Avez-vous entendu parler de la ligue du LOL?

Moi, j’en ai entendu parler pour la première fois il y a à peu près deux semaines, par hasard, en lisant des posts sur un compte Instagram qui parle de femmes, de féminisme et de sexisme. J’y ai lu, entres autres, un message d’excuse d’un des membres de la ligue du LOL et je dois dire que j’étais sciée, car c’était les excuses les plus nulles que j’aie lues ou entendues de toute ma vie. Pourtant j’ai travaillé avec des enfants pendant plus de 10 ans, et ils sont sacrément doués en excuses nulles. Et je n’utilise pas le superlatif à la légère.

Depuis, j’ai lu pas mal d’articles sur le sujet et surtout écouté des podcasts. Rien ne m’a vraiment surprise mais ça ne veut pas dire que ça ne m’ait pas mise en colère et dégoûtée. Je sais dans quel monde on vit. Je sais depuis toujours qu’on vit dans un monde dirigé par les hommes. Et je prends de plus en plus la dimension de l’homme blanc en fait. J’ai toujours su et détesté que les femmes soient considérées comme inférieures, souvent réduites à leur apparence physique, et j’ai toujours trouvé le racisme ou toute sorte de discrimination ridicule. Cependant, je n’avais pas mesuré à quel point d’autres groupes que les femmes pouvaient ressentir la même colère et la même frustration et que celles-ci étaient très souvent générées par l’attitude des hommes blancs hétérosexuels qui se considèrent supérieurs à tout ce qui n’est ni homme ni blanc ni hétéro (ou pas assez mâle à leurs yeux).

Cette histoire de la ligue du LOL est vraiment dégueulasse. C’est un groupe d’hommes, une trentaine d’entre eux, blancs et hétéros à ce que j’ai cru comprendre, journalistes et publicitaires, influents, qui ont pratiqué le cyber-harcèlement pendant des années. Comme des gamins dans la cour de récré, sauf que c’était des adultes, et qu’ils ont essayé de ruiner des vies juste pour leur petit plaisir personnel. Juste parce qu’ils en avaient le pouvoir. Les témoignages de femmes que j’ai écoutés sont accablants. Il y a aussi quelques hommes qui ont subi ce harcèlement. Ce groupe s’est avéré être non seulement sexiste, mais aussi raciste, grossophobe, homophobe, psychophobe (ça veut dire qu’ils ont aussi un problème avec les personnes souffrant de maladies mentales), et j’en oublie sûrement. La plupart de leurs victimes étaient des femmes, et certaines d’entre elles sont racisées, et l’une d’entre elle est bipolaire. La méchanceté et la cruauté de ces hommes est tellement abjecte que j’ai du mal à comprendre comment rien n’a été fait plus tôt. Parce qu’apparemment ça se savait dans le milieu des médias. Encore une fois, je me demande pourquoi les gens capables de changer les choses et de rendre ce monde meilleur ne se bougent pas les fesses pour le faire et préfèrent ignorer le problème en espérant qu’il passe tout seul. Parce que ces personnes sont des hommes blancs peut-être… bien confortables dans ce monde qui leur donne tous les avantages. À quand un véritable changement, un monde vraiment égal pour tous ??? Y en a marre ! Comment peut-on espérer que les choses évoluent pour les femmes dans certains pays où elles ont peu de droits, voire aucun, quand les hommes de chez nous se conduisent comme de tels porcs ?

Si vous voulez lire un peu sur le sujet ou écouter des podcasts, voici quelques liens :

Les fautes d’orthographe

Vous trouvez l’orthographe française difficile ? Vous n’êtes pas seul !

