10 dictons français

Je viens de parcourir les articles de mon flux d’information de cette semaine et je dois dire que les nouvelles étaient peu réjouissantes, et je n’ai aucune envie de partager un article déprimant. Alors je suis allée sur Topito, et j’ai trouvé ça qui m’a fait sourire et un peu rire aussi. Le ton est humoristique et le registre est familier. Même si vous souhaitez parler un français plus soutenu et faire bonne impression de cette façon, si vous souhaitez atteindre un niveau avancé de français, il est essentiel de comprendre tous les registres de langues et de savoir s’adapter à ses interlocuteurs. Au quotidien, la majorité des Français ne parlent pas comme dans les livres, et je ne sais pas si c’est parce que je vieillis, mais j’ai l’impression qu’ils parlent de plus en plus familièrement (en me basant sur mes amis et les programmes français que je suis via Internet). Parfois, j’ai envie de dire qu’ils parlent de plus en plus mal, mais j’essaie de me raisonner et de me dire que c’est ça une langue, ça évolue à travers le temps et on ne peut pas parler au 21ème siècle comme on parlait au 17ème. De plus, je suis moi-même très capable de parler en insérant beaucoup d’argot et même quelques fautes de langage par-ci par-là. 

Cet article de Topito est très intéressant linguistiquement, à mon avis, car en plus de toutes les formules et du vocabulaire familier, il vous donne 10 dictons français couramment cités. Savez-vous ce qu’ils veulent dire ? : 

  • Il n’y a pas de fumée sans feu
  • A force de crier au loup
  • Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué
  • Après la pluie, le beau temps
  • On n’est jamais mieux que chez soi
  • Abondance de biens ne nuit pas
  • C’est en forgeant qu’on devient forgeron
  • Il n’y a pas de sot métier
  • Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs
  • Pas vu, pas pris

L’auteur s’est servi de ces dictons pour écrire un article humoristique, nous faisant remarquer que les temps avaient changé et que ces proverbes pourraient bénéficier d’une mise à jour pour qu’ils soient plus en adéquation avec le monde moderne. 

N’hésitez pas à rechercher le vocabulaire que vous ne comprenez pas très bien et essayez de noter les formulations que vous n’utilisez jamais ou presque pas pour essayer de les replacer dans vos conversations et vérifier si vous les utilisez bien.

Les fables de La Fontaine

Quand j’étais à l’école primaire, on devait régulièrement apprendre des poésies pour ensuite les réciter devant toute la classe. C’était un exercice que j’appréhendais terriblement. Pas parce que je trouvais difficile de les apprendre, mais parce que je détestais que tous les yeux de mes camarades soient fixés sur moi le temps que je récite. Par conséquent, autant j’adorais l’école, autant je détestais les heures dédiées à la poésie. C’est peut-être à ce moment-là que j’ai développé une certaine aversion envers la poésie en fait, et je ne l’ai jamais vraiment surmontée. 

Toutefois, il y avait des poésies que j’adorais apprendre. C’était les fables de Jean de la Fontaine, auteur du 17ème siècle. J’ai appris bien plus tard qu’il avait été inspiré par Ésope et si vous connaissez les fables d’Esope, celles de La Fontaine vous paraîtront familières. 

Je les trouvais faciles à retenir parce que les histoires qu’elles racontaient mettaient en scène, pour la plupart, des animaux anthropomorphes, elles étaient écrites en vers, et elles avaient toutes une morale. Le première que j’avais apprise était le Corbeau et le Renard, et 30 ans plus tard, je suis encore capable de la réciter par cœur. La morale “tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute” m’a très certainement fait comprendre qu’il fallait se méfier des flatteurs, ce que je n’ai jamais oublié ! 

Le Corbeau et le Renard

Pour la cigale et la fourmi, j’avais des sentiments partagés. J’avais de la peine pour la cigale et je trouvais la fourmi vraiment pas sympa, mais je me disais que la cigale aurait pu essayer d’être plus prévoyante et qu’elle s’était mise elle-même dans cette situation. 

