin du diplôme pour pouvoir candidater à un programme universitaire en France, d’autres voulaient le passer pour se prouver qu’elles avaient atteint un certain niveau. Certaines avaient un niveau vraiment avancé (linguistique et culture), d’autres avaient un niveau de connaissances un peu plus faible. Ce qu’elles avaient toutes en commun : le stress !

Je pense qu’il est tout à fait normal de stresser pour un examen, mais le niveau de stress que génère le DALF est assez incroyable. Quelques-unes de ces candidates stressaient à un niveau raisonnable, de mon point de vue, mais c’était une toute petite minorité. La plupart étaient au bord de la panique. Plusieurs étaient tellement stressées qu’elles fondaient parfois en larmes pendant les cours de préparation car la pression qu’elles ressentaient était trop intense. J’essaie toujours de donner un feedback honnête et constructif, mais je ne pense pas être effrayante au point de faire pleurer les gens !

À la dernière session d’examen, le mois dernier, un de mes amis se présentait au DALF C1. Langue maternelle espagnole. Il a vécu en France pendant huit ans quand il était plus jeune. Je l’ai connu à Londres et on a toujours parlé français ensemble. Il a des amis français à Londres avec lesquels il parle français. Il a une connexion avec la langue et la culture depuis très très longtemps. Et quand il m’a dit qu’il avait décidé de passer le C1, je lui ai dit de bien se préparer car la méthodologie est importante mais que je n’avais aucun doute qu’il le réussirait. Cet ami a plus de 40 ans.

Une semaine avant l’examen (pour lequel il se préparait seul), il me contacte pour me dire qu’il pense ne pas s’y présenter car il est persuadé qu’il va échouer, c’est trop difficile, son français n’est pas assez bon, ça ne sert à rien. J’ai un peu rigolé, car je sais que son français est très bon et qu’il est impossible qu’il échoue. Bien sûr, vu qu’il vit à Londres depuis des années maintenant, son français n’est plus aussi précis qu’il l’était quand il vivait en France et quand il écrit, il fait des fautes d’orthographe car ce n’est pas une compétence qu’il pratique régulièrement. Mais il ne fait pas plus de fautes que certains Français. D’ailleurs, il en fait moins que beaucoup d’entre eux.

On s’est appelés sur Skype, on a discuté un peu et il m’a présenté l’introduction d’un exposé de PO qu’il avait commencé à préparer. C’était excellent. Méthodologiquement parfait et plein de vocabulaire avancé. Je lui ai dit qu’il n’avait aucun souci à se faire et qu’il fallait qu’il arrête de flipper comme ça. Après l’épreuve de PO, il m’a envoyé un message pour me dire que ça s’était bien passé, et après les épreuves collectives, la même chose ! Je suis sûre qu’il aura une très bonne note.

Mais j’ai pris conscience de quelque chose grâce à lui : cet examen rend les gens fous !

C’est un examen difficile, c’est vrai, et c’est pourquoi il est important de s’y présenter quand on a vraiment le niveau. Si l’on a tendance à stresser facilement et que l’on n’a pas un besoin urgent d’obtenir le diplôme, il faut prendre le temps de se préparer. Ce qui ne veut pas dire faire des examens blancs toutes les semaines, mais continuer à étudier le français avec régularité. Lire, écrire, écouter, parler, s’intéresser à la culture, enrichir son vocabulaire, perfectionner sa grammaire, prendre conscience de ses faiblesses et essayer de s’améliorer. Être actif dans son apprentissage. Être en contact régulier avec la langue. Développer ses connaissances en méthodologie de l’écrit et de l’oral et en argumentation.

Si vous voulez étudier en France et que vous avez besoin du C1 pour pouvoir vous inscrire à la fac, vous pouvez le réussir avec une bonne préparation même si votre niveau n’est pas exactement ce qu’il devrait être, car la note finale est la moyenne des 4 épreuves et si vous êtes bon en compréhension, vous pouvez atteindre les 50 points nécessaires pour obtenir le diplôme sans obtenir de très bons résultats en PO et en PE. Mais si vous ne faites rien pour perfectionner votre français ensuite, vos études risquent d’être douloureuses.

Cependant, si vous êtes déterminé et discipliné, tout est possible. Une de mes étudiantes a fait exactement ça. Elle savait que son niveau n’était pas exactement ce qu’il devait être pour commencer un master en France, mais elle a préparé le C1 sérieusement pour pouvoir candidater. Elle l’a réussi avec une note moyenne. Puis elle a continué à étudier la langue. Moins d’un an après, elle a obtenu d’excellents résultats à ses partiels de master, et moi je parierais gros sur elle si elle se présentait au C2.

Si vous considérez passer le DALF, réfléchissez bien avant de vous lancer. Déterminez tout d’abord les raisons pour lesquelles vous le voulez, ce bout de papier, et demandez-vous si c’est une urgence absolue. Si vous le voulez pour avoir une ligne de plus à mettre sur votre CV, alors peu importe votre note finale. Mais si c’est un défi personnel ou parce que vous désirez étudier en France, visez haut ! Et continuez à étudier après l’examen, car une langue qui n’est pas pratiquée se perd avec le temps.

Et pour finir, je dirais qu’aucun examen ne vaut la peine qu’on se rende malade ! Ce n’est pas facile sur le moment, mais il faut aussi apprendre à prendre du recul. Étant moi-même de nature très anxieuse, je n’applique pas toujours ce que je préconise, évidemment, mais avec le recul, je sais que c’était complètement ridicule de stresser comme je le faisais pendant mon master. Du grand n’importe quoi !

Alors, avant de vous inscrire, soyez conscient que ce sera difficile, engagez-vous à travailler suffisamment pour atteindre vos objectifs, quels qu’ils soient, et promettez-vous de rationaliser et de prendre du recul.

Les anglicismes

Cette semaine, mon téléphone m’a suggéré cet article du journal suisse Le Temps.

Il y est question de tous ces mots anglais qui s’immiscent dans la langue française et de la relation qu’entretiennent les francophones avec ces anglicismes. Apparemment, le journal reçoit régulièrement des courriers de lecteurs outrés de trouver autant d’anglicismes dans ses pages.

Personnellement, ce qui me choque, c’est quand l’anglais est mal utilisé. Et ça m’agace un peu quand on calque la structure d’une expression anglaise, alors qu’on a pratiquement la même en français. L’article donne quelques exemples incluant faire sens, qui se dit de plus en plus au lieu d’avoir du sens. Je crois qu’au Canada, ils le disent vraiment comme ça. Mais en France, on dit que les choses ont du sens. Avec le verbe avoir. Ou peut-on dire que maintenant, on dit aussi faire sens, puisque de plus en plus de gens le disent ?

C’est compliqué.

Mais je le remarque de plus en plus. Quand j’écoute des podcasts français, il y a des tonnes d’anglicismes. Les Français ont aussi un truc pour le mot fuck. Le mot est bipé à la télé aux US dans la majorité des programmes. Je crois qu’il l’est aussi au Royaume-Uni avant une certaine heure le soir. Mais en France, il semble tout à fait acceptable de jurer à la télé ou à la radio, tant que c’est fait en anglais. Bizarre, non?

Après avoir dit tout ceci, je dois avouer que dans la vie de tous les jours, quand je parle avec mes amies françaises, j’ai tendance à mélanger mes langues et à écrire des textos en franglais, surtout à mes copines qui parlent les deux langues à un niveau avancé. Je le fais beaucoup moins avec celles qui parlent très peu anglais. Et c’est là que je me dis que ponctuer régulièrement son français d’anglicismes, c’est pas très sympa pour les Français qui ne parlent pas anglais. C’est une façon de les exclure. Une façon de leur dire qu’ils sont dépassés par le monde d’aujourd’hui. Que s’ils ne parlent pas anglais, il faudra qu’ils s’habituent à ne plus tout comprendre.