Beaucoup de Français ont des lacunes considérables en orthographe. C’est quelque chose que j’observe depuis longtemps et encore plus depuis que je passe une grande partie de mon temps en ligne et que je me suis mise un peu aux réseaux sociaux. Je vois des fautes partout sur Internet. Régulièrement dans des articles de journaux “sérieux”. Quand c’est une seule faute, je me dis que cela peut être une faute de frappe, ça arrive à tout le monde, et quand on a les yeux rivés sur l’écran toute la journée, ce n’est pas toujours évident de garder sa concentration. Mais souvent, j’en repère beaucoup plus. Et je me dis qu’on se relit avant de publier dans un journal qui a une certaine réputation, non ? On se fait relire par un collègue peut-être ? Je ne sais pas comment ça marche, et je suppose qu’avec le besoin de publier sans arrêt dans ce monde qui ne dort jamais, la relecture n’est pas une priorité. Mais personnellement, je juge sévèrement les journalistes qui font des fautes d’orthographe et je perçois le journal comme pas si sérieux que ça s’il autorise la publication d’articles avec des fautes. Parce que ça ne fait pas sérieux. Ça fait négligé, bâclé et donne l’impression que la personne qui a écrit manque de respect pour ses lecteurs. Je prends note des noms des journalistes récidivistes, et je ne lis plus leurs articles. Je suis moins sévère avec les Français dont l’écriture n’est pas un outil de travail, mais je reste quand même choquée par le niveau d’orthographe et le niveau d’expression de beaucoup de Français. Il m’est arrivé de lire des commentaires sur Facebook et YouTube et de ne rien comprendre à ce que je lisais car l’orthographe était tellement mauvaise que ça n’avait absolument aucun sens. Même en lisant à voix haute, la phonétique n’aide pas toujours car il semblerait que les règles ne soient pas toujours connues.

Cette semaine en France, il est ressorti d’un sondage que les fautes d’orthographe étaient un critère de sélection à l’embauche et pouvaient même conduire au licenciement d’un employé. Les employeurs ne veulent pas d’employés qui risquent de donner une mauvaise image de leur entreprise. Si le sujet vous intéresse, vous pouvez trouver plusieurs articles en ligne. Entre autres, ici, ici, et ici.

J’ai une amie en France qui me racontait récemment qu’ils avaient embauché une nouvelle employée à son travail. Une jeune diplômée, fraîchement sortie de l’université avec un master en communication. Elle est, entre autres, chargée du site web de l’entreprise. Apparemment, elle fait des fautes d’orthographe plus grosses qu’elle (ne comprend pas la différence entre ce et se ou ça et sa, par exemple), ce que son employeur a vite remarqué. La solution proposée : ses collègues vérifient tout ce qu’elle écrit avant que ce ne soit publié en ligne. Je pense que si je faisais partie de cette équipe, cette situation ne tiendrait pas longtemps. D’ailleurs, je me demande combien de temps cela sera tenable pour tous les partis concernés.

C’est en partie pour ça que je suis exigeante avec mes étudiants qui souhaitent passer le DALF dans le but de pouvoir étudier à l’université en France. Il est vrai que postuler à un emploi et candidater pour une place à l’université sont deux choses différentes. Pour un employeur, vous devez être rentable. Les universités, elles, ont besoin d’étudiants et que vous réussissiez ou non votre année, vous paierez le même prix. Je n’ai pas fait de recherches sur le sujet, mais ça me paraît logique dans le monde dans lequel on vit, non ?

Mais je suis exigeante avec mes étudiantes car je sais que si elles ne maîtrisent pas les codes de l’écrit en français et qu’elles conjuguent mal leurs verbes, accordent mal leurs adjectifs et utilisent peu d’autres verbes qu’être, avoir et faire, elles risquent de souffrir à l’université. Réussir le C1 est une chose. Réussir un master en est une autre. Avec une bonne préparation, quand la méthodologie est bien comprise, c’est possible, même en faisant encore beaucoup de fautes, de réussir le DALF C1. Tous les étudiants que j’ai préparés à cet examen l’ont réussi, et pourtant, il y en a quelques-uns qui, à mon avis, n’avaient pas le niveau requis et à qui j’ai recommandé de vraiment se mettre à niveau avant de commencer l’année universitaire. Parce qu’un master, ça n’a pas grand-chose à voir avec le DALF. Vous aurez plusieurs profs, avec des niveaux d’exigence différents. Des profs français très probablement. Vous serez évalué à l’écrit dans plusieurs modules. Et si votre expression et votre orthographe ne sont pas au point, vous aurez des problèmes. C’est inévitable. Et si vous voulez travailler pour une entreprise française ensuite et occuper un poste pour lequel le français sera votre langue de communication, il sera dans votre intérêt de bien maîtriser l’orthographe et la grammaire françaises !

J’ai tendance à être beaucoup plus tolérante avec les personnes dont la langue maternelle n’est pas le français, et j’aurais tendance à penser que la plupart des Français le sont aussi, mais dans le monde du travail, je ne suis pas sûre que ça vaille.