La fable du loup et de l’agneau me rendait vraiment triste. Elle me paraissait tellement injuste. Ce pauvre petit agneau n’avait rien fait de mal ! Mais la raison du plus fort est toujours la meilleure

Celle du lion et du rat me plaisait beaucoup. Il faut autant qu’on peut obliger tout le monde, on a souvent besoin d’un plus petit que soi… C’est aussi à travers cette fable que j’avais appris le mot “rets“, qui veut dire filet (pas le bout de viande, un filet pour attraper les animaux, par exemple.) 

En plus des leçons de morale,  j’ai appris beaucoup de vocabulaire à travers les fables de la Fontaine. Elles sont facilement trouvables en ligne, et sont réunies dans un livre téléchargeable ici. Elles sont courtes, pleines de vocabulaire intéressant et pleines de passé simple aussi. 

La France serait le bonnet d’âne des langues étrangères

D’après un article paru dans Ouest France cette semaine, la France a des progrès à faire du côté de l’apprentissage des langues étrangères en Europe. Ce qui ne m’étonne guère. 

Je dis toujours à mes étudiants qu’il est important de lire la presse francophone régulièrement pour enrichir son vocabulaire et développer une meilleure compréhension de la culture. C’est aussi très utile pour observer les structures grammaticales et les figures de style. Tous les articles qu’on peut trouver dans la presse ne sont pas extraordinairement bien écrits, mais il y en a énormément qui sont assez bien, voire très bien écrits. 

Dans cet article, on peut relever du vocabulaire intéressant. Le connaissez-vous ? : 

  • dispenser (des cours)
  • bonnet d’âne
  • l’Hexagone
  • piètre
  • au plus haut sommet de l’Etat
  • le corps enseignant
  • infaisable
  • nos voisins nordiques
  • les tout-petits
  • un dessin animé
  • la VO
  • mettre en garde

Vous pouvez aussi remarquer les verbes déclaratifs utilisés dans l’article, qui sont des alternatives au verbe dire : réaffirmer, indiquer, supposer, estimer.

Finalement, vous pouvez relever le nom du ministre français de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, et le nom de certains médias français (le journal Le Figaro, la radio RMC et la chaîne de télévision BFMTV).

Oiseaux en quête de célébrité

Ayant été un peu déconnectée des actualités ces derniers temps, je me suis dit qu’aujourd’hui serait un bon jour pour me mettre à jour. Les informations des journaux traditionnels n’étant pas réjouissantes dans l’ensemble, j’ai décidé d’aller voir ce que racontait le Gorafi. Et je n’ai pas été déçue ! Cet article est hilarant et aussi très intéressant du point de vue linguistique (structures grammaticales et connecteurs variés). 

Les apprenants adultes ont souvent peu de noms d’animaux dans leur répertoire linguistique, contrairement aux enfants, et encore moins de noms spécifiques d’oiseaux, de races de chiens, de chats, ou autres. 

Dans cet article, il est fait mention du rouge-gorge, du goéland et du martin pêcheur et je me demande combien de mes étudiants seraient en fait capables de me dire exactement ce qu’ils sont.

Qui est qui ?

Je suis loin d’être spécialiste en animaux et je pense que mon vocabulaire d’oiseaux est assez limité en anglais et quasi inexistant en espagnol et italien. Je me demande même si je suis capable de lister 10 oiseaux supplémentaires en français : un pigeon, une pie, un corbeau, une hirondelle, un moineau, une colombe, une mouette, un héron, un aigle, un hibou. Ouf, je peux et j’en ai même quelques autres en tête et je peux tous les traduire en anglais mais certainement pas en espagnol ou en italien. 

Et vous, êtes-vous capable de nommer  5 oiseaux de plus en français ?

Conseils pour les étudiants souhaitant passer le DALF à l’avenir

Ces deux dernières semaines ont été très chargées pour moi à cause des examens. Pour cette session, j’ai principalement travaillé avec des candidats au DALF C1.

Je l’ai déjà souligné auparavant, le C1 n’est pas un niveau facile et il est impératif d’être bien préparé. Si vous n’avez pas pratiqué le français depuis longtemps, n’avez pas un vocabulaire très étendu, avez du mal à comprendre la radio en français, et n’êtes pas à l’aise avec la grammaire et les écrits structurés, vous n’avez probablement pas le niveau C1 et deux semaines de préparation, aussi intensive soit-elle, ne vous permettront certainement pas d’atteindre le niveau requis.

Voici les estimations du CIEP quant au nombre d’heures d’apprentissage nécessaires pour atteindre chaque niveau :

Pour atteindre le niveau C1, il faut de la régularité et du travail. Il faut se familiariser avec la culture francophone (à travers les journaux, les radios, et une variété d’émissions). Il faut avoir un niveau de grammaire avancé car on n’a pas le choix, le français est une langue grammaticale et on ne peut pas prétendre à atteindre un niveau avancé si l’on ne maîtrise pas la grammaire. L’on peut faire de petites erreurs de temps à autre, mais elles restent rares. Un étudiant de niveau C1 parle avec spontanéité et beaucoup de fluidité. Il a aussi beaucoup de vocabulaire. Il est très facile à comprendre.

Sur le site du CIEP, il est expliqué que l’utilisateur de la langue au niveau C1 est autonome. Il est capable d’établir une communication aisée et spontanée. Il possède un répertoire lexical large et peut choisir une expression adéquate pour introduire ses commentaires. Il produit un discours clair, bien construit et sans hésitation qui montre l’utilisation maîtrisée des structures.

Je ne suis pas fan des examens en général. Je les trouve injustes. Mais j’aime aider les étudiants à préparer les examens. Je trouve la préparation très intéressante, particulièrement quand les étudiants se donnent assez de temps pour préparer.

Deux semaines de préparation, c’est suffisant seulement pour les étudiants qui ont déjà le niveau et qui ont juste besoin de s’entraîner un peu pour bien comprendre le format de l’examen. Sinon, je ne suis pas une magicienne. Si vous n’avez pas le niveau deux semaines avant l’examen, vous ne l’aurez pas le jour de l’examen.

Si l’on se base sur le tableau du CIEP, 850 à 900 heures sont nécessaires pour parvenir au niveau C1. Ce n’est qu’une estimation. Certains étudiants y parviendront plus vite, d’autres auront besoin de plus de temps. Mais si l’on compte un peu et que l’on suppose qu’un étudiant étudie 4 heures par semaine toute l’année, sans faire de pause (j’en connais peu qui arrivent à maintenir ce rythme), on arrive à 208 heures à la fin de l’année. Au bout de 4 ans, il en sera à 832 heures. Pour un étudiant qui n’étudie que 2 heures par semaines, il faudra donc 8 ans et quelques pour atteindre les 850 heures.

Le niveau C1 est un niveau très gratifiant. Il représente beaucoup de travail et beaucoup de temps et j’aimerais que les étudiants s’en rendent compte et le voient comme un défi à relever, peu importe le temps que cela pendra, plutôt que comme un bout de papier qui leur permettra de mettre sur leur CV qu’ils ont un niveau avancé de français. Pour certains, c’est la vérité. Pour d’autres, c’est plus ambigu.

Je discutais avec un collègue hier qui me disait que toute l’année, des étudiants viennent le voir en lui disant qu’il leur faut un niveau B2 dans 3 mois parce qu’ils ont décidé de faire un Erasmus en France. Ce sont en général de jeunes gens, étudiants universitaires, qui sont loin du niveau B2 et qui ne sont pas vraiment prêts à s’investir pour atteindre ce niveau. Ils pensent que prendre des cours de B2 sera suffisant. Mais même avec le meilleur prof du monde, si l’étudiant ne s’investit pas et ne fournit pas de travail personnel sérieux, on ne passe pas du A2 au B2 en allant en cours deux heures par semaine et en n’étudiant pas en dehors des cours.

Moi, je suis vraiment perplexe face à ce comportement et je tiens à dire ici que je préfère, de loin, travailler avec des étudiants qui s’investissent et qui veulent vraiment atteindre un certain niveau plutôt qu’obtenir un bout de papier. Avis aux candidats de la prochaine session…

Préparer le DALF

On est au mois de juin et un peu partout dans le monde, les examens du DELF et du DALF approchent et les candidats paniquent, ce qui me laisse toujours un peu perplexe.