Parler et comprendre l’anglais est vu comme quelque chose de cool chez les Français (et Suisses francophones apparemment), comme le conclut cet article. Je suis plutôt d’accord avec la journaliste sur le fait que l’anglais est bien pratique et exprime plus simplement certains concepts, et c’est pour cela que je parle autant en franglais. Mais tant que l’anglais ne sera pas mieux enseigné à l’école à tous les Français, pas seulement aux plus riches qui ont les moyens d’être scolarisés dans de bonnes écoles, ce n’est pas très juste que les médias en fassent autant usage, sans éduquer la population avant. J’ai des amis qui ont très peu de connaissances en anglais et ils ne sont même pas si vieux que ça. Alors j’imagine que beaucoup de personnes plus âgées que mes amis sont un peu perdues à la lecture de certains articles et confuses en écoutant la radio. Si les journalistes tiennent tant à mettre de l’anglais dans leurs articles, ils pourraient y joindre un lexique peut-être…

Lire la presse francophone pour préparer le DELF et le DALF

Si vous avez l’intention de passer le DELF B2 ou le DALF un jour, il pourrait être très utile pour vous de vous familiariser avec la presse francophone dès maintenant, et de ne pas attendre la dernière minute.

Pour les épreuves de compréhension écrite et de production orale, la plupart des textes sont tirés de journaux et de sites Internet français. Habituez-vous au style journalistique ! De plus, si vous lisez régulièrement la presse, vous remarquerez que les mêmes mots et les mêmes structures reviennent régulièrement. Variez les rubriques que vous lisez. Prenez des notes quand vous lisez. Repérez le nouveau vocabulaire. Observez les structures des phrases et les techniques qu’utilisent les journalistes pour éviter les répétitions. Analyser les articles : Comment est structuré le texte? Quelle idée chaque paragraphe contient-il ? Y a-t-il des connecteurs logiques ? Quels sont-ils ?

J’ai créé un document dans lequel vous trouverez des liens vers des quotidiens et hebdomadaires français et francophones et des magazines spécialisés. Vous le trouverez ici.

J’essaie également de partager au moins un article chaque semaine sur ce blog.

Le prix du meilleur enseignant du monde

Cela fait seulement quelques années que je suis consciente qu’un tel prix existe. Et je dois avouer que ma première réaction avait été de penser que c’était ridicule. Comme tous les prix qui existent dans ce monde en fait, car c’est tellement subjectif. J’ai trouvé tellement de films ennuyeux alors qu’ils avaient obtenu des prix prestigieux. Il y a tellement de monde sur Terre, comment est-ce possible d’affirmer qu’une personne est la meilleure parmi plusieurs millions de personnes ? Puis il y a les médias qui m’énervent dans leur façon de traiter le sujet. Certains titrent “le meilleur enseignant du monde est kényan“. Ce genre d’affirmation m’agace terriblement. Je préfère le titre d’africanews.com, un Africain désigné meilleur enseignant du monde, ou celui de la BBC, le kényan Peter Tabichi, lauréat du Prix mondial du meilleur enseignant. Je n’ai pas compris pourquoi c’était classé dans la rubrique sports par contre… 🤔

Cependant, j’ai un peu changé d’avis sur ce prix. Je suis pour qu’on parle plus des profs et de ce qu’ils accomplissent, parfois avec très peu de moyens. Ils sont si peu valorisés dans certains pays, alors qu’ils sont essentiels à la société… c’est injuste. Et bien sûr, on pourrait dire la même chose d’autres professions tout aussi peu considérées et dont on ne pourrait pourtant pas se passer.

Peter Tabichi n’est probablement pas le seul prof qui mérite que l’on parle de lui, mais c’est un symbole, et d’après ce que racontent les journaux, il est vraiment inspirant et je suis contente qu’il ait obtenu cette reconnaissance.