« La Servante Écarlate » et les droits des femmes dans le monde

Ce texte a été écrit par une de mes étudiantes qui travaille au niveau C1 mais qui ne souhaite pas passer le DALF. Elle apprend le français pour le plaisir depuis 2015. J’ai corrigé quelques petites erreurs et l’ai aidée à reformuler une ou deux phrases, mais c’est elle qui a fait le plus gros du travail ! On pourrait encore l’améliorer en variant un peu plus les verbes et les structures, et en utilisant des synonymes pour les mots un peu simples, mais je trouve que c’est déjà plutôt très bien comme ça, non ? Êtes-vous capable d’écrire ainsi ?

O nome dela é Jennifer / Eu encontrei ela no Tinder / Mas ela faz umas paradas / Que eu não faço com você

« Son prénom est Jennifer/ Je l’ai trouvée sur Tinder/ Mais elle fait des choses/ Que je ne fais pas avec vous »

Ah, le Carnaval ! Tous les ans c’est la même chose !  Il y a une chanson, une mélodie qui a beaucoup de succès. Cette année, on a ce petit bijou de la musique, « O nome dela é Jennifer ». À travers les paroles, on peut déduire que l’homme a une copine, mais qu’il s’est inscrit sur Tinder parce qu’apparemment sa femme refuse de faire « des choses ». Le compositeur, dans une interview, a raconté que cette idée lui était venue parce qu’un de ses amis était avec une femme grosse et, honteux, a justifié qu’il l’avait trouvée sur Tinder. Et qu’elle n’était pas belle, mais faisait des choses que les autres refusaient de faire. Quelle poésie !

Les musiques du Carnaval sont habituellement sexistes. Les gens disent que ce n’est pas important, qu’elles servent à s’amuser, à divertir. Alors, où est le problème? À mon avis, il y a un véritable problème !

Mais quelle est la relation entre les chansons sexistes et le livre « The Handmaid’s Tale » (« La Servante Écarlate » en français), écrit en 1985 par Margaret Atwood ? Ce livre, une dystopie, décrit une théocratie fondamentaliste chrétienne dans laquelle les femmes ont perdu tous leurs droits et appartiennent aux hommes. Elles ont des rôles spécifiques, ne peuvent pas sortir librement, ne peuvent pas parler aux gens. Elles s’habillent avec des couleurs spécifiques selon leurs fonctions et sont constamment surveillées. Les femmes sont des objets pour les hommes et n’ont pas le droit d’utiliser leurs prénoms. Elles s’appellent OF plus le nom de leurs propriétaires, cela signifiant qu’elles leur appartiennent.

Les droits des femmes sont très récents dans l’histoire de l’humanité. Le droit de vote, par exemple, est une conquête de moins de 100 ans. Ce sont des droits très fragiles. On a tendance à croire que les droits des femmes vont durer pour l’éternité, mais comment peut-on en être persuadé ? On est loin d’une situation d’égalité. Les femmes sont considérées inférieures aux hommes dans beaucoup de situations. Elles gagnent moins d’argent que les hommes. Elles se considèrent coupables quand elles se font violer. Et on parle seulement de notre partie du monde où les femmes ont des droits ou peuvent lutter pour eux. Parce que dans de nombreux pays, les femmes sont des objets et appartiennent aux hommes de leurs vies d’une manière qui n’est pas très différente de la servante écarlate.

Ce sont de petites choses qui peuvent changer tout. Comme dans l’histoire de la servante écarlate, l’acceptation vient petit à petit, les droits sont perdus sans que l’on s’en rende compte. Alors, quand on considère que c’est amusant de danser sur une chanson qui utilise les femmes comme objet de plaisir pour les hommes, on participe à un certain retour en arrière dans ce que l’on a si durement acquis.

Ecrit par Cristiane, étudiante brésilienne

Comment vous sentiriez-vous si votre gouvernement vous interdisait de chanter ?

L’idée me paraît absurde. Mais on sait tous que dans certaines parties du monde, des personnes sont opprimées à tel point qu’on préfère souvent ne pas y penser. Il me semble. Sinon, comment pourrait-on continuer à rire ? Comment pourrait-on être serein ?

Moi, je ne suis pas sereine. Je suis constamment en colère. Mais j’arrive à réprimer cette colère la plupart du temps car j’ai la chance d’avoir une vie plutôt agréable et que je me sens aussi libre qu’on puisse se sentir libre dans ce monde absurde. La plupart du temps.

