Bien

Très souvent, on me demande quelle est la différence entre bon et bien. La réponse la plus simple que je donne est que bon est un adjectif et bien un adverbe et je donne quelques exemples d’utilisation. Mais en réalité, c’est un peu plus complexe que ça et si vous travaillez à un niveau avancé, il est temps de pousser un peu plus loin.

Bien peut en fait être un adverbe ou un adjectif. Et même un nom, mais là, c’est plus évident, alors je vais le laisser de côté pour aujourd’hui.

Observez ces phrases :

  • Elle chante bien. (= well)
  • Vous êtes bien aimable. (= very)
  • Oui, c’est bien ce que l’on avait dit ! (= exactly)
  • C’est un homme bien. (= good)
  • Je suis bien dans ma nouvelle maison. (= comfortable)
  • T’as bien de la chance ! (= a lot)
  • J’ai fait les magasins mais j’ai rien vu de bien. (= suitable)
  • Il faut bien une heure pour aller à l’aéroport. (= at least)
  • Je me ferais bien un ciné ce week-end. (= happily)
  • Tu pourrais bien faire ça pour moi (= ici, je ne le traduirais pas, mais si quelqu’un vous dit ça, il est sous-entendu que vous avez une histoire avec cette personne. Peut-être vous a-t-elle aidé dans le passé. Peut-être vous a-t-elle sorti de situations difficiles. Et là, elle aimerait que vous fassiez quelque chose pour elle, mais vous êtes réticent. Alors, avec ce petit bien, elle insiste.)

Cette liste n’est pas exhaustive mais déjà, vous pouvez voir que bien est un mot qui a beaucoup de nuances. On le retrouve également dans une longue liste d’expressions.

Si vous n’en étiez pas tout à fait conscient, essayez de faire attention la prochaine fois que vous écouterez un podcast ou regarderez une vidéo. Je suis certaine que vous pourrez remarquer différentes utilisations de bien. Et ensuite, essayez de l’utiliser autrement que comme vous en avez l’habitude !
À l’oral principalement, car à l’écrit, il est préférable de trouver des synonymes plus précis quand c’est possible !

Les adverbes en -MENT

On apprend en général comment former les adverbes en -ment en B1, mais comme pour toutes les autres règles, si l’on ne révise pas régulièrement et que l’on n’applique pas consciemment ce que l’on a appris , on oublie. Et c’est assez fréquent que les étudiants avancés disent ou écrivent des choses telles que “d’une façon différente“, “d’une manière douce“, “d’une manière polie“, comme s’ils avaient oublié que l’on pouvait dire différemment, doucement ou poliment. D’autres fois, ils se souviennent que les adverbes existent, mais ils ont un peu oublié comment les orthographier.

Alors, voici un petit rappel des règles :

On forme l’adverbe à partir de l’adjectif au féminin + -ment quand le masculin se termine par une consonne, ou un e.

  • doux – douce = doucement
  • heureux – heureuse = heureusement
  • entier – entière = entièrement
  • complet – complète = complètement
  • actif – active = activement
  • frais – fraîche = fraîchement
  • facile = facilement
  • rapide = rapidement

On ajoute -ment à l’adjectif masculin quand il se termine par i, u, é.

  • poli = poliment
  • joli = joliment
  • vrai = vraiment
  • résolu = résolument
  • absolu = absolument
  • décidé = décidément
  • aisé = aisément

Les adjectifs en “-ent” ou “-ant” deviennent des adverbes en “-emment” et en “-amment”, qui se prononcent de la même façon : /amã/.

  • prudent = prudemment
  • violent = violemment
  • patient = patiemment
  • évident = évidemment
  • élégant = élégamment
  • constant = constamment
  • bruyant = bruyamment
  • courant = couramment

On trouvera évidemment quelques exceptions, sinon ce ne serait pas drôle – celles-ci, il faut les mémoriser. :

  • gentil – gentille = gentiment
  • bref – brève = brièvement
  • gai = gaiement
  • assidu = assidûment
  • confus – confuse = confusément
  • profond – profonde = profondément
  • énorme = énormément
  • etc…

Commencer une phrase par PEUT-ÊTRE

Il est très commun de commencer une phrase par peut-être et les étudiants le font très souvent. Ce qu’ils oublient régulièrement cependant, c’est comment construire la phrase ensuite.

À l’oral, pensez à utiliser que après peut-être !