A chaque session, je suis contactée par des étudiants qui semblent se rappeler au dernier moment s’être inscrits à l’examen et se rendent compte qu’ils ne savent pas vraiment en quoi consiste l’examen et qu’ils n’ont pas vraiment pratiqué leur français ces derniers mois. La majorité de ces étudiants souhaitent passer le C1.

Le C1 de français n’est pas un examen facile et on ne devrait pas s’y présenter sans préparation, même si l’on parle bien français. Si l’on n’a pas les moyens de payer des cours avec un prof et qu’on sait faire preuve d’un minimum de discipline, on peut s’y préparer seul. Il y a beaucoup de ressources disponibles en librairie ou en ligne.

Il y a de nombreuses années, j’ai moi-même préparé le C2 d’anglais. Je parlais très bien anglais mais je savais qu’il fallait que je comprenne le format de l’examen pour être à l’aise le jour J. J’ai acheté des livres et j’ai planché tous les soirs après le travail pendant trois mois. Je vivais en Suisse à l’époque et les cours de préparation étaient beaucoup trop chers pour moi. Je me sentais capable de me préparer toute seule et je n’ai eu aucune surprise le jour de l’examen. J’ai juste paniqué à l’oral, mais ce n’était pas par manque de préparation, et j’ai quand même eu une très bonne note sur l’ensemble de l’examen.

Il est très important de se préparer adéquatement avant de se présenter à l’examen. Il faut en connaître le format, le nombre d’épreuves, en quoi consiste chaque épreuve et être conscient de ce que signifie chaque niveau.

D’après le conseil de l’Europe, l’étudiant de niveau C1 peut comprendre une grande gamme de textes longs et exigeants, ainsi que saisir des significations implicites. Il peut s’exprimer spontanément et couramment sans trop apparemment devoir chercher ses mots. Il peut utiliser la langue de façon efficace et souple dans sa vie sociale, professionnelle ou académique. Il peut s’exprimer sur des sujets complexes de façon claire et bien structurée et manifester son contrôle des outils d’organisation, d’articulation et de cohésion du discours. (https://www.coe.int/fr/web/common-european-framework-reference-languages/table-1-cefr-3.3-common-reference-levels-global-scale)

On est souvent plus à l’aise dans une épreuve que dans les autres et on peut souvent compter là-dessus pour réussir l’examen. Si l’on comprend tout mais qu’on n’est pas très à l’aise en production, on peut facilement obtenir 50%. Tant qu’on obtient un minimum de 5 points dans chaque épreuve, on peut obtenir l’examen avec 20/25 en CO, 20/25 en CE, 5/25 en PE et 5/25 en PO.

Certains étudiants ont besoin du diplôme pour des raisons professionnelles ou pour pouvoir étudier en France. D’autres ont envie de valider leur niveau et se lancent un défi personnel en préparant le DALF. Il y a diverses raisons pour passer cet examen qui sont toutes aussi valides les unes que les autres. Cependant, en tant que prof, je trouve beaucoup plus intéressant de travailler avec des étudiants qui ont vraiment le souci de progresser et d’améliorer leur français. Une ou deux semaines avant l’examen, je peux donner des conseils méthodologiques, mais on ne passe pas du niveau B2 au niveau C1 en 15 jours. On ne comble pas ses lacunes en grammaire en une semaine. L’apprentissage d’une langue demande du temps. Obtenir le C1 avec 50 points ne signifie pas du tout la même chose que l’obtenir avec 80 points.

