Série : Dérapages

J’ai regardé cette série sur Netflix récemment, d’une seule traite car je voulais vraiment savoir ce qui allait se passer après chaque épisode.

C’est une série adaptée d’un livre de Pierre Lemaitre, auteur dont j’ai lu deux livres qui m’avaient beaucoup plu et que j’avais eu du mal à poser. Il sait tenir ses lecteurs en haleine !

Le scénario peut paraitre un peu tiré par les cheveux, mais les thèmes évoqués restent bien ancrés dans la réalité. On a Alain, cinquantenaire qui a perdu son emploi de directeur des ressources humaines quelques années auparavant à cause de son âge, et qui s’est retrouvé obligé d’exercer des petits boulots dans lesquels il est parfois humilié par ses supérieurs. Il a sombré dans la déprime, il s’inquiète constamment de savoir s’il va pouvoir payer ses factures et garder son appartement. Jusqu’au jour où une opportunité de travail se présente. Ce qu’il doit faire pour obtenir ce travail est un peu hors normes. Il doit participer à une simulation de prise d’otages, dans laquelle les otages ne sont pas conscients qu’il s’agit d’une mise en scène. Alain a tellement envie de croire à cette chance qu’il prend des décisions irrationnelles pour se préparer à cet entretien et tout finit par déraper.

Dans le rôle principal, on retrouve Eric Cantona, ancien footballeur devenu acteur. Meilleur acteur que beaucoup d’acteurs en fait !

J’ai été agréablement surprise par le jeu des acteurs dans l’ensemble. Suzanne Clément, qui joue sa femme, est très bonne aussi.

Je l’ai regardé avec les sous-titres français et ils correspondent à ce qui est dit par les personnages.

Un bonne série pour pratiquer votre français !

Récit d’une étudiante qui a réussi le DALF C1

Récemment, une de mes chères étudiantes avait préparé une PO pour son cours de français et je l’ai trouvée super. L’exposé était très clair et très bien organisé, agréable à écouter, et Lucy paraissait très à l’aise, comme si elle avait fait cela toute sa vie. Cependant, quand je l’ai connue, elle n’était pas aussi à l’aise que ça. Elle était en pleine préparation du DALF C1 et elle ressentait une pression qu’elle ne ressent plus à présent. Je lui ai donc demandé si elle accepterait d’écrire un texte pour parler de son expérience de l’examen et donner quelques conseils aux futur.e.s candidat.e.s. Malgré son stress, elle l’a réussi avec un très bon score. Et elle continue à perfectionner son français au quotidien. Voici son récit :

Il pleuvait lorsque j’ai quitté le bureau à midi pile pour aller à l’Institut Français. J’avais l’estomac noué et les mots “pourquoi, mais vraiment pourquoi ?” qui tournaient sans cesse dans ma tête. Deux heures plus tard j’étais dans une pièce sombre avec deux autres étudiants et une surveillante qui, sans dire un mot, m’a donné un choix de trois dossiers sur des sujets variés, le stimulus pour la production orale. Le lendemain j’y suis retournée pour un examen de quatre heures et demie. Le soleil brillait ; j’avais toujours l’estomac noué. Pourquoi, mais vraiment pourquoi ?

Trois ans plus tôt j’avais décidé de passer l’examen du DELF B2 – pour me prouver à moi-même, et aux autres, que j’en étais capable. Lors de mes préparations pour passer le DELF B2, je suis tombée amoureuse non seulement de la langue mais également du processus d’apprentissage. J’ai découvert que je pense différemment en français, que j’écris avec un plaisir qui me manque en anglais – même si jusqu’à présent je ne réussis guère à m’exprimer avec l’élégance, la légèreté et la simplicité que je recherche. Lire des romans ou des articles en français me fait plaisir ; écouter des podcasts français ouvre un nouveau monde dans lequel je plonge avec enthousiasme. En apprenant le français, je m’échappe et je me découvre, j’échappe au quotidien et je le découvre.

Cependant, la question se pose toujours : pourquoi passer l’examen du DALF C1 ? En fait, je n’avais aucune raison pour le faire : je n’avais pas besoin d’une attestation ni pour étudier ni pour travailler et il y avait peu de chances que je déménage en France. Donc, pourquoi me soumettais-je à la torture d’un examen qui, tout le monde s’accorde là-dessus, pose un grand défi, même pour ceux qui s’immergent chaque jour dans la langue ? J’ai besoin de défis ? Peut-être. Je suis masochiste ? Sans doute !

Franchement, je ne sais toujours pas pourquoi. Sauf que, pensais-je, peut être que le but de passer un examen exigeant me forcerait à prendre mes études de français au sérieux, à voler un peu de temps au quotidien pour l’étudier.

Étant donné que je n’ai jamais vécu en France, comment me suis-je préparée pour passer – et réussir – l’examen ? Puis, maintenant, comment va la continuation de mes études ? Ce que j’ai appris après avoir réussi le DALF C1, c’est qu’il y a encore beaucoup à apprendre, il y a encore plus à améliorer – et il y a beaucoup de choses que j’oublierais si je ne continuais pas à les pratiquer ! En fait, je dirais que plus j’apprends, plus je me rends compte de tout ce qu’il reste à apprendre !

Tout d’abord, j’ai suivi un cours qui vise à aider les étudiants à préparer cet examen. (Je n’avais pas encore eu la chance de tomber sur le site web de Manon ! Heureusement, je l’ai trouvé juste avant l’examen et j’ai vraiment mis à profit les deux cours durant lesquels j’ai pratiqué la production orale.) Selon moi, il est essentiel d’en suivre un car les quatre épreuves sont très particulières, voire bizarres pour les apprenant·e·s ! De plus, je suis une étudiante qui apprend quelque chose en le pratiquant. Mémoriser du vocabulaire et comprendre les règles de grammaire, sans les utiliser, c’est presque impossible pour moi.

Je veux discuter ici principalement les deux épreuves de production. Pourtant, avant que je ne les aborde, quelques idées sur la compréhension orale et la compréhension écrite : pour réussir ces épreuves il faut sans aucun doute beaucoup écouter et lire. C’est l’une des choses qui m’a beaucoup apporté, au-delà des exigences de l’examen : j’ai lu – et je continue à lire – des articles de science vulgarisée, d’économie, de culture française, de questions variées de société ; j’ai écouté – et je continue à écouter – des podcasts qui traitent de racisme, de féminisme, des grèves, du système de santé, de philosophie, du quotidien, etc. Grâce à mes études de français ma vie est vraiment enrichie.

De surcroit, cela m’a beaucoup aidée pour l’examen : c’est plus facile de répondre aux questions d’un examen si le sujet et le format de l’émission sont familiers. Pourtant, on doit aussi apprendre à comprendre les nuances du texte et à répondre aux questions. Utilisez les ressources en ligne. Même si l’on est très à l’aise avec le français, capable de comprendre globalement tout ce qu’on lit ou qu’on écoute, on doit apprendre ce qui est requis pour l’examen. J’ai fait tous les exercices proposés par TV5 et je pense que cela m’a été vraiment bénéfique.

En outre, la lecture d’articles vous aide également dans les épreuves de production. La production écrite comprend un essai et une synthèse – cette dernière est un exercice à la fois précis, exigeant et, selon moi, satisfaisant. Le contenu étant donné, la synthèse offre la possibilité de pratiquer la manipulation du langage. De plus, en la pratiquant, vous développerez la capacité d’apprécier ce qu’est un argument efficace – quelque chose dont vous avez besoin si vous voulez réussir l’examen du DALF C1.

L’essai argumenté est une discipline particulière : en seulement 250 mots on doit construire un argument clair, concis, écrit avec un vocabulaire sophistiqué et varié et bien structuré avec des connecteurs logiques. (Il faut que les connecteurs soient logiques ! On ne peut pas utiliser n’importe quelle sorte de connecteur !)

D’après moi, la meilleure méthode pour s’entrainer à cette épreuve est …écrire, écrire, écrire toujours plus : pas seulement des essais, mais aussi des plans. Entrainez-vous à écrire trois phrases différentes pour ouvrir un essai ou pour le conclure. Essayez d’écrire des phrases qui lient vos paragraphes (et donc vos points différents). Faites un jeu avec le langage. Mettez en œuvre la grammaire que vous venez d’apprendre. Au moment de l’examen on veut ressentir une certaine aisance à utiliser de nombreuses expressions variées, qui démontrent nos connaissances avancées mais qui conviennent aussi à l’argument (y compris la forme que l’essai prend). J’ai tendance à utiliser le subjonctif lorsque cela rend la phrase trop lourde et peu naturelle, maladroite (même si en théorie l’utilisation est correcte). Je voudrais désormais m’exprimer avec plus de clarté et de simplicité, développer ma compétence à manipuler la langue et faire plus attention au style.

Selon moi, pour la production orale on a besoin d’une structure claire, de points substantiels et exemplifiés et, dans l’idéal, d’un peu de spontanéité – une combinaison tellement exigeante ! De plus, une heure passe vite quand on a plusieurs articles à lire avant que l’on ne puisse commencer à organiser son discours.

