Série : Osmosis

Hier soir, j’ai regardé les deux premiers épisodes d’une nouvelle série française qui s’appelle Osmosis. Sur Netflix bien sûr.

J’avais envie que ça me plaise. Je voulais vraiment en dire du bien. Et avoir une série de plus à recommander à mes étudiantes. Mais le fait est que je me suis pratiquement endormie tellement c’était lent et qu’il y avait peu de dialogues. Je regarde toujours les séries et films français avec un cahier et un crayon pour prendre des notes quand j’entends des expressions intéressantes, qu’à mon avis mes étudiantes avancées ne connaissent pas. Ça me donne des idées. J’ai noté un mot en deux épisodes…

J’aime quand les dialogues sont riches et intelligents. Là, j’ai envie de dire pfffff. Je n’ai vraiment pas accroché. J’aime bien la science-fiction dystopique, et j’avais adoré Transferts, que j’ai regardé deux fois en une semaine le mois dernier, car je trouvais le thème, aussi bien que les dialogues, très intéressant.

Là, on nous parle d’une application qui permet de trouver l’âme sœur mais pour que ça marche, il faut avaler un implant. Les concepteurs de l’application ont accès à votre cerveau une fois que vous êtes implanté et je n’ai pas très bien compris sur quoi ils se basaient pour déterminer quelles personnes étaient des âmes sœurs. Si comme moi vous ne croyez pas aux âmes sœurs, vous aurez probablement du mal à être emballé par l’histoire. Par ailleurs, 7 milliards de personnes sur Terre, et les premiers implantés trouvent tous leur âme sœur dans la ville où ils vivent ? Hmmm…

L’histoire se passe évidemment dans le futur, mais c’est un futur assez bizarre. Je ne connais pas très bien Paris, mais les quelques images qu’on en voit laissent paraître une ville assez déserte. J’ai trouvé super difficile de rentrer dans l’histoire. J’ai persisté avec le deuxième épisode, mais j’ai trouvé tout ça trop brouillon et n’ayant pas beaucoup de sens, alors j’ai arrêté. J’étais à moitié endormie et j’ai considéré aller me coucher mais il était encore assez tôt, alors je me suis dit que j’allais pratiquer mon espagnol pour voir si je comprenais encore quelque chose. J’ai regardé deux épisodes d’une série mexicaine et celle-ci, je vais la continuer ! Beaucoup plus captivante que la série française, avec énormément de dialogues, et je comprends toujours l’espagnol, hourra ! Elle s’appelle La casa de las flores, si vous étudiez aussi l’espagnol. 🙂

Stress et examen

Cela fait quelques années que j’aide les étudiants à se préparer pour les examens du DELF et du DALF, et depuis que je suis examinatrice certifiée, j’ai très majoritairement travaillé avec des candidates au DALF C1. Nationalités diverses, histoires personnelles et expériences différentes, certaines vivaient en France ou avaient vécu en France, d’autres n’y avaient jamais mis les pieds. Certaines avaient besoin du diplôme pour pouvoir candidater à un programme universitaire en France, d’autres voulaient le passer pour se prouver qu’elles avaient atteint un certain niveau. Certaines avaient un niveau vraiment avancé (linguistique et culture), d’autres avaient un niveau de connaissances un peu plus faible. Ce qu’elles avaient toutes en commun : le stress !

Je pense qu’il est tout à fait normal de stresser pour un examen, mais le niveau de stress que génère le DALF est assez incroyable. Quelques-unes de ces candidates stressaient à un niveau raisonnable, de mon point de vue, mais c’était une toute petite minorité. La plupart étaient au bord de la panique. Plusieurs étaient tellement stressées qu’elles fondaient parfois en larmes pendant les cours de préparation car la pression qu’elles ressentaient était trop intense. J’essaie toujours de donner un feedback honnête et constructif, mais je ne pense pas être effrayante au point de faire pleurer les gens !

À la dernière session d’examen, le mois dernier, un de mes amis se présentait au DALF C1. Langue maternelle espagnole. Il a vécu en France pendant huit ans quand il était plus jeune. Je l’ai connu à Londres et on a toujours parlé français ensemble. Il a des amis français à Londres avec lesquels il parle français. Il a une connexion avec la langue et la culture depuis très très longtemps. Et quand il m’a dit qu’il avait décidé de passer le C1, je lui ai dit de bien se préparer car la méthodologie est importante mais que je n’avais aucun doute qu’il le réussirait. Cet ami a plus de 40 ans.

