C’est quoi cette famille ?

J’ai trouvé ce film sur Netflix cette semaine. Il était dans ma liste mais je l’avais oublié. J’essaie de regarder tout ce qui est français / francophone pour voir si je peux ensuite recommander ce que j’ai vu à mes étudiants.

J’ai donc regardé C’est quoi cette famille?! un soir et j’avais pris un cahier et un stylo pour prendre des notes, mais en fait, ce n’est pas un film très riche en vocabulaire et en expressions que je trouve intéressantes. Je dirai alors que c’est un film idéal à regarder sans sous-titres (ni anglais, ni français) pour tester votre compréhension orale.

C’est une comédie familiale, très française. Personnellement, je ne l’ai pas trouvée très originale ou très drôle, mais c’est gentillet. On n’a pas besoin de beaucoup réfléchir. J’ai trouvé le personnage de la grand-mère plutôt marrant.

Une comédie française avec des enfants et des divorces qui m’a beaucoup plu dans le passé : Génial, mes parents divorcent ! C’est un film de 1991 alors je ne sais pas comment il a vieilli car ça fait un bail que je ne l’ai pas vu mais c’est un classique pour les gens de ma génération. Tous mes copains de l’époque et moi-même l’avons regardé encore et encore parce qu’on le trouvait trop drôle. La bande-annonce est ici, pas de très bonne qualité, mais ça m’a fait rire de la revoir.

Etudier en France

J’ai étudié en France, en Angleterre, et aux US. Pendant longtemps, je ne connaissais que le système français. Je n’avais rien pour comparer. J’étais bonne élève et j’aimais l’école. Quand je n’aimais pas un prof, je perdais l’intérêt que je pouvais avoir pour une matière mais dans l’ensemble, j’étais satisfaite. J’ai commencé l’université à 17 ans et je n’étais pas trop emballée par les cours que je suivais, plutôt ennuyeux, mais je faisais ce qu’il fallait pour avoir des résultats acceptables. Puis, quand j’étais aux US, je me suis inscrite à la fac et j’ai découvert un système complètement différent. Avec entre autres des profs super disponibles, joignables par courriel ou même par téléphone et une énorme variété de cours parmi lesquels choisir. Je ne savais même pas qu’il était possible d’étudier certains des sujets proposés. J’ai adoré mon semestre là-bas. Quelques années plus tard, j’ai fait une licence en Angleterre, et pareil, j’ai adoré le système d’éducation supérieure. Là encore, des profs très disponibles, très ouverts, avec lesquels on pouvait avoir des discussions très intéressantes et qui étaient vraiment bienveillants dans l’ensemble. J’avais l’impression que ma réussite leur importait. Si j’avais besoin d’explications supplémentaires, je n’ai jamais ressenti que je les dérangeais et ils étaient toujours prêts à me répondre et à m’aider. En personne ou par courriel. Quand j’obtenais une note sur un devoir, il y avait toujours un commentaire pour l’accompagner et justifier cette note. Je n’ai jamais ressenti de condescendance de leur part et j’ai vraiment adoré étudier en Angleterre. C’était intense et fatigant, mais c’est une expérience qui me laisse de très bons souvenirs. Quelques années plus tard, j’ai fait un master avec une université française. Comme je vivais à l’étranger, je l’ai fait à distance. Et là, aïe aïe aïe !!! Il y a tellement de choses qui m’ont déplu et qui m’ont fait détester cette année que je ne sais pas par où commencer pour en parler. Je n’ai même plus vraiment envie d’y penser. J’ai tellement détesté cette année que j’ai décidé de m’arrêter au bout d’un an. Avant de m’inscrire, je pensais pousser un peu plus loin, faire un peu de recherche en linguistique peut-être, dans le champ du plurilinguisme.

Je reprendrai peut-être des études en linguistique à l’avenir, mais ce ne sera pas en France. C’est dommage parce que financièrement, c’est quand même plus abordable que les études en Grande-Bretagne.