Pour préparer une production orale, j’ai besoin d’une structure de base en tête. Je la note sur le papier pendant que je pense au sujet et que je réfléchis aux articles que je viens de lire. Cela me calme et donne également une forme à mes idées. Ce que je voudrais souligner, c’est que cette structure n’est pas rigide. En fait, elle me permet l’inverse : de me détendre, de prendre une respiration profonde, de penser plus clairement – et d’être plus fluide, plus naturelle quand je commence à parler.

L’aspect que j’ai trouvé le plus difficile, c’est la formulation d’une problématique, c’est-à-dire la question que l’on veut aborder. Après avoir éprouvé beaucoup d’anxiété, je me suis rendu compte qu’une question claire et simple qui me permet de traiter le sujet sous plusieurs angles marche bien. En fait, je pense qu’il est plus important de décider d’une question que de trouver la question parfaite. Je l’écris au centre d’une feuille de papier. Ensuite je me concentre sur le développement de mon argument, en utilisant ma structure. J’essaie d’inclure des exemples de ma vie ou de ce que j’ai lu et parfois de citer des articles du dossier. La tentation est de rédiger la production orale entière : essayez d’y résister ! Après tout, ce n’est pas une production écrite. Je crois qu’une partie importante de la production orale est la façon dont on interagit avec nos auditeurs – en les regardant dans les yeux, en souriant (oui, vraiment !), en faisant des gestes, même en hésitant. C’est un jeu. Dans la production écrite il faut jouer le jeu, en écrivant une lettre, un blog, un article. Pour la production orale, c’est la même chose : nous devons prétendre que nous sommes experts sur un sujet et très à l’aise pour en faire une présentation. Même si c’est loin d’être le cas !

Si je préparais l’examen à nouveau, je passerais plus de temps à pratiquer la deuxième partie de l’épreuve orale. Lors de l’examen lui-même, je garderais un peu de temps pour réfléchir aux questions que les examinateurs pourraient me poser.

Comme Manon le sait très bien, il y a un tas de choses sur lesquelles j’ai besoin de me concentrer pour consolider et développer mes connaissances en langue française, y compris des choses assez basiques sur lesquelles j’ai encore des doutes.

Lucy Webster, étudiante de FLE, niveau C1

Merci Lucy !

Philosophie du mardi

Oui, c’est mercredi, mais je l’ai écoutée hier. Et je la partage aujourd’hui. Ce n’est pas la première fois que je partage une chronique de Marina Rollman, probablement pas la dernière fois non plus. Je la trouve super drôle et intelligente. Elle ne me déçoit jamais.

Lotti Latrous, une femme extraordinaire

Quand je vivais en Suisse, je lisais beaucoup. Je vivais en Suisse italienne, et j’avais un libraire qui me donnait beaucoup de livres qu’il recevait de ses éditeurs. Je ne me souviens pas très bien pourquoi, mais je crois que comme il ne parlait pas anglais, il me demandait toujours si les livres en anglais m’intéressaient. Et en général, ils m’intéressaient et je les acceptais volontiers. J’achetais aussi beaucoup de livres et j’étais une cliente appréciée je pense.

Je ne me souviens pas s’il m’avait donné ce premier livre qui m’avait fait découvrir Lotti Latrous ou si je l’avais acheté. On était en 2005 ou 2006. J’avais été extrêmement émue par l’histoire de cette femme suisse et j’avais lu un deuxième livre qui parlait de ce qu’elle faisait en Côte d’Ivoire. J’avais dû les acheter, car ils étaient en français et mon libraire ne me donnait que des livres en anglais en fait. Je n’ai plus ces livres, je les ai probablement donné, je ne sais plus à qui, et c’est dommage car j’ai essayé de les retrouver, mais on dirait qu’ils n’existent qu’en allemand et que la version française n’est plus éditée. Le premier livre s’intitulait Lotti la Blanche.

Seriez-vous prêt.e à abandonner votre confort et votre vie facile pour aider les plus démuni.e.s, celles et ceux dont tout le monde se moque, à qui personne ne pense et qu’on laisse mourir sans pitié ?

J’aimerais dire que moi, je pourrais. Mais la vérité, c’est que si je le pouvais, je l’aurais déjà fait. Ce n’est pas comme si je ne savais pas qu’il existait des gens dans la misère. J’ai choisi la voie du confort et je ne suis pas toujours fière de moi quand j’y réfléchis. Je pique aussi des colères sur des choses tellement futiles parfois que j’en ai honte. Je m’énerve parce que le livreur m’apporte mes courses commandées en ligne trop tôt ou trop tard. Je m’énerve parce que le voisin du dessus fait un trou dans son mur avec une perceuse et que ça fait du bruit pendant 30 secondes. Je m’énerve parce que les gens marchent trop lentement devant moi et bloquent le trottoir. Bref, je nage dans le privilège et je l’oublie beaucoup trop souvent.

