Jeanne et le garçon formidable

C’est un film sorti en 1998, à une époque où je me posais beaucoup de questions existentielles. Je ne me rappelle pas si je l’avais vu à sa sortie, mais je me souviens qu’ils en parlaient à la télé et que j’étais fascinée par l’actrice, Virginie Ledoyen, que je trouvais magnifique et dont j’adorais la voix douce.

Je l’ai vu plusieurs fois depuis, sans être sure de quand était la dernière fois, et cette semaine, j’y ai repensé par hasard. Je ne sais pas ce qui m’y a fait penser, mais tout à coup, j’avais cette chanson dans la tête.

C’est une comédie musicale, mais je ne sais pas si comédie est vraiment juste car j’ai pleuré comme une madeleine à chaque fois que je l’ai vu. J’ai rigolé aussi, mais tout n’est pas drôle. C’est l’histoire de Jeanne, jeune femme en quête du grand amour qui collectionne les garçons en attendant de tomber sur le bon. Puis elle rencontre Olivier. Mais Olivier est malade.

Dans cette scène, il lui révèle sa maladie, en chanson évidemment. Il dénonce aussi un système qui exclut les personnes vulnérables. :

Que faire après le DALF ?

Si votre but est de maitriser le français à un haut niveau, vous savez déjà certainement qu’avoir obtenu le DALF ne signifie pas que vous avez atteint votre but. Si vous arrêtez vos études de français après avoir reçu votre diplôme, il y a de grandes chances que vous ne progressiez plus, voire que vous régressiez, au risque de tout oublier un jour. Si vous avez réussi le DALF avec 50 points, ce n’est pas la même chose que si vous en aviez obtenu 90. Si vous étiez super bien préparé·e, il est possible que vous ayez réussi grâce à vos compétences méthodologiques et pas tant grâce à vos compétences linguistiques.

Il fut un temps où je parlais bien italien. Je pense que j’aurais pu réussir l’examen C1 à l’époque. Je lisais en italien et je regardais des films sans sous-titres. Je parlais avec pas mal de fluidité et je pouvais écrire correctement. Cela fait à peu près 7 ans que je ne le pratique plus. Je comprends encore pas mal de choses, mais je suis incapable d’avoir une conversation en italien aujourd’hui. Et si je ne me remets pas à l’espagnol très vite, j’ai peur qu’il ne m’arrive la même chose. Je le pratique encore occasionnellement, mais depuis mon départ d’Espagne il y a bientôt un an, je l’ai très peu pratiqué. J’ai regardé quelques films et séries en espagnol, j’ai dû prendre deux cours, je n’ai lu aucun livre, peut-être un article ou deux, et j’ai échangé quelques textos avec une copine espagnole. Je me donne l’excuse que cette année d’adaptation a été assez difficile, mais il faudrait vraiment que je m’y remette avant que cela ne me demande trop d’efforts.

Je travaille avec plusieurs étudiantes que j’ai connues avant le DALF. J’aime beaucoup travailler avec des étudiant·es qui ont vraiment envie de maitriser la langue et pour qui le DALF n’est pas une fin en soi. Vivre ou passer une longue période dans un pays francophone peut faire une grande différence dans l’apprentissage d’une langue mais ce n’est pas suffisant.

Cela fait 10 mois que je vis en Thaïlande. Vous croyez que je parle thaï ? Vous vous tromperiez ! Je le parle probablement moins bien qu’à mon arrivée car j’ai arrêté les cours il y a 6 mois, quand ma prof est partie en congé maternité et je n’ai pas encore eu envie de les reprendre pour diverses raisons. J’ai essayé de parler aux gens d’ici mais comme personne ne me comprenait, j’ai abandonné. Je n’ai pas essayé de faire d’échange linguistique. Je ne regarde pas de programmes thaïs. Je n’écoute pas de musique thaïe. Bref, je ne fais rien de ce qu’il faudrait que je fasse pour développer mes compétences linguistiques. Après l’été, je change d’attitude, je me le suis promis !