  • Elle n’est pas venue travailler aujourd’hui. Peut-être qu’elle est malade.
  • Peut-être que tu ne le sais pas, mais on a un test demain.

À l’écrit, préférez l’inversion du verbe et du sujet.

  • Elle n’est pas venue travailler aujourd’hui. Peut-être est-elle malade.
  • Peut-être ne le sais-tu pas, mais on a un test demain.

Le sens est exactement le même, que l’on utilise que ou l’inversion. Ce qu’il ne faut pas dire ou écrire, c’est :

  • *Peut-être elle est malade.
  • *Peut-être tu ne le sais pas.

Le plus possible


En corrigeant un écrit dernièrement, j’ai eu un doute sur l’orthographe de possible, dans une structure de type “le plus de… possible”. L’étudiante l’avait accordé avec le nom et j’avais instinctivement envie de commenter qu’on ne devait pas accorder, mais je n’étais plus sûre de savoir pourquoi. Après quelques recherches, il s’est avéré que j’avais raison et j’ai ainsi pu réviser la règle.

Quand possible est un élément du superlatif utilisé directement après le plus, il reste invariable. La même règle s’applique avec le moins, le mieux, le meilleur, le pire. Possible sert aussi à compléter les expressions le plus de et le moins de.

  • Je vous répondrai dans les délais les plus brefs possible.
  • Essayons de réunir le moins de gens possible pour ce dîner car je n’ai pas envie de cuisiner.
  • Je vais faire le plus d’exercices possible pour comprendre cette règle.
  • Elle vit dans les conditions les meilleures possible en Suisse.

Toutefois :

  • Elle vit dans les meilleures conditions possibles depuis qu’elle a déménagé.
  • Le meilleur des mondes possibles n’existe que dans ta tête.
  • Les plus hauts salaires possibles dans cette entreprise sont pharaoniques.

Quand possible se rapporte simplement au nom, il doit alors être accordé.

Quelqu’un / personne

Si en général les étudiants n’ont pas vraiment de souci avec le pronom indéfini quelqu’un, ils en ont régulièrement avec le pronom indéfini personne.

Tout d’abord, il faut accepter que personne, pronom indéfini, n’est pas la même chose qu’une personne, nom féminin. Ensuite, il faut étudier l’utilisation de personne, pronom indéfini, dans la phrase.

Observons :

  • J’ai parlé avec quelqu’un à la banque hier, mais je ne sais pas qui c’était. (I talked to someone)
  • Je n’ai parlé avec personne hier car je ne suis pas sortie de chez moi. (I didn’t talk to anyone)
  • Il y a toujours quelqu’un à la réception de l’hôtel. (there’s always someone)
  • Il n’y a jamais personne quand j’appelle. (there’s never anyone)
  • Il y a encore quelqu’un au bar. (there’s still someone)
  • Il n’y a plus personne à cette heure-ci. (there’s no-one left)
  • Quelqu’un m’a dit que tu étais en voyage. (someone told me)
  • Personne ne m’a dit que tu étais rentrée. (nobody told me)

Les erreurs que je retrouve le plus souvent sont des utilisations telles que :

  • *Je n’ai pas parlé avec quelqu’un
  • *Je n’ai pas parlé avec personne
  • *Il n’y a jamais quelqu’un
  • *Personne m’a dit (acceptable à l’oral, si l’on sait qu’il faut utiliser le ne à l’écrit)

Il est cependant possible de trouver personne sans ne dans certaines situations :

  • Je l’aime plus que personne. (comparaison)
  • Je l’ai fait sans en parler à personne. (la négation est exprimée autrement ; ici, à travers sans – personne = qui que ce soit)

On ou l’on

Quand on écrit, on peut parfois ajouter l’ devant on, par souci de style. Ce n’est pas une obligation, mais cela permet d’écrire dans un style plus soutenu. On le fait aussi à l’oral par souci d’éviter deux sons vocaliques qui se suivent et également pour éviter de prononcer /kõ/.

Quelques exemples :

  • Si l’on veut être en bonne santé, il faut manger équilibré.
  • Il y a toujours du bruit en Thaïlande, où que l’on aille.
  • Quoique l’on pense de lui, il n’est pas si désagréable que ça.
  • La Suisse est un pays l’on vit bien.
  • J’ai parlé à la personne à qui l’on est supposé demander des informations mais elle n’a pas su me répondre.