Voici l’article de la BBC, dans lequel j’ai surligné en jaune les participes passés, en vert les participes présents et en bleu, les connecteurs, pour vous encourager à la lecture active. 😉


https://www.bbc.com/afrique/sports-47685512

Pratiquer le français avec un MOOC

Avez-vous déjà essayé de suivre un MOOC ? Savez-vous ce qu’est un MOOC ? C’est un Massive Open Online Course, autrement dit un cours diffusé sur Internet ouvert à tous.

Il y en a de nombreux en français et pour celles et ceux qui ont le temps, cela peut être un moyen amusant et différent de pratiquer le français tout en apprenant autre chose, et particulièrement de développer son vocabulaire dans un domaine spécifique.

Je dois avouer que je me suis inscrite à plusieurs MOOCs ces dernières années et que je n’ai en fait jamais trouvé le temps de pouvoir les suivre quand ils commençaient. À chaque fois, il y avait quelque chose qui m’empêchait de trouver quelques heures par semaine à dédier au cours. C’est dommage et j’espère pouvoir en faire l’expérience un jour, mais si vous avez un peu de temps et que vous comptez ces heures comme des heures d’étude du français, cela pourrait être un exercice intéressant.

Sur ce site, vous pouvez trouver des MOOCs dans plus de 40 domaines, du droit aux sciences, en passant par les langues et l’histoire, la santé et le développement durable, entre autres, proposés par diverses universités.

La semaine prochaine, vous pourriez commencer un cours sur le gaspillage alimentaire ou apprendre à tourner et monter un reportage pro avec votre smartphone. La semaine suivante, vous pourriez suivre un cours sur les mutations territoriales ou les concepts et méthodes en épidémiologie. Au mois de mai, vous pourriez étudier les défis et enjeux de la cybersécurité ou suivre un cours sur le tourisme ou la mode. Les possibilités sont multiples !

Rêvez-vous d’être extraordinaire ?

Je me suis mise à Instagram récemment. Pour proposer un peu de français en plus à mes étudiants chaque jour et pourquoi pas à d’autres francophiles. Cela m’amuse de créer des petites listes d’expressions idiomatiques, d’expliquer des expressions, de parler de faux amis, etc. Et aussi de suivre des comptes de japonais. Ce qui m’amuse moins, c’est de voir que certaines personnes “like” mes posts ou se mettent à me suivre alors qu’elles n’ont probablement aucun intérêt dans ce que je propose. J’ai reçu quelques commentaires qui n’avaient pas de sens. Et quand par curiosité, je jette un œil aux comptes de ces personnes, je n’y vois souvent que des selfies. Pourquoi qui que ce soit poste des photos de lui-même jour après jour sur un compte ouvert ? Ça me dépasse un peu. Pourquoi qui que ce soit suivrait ces personnes sans les connaître personnellement ? Mais plusieurs personnes m’ont expliqué le fonctionnement d’Instagram et qu’avoir des “followers”, c’était un but pour certains, à la recherche de reconnaissance et qu’il y avait une politique de je te suis, alors tu me suis. Pffffff. Il paraît même qu’on peut acheter des “followers”. Pour moi, c’est incompréhensible et complètement ridicule. Mais bon, j’étais à un concert récemment et tout le monde semblait plus intéressé par ce qu’il allait pouvoir montrer à ses followers sur Instagram que par le concert en lui-même. Triste monde, si l’on me demande mon avis. Mais c’est la réalité pour l’instant apparemment. Ça l’est depuis longtemps en fait, mais comme je ne regarde plus la télé depuis des années et que je n’étais pas sur les réseaux sociaux jusqu’à récemment, je n’y pensais pas vraiment. Et pourtant, beaucoup de gens ordinaires continuent à rêver d’être extraordinaires, d’être connus. Pour ma part, ça serait plutôt un cauchemar. Qu’on me laisse en paix, vivre ma vie tranquillement, faire ce que je veux, quand je veux et passer incognito partout où je vais !

