Langage des mathématiques

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de partager un article scientifique aujourd’hui, dont vous trouverez l’intégralité ici. Il est assez long.

Si comme moi, le sujet vous intéresse peu, ce sera une lecture probablement un peu plus difficile que d’habitude, mais vous pouvez vous cantonner à l’analyse de la grammaire et du vocabulaire, sans aller trop en profondeur dans le sens.

Comme je rentre de vacances et que j’ai plein de devoirs à corriger, je vous laisse faire l’analyse par vous-même 😉 Observez et interrogez-vous !

Avoir confiance et faire confiance

Quelles prépositions suivent ces locutions verbales ? Êtes-vous hésitant·e ?

Si c’est le cas, vous n’êtes pas seul·e ! J’ai un cahier dans lequel j’essaie de noter les difficultés que rencontrent mes étudiant·es de niveau avancé et j’ai noté un tas de fois que ces deux locutions posaient problème.

On dira :

FAIRE CONFIANCE À QQN / QQCH :

  • Elle fait totalement confiance à sa fille.
  • Elle lui fait totalement confiance.
  • Fais-moi confiance, je ne dirai rien à personne.
  • Je fais confiance à ton jugement.

AVOIR CONFIANCE EN QQN / QQCH :

  • Aie confiance en moi !
  • Je n’ai confiance en personne.
  • J’ai confiance en ma bonne étoile.
  • La prof a confiance en mes capacités et pense que je vais réussir l’examen.

EN est la préposition la plus commune après avoir confiance, mais il est aussi possible de trouver DANS. Personnellement, je bloque toujours un peu avec avoir confiance dans, car cela sonne étrange à mes oreilles, mais je me suis déjà retrouvée dans la situation où en ne sonnait pas bien et dans beaucoup mieux. On utilisera toujours EN devant un pronom personnel : confiance en moi, toi, lui elle, nous, vous, eux, elles. DANS sera plutôt utilisé quand le nom qui suit est précédé d’un article, selon les recommandations des livres de référence. Pour ma part, j’utilise presque toujours EN, sauf devant les articles pluriel je crois.

  • Elle a confiance dans les médecins.
  • Ils ont l’un dans l’autre une confiance inébranlable. (Mais je dirais qu’ils ont confiance l’un en l’autre.)
  • J’ai confiance dans l’avenir. (Mais je dirais aussi que j’ai confiance en l’avenir – les deux sont possibles.)

Être puni pour travailler trop, c’est possible en France

Il y a très longtemps, quand je vivais encore en France, je travaillais en intérim et j’avais travaillé quelques semaines au centre des impôts de la ville où je vivais. On était pré-Internet et j’avais été embauchée pour faire la saisie des déclarations de revenus, c’est-à-dire que je devais entrer dans le système informatique ce que les gens avaient déclaré sur papier. Contrairement à mes collègues qui se connaissaient toutes et passaient des heures à se raconter leurs vies, je passais tout mon temps à saisir. Et un jour, l’une d’entre elles m’a fait une réflexion voulant clairement dire que je travaillais trop et que ça la dérangeait. J’ai observé des comportements lors de mon court passage dans ces services qui m’ont fait comprendre pourquoi les fonctionnaires étaient tant critiqués en France. Bien sûr, il y en avait qui étaient très professionnels, mais une très grande partie passait beaucoup de temps à se tourner les pouces. J’étais très jeune et j’ai été vraiment choquée.

Et cette semaine, j’ai lu une histoire qui m’a fait écarquiller les yeux. L’ État français a refusé d’accorder la nationalité française à une infirmière étrangère sous prétexte qu’elle travaille trop. Dans le pays où la semaine de travail est de 35 heures, il est vraiment très mal vu de travailler plus de 50 heures. C’est même contre la loi apparemment. Incroyable !

Si le personnel soignant était mieux considéré et donc mieux payé, peut-être n’aurait-il pas besoin de travailler autant, non ? Il pourrait ainsi se conformer à la loi.

J’ai donc décidé de faire l’analyse d’un article relatant cette histoire. J’ai pris celui du Figaro, dans lequel j’ai corrigé les coquilles. En rose, des formes verbales, en bleu, des connecteurs, en vert, des prépositions, en jaune, des participes passés, soulignés, du vocabulaire à observer. Et en rouge, une erreur de la journaliste que je n’ai pas corrigée, mais que je vais expliquer, car c’est un point de grammaire qui pose souvent problème. Mes commentaires se trouvent à la suite du texte.