Lotti, elle, a choisi d’utiliser tout ce que la vie lui a offert pour aider les autres. Elle a renoncé à une vie de luxe, elle a fait le choix difficile de ne pas vivre avec son mari et ses enfants pour pouvoir continuer à aider des personnes qui, de son point de vue, avaient plus besoin de son aide qu’eux.

Si vous parlez allemand, je vous recommande vivement de lire les livres écrits sur Lotti Latrous par la journaliste Gabriella Baumann-von Arx.

Sinon, regardez cette interview en français : https://www.rts.ch/play/tv/toute-une-vie/video/toute-une-vie-avec-lotti-latrous?id=9930940

Elle dure 45 minutes et si vous êtes sensible, ayez des mouchoirs à disposition. Si vous ne pouvez pas la voir dans votre pays, je l’ai mise à disposition ici.

Le français n’est pas la langue maternelle de Lotti Latrous, mais elle le parle presque parfaitement. Je rêve d’un monde plein de Lotti. J’aimerais être capable de faire ce qu’elle a fait de sa vie. En attendant de trouver une voie sur laquelle je pourrai m’engager, je puise mon inspiration dans des femmes extraordinaires.

Sans commentaire

J’admire Rokhaya Diallo et le travail qu’elle fait. J’admire sa capacité à rester calme, alors qu’elle est constamment confrontée à des idiots ignorants qui puent le privilège et qui ont vraiment peur que le système dont ils bénéficient s’écroule pour faire place à une société plus juste, plus égalitaire, plus humaine.

Cette vidéo, que j’ai découverte à travers un extrait posté par Rokhaya Diallo sur son compte Instagram, se passe de commentaires. Mais 🤮.

Maboula Soumahoro

Je suis fan.

Je l’ai découverte l’an dernier dans le deuxième épisode du podcast Kiffe ta Race, dans lequel elle discutait avec Rokhaya Diallo et Grace Ly du fait que le mot “race” est tabou en France. Et ce qu’elle disait alors m’avait paru tellement évident, tellement sensé, et pourtant, je n’y avais jamais réfléchi comme cela avant.

Elle était également l’une des invitées de Lauren Bastide pour un épisode spécial de La Poudre sur la France et les féminismes plus récemment, au mois de mars, et ce qu’elle avait à dire était comme toujours très instructif.

Je n’ai pas grand-chose à ajouter au débat actuel sur le racisme. J’ai toujours su que le racisme existait. J’ai toujours pensé que la France était un pays extrêmement raciste. J’ai découvert ailleurs qu’il y avait les mêmes problèmes. J’ai vu le racisme aux Etats-Unis, je l’ai vu à Londres, je l’ai trouvé très décomplexé en Espagne, il est présent en Asie du Sud-Est, il est plus qu’évident en Afrique du Sud, etc. Mais c’est à travers mon féminisme que j’ai commencé à m’y intéresser de plus près, à me poser énormément de questions et à examiner mon propre comportement.

Le racisme est systémique, tout comme le sexisme est systémique. Et je suis tellement en colère quand j’entends quelqu’un qui réduit l’expérience des femmes à des anecdotes, des incidents isolés, et qui dit “pas tous les hommes”, “tu exagères”, “mais les femmes ont les mêmes droits que les hommes”, etc. Je n’en peux plus de cette oppression, de ce refus de voir la réalité en face et de tous ces systèmes qui ignorent les violences faites aux femmes. Et la colère des Noir.e.s et de toutes les personnes victimes de racisme me parait venir de la même place. C’est intolérable de se sentir constamment en danger et réduit.e au silence, dans une société qui refuse de se regarder en face. C’est intolérable de subir des discriminations et des violences dans une société qui nous dit que nous sommes tous égaux en droits mais qui nous traitent différemment si nous sommes femme, noir.e, arabe, asiatique, LGBTI, handicapé.e, gros.se, etc., et encore pire si nous accumulons plusieurs de ces caractéristiques. De la même façon que je pense que les hommes doivent être activement féministes pour faire avancer la cause des femmes, j’ai compris à travers mes lectures de ces deux, trois dernières années, qu’il était essentiel que les Blancs soient antiracistes et pas seulement non racistes. L’oppression des personnes de couleur devrait tous nous révolter, et se taire, c’est effectivement être complice, comme je l’ai lu maintes fois sur les comptes Instagram d’activistes que je suis.