Une semaine avant l’examen (pour lequel il se préparait seul), il me contacte pour me dire qu’il pense ne pas s’y présenter car il est persuadé qu’il va échouer, c’est trop difficile, son français n’est pas assez bon, ça ne sert à rien. J’ai un peu rigolé, car je sais que son français est très bon et qu’il est impossible qu’il échoue. Bien sûr, vu qu’il vit à Londres depuis des années maintenant, son français n’est plus aussi précis qu’il l’était quand il vivait en France et quand il écrit, il fait des fautes d’orthographe car ce n’est pas une compétence qu’il pratique régulièrement. Mais il ne fait pas plus de fautes que certains Français. D’ailleurs, il en fait moins que beaucoup d’entre eux.

On s’est appelés sur Skype, on a discuté un peu et il m’a présenté l’introduction d’un exposé de PO qu’il avait commencé à préparer. C’était excellent. Méthodologiquement parfait et plein de vocabulaire avancé. Je lui ai dit qu’il n’avait aucun souci à se faire et qu’il fallait qu’il arrête de flipper comme ça. Après l’épreuve de PO, il m’a envoyé un message pour me dire que ça s’était bien passé, et après les épreuves collectives, la même chose ! Je suis sûre qu’il aura une très bonne note.

Mais j’ai pris conscience de quelque chose grâce à lui : cet examen rend les gens fous !

C’est un examen difficile, c’est vrai, et c’est pourquoi il est important de s’y présenter quand on a vraiment le niveau. Si l’on a tendance à stresser facilement et que l’on n’a pas un besoin urgent d’obtenir le diplôme, il faut prendre le temps de se préparer. Ce qui ne veut pas dire faire des examens blancs toutes les semaines, mais continuer à étudier le français avec régularité. Lire, écrire, écouter, parler, s’intéresser à la culture, enrichir son vocabulaire, perfectionner sa grammaire, prendre conscience de ses faiblesses et essayer de s’améliorer. Être actif dans son apprentissage. Être en contact régulier avec la langue. Développer ses connaissances en méthodologie de l’écrit et de l’oral et en argumentation.

Si vous voulez étudier en France et que vous avez besoin du C1 pour pouvoir vous inscrire à la fac, vous pouvez le réussir avec une bonne préparation même si votre niveau n’est pas exactement ce qu’il devrait être, car la note finale est la moyenne des 4 épreuves et si vous êtes bon en compréhension, vous pouvez atteindre les 50 points nécessaires pour obtenir le diplôme sans obtenir de très bons résultats en PO et en PE. Mais si vous ne faites rien pour perfectionner votre français ensuite, vos études risquent d’être douloureuses.

Cependant, si vous êtes déterminé et discipliné, tout est possible. Une de mes étudiantes a fait exactement ça. Elle savait que son niveau n’était pas exactement ce qu’il devait être pour commencer un master en France, mais elle a préparé le C1 sérieusement pour pouvoir candidater. Elle l’a réussi avec une note moyenne. Puis elle a continué à étudier la langue. Moins d’un an après, elle a obtenu d’excellents résultats à ses partiels de master, et moi je parierais gros sur elle si elle se présentait au C2.

Si vous considérez passer le DALF, réfléchissez bien avant de vous lancer. Déterminez tout d’abord les raisons pour lesquelles vous le voulez, ce bout de papier, et demandez-vous si c’est une urgence absolue. Si vous le voulez pour avoir une ligne de plus à mettre sur votre CV, alors peu importe votre note finale. Mais si c’est un défi personnel ou parce que vous désirez étudier en France, visez haut ! Et continuez à étudier après l’examen, car une langue qui n’est pas pratiquée se perd avec le temps.

Et pour finir, je dirais qu’aucun examen ne vaut la peine qu’on se rende malade ! Ce n’est pas facile sur le moment, mais il faut aussi apprendre à prendre du recul. Étant moi-même de nature très anxieuse, je n’applique pas toujours ce que je préconise, évidemment, mais avec le recul, je sais que c’était complètement ridicule de stresser comme je le faisais pendant mon master. Du grand n’importe quoi !

Alors, avant de vous inscrire, soyez conscient que ce sera difficile, engagez-vous à travailler suffisamment pour atteindre vos objectifs, quels qu’ils soient, et promettez-vous de rationaliser et de prendre du recul.

7 jours sur la planète

Sur cette chaîne YouTube, vous pouvez trouver des vidéos en français, sous-titrées en français. Idéal pour pratiquer votre compréhension orale et l’écoute active.

Elle propose des interviews de moins 10 minutes sur des sujets variés : politique, société, culture, économie, éducation, histoire, écologie, sport, sciences, etc. Ces interviews ne concernent pas seulement le monde francophone. Il peut être question de racisme aux Etats-Unis, de femmes en Arabie Saoudite, ou de cannabis en Uruguay. Vous trouverez forcément quelque chose qui vous intéressera !