  • se voit refuser : structure passive. Si vous vous voyez refuser quelque chose, cela veut dire que vous avez demandé qqch et que qqn vous l’a refusé. Vous n’avez pas vraiment eu votre mot à dire, et c’est pour cela que l’on étudie cette structure quand on étudie le passif.
  • s’est vue refuser : où est l’erreur ? On a un verbe à l’infinitif qui suit un autre verbe, pronominal celui-ci. On a un sujet au féminin, une infirmière. On pourrait penser que logiquement, le participe passé de voir devrait être au féminin, puisqu’on a l’auxiliaire être. Mais non. Si l’action de l’infinitif “refuser” était effectuée par le sujet “infirmière”, alors oui, on accorderait. Mais ce n’est pas l’infirmière qui a refusé. C’est qqn d’autre. Par conséquent, on n’accorde pas le participe passé. (j’écrirai un poste de grammaire à ce sujet bientôt)
  • a suscité : verbe qui exprime la conséquence, construction directe. Qqch suscite qqch.
  • une vague d’indignation : vague a ici le sens de mouvement et peut être associé a beaucoup de noms. Un vague de colère, une vague de tendresse, une vague d’enthousiasme, une vague d’incompréhension (dans le texte également), etc. Pouvez-vous penser à d’autres ?
  • dépasser le temps de travail légal : auriez-vous penser à ce verbe ? Que peut-on dépasser d’autre ? Qu’est-ce qui peut dépasser ?
  • un motif solide : deux mots qui vont bien ensemble. Un motif, c’est une raison. Il peut aussi être officiel, valable, légitime, inavouable, etc. Quoi d’autre ?
  • préjudiciable : auriez-vous penser à cet adjectif ?
  • une demande de naturalisation : vocabulaire de l’immigration – quand on veut obtenir la nationalité d’un pays, on fait une demande de naturalisation
  • au motif de : à cause de
  • la lettre de refus : il existe aussi des lettres de motivation, de candidature, de démission, de remerciements, de recommandation, etc. Quoi d’autre ?
  • a provoqué : verbe qui exprime la conséquence
  • confrères : synonyme de collègues, très utilisé par les journalistes. Les docteurs et les avocats aussi.
  • a bien confirmé : qu’est ce petit “bien” ici ? Il est utilisé pour accentuer le fait que la préfecture a confirmé, il n’y a plus de doute possible. Si je dis que j’ai bien profité de mes vacances, je veux dire que j’ai vraiment profité de mes vacances. “bien” peut indiquer une certaine intensité.
  • cumuler : un bon synonyme d’avoir, plus précis, qui veut dire “avoir simultanément”.
  • effectue : un bon synonyme de faire
  • soit : c’est-à-dire
  • en infraction : être en infraction, c’est ne pas respecter la loi
  • au regard de : pour, selon
  • limitant à : observez le participe présent (= qui limite) et la construction verbale : limiter à qqch
  • la demandeuse déboutée : la demandeuse fait référence à l’infirmière qui a demandé qqch, déboutée signifie que sa demande a été rejetée
  • ne compte pas : ne prévoit pas – je compte faire qqch = j’ai l’intention de faire qqch
  • en rester là : s’arrêter
  • faire appel de la décision : vocabulaire de la justice – faire appel d’une décision = contester une décision
  • de nombreux : synonyme de beaucoup de
  • n’ont pas manqué de : ne pas négliger de, ne pas oublier de
  • le dépassement du temps de travail : après le verbe plus haut, nous avons maintenant le nom
  • une pratique courante : mots souvent associés. Des synonymes seraient : une pratique habituelle, répandue, usuelle, généralisée, en vigueur, etc. Une pratique peut aussi être ancestrale, peu orthodoxe, discutable, scandaleuse, déviante, etc. Pouvez-vous penser à d’autres adjectifs ?
  • le milieu hospitalier : quels autres milieux connaissez-vous ?

Je n’ai pas commenté la plupart des connecteurs, ni les prépositions. Mais il est toujours bon de les observer et de vous demander si pour vous, le sens et l’utilisation sont évidents.

Livre de grammaire

Il existe un nombre considérable de livres de grammaire. Il y en a tant qu’il est difficile de savoir lequel choisir et de ne pas s’éparpiller de tous les côtés.

Pour les étudiants avancés, je recommande L’exercisier, aux Editions PUG. Il est divisé en plusieurs chapitres (entre autres : la construction des verbes, l’article, les pronoms relatifs, les prépositions, la négation, le subjonctif, le discours rapporté, le but, etc.), chacun présentant des tableaux synthétiques avec des exemples, des exercices d’observation et des exercices systématiques pour pratiquer les notions étudiées. Le niveau des exercices varient et il n’est pas rare que mes étudiant·e·s avancé·e·s les trouvent très difficiles ! Alors, ne pensez pas que B1-B2 sur la couverture veuille dire que ce sera trop facile pour vous !

Je possède une ancienne édition et je n’ai pas encore eu l’occasion de feuilleter la nouvelle édition, mais je vais me la faire apporter cet été. La couverture dit “entièrement réactualisé”, et vous pouvez en fait en avoir un aperçu ici, sur le site de l’éditeur, pour voir si le format vous plairait. Cliquez sur l’image du livre et vous pourrez en observer quelques pages.

ISBN-10: 2706129824
ISBN-13: 978-2706129827

Rencontrer VS retrouver

Observez :

  • J’ai rencontré mon mari au Cambodge il y a six ans.
  • Ils se sont rencontrés à une soirée chez des amis et depuis, ils ne se quittent plus.
  • Je n’ai jamais rencontré personne qui venait du Groenland.
  • On se retrouve tous les samedis pour boire un thé et papoter.
  • Cet été, je vais retrouver des amis pour quelques jours sur une ile.
  • Elles se sont retrouvées devant le centre commercial à 19h avant d’aller voir un film.

La différence est-elle claire pour vous ?

Très souvent, je demande à mes étudiantes ce qu’elles ont fait le weekend passé, et très souvent elles me répondent qu’elles ont rencontré des ami·es pour aller boire un verre / faire du sport / aller au cinéma, etc. Mais ce n’est pas correct. Elles n’ont pas rencontré des ami·es. Elles ont retrouvé des ami·es.

On utilise rencontrer quand c’est la première fois, et seulement quand c’est la première fois !

Le géant aux chaussettes rouges – analyse d’un texte

Cette semaine, j’ai décidé d’analyser un court texte tiré d’un recueil de contes pour enfants, pour vous montrer que vous pouvez vraiment enrichir votre français à partir de sources très variées.

Ce conte est le deuxième du livre La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca, de Pierre Gripari, publié en 1967. J’ai lu ces contes des dizaines, voire des centaines de fois quand j’étais enfant et je prends toujours plaisir à les relire.

J’ai utilisé 3 couleurs : le jaune pour le vocabulaire, le rose pour les temps du passé et le bleu pour des locutions prépositionnelles et un connecteur logique. Observez l’alternance des temps du passé : on a de l’imparfait et du passé simple. