Film : Comment je suis devenu super-héros

J’avais besoin d’un break hier soir et j’ai regardé ce film, malgré la note pas très élevée sur imdb.com. J’aime les films de super-héros en général, j’aime l’acteur principal, et ça faisait un petit moment que je n’avais pas regardé de film français.

Eh bien, je n’ai pas regretté d’avoir regardé celui-ci !

C’était moins spectaculaire que les films de super-héros américains et mon mari m’a fait la remarque que ça lui rappelait un peu le film Project Power, que j’avais bien aimé mais un peu oublié, alors ça ne m’a pas dérangé. Mais après avoir regardé la bande-annonce, je me souviens de ce film maintenant, et en effet, les similarités sont indéniables.

Ceci étant dit, c’est un bon film pour pratiquer votre français. J’ai pris plein de notes ! Vous entendrez beaucoup d’expressions que vous n’avez peut-être pas l’habitude d’entendre. J’ai dû le regarder avec les sous-titres en anglais pour mon mari, alors je ne sais pas ce que valent les sous-titres en français, mais si vous mettez des sous-titres, mettez-les en français !! Et si vous avez aimé Project Power, celui-ci devrait vous plaire aussi !

Voici la bande-annonce. Je ne l’avais pas vue avant. Je viens tout juste de la regarder, et à mon avis, c’est mieux de regarder le film sans la regarder avant. Vous aurez plus de surprises comme ça car ils montrent trop de choses dans cette bande-annonce !

Documentaire : #salepute

Si vous êtes mon élève ou me suivez sur Instagram, je vous ai déjà parlé de ce documentaire. Si vous n’en avez pas entendu parler, je vous le recommande vivement.

C’est un documentaire réalisé par deux journalistes belges, Florence Hainaut et Myriam Leroy, dans lequel elles et de nombreuses femmes dénoncent le cyberharcèlement dont elles ont été et/ou sont encore aujourd’hui victimes.

J’ai décidé de le regarder après avoir écouté l’épisode du podcast Mansplaining du 9 juin, intitulé Le cyberharcèlement misogyne, outil d’éradication des femmes, dans lequel les deux journalistes étaient interviewées. Juste après avoir fini le podcast, j’ai fait une recherche pour voir s’il était disponible sans VPN. Il l’était. Sur Arte TV. J’ai commencé à le regarder un jeudi matin, et j’ai été absorbée immédiatement. J’ai dû le mettre en pause 2 fois pour reprendre mon souffle. J’ai pleuré en écoutant certains témoignages. De peine pour ces femmes et de rage contre ces hommes et ce système qui les autorisent à terroriser les femmes en toute impunité.

C’est la première fois que je vois ce sujet traité ainsi en français. Jusqu’ici, le seul endroit où j’en avais entendu parler en français, c’était sur Instagram. Si vous connaissez le travail de Laura Bates ou de Clementine Ford, entre autres, ce phénomène ne vous est pas étranger. Si vous êtes une femme, vous ne vous faites probablement pas d’illusion sur le monde dans lequel on vit. Vous savez. On le sait toutes. Ce monde est hostile pour les femmes. Et encore plus pour les femmes qui s’expriment publiquement. Qui “osent” avoir des opinions.

Plusieurs de mes étudiantes l’ont regardé et elles m’ont toutes dit que cela avait été extrêmement difficile à visionner. Alors soyez prévenu.e. Si vous décidez de le regarder, c’est violent. De tellement de façons. Mais c’est tellement important qu’on en parle, car trop de gens ignorent ce qui se passe vraiment autour d’eux.

Pour la version sous-titrée en français, c’est et pour la version sous-titrée en anglais, c’est .

Regardez ce documentaire et parlez-en autour de vous. Prenez conscience que ce qui se passe en ligne, c’est la vraie vie. Révoltez-vous contre le manque d’action des autorités et de la justice pour défendre les femmes. Internet est encore très nouveau. On va attendre combien de temps pour prendre cette nouvelle forme de violence contre les femmes au sérieux ?