Je suis tombée sur cet article du Gorafi qui m’a bien amusée, intitulé : son test ADN lui confirme qu’il n’a absolument rien d’exceptionnel. J’adore !

http://www.legorafi.fr/2019/03/20/son-test-adn-lui-confirme-quil-na-absolument-rien-dexceptionnel/

Bon, par contre, la faute sur le participe passé entrées, au lieu d’entré, c’est pas terrible, mais bon, c’est peut-être juste une faute d’étourderie…

La librairie des femmes

Mes étudiants le savent tous et si vous lisez ce blog régulièrement, vous le savez aussi : pour moi, la cause des femmes veut dire beaucoup. C’est aujourd’hui le 8 mars et je veux parler de femmes en ce jour symbolique.

J’ai toujours été dérangée par le traitement réservé aux femmes partout dans le monde, et depuis qu’enfin on en parle vraiment grâce au mouvement #metoo, et que je n’ai plus l’impression qu’on se moque complètement de nous, j’ai envie d’en savoir plus, et j’ai passé beaucoup de temps à me renseigner et à analyser ma propre attitude.

J’écoute des podcasts féministes (un podcast à soi, les couilles sur la table, quoi de meuf, etc. en français, et d’autres en anglais), je lis des livres féministes, j’écoute les différents discours tenus par les personnes publiques du monde entier et je fais attention à ce que disent les gens lambda autour de moi. Cette semaine, j’ai écouté pas mal d’interviews de Jameela Jamil et commencé à la suivre sur Instagram. Je la connaissais depuis la série The Good Place, mais je ne savais pas que c’était une activiste féministe. J’adore l’écouter parler car elle est pleine de sens commun et je crois vraiment qu’elle détient un certain pouvoir pour aider à faire évoluer les mentalités.

Quand je pense à ma propre attitude, au nombre de fois où j’ai pleuré devant mon miroir parce que je me trouvais trop grosse (alors qu’en fait, je n’ai jamais vraiment été grosse), au langage que j’ai pu utiliser avec les enfants avec lesquels j’ai travaillé pendant des années (“arrête de pleurer, on dirait une fille” (oui, j’ai honte), les adjectifs différents utilisés pour les petites filles et les petits garçons (fort / belle, etc)), je me dis que la société patriarcale avait bien réussi, malgré mon caractère fort et rebelle, à me faire penser d’une certaine manière, sans vraiment réfléchir. Et je me dis que si moi, rebelle et en colère contre le système depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai pu me laisser influencer ainsi, ce n’est pas surprenant que beaucoup de femmes soient aussi peu féministes et entretiennent la société patriarcale telle qu’elle est, en tenant des propos et en ayant des comportements qui vont contre leurs intérêts.

Je pense vraiment que nous sommes dans une période de changement. Je suis persuadée que les nouvelles générations (de filles et de garçons) sont de plus en plus féministes, prennent de plus en plus conscience des inégalités entre les hommes et les femmes et vont de moins en moins accepter que les femmes soient traitées comme des humains de seconde catégorie. Il y a encore beaucoup à faire, mais grâce aux personnes publiques qui s’expriment fortement sur le sujet, à mon avis, on va pouvoir commencer à passer à la vitesse supérieure et arrêter de penser que parce que l’on a obtenu le droit de vote en 1944 (en France) et le droit à l’avortement en 1975 (toujours en France), on a atteint l’égalité.

En repensant à ma vie, à mon éducation, aux discours qui ont été tenus autour de moi durant ma jeunesse, et à comment j’avais évolué, j’ai pris conscience d’énormément de choses. Mon obsession avec la minceur et mon regard sur les femmes plus grosses, par exemple, j’ai seulement récemment pris conscience que c’était terriblement anti-féministe. J’ai commencé à vraiment le comprendre en écoutant le troisième épisode d’un podcast à soi, et je suis toujours en train d’essayer de gérer cette nouvelle prise de conscience. Ce n’est pas évident, mais je sens que c’est libérateur.

Je lis de plus en plus de livres écrits par des femmes. Et je me suis rendu compte qu’à l’école, on nous faisait étudier quasiment exclusivement des livres écrits par des hommes. Je n’y avais jamais pensé avant ! J’étais en section littéraire au lycée, donc dans la filière où on lisait le plus et étudiait le plus d’auteurs. Et à part La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette, je n’arrive pas à me souvenir d’un seul autre livre écrit par une femme qui était au programme. Je me souviens de Molière, Racine, Corneille, Flaubert, Zola, Balzac, Stendhal, Maupassant, Voltaire, Diderot, Camus, Proust, Hugo, Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Gide, Chateaubriand, Rabelais, Rousseau, et plein d’autres en fait. Mais à part Madame de la Fayette, pas une auteure dans la liste. J’avais lu George Sand (pseudonyme masculin d’une romancière du 19ème siècle) et adoré La Petite Fadette vers l’âge de 12 ans, mais ce n’était pas au programme du cours de français.

N’y avait-il aucune femme digne d’être étudiée en cours de français et de littérature ? Qui choisit les livres à présenter aux élèves ? Quel message cela fait-il passer aux jeunes gens qui étudient ces œuvres ? Que les femmes n’écrivent pas ? Que ce que les femmes écrivent n’est pas assez important et intéressant pour qu’on l’étudie ?

Après une recherche rapide sur Internet, j’ai l’impression que les choses n’ont pas vraiment changé depuis que j’étais à l’école (j’ai eu mon bac il y a plus de 20 ans quand même !) J’ai trouvé une liste de livres conseillés pour l’été par un certain lycée parisien très réputé, datant de l’été dernier. 5 auteures pour 55 auteurs…

J’ai lu pas mal d’auteures : Margaret Atwood et Lionel Shriver sont deux de mes préférées. J’ai passé mon enfance à lire et relire les livres de la Comtesse de Ségur, les aventures d’Alice détective de Caroline Quine et le Club des cinq d’Enid Blyton. Et bien sûr, la liste de livres écrits par des femmes que j’ai lus est bien trop longue pour que je la partage ici, mais je me rends compte malgré tout que je suis très peu consciente des auteures qui ont existé à travers les siècles (ce que j’essaie de corriger) et je sais très bien que les personnes qui refusent de voir un problème avec la société patriarcale seraient capables de dire que les femmes n’écrivaient pas parce qu’elles avaient d’autres choses à faire et que celles qui écrivaient n’étaient pas intéressantes. Ou quelque chose allant dans ce sens. Mais si c’était le cas, que les femmes n’écrivaient pas autant que les hommes, on pourrait peut-être se demander pourquoi, non ? Et si l’on jugeait inintéressant ce qu’elles écrivaient, on pourrait aussi se demander pourquoi. Qui décidait et décide encore aujourd’hui de ce qui est intéressant ? De ce qui a une valeur littéraire ? Moi personnellement, j’ai toujours détesté Baudelaire et je n’ai jamais compris pourquoi on en faisait tout un flan de ses Fleurs du Mal. Je n’ai jamais aimé ou été touchée par Verlaine ou Rimbaud. Qui a déclaré que c’était des génies ? J’ai adoré lire Stendhal et Flaubert, mais à part Thérèse Raquin, je n’aime pas l’oeuvre de Zola que je trouve ennuyeuse à mourir. J’adore Vian, Prévost et Molière, mais je n’ai jamais réussi à lire plus de quelques pages de Proust sans m’endormir. Tout ça est tellement subjectif, mais les intellectuels français (je suis moins au courant de ce qui se passe ailleurs dans ce domaine) me paraissent tellement prétentieux dans leur façon d’aborder la littérature et d’affirmer qui est bon écrivain et qui est mauvais, qui a du génie et qui n’en a pas. Et la société française me paraît aussi terriblement machiste, dans l’absolu et en comparaison aux autres pays dits développés. Et j’ai le sentiment que ces deux choses se sont pas complètement sans rapport, même si j’ai encore besoin de réfléchir, de lire et d’analyser. Mais je pense que tout est connecté et que ce sujet est très très complexe. Mais il faut en parler pour éveiller les consciences et pouvoir espérer un changement.