J’ai obtenu de bons résultats pourtant. Mais ce que j’ai détesté, en plus des cours terriblement ennuyeux dans leur format et parfois bourrés de fautes, c’est l’attitude des profs vis-à-vis de leurs étudiants. Complètement désintéressés de savoir si on s’en sortait ou pas avec la tonne de boulot qu’on devait fournir. Pas de réponse aux courriels, aucune communication à part pour nous dire qu’il fallait rendre un devoir final et ensuite nous donner une note, rarement justifiée. Beaucoup de condescendance. J’avais parfois l’impression d’être traitée comme si je sortais du lycée, n’avais pas déjà 10 ans d’expérience dans l’enseignement et ne connaissais rien à la vie. J’ai fini l’année écœurée, déçue par cette expérience pas du tout enrichissante et le manque de bienveillance des professeurs. Bien sûr, il n’étaient pas tous comme ça. J’en ai eu deux en particulier qui étaient fantastiques, proposaient des cours extrêmement intéressants et faisaient preuve de beaucoup de bienveillance. Il y en avait d’autres qui étaient sympas mais qui étaient probablement trop occupés par leur recherche pour vraiment prendre le temps de nous répondre quand on avait des questions, ce qui résultait en beaucoup de frustration.

J’avais un peu oublié tout ça, mais cette semaine, une de mes brillantes étudiantes qui fait un master en France m’a fait part de quelque chose qui l’avait choquée dans son université. Ils ont eu des partiels récemment. Et quand les profs rendent les devoirs, toute la classe est au courant des notes de ses collègues car elles sont publiquement discutées. Même si vous préféreriez garder cette information pour vous-même, vous n’avez pas le choix. Pour elle, habituée au système anglo-saxon dans lequel les étudiants sont traités comme des adultes, ça a été une véritable surprise. Bien qu’elle ait elle-même obtenu de bons résultats, elle a trouvé ça humiliant et je suis plutôt d’accord. Si vous obtenez une mauvaise note, vous n’avez pas forcément envie de le crier sur les toits. Et vous êtes adulte, vous devriez pouvoir choisir si vous souhaitez partager vos résultats avec les autres.

Quand j’étais à l’école en France, c’était commun que les profs rendent les devoirs dans l’ordre, de la plus mauvaise note à la meilleure. Quelle pratique étrange, non ? Quelle humiliation pour les élèves en difficulté, et quelle façon de les encourager à mieux faire ! On trouvait ça normal quand on était à l’école, mais quand j’y repense, je me dis que c’est vraiment trop nul comme façon de procéder. Tellement pas pédagogique. Et ça en dit long sur la mentalité française, il me semble…

Si vous avec l’intention d’étudier en France, je ne veux pas vous effrayer, mais il est important d’être conscients des différences culturelles et c’est toujours mieux d’être bien préparé mentalement. Mon expérience n’a pas été transcendante mais je connais des gens qui ont adoré leurs études en France. Vous pourriez très bien vivre une expérience formidable. Un jour, je parlerai des avantages à étudier en France. 😉

Mauvaises herbes

Cette semaine, j’ai voulu voir si Netflix avait de nouveaux films français et je suis tombée sur Mauvaises herbes, le deuxième film réalisé par Kheiron. J’avais déjà parlé de son premier film, Nous trois ou rien, que j’avais adoré, et je dois dire que j’ai tout autant aimé celui-ci.

C’est l’histoire de Waël, ancien enfant des rues et petit escroc, qui se retrouve à s’occuper d’un groupe de six adolescents qui ont été exclus temporairement de leur école. Il doit tout d’abord gagner leur confiance car ils refusent de lui adresser la parole quand ils le rencontrent, mais à force de ruse et de patience, il va réussir à développer une relation avec eux, les inspirer à devenir de meilleures personnes, à s’entraider, et lui va enfin trouver un sens à sa vie.

Ça fait un peu simple dit comme ça, mais c’est vraiment drôle, les gamins sont attachants, le personnage de Catherine Deneuve est amusant et j’ai beaucoup rigolé et aussi pas mal pleuré car on voit aussi des bribes de l’enfance de Waël, dans un pays en guerre et ces scènes sont vraiment tristes.