Film : Oxygen

Ça faisait longtemps que j’avais regardé un film français. Ou un film de fiction en général en fait. Mais ce weekend, je souffrais des effets du manque de caféine, dû au fait que j’ai arrêté de boire du coca cola zéro d’un coup la semaine dernière, et je ne pouvais pas faire grand-chose d’autre que d’être affalée dans le canapé.

J’ai essayé de regarder une série thaïe, mais c’était trop douloureux de lire les sous-titres, alors je me suis tout d’abord rabattue sur Friends, que je n’ai même pas besoin de regarder car je connais tous les épisodes par cœur et je peux me contenter d’écouter, et quand j’en ai eu assez, j’ai cherché autre chose.

Et je suis tombée sur ce nouveau film : Oxygen. Au vu du titre, je n’aurais pas pensé que c’était un film français, mais j’ai reconnu l’actrice, Mélanie Laurent, alors j’ai cliqué.

Je ne sais pas si j’aurais fait ce choix si je n’avais pas eu de migraine, mais je l’ai regardé en entier et j’ai bien aimé. Là aussi, je ne sais pas si la migraine a influencé mon ressenti. Je me souviens d’être allée voir Gravity au cinéma à Londres et de m’être bien ennuyée (pour rester polie), alors que je suis en général bon public, surtout si George Clooney est à l’écran.

Oxygen est un film de science-fiction qui se passe dans un caisson de cryogénisation. Mélanie Laurent est la seule actrice, même si on voit et entend d’autres personnes par moments. Elle se réveille dans son caisson, ne sachant plus qui elle est, ni ce qu’elle fait dans cette boite. Son niveau d’oxygène est à 33% au début du film et j’ai stressé pendant 100 minutes, me demandant si elle allait s’en sortir.

Je ne vais pas spoiler la fin (ou divulgâcher, si l’on veut utiliser un mot français que pratiquement personne n’emploie en France, mais qui, je crois, est couramment utilisé au Québec), mais j’ai trouvé que le suspense était bon et je n’ai absolument pas vu venir le rebondissement.

Les dialogues ne sont pas très lourds, comme vous pouvez l’imaginer pour un film avec une seule actrice, mais elle parle en continu en fait. Toute seule, mais aussi avec son assistant virtuel et des gens au téléphone.

Livre : La Familia grande

Bon, ça fait un moment que je n’ai pas écrit pour le blog. Beaucoup de travail mais aussi beaucoup d’efforts pour avoir une vie plus ou moins équilibrée. Je parviens à éteindre mon ordinateur avant 22h30 presque tous les soirs, je passe du temps dehors à prendre des photos de fleurs, de chats, de chiots, et même d’une petite chouette la semaine dernière.

Et je lis. Beaucoup. Je lis tous les soirs avant de dormir. Parfois j’empiète un peu sur mes heures de sommeil pour lire un ou deux chapitres de plus. Et j’écoute des livres pendant la journée, quand je prépare à manger, quand je fais un peu de ménage, quand je vais faire des courses. En fait, non, quand je vais faire des courses, j’écoute plutôt des podcasts car je trouve plus difficile d’être complètement concentrée quand je suis entourée de gens, de mouvements, de bruits. Il y a trop de stimulation à l’extérieur et ça me distrait trop facilement. Et depuis dimanche, j’écoute le livre de Chanel Miller, Know My Name, lu par elle-même, et je sais pas comment mieux le décrire que par WOW. On pourrait penser que c’est fâcheux que je ne trouve pas d’autres mots, vu que je suis supposée être à l’aise avec les mots et tout ça, mais vraiment, c’est celui qui me vient à l’esprit. Je connaissais les grandes lignes de son histoire. Je connaissais le nom de son agresseur. Mais je ne connaissais pas son nom à elle jusqu’à récemment. Et j’étais loin de connaitre tous les détails de son histoire. J’ai beaucoup pleuré en l’écoutant. Il me reste trois heures à écouter et je suis sure que je vais encore verser quelques litres de larmes, mais je ne regrette aucunement d’avoir choisi d’écouter ce livre. Sa voix est si douce et si puissante à la fois. Son histoire est précieuse. Ce qu’elle a vécu est dégueulasse, mais le fait qu’elle ait trouvé la force de la raconter de façon si précise en partageant ce qu’elle a traversé à partir du jour où elle a été agressée sexuellement, tout en analysant avec tant de lucidité le système mis en place pour réduire les victimes au silence, c’est wow puissance 100 millions.

Mais je me suis un peu égarée. J’étais venue ici pour parler d’un autre livre, qui lui aussi parle d’abus sexuel et d’un système qui protège toujours les mêmes. Chanel a été victime d’agression sexuelle aux Etats-Unis. Dans La Familia grande, Camille Kouchner raconte une histoire d’inceste en France. J’ai lu ce livre un an après avoir lu Le Consentement, de Vanessa Springora. Et j’ai été frappée par la même chose. Les gens qui savaient et qui n’ont rien dit, qui n’ont rien fait pour aider l’enfant en danger. Ce silence autour de l’inceste et des abus sexuels an général est insupportable. Le livre a apparemment déclenché une vague de témoignages en France de la part de personnes ayant subi l’inceste sous le mot dièse (hashtag) #metooinceste.

Comme j’ai déjà écouté quelques podcasts à ce sujet, dont l’excellent Un podcast à soi, je savais que cela était beaucoup plus commun que ce qu’on ne le pense en général. Mais je dois avouer que je trouve ce sujet particulièrement pénible à écouter et que même si je veux en savoir plus, et que je pourrais essayer d’être plus détachée car cela ne me concerne pas directement, j’ai du mal. C’en est au point que j’ai du mal à respirer et c’est le genre de sujet dans lequel je peux me plonger seulement quand je vais au mieux, que je ne suis pas hormonale, ou déjà en colère contre autre chose (ce qui est un peu difficile car je suis toujours en colère contre quelque chose, vu l’état du monde dans lequel on vit).

Le livre de Camille Kouchner se lit très facilement. Les phrases sont courtes. La langue n’est pas très compliquée, tout en étant jolie. J’ai pleuré à plusieurs reprises. Je l’ai lu très vite. J’ai été en colère et j’ai eu si mal pour elle, même si ce n’est pas elle qui a subi les abus sexuels de son beau-père, mais son frère jumeau. J’ai été dégoutée par la grande majorité des adultes de cette histoire. Par le silence étouffant de ceux qui savaient.

Et aussi, je trouve cela désespérant que les élites de gauche soient impliquées dans ce genre d’histoires. Moi, dont le cœur balance très à gauche, je me sens trahie par ces personnes et leurs actions abjectes. Et pourtant, je sais depuis longtemps qu’il y a des pourritures à gauche comme à droite, du sexisme, du racisme, de l’homophobie et toutes sortes de discriminations des deux côtés, mais cela me fait plus mal quand ça vient de la gauche et me fait plus peur pour l’avenir du monde.

En plus du livre, j’avais regardé l’épisode de La Grande Librairie dont Camille Kouchner était l’invitée, car il était disponible en entier sur YouTube, mais a depuis était supprimé, malheureusement.

Vous pouvez toutefois en voir un extrait de 6 minutes. (l’émission durait 90 minutes 🙁 )

Nouveau projet

Peu active sur le blog en ce moment, car je travaille sur un nouveau projet pour lequel j’ai besoin de temps et d’énergie pour créer et rechercher. J’espère pouvoir commencer à l’expérimenter d’ici à cet été et continuer à le développer jusqu’à ce qu’il soit ce que je voudrais qu’il soit. C’est un projet pour apprenant.e.s avancé.e.s et j’ai plein d’idées géniales, mais le temps passe très vite et j’ai aussi mes cours à préparer et à donner, et ma vie à vivre aussi.

Comme je n’ai pas de secrétaire et que je fais tout toute seule pour le moment, je ne peux pas être au four et au moulin en même temps et je refuse d’être esclave de mon travail. La vie est bien trop courte pour cela, même quand on aime ce qu’on fait, comme moi.