C’est toujours plus intéressant de travailler avec vidéos récentes, mais d’un point de vue linguistique, toutes ces vidéos valent la peine d’être regardées. Les sous-titres sont une béquille sur laquelle s’appuyer, mais vous n’êtes pas obligé de les lire. Prenez des notes sur ce que vous entendez et comme ce n’est jamais très long, vous pouvez les réécouter plusieurs fois.

La dernière personne interviewée est un politique, invité pour parler de démocratie et de souveraineté et présenter son livre, Imparfaites Démocraties.

L’humour sexiste

Selon notre culture et le pays où nous vivons, nous sommes confrontés au sexisme plus ou moins fréquemment. Dans toutes ses formes. Bien que je ne vive plus en France depuis de nombreuses années, j’ai gardé une certaine connexion avec le pays et la culture, en partie pour mon travail et aussi parce que j’ai des amis français, qui vivent en France et un peu partout dans le monde.

Après avoir rejeté tout ce qui était français pendant quelques années après mon départ, je me suis remise à écouter des émissions de radio françaises, je regarde des vidéos françaises en ligne, je lis des livres français, je lis les journaux français, je regarde des films français et j’essaie de me tenir au courant de ce qui s’y passe. Surtout pour le travail, mais aussi par curiosité. J’essaie de suivre l’évolution de cette culture qui me paraît parfois si étrangère et si familière à la fois.

Quand j’ai quitté la France, j’avais une multitude de raisons et je savais que je n’y revivrais jamais. Je ne savais pas ce que j’allais faire de ma vie, mais je savais que je ne voulais plus y vivre. Il y avait tellement de choses qui me déplaisaient que j’avais du mal à l’expliquer clairement aux autres. Bien sûr qu’il était préférable de vivre en France que dans des pays en guerre ou contrôlés par la mafia et les trafiquants de drogue, mais moi, j’étouffais en France. Et le sexisme ambiant était une de ces choses qui m’étouffaient horriblement.

Je vais généraliser ici, et bien sûr qu’ils ne sont pas tous pareils, mais de mon point de vue, l’homme français est très imbu de lui-même et quand il se comporte en gros lourd avec une femme, il pense qu’il est charmant et que s’il insiste, elle finira par être d’accord avec lui. Et il y a tous ces “humoristes” qui se trouvent hilarants en faisant des blagues sexistes pas du tout subtiles. Ils existaient alors et ils existent encore. Il suffit de voir tout ce que Brigitte Macron s’est pris dans la tête dès que son mari s’est retrouvé sur le devant de la scène. Et ça continue deux ans après. Puis il y a cette tribune ridicule publiée dans le Monde quand le mouvement #metoo a commencé. Je ne tenais pas ce blog à l’époque, mais mes étudiants en ont entendu parler ! J’étais furieuse ! Je me disais qu’il n’y a qu’en France qu’on ne veut pas voir la réalité en face et que des femmes écrivent dans un journal national pour défendre le droit des hommes à importuner les femmes. Où l’on pense que les frotteurs du métro, ce n’est pas un vrai problème. Où les médias défendent un agresseur sexuel (DSK, alors directeur du FMI et futur candidat à la présidentielle française), sous prétexte que c’est juste un Don Juan et que les Américains ne peuvent pas comprendre l’amour à la française. Aaaaaargh !

Je compare la France avec d’autres pays occidentaux seulement. Mais en même temps, je ne me suis jamais fait emmerder au Vietnam, au Cambodge ou en Thaïlande, comme j’ai pu me faire emmerder en France. Peut-être que le fait que je sois plus grande que la population locale aide, et bien que ce ne soit pas forcément des pays modèles en matière d’égalité, dans la sphère publique, je ressens une certaine sécurité que je ne ressentais pas et ne ressens toujours pas en France.

Ma perception de la France à travers mes amis, les podcasts, la radio, la télé, les journaux, les humoristes, et les quelques fois où j’y suis retournée (3 fois l’an passé quand même !) n’est toujours pas très positive. Il y a quelque chose de foncièrement dérangeant pour moi dans la mentalité française. Et j’en reparlerai sûrement un paquet de fois dans de futurs posts car la liste est longue et je ne sais pas si la journée suffirait à tout énumérer.