Mais quand je lis un article comme celui-ci, j’ai du mal à ne pas exploser. J’ai du mal à me sentir libre. Je ressens tellement de rage. Parce que ces femmes à qui l’on interdit de chanter en solo (selon l’article), ça pourrait être moi. Mes amies. Les petites filles que je connais et que j’adore. Ça pourrait être nous toutes. S’il y a des hommes qui sont assez tarés pour inventer de telles lois dans certains pays, comment peut-on être sûres qu’il n’y a pas d’hommes dans nos pays “développés” qui pourraient avoir la même idée un jour. Les Iraniennes étaient libres à une époque. L’Iran était un pays où il faisait bon vivre. Et regardez maintenant…

Quand on oppresse une femme pour la seule raison qu’elle est femme, n’importe où dans le monde, je le prends personnellement. Et je sais que je ne suis pas la seule. Mais ce que j’ai du mal à comprendre, c’est que si peu de femmes, et d’hommes aussi en fait, crient au scandale. Il y en a de plus en plus je crois, mais c’est loin d’être suffisant et ça va bien trop lentement. On a été capables de révolutionner le monde avec les nouvelles technologies en si peu de temps. Le monde a vu tellement de changements ces dernières décennies, changements impossibles à imaginer au siècle dernier. Et tout le monde s’est adapté. Mais accorder les mêmes droits aux femmes qu’aux hommes, il faudrait encore patienter ??? Combien de temps ? Et pourquoi donc ?

Ce chanteur iranien qui a soutenu sa musicienne est le genre d’hommes comme j’aimerais qu’il y en ait plus. Parce que si plus d’hommes se révoltaient contre le traitement réservé aux femmes et refusaient de souscrire à l’absurdité du système patriarcal, on pourrait espérer une vraie égalité. Si plus d’hommes osaient remettre en cause leur petit confort, on pourrait espérer beaucoup de choses.

On pourrait déjà commencer à espérer que les femmes soient traitées comme des êtres humains. Pas comme des objets.

Qu’est-ce que le niveau C2 ?

https://www.eaquals.org/wp-content/uploads/Inventaire_ONLINE_full.pdf

Au niveau C2, l’apprenant :

Pour arriver à ce niveau, il faut des heures, des semaines, des années et un certain sérieux dans son apprentissage, une certaine constance, et l’envie de comprendre la langue et la culture dans tous ses détails.

Je ne dis pas qu’il est impossible d’atteindre un niveau C2 sans avoir vécu dans un pays francophone, mais je pense que c’est beaucoup plus difficile et que cela demande beaucoup plus de temps. Tous les étudiants que j’ai connus et qui avaient atteint ce niveau avaient passé du temps en France. Ils connaissaient et comprenaient la culture, ils avaient une certaine passion pour tout ce qui était français, francophone, ils avaient remarqué ces petites choses qu’on ne peut que remarquer en passant du temps dans un pays au contact des natifs de la langue.

Petit rappel :

Quand on étudie le français au niveau C2, on est en phase de perfectionnement. Si vous avez obtenu le C1 ou que vos compétences équivalent aux compétences du C1, il n’existe plus beaucoup de manuels de FLE pour vous accompagner dans votre apprentissage.

Mais vous avez Internet (sur lequel le français est la 4ème langue) et un nombre incalculable de ressources écrites ou orales. Il faut lire et écouter autant que possible, observer, analyser le langage, et le réutiliser à l’oral et à l’écrit. Même si vous n’aimez pas l’argot et le langage familier, il faut en comprendre les subtilités. Pareil pour le langage soutenu. Et l’humour aussi. Même si l’humour français est très différent de ce que vous connaissez, il faut que vous puissiez comprendre pourquoi ça peut être drôle pour les Français. Et ceci demande une connaissance approfondie de la culture française.

Passer du temps dans un pays francophone est un atout incomparable, sous réserve que vous ne passiez pas votre temps avec des gens avec lesquels vous ne parlerez pas français. J’ai passé trois ans en Espagne et je ne suis pas fière de dire que mon niveau d’espagnol est au mieux un petit B2, tirant sur le B1, maintenant que je ne pratique plus. J’aurais pu être tellement meilleure si j’avais fait l’effort de passer du temps avec des Espagnols, si j’avais pris part à des activités qui me poussaient à parler espagnol, etc. Mais j’ai principalement parlé anglais dans ma vie quotidienne, et français pour le travail. Au contraire, pour l’anglais, je me suis immergée le plus possible. Pendant mes 6 premiers mois aux US, je n’ai pas parlé un mot de français. J’ai regardé des films à la pelle, j’analysais toutes les chansons que j’aimais, je passais du temps avec des gens qui ne parlaient qu’anglais, j’ai eu un copain américain, etc, et après avoir quitté les US, j’ai continué à absorber de l’anglais le plus possible, même quand j’ai vécu dans des pays non anglophones. J’aime m’endormir en écoutant quelque chose, ça me berce. En Suisse, je m’endormais en écoutant un épisode de Friends tous les soirs. Je les connais tous par cœur et j’ai appris un tas d’expressions avec cette série. Encore maintenant, je repère les mots que je ne connais pas quand je lis ou quand je regarde une série ou un film en anglais. Il y en a de temps en temps et j’adore ça.

Si vous pensez vous présenter à l’examen du DALF C2, pensez-vous que vos compétences correspondent aux compétences exigées en C2 ? Pensez-vous saisir les subtilités de la langue dans tous les registres ? Êtes-vous à l’aise avec les expressions idiomatiques ? Pensez-vous comprendre la culture française au point de comprendre l’humour français ? Êtes-vous à l’aise avec tous les styles de littérature ? Vous exprimez-vous clairement et sans hésitation ? Si vous n’êtes pas sûr, peut-être devriez-vous vous donner plus de temps. Surtout que le DALF C2 est très académique et que beaucoup de Français ne le réussiraient pas ! Mais si vous êtes sûr de vous, alors foncez ! Mais préparez-vous quand même un peu, parce qu’avoir le niveau n’est pas suffisant. Il faut bien connaître le format de l’examen et la méthodologie.

Connaissez-vous le plus grand des voleurs…

… qui est aussi un gentleman cambrioleur ?

Je veux parler d’Arsène Lupin. Je pensais qu’il existait vraiment quand j’étais petite. Je le voyais à la télé et j’espérais que toutes ces histoires étaient vraies, tellement je trouvais ce personnage fascinant.

Mais c’était seulement un personnage sorti de l’imagination de Maurice Leblanc au début du 20ème siècle.

Il était charmant, charmeur, beau parleur et terriblement intelligent. Il se déguisait et changeait d’identité pour arnaquer les gens qui n’y voyaient que du feu.

Si ça vous dit de lire ses aventures, elles sont disponibles en ligne et les chapitres sont courts. Très bon pour pratiquer la lecture active. Ne vous arrêtez pas trop sur le passé simple et l’imparfait du subjonctif. L’essentiel est de les comprendre, et c’est bien si vous savez les identifier, mais vous n’avez pas vraiment besoin de savoir les utiliser (sauf si vous avez un projet spécifique qui implique une connaissance parfaite du français, jusqu’à l’imparfait du subjonctif !)

https://bibliothequenumerique.tv5monde.com/livre/88/Arsene-Lupin-gentleman-cambrioleur

Et voici une chanson sur ce cher Arsène :

Pourquoi passer le DALF C2 ?

J’ai travaillé avec beaucoup d’étudiants qui souhaitaient passer le C1, mais j’en ai connu beaucoup moins qui voulaient se préparer pour le C2. Pourtant, certaines étudiantes avec lesquelles j’ai travaillé à la préparation du C1 auraient pu le réussir, sans aucun doute.

Je pense que c’est le format de l’examen qui rebute les étudiants. En même temps, je n’ai jamais connu d’étudiant disant aimer l’exercice de synthèse du C1…

Mais il est vrai que le C1 est exigé pour s’inscrire à l’université en France dans la plupart des filières et que l’on pourrait se demander pourquoi s’embêter à préparer l’examen le plus difficile alors qu’il nous est seulement demandé de réussir le deuxième plus difficile et qu’un résultat de 50% est suffisant.

Même si je n’approuve pas vraiment le format des examens du DALF, je pense que réussir le C1 avec une note de 50/100 ne présage rien de très bon pour des études universitaires en France, à moins d’ensuite vraiment étudier la langue en long, en large et en travers avant d’attaquer l’année universitaire. Plus vous vous rapprochez du niveau C2, mieux c’est.

J’ai passé le C2 d’anglais il y a des années et d’après moi, il est beaucoup plus facile que celui de français. J’ai eu l’impression d’être vraiment évaluée sur mes connaissances de la langue anglaise, et non pas sur une quelconque méthodologie étrangère qui n’aurait eu que très peu de sens pour moi à l’époque. Je voulais me prouver que j’avais atteint un niveau d’anglais très avancé. Je me souviens d’avoir écrit un texte très personnel en production écrite. La production orale se faisait en binôme et pas du tout à partir d’un texte. Il y avait des exercices de grammaire et de vocabulaire (cette partie s’appelait Use of English). Et l’examen était beaucoup plus court.