J’étais en congé la semaine dernière et j’ai lu un livre recommandé par une de mes chères étudiantes. En anglais. Dying To Be Me, écrit par Anita Moorjani. Je l’ai trouvé extrêmement intéressant. Fascinant même. Je l’ai écouté car il était lu par l’autrice. Son histoire est extraordinaire car elle a vécu une expérience de mort imminente, et le récit qu’elle en fait est des plus intéressants. Tout cela m’a bien fait réfléchir et je l’ai recommandé à tout mon entourage. Mon mari est en train de le lire ainsi qu’une de mes amies. Qui elle m’a recommandé une série documentaire sur Netflix sur le même sujet. Dès que j’aurai un moment, je la regarderai !

J’ai aussi écouté pas mal de podcasts, mais je parlerai de ça une prochaine fois !

Quelques podcasts écoutés ce mois-ci

Beaucoup de travail, pas beaucoup de temps pour écrire ici, mais j’ai eu le temps de lire six livres en janvier (dont un en français dont je parlerai bientôt) et d’écouter quelques podcasts en cuisinant ou en me baladant dans les rues.

Episode 59 – L’art peut-il être raciste. Invitée pour en parler : Mame-Fatou Niang, enseignante chercheuse aux Etats-Unis. Conversation super intéressante. J’ai aussi regardé le documentaire Mariannes Noires réalisé par l’invitée, dans lequel elle donne la parole à sept femmes noires françaises, qui parlent de leur expérience de vie en France. (Le lien ne sera probablement plus valide après le 1er février)

Episode 60 – Sous-traitance, maltraitance à l’Ibis Batignolles – Invitée pour en parler : Rachel Keke, gouvernante et porte-parole des grévistes de l’Ibis Batignolles. Je savais vaguement que des femmes de chambre faisaient la grève depuis de nombreux mois quelque part en France. J’ai enfin compris pourquoi grâce à cette discussion. Ce que vivent ces femmes au quotidien est inadmissible. Leurs conditions de travail ne sont pas dignes de celles d’un pays riche. La France aime tellement donner des leçons aux autres pays, mais elle devrait avoir honte de laisser ce genre d’abus avoir lieu. L’hypocrisie de ce pays m’a toujours révoltée. Et plus j’en apprends, plus je suis en colère.

J’ai découvert ce podcast récemment. Comme Kiffe ta Race, il est présenté par deux femmes racisées. Elles abordent le thème du racisme systémique, en discutant particulièrement du racisme à l’école. J’ai beaucoup aimé les deux épisodes que j’ai écoutés et je compte écouter les autres.

Episode 2 – Les effets néfastes des micro-agressions racistes sur le développement des enfants racisés

Episode 4 – L’école et les enjeux de la transmission linguistique aux enfants racisés

Episode 70 – La politique, d’homme à homme – Invitée pour en parler : Marie-Cécile Naves, docteur en sciences politiques et autrice de l’essai La Démocratie féministe. Réinventer le pouvoir. Je sais pas vous, mais moi, j’en peux plus de ce monde dirigé par des hommes.

2020, année lesbienne ? – Invitée : Lauriane Nicol qui tient le compte Instagram Lesbien raisonnable. J’ai trouvé la conversation intéressante. Pour moi, 2020 a été sans aucun doute l’année où j’ai pris conscience du rôle que les lesbiennes jouaient depuis toujours pour défendre les plus faibles, les exclus de la société, etc. Elles sont toujours prêtes à se battre pour la justice. Ce sont les féministes ultimes et en tant que groupe social, elles ont toute mon admiration.

Episode 17 – Le grand méchant queer – Invitée : Aline Mayard, journaliste spécialiste des représentations LGBTQ+ dans les séries et dans les films. J’ai trouvé cette conversation super intéressante car je n’avais jamais vraiment réfléchi à ce sujet.