Une des étudiantes qui m’a le plus surprise ces derniers mois, c’est Katie. Elle m’a contactée deux ou trois mois avant de passer l’examen, ce qui est à mon avis une période raisonnable pour préparer un examen dont on pense avoir le niveau. Son écrit m’a tout d’abord laissée sceptique. Puis je lui ai parlé et sa façon de s’exprimer et son attitude m’ont fait reconsidérer ce que j’avais pensé initialement. Elle a énormément travaillé pendant les semaines qui ont précédé l’examen, elle s’est préparée avec des sujets de DALF, elle a préparé des exposés pour l’épreuve de PO sur divers sujets, elle a écrit des synthèses et des essais, elle a pris en compte mes remarques et est restée concentrée sur son but. Je crois qu’on s’est vues quatre fois la semaine avant les épreuves écrites, puis une heure avant son oral et je n’avais plus aucun doute à ce moment-là. Elle a obtenu une très bonne note et je n’étais pas surprise. Elle continue à étudier car elle sait qu’une langue, ça s’entretient si on ne veut pas la perdre et de plus, on ne peut jamais vraiment arrêter d’apprendre. J’ai obtenu mon C2 d’anglais il y a plus de 10 ans, et je sais que mon anglais est bien meilleur aujourd’hui qu’il l’était alors, et j’apprends régulièrement de nouveaux mots, de nouvelles expressions en lisant beaucoup en anglais, en écoutant des podcasts ou en regardant des films et des séries. 

Tout ça pour dire que pour préparer le DALF, il faut se donner du temps pour bien se préparer (surtout si on est du genre à stresser en situation d’examen) et que pour parler et comprendre une langue à un niveau avancé, il faut la pratiquer régulièrement !

Le passé simple

C’est le passé littéraire, celui que l’on retrouve dans les livres, tant classiques que contemporains. Même les livres pour enfants utilisent parfois le passé simple. Si l’on a l’intention de lire en français, il est donc important de le reconnaître et de le comprendre, ce qui, à mon avis, n’est pas trop difficile si l’on connaît bien les autres temps et que l’on reconnaît les radicaux des verbes avec aisance.

Pour les verbes du premier groupe, les terminaisons sont toujours les mêmes :

PARLER : je parlai, tu parlas, il parla, nous parlâmes, vous parlâtes, ils parlèrent

Pour les verbes du deuxième groupe, les terminaisons sont toujours les mêmes (et le singulier est semblable au présent)  :

FINIR : je finis, tu finis, il finit, nous finîmes, vous finîtes, ils finirent

Pour les verbes du troisième groupe, ça varie. Certains ont les mêmes terminaisons que les verbes du deuxième groupe, comme VENDRE (je vendis, tu vendis, il vendit, nous vendîmes, vous vendîtes, ils vendirent), d’autres se conjuguent avec la voyelle U, comme VOULOIR (je voulus, tu voulus, il voulut, nous voulûmes, vous voulûtes, ils voulurent), et d’autres (moins nombreux), comme VENIR, se conjuguent ainsi : je vins, tu vins, il vint, nous vînmes, vous vîntes, ils vinrent.

Être et avoir sont irréguliers et se conjuguent ainsi :

  • ÊTRE : je fus, tu fus, il fut, nous fûmes, vous fûtes, ils furent
  • AVOIR : j’eus, tu eus, il eut, nous eûmes, vous eûtes, ils eurent

Si vous aimez The Onion…

… vous aimerez sûrement Le Gorafi, dont le slogan est “toute l’information selon des sources contradictoires“.

Sur le même ton parodique que The Onion,  des articles du Gorafi ont pourtant été pris au sérieux à plusieurs reprises et relayés par la presse traditionnelle française ou étrangère…

Pour celles et ceux qui aiment les parodies et l’humour absurde, ce site est un petit bijou. Pour ma part, je trouve les actualités déprimantes, et le journalisme moderne on ne peut plus oppressant. Je ne peux pas les éviter complètement, mais les jours de pluie, je ne lis que les articles du Gorafi !

Commencer à lire en français

Lire est une façon merveilleuse d’enrichir son vocabulaire tout en passant un bon moment. Il y a énormément d’écrivains francophones, pour tous les niveaux et pour tous les goûts.

Pour les étudiants intéressés par la littérature classique, la bibliothèque numérique de TV5 monde propose 500 livres à télécharger gratuitement, avec des auteurs tels que Flaubert, Stendhal, Hugo, Proust, Dumas, etc.