J’espère que la colère qui s’est emparée des citoyen.ne.s du monde entier cette dernière semaine va continuer. Moi, je n’arrêterai pas d’être en colère tant qu’il y aura des injustices et des discriminations. Je suis née en colère et je mourrai probablement en colère, mais j’espère voir les choses évoluer dans le bon sens et pouvoir participer au changement d’une façon ou d’une autre.

Si vous ne connaissez pas Maboula Soumahoro, voici une courte vidéo d’une interview de la semaine dernière. J’ai acheté son livre Le Triangle et l’Hexagone, et je compte le lire ce mois-ci. J’en parlerai certainement ici.

Commencer la semaine en chanson

J’ai décidé de reprendre les cours de thaï aujourd’hui et c’est ainsi que j’ai commencé ma semaine. Je crois que j’ai trouvé une prof compétente et très sympa.

Je suis de bonne humeur et cette crise sanitaire qui m’a forcée à rester à la maison ces dernières semaines m’a permis de faire le point et de me concentrer sur certaines choses qui étaient importantes pour moi.

Je sais que j’ai beaucoup de chance et que tout le monde n’est pas dans le même cas que moi.

Voici une chanson pour celles et ceux qui seraient bien resté.e.s au lit ce matin et qui y resteraient bien toute la semaine.

Majorité opprimée

J’ai une semaine très chargée, pas vraiment le temps d’écrire, mais j’ai repensé à ce court-métrage cette semaine et l’ai regardé à nouveau.

Il dure 10 minutes.

Si vous en voulez plus, regardez Je ne suis pas un homme facile sur Netflix !

Série : Into the night

Le titre est en anglais, mais c’est une série belge et francophone qui est sortie sur Netflix récemment.

Je l’ai regardée et j’ai trouvé qu’elle se regardait facilement.

Gardez en tête que je suis bon public et que je n’ai pas besoin que la science soit croyable pour être divertie par une série de science-fiction. Par contre, j’aime que les acteurs soient aussi naturels que possible, et c’est souvent mon problème avec les séries francophones. J’ai souvent du mal à croire à ce que me proposent les acteurs. Je me demande si c’est dû à la langue française ou aux acteurs. Quand ils parlent en articulant beaucoup trop ou avec du vocabulaire qui ne me parait pas tout à fait naturel dans une situation donnée, ça me dérange. Je ressens rarement la même chose avec les séries américaines et anglaises, et même les séries espagnoles ou hispanophones (autres que les telenovelas) me paraissent mieux jouées, plus naturelles.

J’ai fait la grimace plusieurs fois à cause du jeu des acteurs et actrices, mais j’ai quand même regardé les six épisodes et j’ai fini par m’habituer.

Le scénario n’est pas plausible pour une minute, mais j’adore les séries Marvel, alors je ne vais pas m’arrêter de regarder des séries sous prétexte qu’on ne peut pas croire au scénario. Si je peux croire que Daredevil existe et gagne toutes les bagarres dans lesquelles il s’engage, je peux croire que le soleil est devenu toxique et va tuer la planète entière.

Parce que c’est ça l’histoire. L’humanité entière est menacée d’extinction à cause du soleil qui tue tout le monde. Un Italien pas très sympa arrive en courant dans un avion à destination de Moscou et force le capitaine à voler vers l’ouest, après lui avoir tiré une balle dans la main. Il y a seulement quelques personnes à bord de l’avion car l’embarquement venait à peine de commencer. Elles passent beaucoup de temps à ne pas être d’accord et à se disputer. La langue principale est le français, mais on entend aussi de l’italien, du néerlandais, du russe, de l’arabe, du turc, de l’anglais, du polonais, etc.

Je ne dirais pas que c’est une série extraordinaire, mais elle se laisse regarder, elle nous tient en haleine, et pour pratiquer la compréhension orale, elle est très bien. Presque tout le monde parle français avec un accent différent.

Si vous êtes un peu angoissé·e à cause de la situation actuelle, vous pouvez peut-être attendre avant de la visionner.

Spectacle : Franglais

J’en avais déjà parlé l’an dernier, puis son spectacle complet avait été retiré de YouTube, pour des raisons que je n’avais pas tout à fait comprises, mais Paul Taylor l’a remis en ligne récemment, et vous pouvez donc vous divertir en le regardant et l’écoutant parler de la France et des Français.

Il parle un peu fort, il dit beaucoup de gros mots, mais il dit aussi beaucoup de vérités hilarantes. En anglais et en français.

Bon visionnage !