Episode 117 – Québec, terre promise ? Clémentine Gallot et Emeline Amétis parlent féminisme au Québec. J’étais curieuse de voir ce qu’elles allaient en dire. Ne connaissant pas personnellement le Québec, je l’ai longtemps idéalisé. J’ai toujours eu l’impression que les gens y étaient plus ouverts, plus sympas. Tous les Canadien.ne.s rencontré.e.s lors de voyages ont été des gens plutôt chouettes. Puis, j’ai eu une étudiante qui venait de s’installer au Québec quand on a commencé à travailler ensemble. Une étudiante venant d’Amérique latine. Dont j’ai vu le moral fluctuer énormément lors de ses premiers mois là-bas. J’ai compris à travers ses récits qu’il y avait aussi beaucoup de problèmes au Québec. Des problèmes de racisme entre autres. Les présentatrices du podcast ont confirmé tout ce que cette étudiante m’avait dit. Le Québec, c’est bien mieux que la France en termes de féminisme et d’avancées sociales, mais il y a encore énormément de boulot et ils ont leur lot d’inégalités là-bas aussi. Beaucoup de références dans cet épisode !

Syndrome d’imposture : les ravages de l’excès de confiance masculin – Format plus court, je crois que c’est le seul podcast français présenté par un homme que j’écoute régulièrement. Il mentionne une citation vers la fin de l’épisode, à qui il ne sait plus l’attribuer. C’est une traduction d’une autrice Canadienne du nom de Sara Hagi : Carry yourself with the confidence of a mediocre white man. Une citation que j’adore.

Episode 84 – La cancel culture avec ContraPoints et Loretta Ross – J’ai écouté l’épisode en anglais, mais il a été traduit en français si vous voulez. Ce n’est pas un doublage mais un compte-rendu de ce qui a été dit. Utile si vous préparez le C2. Une conversation très intelligente.

Brésil et végétarisme

Un petit article facile de Courrier International pour commencer l’année en douceur.

Étant végane depuis plus d’un an maintenant, ce genre d’information m’intéresse énormément. L’article n’est à priori pas très difficile, mais si vous n’êtes ni végétarien.ne, ni végane, il est possible que vous connaissiez mal le vocabulaire autour de ce thème (en vert dans le texte).

En plus du vocabulaire, j’ai mis en évidence des verbes (parfois accompagnés de prépositions) en rouge, des connecteurs (surlignés en bleu), une litote très courante en gras et en bleu, et j’ai surligné en jaune deux pronoms relatifs et un pronom complément.

Observez en prenant votre temps !

Nouvelle année, tête reposée, nouveau confinement, histoire de vacances, résolutions…

Me revoilà !

Bonne année à tou.te.s !

Je reprends le travail aujourd’hui et même si mes vacances n’étaient pas parfaites, je dois avouer que je ne me suis pas sentie si reposée depuis bien longtemps.

C’est devenu un petit rituel maintenant, je vais vous raconter le pire de mes vacances. La première partie, à Chiang Rai, dans le nord de la Thaïlande, était parfaite. Il faisait un peu froid, mais j’avais des écharpes et une veste. C’était reposant, l’hôtel était formidable, on a trouvé des restos qui proposaient des plats véganes et sans gluten, on a visité des endroits magnifiques et uniques et rencontré des gens très sympas.

La deuxième partie, à Koh Lipe, une ile au sud de la Thaïlande, près de la Malaisie, était beaucoup moins parfaite.

Tout d’abord, il nous a fallu 10 heures pour arriver à destination. On a quitté notre appartement à 5h du matin et on est arrivés à l’hôtel à 15h. Le vol était court, seulement 1 heure et 10 minutes. Un taxi nous attendait pour nous emmener au port, où nous sommes arrivés un peu avant 10h. Pour nous entendre dire que le bateau était à 11h30. Le port de Pakbara est tout petit, il n’y a rien à faire et bien sûr, impossible de trouver de quoi manger qui soit végane et sans gluten.

À 11h15, on a commencé à embarquer. En pleine alerte covid, ils nous ont entassés comme du bétail sur un hors-bord. On était 69 passagers, serrés comme des sardines, c’était horrible.