Dans l’ensemble, très bon pour le moral, même si on pleure, et aussi pour enrichir votre vocabulaire. Vous entendrez beaucoup d’expressions familières. Prenez des notes !

Besoin de vacances

Je suis tombée sur cette vidéo alors que je recherchais des chansons qui parlaient de vacances. Je ne connaissais pas ce Youtubeur mais comme cette vidéo m’a amusée, je me suis dit que j’allais la partager. De plus, elle est remplie de vocabulaire, de petits jeux de mots, et il parle avec un accent belge.

Connaissez-vous le plus grand des voleurs…

… qui est aussi un gentleman cambrioleur ?

Je veux parler d’Arsène Lupin. Je pensais qu’il existait vraiment quand j’étais petite. Je le voyais à la télé et j’espérais que toutes ces histoires étaient vraies, tellement je trouvais ce personnage fascinant.

Mais c’était seulement un personnage sorti de l’imagination de Maurice Leblanc au début du 20ème siècle.

Il était charmant, charmeur, beau parleur et terriblement intelligent. Il se déguisait et changeait d’identité pour arnaquer les gens qui n’y voyaient que du feu.

Si ça vous dit de lire ses aventures, elles sont disponibles en ligne et les chapitres sont courts. Très bon pour pratiquer la lecture active. Ne vous arrêtez pas trop sur le passé simple et l’imparfait du subjonctif. L’essentiel est de les comprendre, et c’est bien si vous savez les identifier, mais vous n’avez pas vraiment besoin de savoir les utiliser (sauf si vous avez un projet spécifique qui implique une connaissance parfaite du français, jusqu’à l’imparfait du subjonctif !)

https://bibliothequenumerique.tv5monde.com/livre/88/Arsene-Lupin-gentleman-cambrioleur

Et voici une chanson sur ce cher Arsène :

Un podcast qui parle des hommes

Je vous parlais le mois dernier du podcast Un podcast à soi qui parle des femmes et que je trouve formidable. Quand je l’ai découvert, j’avais aussi remarqué quelques autres podcasts qui me paraissaient intéressants et que je gardais au chaud pour plus tard. J’ai commencé à écouter ce podcast cette semaine. J’ai commencé avec l’épisode intitulé Contre la rhétorique masculiniste, et j’ai été immédiatement captivée.

Je le recommande vivement à tous ceux et toutes celles qui s’intéressent aux questions de genre, au féminisme, à la place des femmes et des hommes dans ce monde, aux rapports humains, à la société, à la justice, et qui comme moi, aimeraient que plus de gens s’interrogent sur certains comportements qui ne devraient pas être acceptables et acceptés.

Et bien sûr, c’est très bon pour pratiquer votre compréhension orale !

C’est le jour des crêpes !

Le 2 février, c’est la Chandeleur. Je ne me suis jamais vraiment demandé d’où ça venait ni ce que ça voulait dire quand j’étais enfant. Tout ce qui m’importait, c’était que ce jour-là, on mangeait des crêpes.

Puis, j’ai commencé à enseigner le français et tous les ans, à cette période, la Chandeleur est LE thème qu’il faut aborder. Parfois même, selon les écoles, on fait des ateliers cuisine et les étudiants font des crêpes. J’ai eu l’occasion de participer à un tel cours avec de jeunes ados et une super prof et c’était vraiment génial, mais en général, les cours de cuisine en école de langues, je dirais que ce n’est pas trop ma tasse de thé. C’est compliqué à organiser, on salit ses vêtements, les élèves peuvent se brûler, et comme on ne peut pas surveiller tout le monde en même temps, certains élèves en profitent pour oublier de parler français. Puis, il faut tout nettoyer.

De plus, comme c’est un thème qui revient tous les ans dans les écoles de langues, les étudiants sont susceptibles de l’avoir déjà étudié l’année précédente. Et celle d’avant. Et celle d’avant s’ils suivent des cours depuis longtemps. Etc.

Puis, comme je ne peux pas manger de gluten, je ne veux pas penser aux crêpes. J’aimais tellement les crêpes quand je pouvais en manger ! J’en ai fait des centaines, voire des milliers au cours de ma vie.