Cependant, tout le monde n’est pas fan de littérature classique et les étudiants ont souvent du mal à se plonger dans les classiques quand ils commencent à lire en français.

Quelque chose que je fais, en tant qu’étudiante de langues étrangères, c’est de lire les traductions de livres que je connais déjà bien. Le premier livre que j’ai lu en espagnol, c’est Harry Potter à l’école des sorciers. Et plusieurs de mes étudiants m’ont dit qu’ils l’avaient lu en français. On connaît l’histoire, c’est facile à lire et c’est satisfaisant de finir un livre dans une autre langue.

Pour ceux qui préfèrent lire des livres non traduits, Le Petit Prince est souvent le premier livre lu par les étudiants. Mais après, ils ne savent pas toujours vers quoi se tourner et on m’a souvent demandé si j’avais des livres à conseiller, des auteurs pas trop difficiles à lire, des livres pas trop épais…

Pour celles et ceux qui aiment les livres amusants et légers, je recommande les livres de Gilles Legardinier. J’en ai lu deux seulement, mais ils m’ont beaucoup amusée. Je les ai prêtés à des étudiantes qui les ont trouvés drôles et facile à lire : Demain j’arrête et Complètement cramé.

Pour celles et ceux qui aiment le suspense, l’intrigue, les histoires à rebondissements surprenants, je recommande Robe de marié, de Pierre Lemaître. Il m’a tenu en haleine tout un week-end. Je ne pouvais pas le lâcher. Testé sur une étudiante, il a eu le même effet !

Pour celles et ceux qui aiment s’interroger sur le sens et la valeur de la vie, je recommande un livre de Grégoire Delacourt, On ne voyait que le bonheur. C’est un autre livre que j’ai eu du mal à poser. Il m’a beaucoup émue et il est resté avec moi quelque temps après que je l’ai terminé.

Amélie Nothomb

C’est une auteure belge, pour ceux et celles qui n’ont jamais entendu parler d’elle. Wikipédia dit qu’elle a écrit 25 romans et une pièce de théâtre, en plus de contes, de paroles de chansons, de préfaces et d’articles. J’ai lu sa pièce de théâtre et 18 de ses romans. Je les ai tous aimés. Son style m’amuse beaucoup. Je la trouve facile à lire et ses livres sont assez courts dans l’ensemble, ce qui peut être intéressant pour un étudiant qui souhaite lire en français. J’ai adoré les livres plus ou moins autobiographiques dans lesquels elle parle du Japon, entre autres Stupeurs et tremblements et Ni d’Eve ni d’Adam. Elle en parle aussi dans Métaphysique des tubes et un peu dans Biographie de la faim.

Je l’ai découverte en 2001, en lisant Cosmétique de l’ennemi. J’ai aimé la noirceur du roman et le style de l’auteure. Je me souviens l’avoir prêté à une amie qui voulait arrêter de le lire avant de l’avoir fini, car elle le trouvait trop noir, mais que j’ai réussi à convaincre de continuer. Après l’avoir terminé, elle a reconnu que ça lui avait bien plu. Et moi, j’ai décidé de mettre la main sur tout ce qu’elle avait écrit avant. J’ai lu tous ses livres précédents, à part un, Péplum,  car le titre ne me donnait pas envie. Mais en lisant le résumé de l’histoire, j’ai maintenant envie de le lire. J’ai continué à lire presque tous ses livres au fur et  à mesure qu’ils sortaient, à part ces dernières années. Elle sort un livre par an et le dernier que j’ai lu, c’est celui de 2014, Pétronille, dans lequel elle boit beaucoup de champagne et parle d’amitié.

Elle donne des noms étranges à ses personnages. Elle paraît elle-même assez étrange et intrigante. Je l’aime beaucoup et je recommande à tous les étudiants qui ont envie de lire en français d’essayer un de ses livres. En plus de lire une histoire intéressante, vous apprendrez sans aucun doute du vocabulaire. Il y a souvent des dialogues dans ses livres, ce qui, à mon avis, rend la lecture plus facile quand on lit dans une langue étrangère.