Le bateau a fait deux détours et deux arrêts sur des iles où il n’y avait ni toilettes, ni bouffe. Juste pour prendre des photos. Mes règles ont commencé pendant le voyage. Je m’y attendais, alors j’étais préparée et gavée d’ibuprofène, mais je n’avais qu’une hâte, c’était d’arriver dans ma chambre et de me reposer. Les deux arrêts ont ajouté une heure à un trajet déjà très long. Il y avait des enfants à bord, qui étaient étonnamment calmes. Je ne suis descendue à aucun des deux arrêts et j’étais furieuse. L’hôtel avait organisé les tickets mais n’avait pas mentionné le cauchemar que serait le voyage. On a débarqué sur l’ile à 14h30 et il a encore fallu attendre un type pour nous emmener à l’hôtel en tuk tuk. 30 minutes de plus. Alors qu’on aurait pu y aller à pied en 5 minutes.

Je suis donc arrivée à l’hôtel épuisée et pas vraiment de bonne humeur. Tout ce que je voulais, c’était être seule, loin des gens, dans mon hamac. Quand j’ai dit à la réceptionniste que vraiment, ils pourraient prévenir les clients que le voyage en bateau se faisait dans ces conditions et que vraiment, c’était pas cool, surtout qu’il n’y avait pas de toilettes et que j’avais mes règles et que c’était vraiment pas idéal, cette idiote m’a répondu qu’il fallait que je me calme. Si vous me connaissez un peu, vous imaginez comment cette réponse m’a plu… Je crois que les gens n’aiment pas qu’on parle de règles. Ça les met mal à l’aise. Mais merde. Comme l’a dit une de mes amies qui partage mon point de vue que l’on devrait parler plus de règles, quand quelqu’un a le nez bouché et nous le dit, il trouve ça normal, non ? Alors qu’il est probable qu’on s’en fout complètement. Alors pourquoi ne pourrait-on pas faire pareil avec nos règles ?

Enfin bon… Nous sommes arrivés à notre bungalow avec vue sur mer et la vue était juste magnifique.

Puis, on a ouvert la porte, et on a remarqué qu’elle ne fonctionnait pas très bien et qu’il y avait un gros trou entre les deux portes coulissantes.

L’air conditionné pouvait s’échapper tranquillement et les moustiques entrer tout aussi tranquillement. D’ailleurs, beaucoup de moustiques avaient commencé à faire la fête dans la chambre avant notre arrivée.

On a appelé la réception, signalé le problème et ils ont dit qu’ils allaient envoyer quelqu’un pour régler le problème. Je vis en Thaïlande depuis assez longtemps pour avoir des doutes quand j’entends ça. Quelqu’un a fini par venir. 3 hommes. Le premier a pris des mesures approximatives avec un mètre en métal qui a manqué de m’éborgner si je n’avais pas fait attention. Ensuite, ils ont mesuré, coupé, soudé, ça a pris a peu près une heure et au final, rien n’avait changé.

Entre temps, la gérante de l’hôtel, à qui j’avais écrit un email, m’avait appelée et son accent français était assez fort pour que je le détecte et nous sommes donc vite passé de l’anglais au français. Elle était très sympa. S’est excusée. M’a proposé de nous réserver une chambre dans un autre hôtel, car ils étaient complets ce soir-là. L’idée de reprendre ma valise pour aller ailleurs n’était pas super enthousiasmante pour moi. Ils ont fini par mettre du scotch épais pour boucher le trou et empêcher les moustiques d’entrer, et nous ont proposé un autre bungalow pour le lendemain, mais il était à peu près 18h quand ils ont terminé et la première journée était complètement gâchée. J’avais décidé de faire une détox numérique et d’être super saine cette semaine. J’ai passé cette journée-là à fumer (je ne fume plus depuis bien longtemps), à me plaindre sur mon téléphone et le soir, j’ai bu des cocktails dans un bar. J’avais l’estomac tellement noué que je n’ai rien pu manger de la journée.