Tout ça pour dire qu’il est très facile de vivre dans un pays et de ne pas parler la langue ou de comprendre la culture. J’ai eu des étudiantes ayant vécu à Genève plusieurs mois, voire plusieurs années, qui avaient un niveau de français très basique. J’ai connu des étudiantes qui vivaient en France et qui ne parlaient pas du tout français. J’en connais aussi qui vivent en France et qui progressent continuellement. Et d’autres qui ne vivent même pas en France mais qui m’impressionnent avec leur progrès constant et leur implication. Elles sont vraiment très inspirantes.

Tout est dans l’attitude et le temps que l’on est prêt·e à consacrer à la langue. Une fois le DALF en poche, C1 ou C2, il est essentiel de continuer à étudier. Il faut que le français fasse partie de votre vie quotidienne. Il faut revoir les règles de grammaire régulièrement, il faut lire, écrire, écouter la radio, des podcasts, regarder des films ou autres, parler (se parler à soi-même marche aussi s’il n’y a personne à qui parler), prendre des notes, observer, remarquer, se faire des listes, réutiliser les nouveaux mots, les nouvelles expressions, s’interroger, consulter des livres, lire des blogs, surfer sur Internet, et, si on peut se le permettre, prendre des cours n’est jamais superflu. Les livres, c’est bien, mais ça ne répond pas à tout. La radio, c’est bien, mais le français parlé est en général truffé de fautes grammaticales. Ou du moins, les codes de l’oral sont très différents des codes de l’écrit et la grammaire ne ressemble pas toujours à ce que vous avez appris. Ni la prononciation. Et un prof de temps en temps, ça permet de dissiper vos doutes. Trouvez un·e prof qui correspond à votre personnalité, au type d’apprenant·e que vous êtes et avec qui vous aurez plaisir à apprendre.

Mais surtout, ne pensez pas qu’avoir obtenu le DALF veuille dire que vous parlerez toujours français et le comprendrez toujours ! Le diplôme est valide à vie mais si vous ne continuez pas à étudier, un jour, vous pourriez avoir avec la même relation avec le français que moi avec l’italien. Tous ces efforts, toutes ces heures passées à étudier, pour qu’il en reste si peu, c’est un peu frustrant quand même !

Mon cœur mon amour

J’ai dû écouter beaucoup de musique qui date un peu dernièrement car YouTube m’a suggéré cette chanson cette semaine. Je ne l’avais pas écoutée depuis des années mais elle me fait toujours autant rigoler.

Elle contient surement du vocabulaire que vous ne connaissez pas. Par exemple, dans l’ordre de la chanson :

  • dégouliner
  • se faire des mamours
  • donner la becquée
  • donner la gerbe
  • ça me laisse le cul par terre
  • la mièvrerie
  • éclater son forfait
  • tout court

Olivia Ruiz

C’est une chanteuse que j’avais dans ma playlist en 2005, mais je ne la connais pas très bien. J’aime beaucoup sa voix pourtant. Je suppose qu’elle est plus discrète que d’autres et moins présente dans les médias, ce qui fait que j’y ai été peu exposée. Je ne connais pas son travail récent mais j’aime beaucoup cette chanson.

Franglais

Vous connaissez peut-être déjà Paul Taylor, humoriste anglais vivant en France qui fait des observations très justes sur la culture et la langue françaises.

La semaine dernière, il a mis en ligne son spectacle entier, à moitié en anglais et à moitié en français, avec des sous-titres dans les deux langues également.

Personnellement, il m’amuse beaucoup. J’adore ses réflexions sur la langue française et si vous vous intéressez à la culture française et trouvez le français un peu frustrant par moments, ce spectacle devrait beaucoup vous plaire.

Quand j’ai écrit ce post, le spectacle était disponible. Mais dans cette vidéo, Paul Taylor explique pourquoi il ne l’est plus mais qu’il le sera à nouveau en septembre :

Il a d’autres vidéos très drôles sur YouTube en attendant.