Et maintenant, à travers les podcasts que j’écoute, les articles et les livres que je lis, je découvre de plus en plus d’auteures et j’ai même découvert qu’il existait une librairie des femmes depuis 1974 à Paris. Dans cette librairie, on trouve principalement des livres écrits par des femmes. Vous pouvez lire son histoire ici et découvrir des livres et des auteures dont vous n’avez probablement jamais entendu parler. Et vous pouvez lire l’histoire d’Antoinette Fouque, femme extraordinaire dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à récemment. C’est elle qui a ouvert les librairies des femmes à Paris, Lyon et Marseille. Elle était une figure emblématique du MLF (Mouvement de Libération des Femmes), très engagée pour faire changer la société et lutter contre la misogynie. Elle a contribué à une certaine évolution de la société, mais d’après moi, pas autant qu’elle l’aurait pu car elle n’avait pas assez de gens qui étaient prêts à se mouiller et prendre son parti. Elle était activiste avant l’ère #metoo…

Mais aujourd’hui, si toutes les femmes privilégiées, celles que l’on écoute, celles qui ne risquent pas leur vie, s’unissaient pour dénoncer les injustices faites aux femmes et si les hommes féministes faisaient entendre leur voix un peu plus fort, on pourrait voir un vrai changement avant trop longtemps, à mon avis.

Bonne journée du 8 mars !

Les épreuves écrites du DALF C2

Comme pour les épreuves orales, les épreuves écrites sont réunies en une seule épreuve, qui dure 3 heures et 30 minutes. 😲 Si vous n’êtes pas découragé par ce petit détail , continuez donc à lire !

Là encore, vous avez le choix entre Lettres et Sciences Humaines (exemple de sujet ici ) et Sciences (exemple de sujet ici). Quel que soit le domaine que vous choisissez, deux sujets vous seront proposés et vous pourrez choisir celui que vous préférez.

La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas de synthèse à écrire ! Comme la plupart des candidats au C1 ont l’air de détester la synthèse, je pense vraiment que c’est une bonne nouvelle, non ?

Pour le C2, vous devez écrire un seul texte, de 700 mots minimum. Ce texte sera un essai argumentatif que vous devrez construire à partir d’un dossier de documents divers (textes, graphiques, images). Cet essai pourra prendre la forme d’une lettre formelle, d’un article ou autre.

Dans la consigne, il vous sera indiqué quel rôle à tenir. Dans les exemples proposés sur le site du CIEP, vous êtes soit un parent d’élève qui doit rédiger un article pour le bulletin de l’association dont vous faites partie, soit un étudiant qui doit rédiger un article pour une publication de votre université, dans les sujets de LSH, et vous êtes soit étudiant en sciences technologiques qui doit envoyer une contribution à une revue scientifique, soit ancien employé d’une société qui doit envoyer un article à un magazine scientifique, dans les sujets de Sciences. Dans les 4 sujets, on vous demande d’adopter un style approprié et un ton convaincant.

Vous devez absolument utiliser les documents du dossier pour construire votre argumentation et vous devez également ajouter des arguments personnels.

Si vous décidez de passer le C2, j’aime à penser que vous avez le niveau. Donc, en 3h30, il suffit de bien vous organiser. Vous pouvez passer la première heure, voire 90 minutes, à analyser les documents, relever les idées essentielles, les mots-clés, etc et à faire un plan détaillé qui répondra au sujet – dans lequel vous aurez inclus des idées personnelles. Il vous reste ensuite 2h / 2h30 pour rédiger votre texte et vous relire. Il faut que votre écrit soit clair, précis, bien articulé et montre un degré elevé de maîtrise de la langue française et de ses nuances.

Tout à fait faisable ! 😁