Mais cette semaine, j’ai écouté un épisode du podcast Les couilles sur la table, diffusé en février 2018, dans lequel Victoire Tuaillon interviewait Laurent Sciamma, humoriste dont je n’avais jamais entendu parler et dont j’aimerais entendre beaucoup plus parler ! Un homme qui reconnaît qu’il vit dans un monde dans lequel son statut d’homme (blanc) lui donne des avantages évidents et qui remet en cause l’ordre établi en se moquant gentiment du mâle alpha. Cela fait longtemps que les humoristes anglophones dénoncent le patriarcat, cela fait longtemps que le sexisme est mal vu dans le monde anglo-saxon (ce n’est pas pour ça qu’il n’existe pas, mais au moins, on le dénonce de plus en plus et de plus en plus fort) et j’espère que pour une fois, on n’attendra pas 10 ans pour faire comme les Américains et les Anglais !

Le podcast dure 38 minutes, si vous avez le temps. Et voici une petite vidéo de Laurent Sciamma qui se moque gentiment des réactions de certains hommes au mouvement #metoo :

Burn out

Non, ce n’est pas l’état dans lequel je me trouve ! C’est le titre d’un film français que j’ai regardé récemment sur Netflix quand j’étais malade.

Ce n’est pas un grand film avec un scénario extraordinaire, mais ça se regarde facilement et bien sûr, c’est intéressant au niveau linguistique. C’est une histoire de voyous, de drogue, de moto, etc. qui se passe en banlieue parisienne et la façon de parler des personnages est très familière. Vous entendrez des mots tels que bécane, came, taré, ordure, gerber, caillera (ça, c’est du verlan), condé, blaze, daron, etc.

Dans le contexte, on peut parfois deviner ce qu’ils signifient. Sinon, vous pouvez faire comme moi et prendre des notes pendant que vous regardez. Parfois, quand je suis assise, j’ai mon petit cahier, mais quand je regarde Netflix au lit ou allongée dans le canapé, je les note sur mon téléphone. Quand un mot vous interpelle, quand vous entendez une expression que vous ne connaissez pas, notez-la et cherchez sa signification plus tard.

Burn out, c’est l’histoire d’un jeune homme, Tony, passionné de moto qui espère devenir professionnel. Un type sympa. Et très mignon aussi. 🙂 Il a un fils mais il n’est plus avec la mère. Elle, elle a de mauvaises fréquentations et se retrouve dans une situation très dangereuse. Elle est menacée de mort par des trafiquants de drogue. Tony décide de l’aider et il se retrouve à devoir transporter de la drogue entre la France et les Pays-Bas à moto pendant deux mois.

Comme je l’ai dit plus haut, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, mais le film ne demande pas une activité cérébrale extrême, vous pouvez facilement vous concentrer sur la langue sans avoir à faire trop d’efforts pour comprendre l’histoire.

Donnez-vous un objectif avant de regarder le film. Cela peut être : apprendre 10/15/20 nouveaux mots, repérer 5 subjonctifs, repérer un certain type de structure grammaticale, repérer les liaisons, etc., selon votre humeur.

La glottophobie en France

Il y a quelques mois, je découvrais ce terme : glottophobie. Il avait fait l’actualité en France, lors d’un incident dont je parle brièvement dans ce post.

J’ai un peu changé d’opinion depuis. Comme sur beaucoup de choses en fait. Mon déménagement, ma nouvelle vie et le bazar que ça a été depuis le début, m’ont fait beaucoup réfléchir. Le fait que j’ai une vie sociale quasi inexistante m’a permis d’écouter beaucoup de podcasts et de lire beaucoup d’articles sur des sujets qui ont commencé à m’intéresser de plus en plus. J’ai toujours été sensible à la discrimination contre les femmes, à la façon dont on traite les handicapés, au racisme et à l’homophobie, mais je n’avais jamais vraiment pensé à toutes les autres sortes de discriminations qui existent. Étant une femme blanche et hétéro, née en occident, sans handicap visible, avec un corps qui correspond à la norme de ce qui est acceptable par la société patriarcale dans laquelle nous vivons, sans grave problème de santé mentale ou physique à part mes allergies alimentaires, sans accent régional ou autre signe particulier, les seules discriminations que j’ai subies et que je subis encore régulièrement sont dues au fait que je suis une femme (je laisse de côté le racisme dont je fais occasionnellement l’objet ici, parce que j’ai encore du mal à l’analyser). Et cela me met dans une colère folle à chaque fois. Alors je suis de plus en plus consciente que si en plus d’être femme, on est noire et/ou homosexuelle, et/ou grosse, et/ou handicapée, etc, la vie doit être vraiment super frustrante et je pense que je ne peux même pas comprendre entièrement ce que vivent et ressentent ces femmes.