Drôle de vie

Je suis tombée sur cette chanson par hasard l’autre jour et je l’avais déjà entendue, mais je ne l’avais jamais vraiment écoutée. Je n’ai jamais vraiment aimé cette chanteuse. Pas la personne, je ne la connais pas. Mais quand j’étais ado, il y avait une chanson d’elle qui passait toujours à la radio et je la détestais. Je n’aimais pas la mélodie, je n’aimais pas la voix et je n’aimais pas le prénom de la chanteuse pour des raisons personnelles. Donc, je ne me suis jamais intéressée à ce qu’elle faisait d’autre. Mais j’ai écouté cette chanson en boucle un soir récemment et je l’adore. Alors je la partage ici et j’espère qu’elle vous plaira 🙂

Le Burger Quiz

Vraiment comprendre une langue et une culture qui ne sont pas les nôtres, c’est difficile. Tellement de facteurs entrent en jeu. Je pense que c’est impossible de comprendre tous les aspects d’une culture sans avoir vécu en immersion dans celle-ci. Et même après des années d’immersion, il y aura toujours des détails qui nous échapperont et des références que nous ne comprendrons pas.

J’ai vécu de nombreuses années à Londres, j’ai épousé un Anglais, je parle et comprends très bien la langue depuis très longtemps, mais de temps à autre, il y a des blagues qui m’échappent, des références que je ne comprends pas, tout en ayant compris tous les mots. Ma vie en dehors du travail se déroule principalement en anglais. Je regarde plus de programmes télévisés, de films et de séries en anglais qu’en français, je lis plus en anglais qu’en français, je préfère l’humour anglophone (de très loin) à l’humour français, et pourtant, il y a des petits trous dans mes connaissances. Et il y en en aura toujours. Je les comble au fur et à mesure, mais je ne pourrai jamais avoir grandi en Angleterre. Quoi que j’apprenne, j’aurai toujours grandi en France. Et l’humour français me fait peu rire en général, à quelques exceptions près. Toutefois, je comprends toutes les références. Même quand je ne rigole pas.

Aujourd’hui, je veux vous parler d’un programme télévisé français que je trouve super drôle. Déjà, c’est un programme qui est sorti quand je vivais encore en France, en 2001, créé par un Français, Alain Chabat, qui est une référence de l’humour pour ma génération. C’est de l’humour complètement farfelu, et ça m’amuse beaucoup. Quand j’étais plus jeune, Chabat faisait partie d’un groupe, Les Nuls, que je trouvais hilarants. En 1994, ils avaient écrit et joué dans un film, devenu culte pour toute une génération : La cité de la peur. La bande-annonce me fait encore rire. Mais il est possible que de votre côté vous ne trouviez pas ça si drôle que ça.

Le Burger Quiz, avait duré un an à la télé, ma dernière année en France, puis s’était arrêté. Et il a repris l’année dernière, ce que j’ai découvert il y a quelques mois seulement, grâce à une personne qui met tous les épisodes en ligne sur YouTube ! De temps en temps, je regarde un épisode et je me marre. Mais je ne l’ai encore jamais recommandé à mes étudiantes pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le langage utilisé est très familier, voire vulgaire, et ça ne plaît pas à tout le monde. En général, je ne suis pas fan de vulgarité, mais le ton sur lequel tout est dit est tellement troisième degré, tout est tellement absurde que rien ne me paraît réellement vulgaire. Pour moi c’est une évidence, mais si le français n’est pas votre langue maternelle, il est possible que vous ne saisissiez pas le troisième degré. Je ne sais pas en fait. Donc, dans le doute, je me suis abstenue jusqu’ici. Ce n’est pas fait pour choquer. C’est fait pour divertir. Et ça marche pour moi. Mais la raison principale pour laquelle je ne parle pas de ce programme à mes étudiantes, c’est que je ne suis pas sûre qu’elles trouveraient ça drôle comme moi je trouve ça drôle. Les références sont tellement franco-françaises que si l’on ne connaît pas très bien la culture, je pense qu’il est difficile d’apprécier ce qu’on entend à sa juste valeur.

Cependant, si vous avez un niveau avancé, que vous n’êtes pas contre l’humour absurde, cela pourrait être un exercice de compréhension orale intéressant. De plus, vous pourriez découvrir des célébrités françaises (il y en a 5 par épisodes) et développer vos connaissances de la culture française, tout en développant votre vocabulaire familier et autre. Parfois, ils parlent de façon soutenue aussi !