Puis le reste de la semaine, ça a été ça :

Mon mari est allé faire de la plongée, et mon projet de lire tranquille dans mon hamac surplombant la baie est tombé à l’eau. Je n’ai même pas lu un livre en entier. Le bruit des bateaux était incessant. Du lever au coucher du soleil. Je suis hypersensible au bruit. C’était un cauchemar pour moi. La vue était magnifique, mais le bruit, insupportable. Puis, une fois le soleil couché, c’était la musique qui commençait. La baie était comme une boite de nuit géante. Tous les bars jouaient leur musique à fond. On était à une extrémité de la plage. Je pensais que l’on serait tranquilles. Grosse erreur !

Ce que j’ai le plus aimé cette semaine, c’est les deux copines que je me suis faites :

On a quitté l’ile un jour plus tôt que prévu. Cela a rendu le voyage de retour plus plaisant. On a passé une nuit à Hat Yai, ville où se trouve l’aéroport. On a avancé notre vol au matin. Et j’étais ravie de rentrer.

Ce n’est pas une histoire aussi horrible que celle des sangsues de l’an dernier et franchement, je ne veux pas trop me plaindre. J’ai passé une année plutôt géniale et si j’ai eu 4 jours de vacances pas super, ce n’est pas la fin du monde. Mon mari a adoré Koh Lipe car il a fait de la plongée pour la première fois et il a adoré. Et comme lui a passé une année difficile, je suis contente qu’il ait pu passer de bonnes vacances.

Maintenant, je suis prête à me reconfiner. De nombreux nouveaux cas ont été découverts en Thaïlande et de nouvelles mesures restrictives ont été mises en place. Je m’y attendais un peu, alors pas de grande surprise. Mon mari va devoir travailler à la maison quelque temps mais comme on a un appartement plus grand que pendant le dernier confinement, je suis optimiste et je pense que les choses vont mieux se passer cette année. Les salles de sport sont fermées jusqu’à nouvel ordre, mais j’ai déjà tout l’équipement sportif nécessaire.

J’ai tenu ma résolution de l’an dernier. Je n’ai lu que des livres écrits par des femmes en 2020 et quelques livres écrits par des hommes appartenant à des groupes discriminés. J’ai lu un petit livre écrit par un homme blanc, à priori hétéro, car il était l’invité d’un épisode du podcast féministe Les Couilles sur la Table, et le sujet m’intéressait.

Cette année, ma résolution est de ne plus perdre de temps / mieux utiliser mon temps. C’est une grande résolution. Il va falloir que je réfléchisse à comment la mettre en place efficacement. J’ai déjà pensé à plusieurs choses :

  • éteindre les notifications de mon téléphone et le tenir éloigné de moi plusieurs heures par jour + ne le consulter qu’à des heures précises.
  • ne plus boire d’alcool car même si c’est drôle sur le moment, c’est une journée de perdue garantie le jour suivant, au minimum.
  • dormir plus et avoir des horaires plus réguliers.

Et je verrai déjà avec ça ce qui se passe !

Un village qui change de nom

Les vacances approchent à grand pas, et dans le souci d’être à jour dans mon travail, je délaisse un peu le blog.

Mais voici un petit article dont vous pouvez faire l’analyse que j’ai préparée, et bien sûr, vous pouvez en faire plus (ou moins – mais quoi que vous fassiez, faites-le de façon appliquée, en toute conscience, sans vous presser !)

En rouge, quelques verbes à observer, en jaune, quelques prépositions ou locutions. Surlignées en rose, des collocations, c’est-à-dire des mots qui sont souvent combinés, que l’on retrouve souvent ensemble. Pour les mots en vert, je vous suggère de réfléchir à des synonymes. En violet, 6 pronoms relatifs (point de grammaire qui reste souvent sensible chez les étudiant.e.s avancé.e.s). Et en bleu, deux expressions fréquemment utilisées par les natifs, mais beaucoup moins par mes élèves.

Bonne analyse !