Alors maintenant, quand j’entends parler de discrimination, quelle qu’elle soit, je ne veux plus penser qu’on fait une montagne de tout pour pas grand-chose. Parce que même si la glottophobie concerne un nombre réduit de personnes, elle en concerne assez pour qu’on en parle. Et d’ailleurs, même si cela ne concernait qu’une personne, il faudrait quand même en parler ! C’est une véritable discrimination qui a longtemps été socialement acceptable. Jusqu’à récemment, c’était acceptable de refuser d’offrir un emploi à quelqu’un à cause de son accent. C’était socialement acceptable de se moquer de quelqu’un à cause de son accent ou de lui faire des commentaires désobligeants.

J’ai écouté un podcast super intéressant cette semaine sur ce thème, que je vous recommande vivement d’écouter : Programme B épisode 89, Glottophobie, façons de parler.

Pratiquer le français avec un MOOC

Avez-vous déjà essayé de suivre un MOOC ? Savez-vous ce qu’est un MOOC ? C’est un Massive Open Online Course, autrement dit un cours diffusé sur Internet ouvert à tous.

Il y en a de nombreux en français et pour celles et ceux qui ont le temps, cela peut être un moyen amusant et différent de pratiquer le français tout en apprenant autre chose, et particulièrement de développer son vocabulaire dans un domaine spécifique.

Je dois avouer que je me suis inscrite à plusieurs MOOCs ces dernières années et que je n’ai en fait jamais trouvé le temps de pouvoir les suivre quand ils commençaient. À chaque fois, il y avait quelque chose qui m’empêchait de trouver quelques heures par semaine à dédier au cours. C’est dommage et j’espère pouvoir en faire l’expérience un jour, mais si vous avez un peu de temps et que vous comptez ces heures comme des heures d’étude du français, cela pourrait être un exercice intéressant.

Sur ce site, vous pouvez trouver des MOOCs dans plus de 40 domaines, du droit aux sciences, en passant par les langues et l’histoire, la santé et le développement durable, entre autres, proposés par diverses universités.

La semaine prochaine, vous pourriez commencer un cours sur le gaspillage alimentaire ou apprendre à tourner et monter un reportage pro avec votre smartphone. La semaine suivante, vous pourriez suivre un cours sur les mutations territoriales ou les concepts et méthodes en épidémiologie. Au mois de mai, vous pourriez étudier les défis et enjeux de la cybersécurité ou suivre un cours sur le tourisme ou la mode. Les possibilités sont multiples !

Transferts : série de science-fiction

Récemment, j’ai dû m’arrêter de travailler un peu à cause d’une grippe horrible et je ne pouvais pas faire grand-chose de plus que de rester allongée au lit ou sur le canapé à regarder Netflix. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps devant After Life, la nouvelle série de Ricky Gervais, que je recommande à tout le monde (mais c’est en anglais). Et j’ai regardé deux fois les six épisodes de Transferts, série française de 2017 dont je n’avais jamais entendu parler avant de la découvrir sur Netflix ! J’ai regardé une fois toute seule quand j’étais fiévreuse, et une deuxième fois parce que je voulais absolument que mon mari la regarde aussi. Et aussi parce que l’acteur principal est canon et que j’avais bien envie de repasser six heures à l’admirer 🙂

C’est une série qui m’a fait beaucoup réfléchir. Si vous me connaissez un peu, vous savez que j’ai une certaine fascination pour les dystopies et cette série était donc faite pour me plaire.

C’est l’histoire d’un homme, Florian, qui se retrouve dans le coma pendant cinq ans et se réveille dans le corps d’un autre et dans un monde qui a connu tellement de changements que Florian ne comprend rien à ce qui lui arrive au départ. Les avancées scientifiques ont permis de découvrir que l’esprit pouvait être séparé du corps et transféré dans un autre corps. Les transferts thérapeutiques ont été légaux pendant quelque temps puis sont devenus illégaux à cause de complications. Les thèmes abordés sont multiples et on peut facilement faire des parallèles avec l’actualité de notre monde.

Florian se retrouve dans le corps de Sylvain Bernard, un policier de la brigade anti-transferts et ne doit révéler sa véritable identité à personne tout en essayant de faire sens d’un monde qu’il ne reconnaît pas mais où la corruption a toujours une place de choix.

Cette série vous permet de pratiquer votre compréhension orale pendant six heures et vaut vraiment la peine d’être vue !

Karin Clercq

J’ai lu un article parlant de cette artiste belge cette semaine qui m’a donné envie de l’écouter. Apparemment, elle a été prof de français un an à Bangkok il y a plus de 20 ans. Mais surtout, c’est une artiste qui évolue dans le monde du théâtre et de la musique et ce que j’ai écouté m’a beaucoup plu. En particulier cette chanson.