Le jeu se déroule en trois parties durant lesquelles deux équipes s’affrontent : l’équipe mayo et l’équipe ketchup. 2 candidats par épisodes. Il y a une épreuve au début, plus ou moins juste et toujours farfelue, pour permettre à un des candidats de prendre la main. Chaque candidat est assisté par deux personnes célèbres et ils doivent répondre à des questions toutes plus loufoques les unes que les autres. Tout ça dans une ambiance très détendue. Personne ne se prend au sérieux, et je crois que c’est ça qui me plaît vraiment. Les Français ont tellement tendance à se prendre la tête sur tout, à tout prendre au sérieux. Ils ne sont pas le peuple le plus détendu au monde. Ils peuvent être tellement négatifs et pessimistes. Mais quand on regarde le Burger Quiz, on oublie ça ! Ce programme, c’est un OVNI, et je le recommande vivement contre la morosité. J’aimerais bien savoir s’il y a des personnes n’ayant pas grandi ou vécu en France et n’ayant pas le français comme langue maternelle qui trouve ce programme hilarant !

Dernier épisode mis en ligne à ce jour :

Carla Bruni

J’ai commencé à écouter Carla Bruni avant qu’elle ne devienne la femme de Sarkozy. Je vivais en Suisse à l’époque et je passais beaucoup moins de temps sur Internet que maintenant, alors je ne me rappelle pas exactement où je l’ai entendue pour la première fois, mais je sais que c’était avec la chanson Quelqu’un m’a dit que j’avais trouvé super belle. Elle est beaucoup moquée par les médias français pour ne pas avoir de voix, mais moi je la trouve superbe sa voix !

Je l’ai beaucoup écoutée l’année 2006. Je l’écoutais en boucle en fait. Sur mon lecteur mp3 de l’époque. Et la chanson que j’aimais le plus, c’était celle-ci :

Série : Osmosis

Hier soir, j’ai regardé les deux premiers épisodes d’une nouvelle série française qui s’appelle Osmosis. Sur Netflix bien sûr.

J’avais envie que ça me plaise. Je voulais vraiment en dire du bien. Et avoir une série de plus à recommander à mes étudiantes. Mais le fait est que je me suis pratiquement endormie tellement c’était lent et qu’il y avait peu de dialogues. Je regarde toujours les séries et films français avec un cahier et un crayon pour prendre des notes quand j’entends des expressions intéressantes, qu’à mon avis mes étudiantes avancées ne connaissent pas. Ça me donne des idées. J’ai noté un mot en deux épisodes…

J’aime quand les dialogues sont riches et intelligents. Là, j’ai envie de dire pfffff. Je n’ai vraiment pas accroché. J’aime bien la science-fiction dystopique, et j’avais adoré Transferts, que j’ai regardé deux fois en une semaine le mois dernier, car je trouvais le thème, aussi bien que les dialogues, très intéressant.

Là, on nous parle d’une application qui permet de trouver l’âme sœur mais pour que ça marche, il faut avaler un implant. Les concepteurs de l’application ont accès à votre cerveau une fois que vous êtes implanté et je n’ai pas très bien compris sur quoi ils se basaient pour déterminer quelles personnes étaient des âmes sœurs. Si comme moi vous ne croyez pas aux âmes sœurs, vous aurez probablement du mal à être emballé par l’histoire. Par ailleurs, 7 milliards de personnes sur Terre, et les premiers implantés trouvent tous leur âme sœur dans la ville où ils vivent ? Hmmm…

L’histoire se passe évidemment dans le futur, mais c’est un futur assez bizarre. Je ne connais pas très bien Paris, mais les quelques images qu’on en voit laissent paraître une ville assez déserte. J’ai trouvé super difficile de rentrer dans l’histoire. J’ai persisté avec le deuxième épisode, mais j’ai trouvé tout ça trop brouillon et n’ayant pas beaucoup de sens, alors j’ai arrêté. J’étais à moitié endormie et j’ai considéré aller me coucher mais il était encore assez tôt, alors je me suis dit que j’allais pratiquer mon espagnol pour voir si je comprenais encore quelque chose. J’ai regardé deux épisodes d’une série mexicaine et celle-ci, je vais la continuer ! Beaucoup plus captivante que la série française, avec énormément de dialogues, et je comprends toujours l’espagnol, hourra ! Elle s’appelle La casa de las flores, si vous étudiez aussi l’espagnol. 🙂