On évitera cependant d’utiliser le l’ devant le son /l/. Il sera préférable de dire : Si on lit des livres en version originale, on apprend beaucoup de vocabulaire. (plutôt que si l’on lit)

Se rappeler / se souvenir

Ces deux verbes ont le même sens. Mais ils n’ont pas la même construction. On se rappelle quelque chose mais on se souvient de quelque chose.

Cependant, j’ai très souvent entendu des Français dire qu’ils se rappelaient *de quelque chose, alors il est facile se supposer que c’est correct d’utiliser la préposition avec se rappeler.

Mes étudiants ont tendance à plutôt utiliser le verbe se souvenir et à parfois oublier le de. Avec se souvenir, ou utilise toujours de.

Avec se rappeler, on utilise de seulement quand il est suivi d’un pronom tonique (moi, toi, lui, etc.)

Quelques exemples :

  • Je me souviens très bien de ces vacances. Il a fait chaud tout l’été.
  • Je me rappelle très bien ces vacances.
  • Tu te souviens de mon copain Nico ?
  • Tu te rappelles mon copain Nico ?
  • Elle ne se souvient pas de lui.
  • Elle ne se rappelle pas de lui.

Quels connecteurs utiliser ?

Voici un article dans lequel j’ai enlevé quelques connecteurs logiques. Essayez de réfléchir à ce que vous pourriez écrire aux endroits où il manque des mots. Il faut que ce soit logique au niveau du sens et au niveau de la grammaire. Amusez-vous bien !

Le tourisme en vélo se développe en Europe

Les régions transfrontalières bénéficient de fonds européens pour aménager des voies cyclables et favoriser le tourisme vert.

Des Pays-Bas à la région Grand Est, les balades en vélo le long des fleuves, rivières, canaux sont nombreuses en Europe. Tous les ans, de plus en plus de familles européennes optent pour des vacances en prise directe avec la nature et à la découverte d’une région. L’Ardenne est à ce titre une région exemplaire avec deux grands itinéraires ceinturant la région, l’EuroVélo 5 et La Meuse à vélo.

Avec « la Meuse à vélo », ce sont 1152 km de routes balisées par lesquelles il est possible de relier les sources du fleuve, sur le plateau de Langres, à son embouchure à proximité de La Haye aux Pays-Bas. L’Euro-vélo 5 et ses 3300 km de Londres à Brindisi, vous emmène sur les traces des pèlerins qui se rendaient à Jérusalem. Cette route traverse six pays différents et relie de nombreuses cathédrales, églises, monuments et musées qui rappellent l’importance de ce pèlerinage. Elle relie ________ une partie des sièges des principales institutions européennes : Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg ________ Rome, lieu de naissance de l’Union européenne à la suite de la signature du Traité de Rome en 1957.

_________, les liaisons entre ces deux grands itinéraires sont quasiment inexistantes, ce qui les rend imperméables l’un à l’autre.

Une grande enquête a été lancée auprès des usagers, _______ les plus jeunes, qu’ils soient fréquents, habitants locaux pour leurs déplacements quotidiens, ou occasionnels, touristes voyageant sur de plus longues distances et souvent en groupe. C’est en se basant sur leurs remarques et constatations que la région, appuyée par la Fédération européenne des Cyclistes (ECF), a élaboré le projet « Ardenne Cyclo ».

Soutenu par le programme de coopération transfrontalière Interreg, et tout particulièrement celui de la région France – Wallonie – Vlaanderen (Flandre), il vise à créer deux nouvelles vélo-routes touristiques transfrontalières à travers le massif ardennais, à cheval entre la France et la Belgique.

  • Une boucle de 170 km reliant La Meuse à Vélo et la Voie Verte Trans-Ardennes de Givet à Monthermé en France.
  • Un itinéraire de 110 km reliant l’EuroVélo 5 et La Meuse à vélo du Luxembourg belge et à travers la Vallée de la Semois, l’itinéraire passant par une mosaïque de paysages variés, ________ par des sites patrimoniaux emblématiques de l’Ardenne, comme le viaduc de Conques.

Les objectifs du projet sont clairs : encourager l’écotourisme, favoriser une mobilité transfrontalière douce, améliorer la connexion de tronçons isolés et la résorption de passages dangereux et ______ faciliter les déplacements sur des axes bien structurés dans des environnements variés (campagne, forêt, ville et villages, lacs, rivières).

Et ce sont _____ près de 2,18 millions d’euros (le coût total du projet dépasse les 4,3 millions d’euros), financés par le FEDER, que le programme Interreg V investit dans l’amélioration de l’expérience du tourisme à vélo et pour la sécurité des cyclistes. ________ les données statistiques sont peu fiables, le cyclotourisme en Europe représenterait 5 à 7 % du tourisme global (chiffres de 2012) avec une croissance attendue de 10 à 15 % par an. __________ cette croissance est très irrégulière entre le Nord et le Sud du continent.

Un projet qui veut s’élargir à toute la région France / Bénélux

_____________ Ardenne cyclo, le projet Eurocyclo se développe parallèlement _______ attirer plus d’Européens à faire usage de leur bicyclette. C’est une tradition bien ancrée aux Pays-Bas et de plus en plus encouragée dans les grandes métropoles. Lui ______ financé par le programme Interreg V, le projet permettra de réaliser une boucle de découverte de l’Euro-région toujours ________ d’encourager l’utilisation du vélo et faciliter les déplacements en toute sécurité (création de sections manquantes entre les voies existantes et multiplication des connexions transfrontalières).

Connaissez-vous Euro-vélo ?

EuroVelo est né d’une rencontre entre la Fédération européenne de Cyclistes (ECF) et ses partenaires britanniques et danois (Sustrans et de Frie Fugle) en 1995. L’idée originale était la création d’un réseau de douze routes longue-distance qui traverseraient le continent. L’engagement d’ECF veut permettre l’augmentation de l’utilisation du vélo pour le développement de la mobilité durable et du bien-être public. _____ atteindre ces objectifs, ECF cherche à changer les attitudes, la politique et les budgets au niveau européen. L’achèvement du réseau de 70 000 km est prévu pour 2020. Leur site internet, très bien fait, propose une carte interactive des 15 routes existantes, détaillant les étapes, les visites à faire, des circuits avec hébergement ainsi qu’un calendrier des évènements (__________ les marchés de Noël au mois de décembre)

Si c’est un peu difficile sans choix, essayez de replacer les connecteurs suivants dans le texte : dans le but de, même si, également, en complément de, ainsi que (x2), afin de, pour, cependant (x2), y compris, par exemple, enfin, donc

Pour comparer vos réponses avec le texte original, cliquez ici. Il est possible que vos réponses soient correctes même si vos choix sont différents de ceux de l’auteure. Si vous avez écrit cependant et l’auteure toutefois, par exemple, votre choix est valide. Les deux adverbes expriment une concession et s’utilisent de la même façon. Par contre, si vous avez écrit de plus, et l’auteur cependant, ce n’est pas correct, car avec de plus, on ajoute une idée qui va dans le même sens que l’idée précédente, alors qu’avec cependant, on exprime une concession.

Article défini VS article indéfini

C’est un point de grammaire qu’on apprend en première année de français, et pourtant, il arrive que les étudiants de niveau avancé ne le maîtrisent pas. Surtout au pluriel ! Je corrige régulièrement des erreurs entre les et des.

En anglais, l’article n’est pas toujours nécessaire au pluriel, et je pense que la confusion vient de là.

Voici quelques exemples que j’ai relevés dans des écrits d’étudiants, qui font par ailleurs peu d’erreurs :

  • *durant des années précédentes, on a vu…
  • *les pays qui ont les institutions supérieures reconnues…
  • *les universités qui peuvent offrir les expériences intéressantes…
  • *je lis les livres en français tous les jours

Ce que je remarque le plus souvent, c’est les utilisé à la place de des, mais comme on peut le voir dans le premier exemple, l’inverse arrive aussi.

En anglais, on dirait : during the last few years, countries that have well-known universities, universities that can provide interesting experiences, I read books in French

Dans le premier exemple, on sait de quelles années on parle : celles qui ont précédé. On ne parle pas de quelques années aléatoires, mais on parle précisément de celles qui ont précédé. Il faut donc utiliser l’article défini.

Dans les trois exemples suivants, on pourrait remplacer l’article par quelques. En anglais, on pourrait ajouter some. On ne parle pas d’institutions supérieures en particulier, ni d’expériences en particulier. Dans le dernier exemple, on ne sait pas de quels livres on parle. Ce n’est pas défini. Il faudrait donc utiliser l’article indéfini des dans ces trois cas.