En attendant que le format du DALF soit repensé (ne sait-on jamais ?), le C2 de français est ce qu’il est, et tout candidat qui le réussit peut se sentir vraiment fier. Beaucoup de Français ne le réussiraient pas. D’où mon scepticisme quant au format de cet examen…

Je ne connais pas de situations dans lesquelles on exige le C2, alors si vous décidez de le passer, c’est très probablement un défi personnel.

Je détaillerai le format des épreuves dans de futur posts, mais ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que les épreuves de compréhension et de production écrites sont regroupées. De même pour les épreuves de compréhension et de production orales. Les épreuves écrites durent 3 heures et 30 minutes. Les orales durent 2 heures au total. Comme pour le C1, on peut choisir Lettres et Sciences Humaines ou Sciences.

Des exemples de sujets peuvent être trouvés ici.

Courir 7 marathons en 1 semaine – Le feriez-vous ?

Moi non, c’est pour sûr. Déjà un, ça me fatigue, rien que d’y penser. Alors sept, non merci. Je peux regarder 7 épisodes d’une série en une journée par contre. Est-ce que ça compte comme un exploit aussi ?

Je parcourais les journaux en ligne et je suis tombée sur cet article parlant de coureurs extrêmes. Une cinquantaine d’entre eux ont décidé de courir 7 marathons, un sur chaque continent. Cela me paraît tellement insensé que j’ai du mal à être admirative. Je ne suis pas scientifique et je ne comprends pas tout à fait l’impact qu’un tel rythme peut avoir sur le corps humain, mais j’ai du mal à imaginer que ce soit très bon. Non seulement vont-ils courir 42 km par jour mais en plus ils vont devoir gérer le décalage horaire et courir dans des conditions météorologiques extrêmes. Froid extrême en Antarctique et grosse chaleur en Afrique du Sud, par exemple.

Parmi les participants, on trouve une Française de 36 ans. Je pense que je vais essayer de suivre un peu pour voir s’ils relèvent tous le défi jusqu’au bout et s’en sortent indemnes.

Vocabulaire tiré de l’article :

  • corser = compliquer
  • mordus = (familier) passionnés
  • inédit = nouveau
  • supporter = tolérer
  • en un rien de temps = très rapidement
  • forcément = obligatoirement
  • ingérer = avaler
  • récolter = rassembler
  • encaisser = (familier) supporter, tolérer

Le prince de Motordu

Le Prince de Motordu est un personnage qui a accompagné mon enfance et que je trouvais absolument fascinant. Je l’avais un peu oublié et je ne sais pour quelle raison, j’ai repensé à lui récemment.

C’est le personnage principal d’une série de livres pour enfants et ses mots sont complètement tordus. Il vit dans un chapeau, normal, c’est un prince. Il mange du boulet rôti et de la purée de petit bois dans la salle à danger. Il repasse son singe, a un troupeau de boutons et voyage en toiture.

Le premier livre de la série s’intitule La belle lisse poire du Prince de Motordu. Il y rencontre la princesse Dézécolle, qui est institutrice.

Les illustrations de ces livres sont très amusantes car les jeux de mots se retrouvent dans les images.

J’ai trouvé cette vidéo sur YouTube, de la première histoire lue par quelqu’un avec le livre, comme quand on lit à un enfant.

Une avancée en droits humains

Voici un article paru hier sur France Info que j’ai eu envie de partager parce que déjà, c’est une bonne nouvelle, et qu’ensuite, il contient du vocabulaire que l’on retrouve souvent dans les articles de journaux.

Vocabulaire tiré de l’article :

  • dépénaliser : supprimer le caractère pénal de qqch et donc ne plus punir
  • décriminaliser : ne plus considérer qqch comme un crime
  • le code pénal : la loi, les textes de loi
  • une clause : une disposition particulière (ici, dans la loi)
  • d’antan : d’autrefois, du temps passé
  • saluée : (dans le contexte) approuvée
  • se réjouir : éprouver de la joie, de la satisfaction
  • un communiqué : une annonce faite au public par un service compétent
  • encourir : risquer
  • une réforme : un changement
  • un vestige : un reste, une trace
  • faire l’objet de : subir
  • archaïque : ancien
  • congédier : renvoyer
  • un baron : (dans le contexte) un homme puissant,