Maintenant, j’en mange rarement, mais dès que je tombe sur une crêperie où ils font des crêpes à la farine de sarrasin, j’y entre immédiatement et je commande une galette.

Je pense que la plupart des gens connaissent les crêpes, grâce à cette chère mondialisation. J’ai mangé des crêpes dans des crêperies à Kyoto, à Ho Chi Minh Ville, à Las Vegas, à Détroit, à Madrid, etc. Et pourtant, j’ai rencontré quelques personnes au fil du temps qui pensaient que les crêpes pouvaient seulement se manger sucrées. L’idée de mettre du jambon et du fromage dans une crêpe leur paraissait étrange.

Alors si vous ne connaissez que les crêpes sucrées, je vous encourage vivement à essayer les crêpes salées, aussi appelées galettes. Si vous êtes intolérant au gluten, assurez-vous que la farine de blé noir (farine de sarrasin) ne soit pas mélangée avec de la farine de blé et faites-vous plaisir !

Maintenant, j’ai faim et je vais aller demander à Google s’il y a une crêperie à Bangkok avec des options sans gluten. Je suis optimiste car j’ai déjà trouvé une pizzeria 🙂

Si vous voulez regarder une courte vidéo sur la Chandeleur, en voici une :

Les Français et le québécois

Une de mes étudiantes a partagé cette vidéo avec moi cette semaine en me disant que c’était très drôle. Je suis d’accord ! Les Québécois parlent français et sont même souvent plus protecteurs de la langue française que les Français eux-mêmes, et pourtant, il n’est pas rare qu’ils aient du mal à se faire comprendre par les Français.

Et vous, vous comprenez l’accent québécois facilement ?

Cette vidéo est intéressante en complément, pour celles et ceux qui s’intéressent à tout ce qui touche à la langue française :

Le prince de Motordu

Le Prince de Motordu est un personnage qui a accompagné mon enfance et que je trouvais absolument fascinant. Je l’avais un peu oublié et je ne sais pour quelle raison, j’ai repensé à lui récemment.

C’est le personnage principal d’une série de livres pour enfants et ses mots sont complètement tordus. Il vit dans un chapeau, normal, c’est un prince. Il mange du boulet rôti et de la purée de petit bois dans la salle à danger. Il repasse son singe, a un troupeau de boutons et voyage en toiture.

Le premier livre de la série s’intitule La belle lisse poire du Prince de Motordu. Il y rencontre la princesse Dézécolle, qui est institutrice.

Les illustrations de ces livres sont très amusantes car les jeux de mots se retrouvent dans les images.

J’ai trouvé cette vidéo sur YouTube, de la première histoire lue par quelqu’un avec le livre, comme quand on lit à un enfant.

Les bêtises

Cette chanson est sortie quand j’étais petite. Je la trouvais rigolote mais en la réécoutant maintenant, je me rends compte que je n’y avais absolument rien compris ! Mes oreilles de 6 ans entendaient les mots bêtises et chocolat et je pensais que c’était une chanson pour enfants ! J’entendais aussi j’ai tout fumé et je pensais que ça faisait partie des bêtises qu’un enfant pouvait faire. Je ne savais pas ce qu’étaient des Craven A, et probablement pas ce qu’était du rhum-coca. Je pensais que c’était l’histoire d’une enfant dont la maman était partie travailler et qu’elle se retrouvait toute seule à la maison – parce qu’à un moment elle dit fallait pas me laisser sans babysitter – et qu’elle était triste (quand mes yeux pleurent) et que c’était la raison pour laquelle elle faisait des bêtises. 😕

Bref, je n’avais pas du tout compris de quoi il s’agissait et la voix enfantine et espiègle de la chanteuse me confortait dans ce que je pensais.

Ce n’est pas une chanson que j’écouterais à présent. Elle m’amuse à cause de ce qu’elle me rappelle, mais je ne suis pas fan d’un texte qui décrit une femme comme hystérique parce qu’un homme l’a quittée et qui dit avoir besoin d’un homme pour se comporter rationnellement. 😤