Quelques exemples corrects :

  • Durant des années, j’ai cru qu’il était qu’il était peintre. Mais il est sculpteur. (on ne sait pas précisément de quelles années on parle : quelques années à un certain moment dans le passé)
  • Durant les années qui ont précédé sa naissance, j’ai beaucoup voyagé. (on sait de quelles années on parle : celles qui ont précédé sa naissance)
  • Les pays qui ont les institutions supérieures les plus reconnues sont en majorité anglophones. (on sait de quelles institutions on parle : celles qui sont le plus reconnues)
  • Les pays qui ont des institutions supérieures reconnues sont des pays riches. (on ne sait pas exactement de quelles institutions on parle)
  • Je lis le livre que tu m’as prêté. (on sait de quel livre on parle : celui que tu m’as prêté)
  • Je lis un livre très intéressant. (on ne sait pas précisément de quel livre on parle)

Si vous savez que vous avez des problèmes avec les articles, essayez d’analyser vos erreurs et de prendre le temps de réfléchir quand vous les utiliser, sans vouloir aller trop vite. Ce n’est pas un point de grammaire difficile, mais si vous faites l’erreur depuis des années, il faudra probablement un peu de temps avant d’arrêter de la faire.

Faire des dictées

Les dictées permettent non seulement d’améliorer son écrit mais aussi sa compréhension orale, sa grammaire et son vocabulaire.

J’encourage tous mes étudiants à faire des dictées régulièrement. On en fait ensemble en cours de temps en temps et beaucoup d’entre eux utilisent ce site pour en faire plus. Vous pouvez l’utiliser sans créer de compte et commencer immédiatement. Vous pouvez aussi vous créer un compte gratuit et garder une trace de ce que vous avez fait.

Ce site est formidable car il propose une variété de dictées de différents niveaux, sur différents thèmes, avec des corrections en vidéo qui expliquent les points difficiles et vous permet de prendre conscience de ce que vous ne maîtrisez pas encore et que vous aurez peut-être envie de retravailler plus en détail. Ce sont pour la plupart des extraits de livres, très courts.

Ecrire en français n’est pas facile. J’ai rencontré peu d’étudiants qui pensaient le contraire. Il faut faire attention à tout quand on écrit. Ai-je bien conjugué mon verbe, accordé mon participe passé, accordé mon adjectif ? Ai-je bien choisi mes mots pour exprimer précisément les idées que je voulais transmettre ? Ai-je bien structuré mes phrases ?

Quand on fait une dictée, on travaille :

  • l’orthographe : bien sûr, c’est le but de cet exercice. Quand j’étais en primaire, on faisait des dictées toutes les semaines. Peut-être même tous les jours, je ne m’en souviens pas très bien. Si pour certaines personnes, l’orthographe est évidente, pour d’autres, c’est différent. Plus on voit/utilise les mots, plus on a de chance de les mémoriser. L’orthographe française n’est pas facile, mais on peut devenir très bon si on la travaille régulièrement. Les consonnes finales qui ne se prononcent pas et les doubles consonnes pourront un jour n’avoir aucun secret pour vous !
  • la grammaire : quand on fait une dictée, on se concentre sur la grammaire. Les dictées courtes sont plus faciles à relire et à analyser que les textes plus longs qu’on écrit parfois. L’exercice nous rend aussi plus conscient de la grammaire. C’est une des raisons pour lesquelles on le fait ! On vérifie que chaque verbe est bien conjugué, chaque adjectif bien accordé et on applique les règles de l’accord du participe passé !
  • le vocabulaire : parfois on ne comprend pas certains mots et quand on fait une dictée on doit tout écrire. Est-ce que ce mot nous rappelle un autre mot ? Peut-être sont-ils de la même famille. Si vous n’avez pas la moindre idée, essayez au moins d’écrire quelque chose qui soit phonétiquement logique. Puis, quand vous voyez le texte original, recherchez ce nouveau mot et empressez-vous de le réutiliser pour ne pas l’oublier !
  • la compréhension orale : il faut écouter avec attention. Entend-on un pluriel ou pas ? Si petit et petits se prononcent de la même façon quand ils sont seuls, il seront prononcés différemment dans “petit éléphant” et “petits éléphants“. Il faut prêter attention aux liaisons, aux pauses, à l’intonation pour être sûr de bien comprendre. Parfois, on a du mal à différencier les mots. Ai-je entendu Jean porte des livres ou j’emporte des livres ?

Quand vous préparez le B2, le C1 ou le C2, c’est un bon site à visiter régulièrement.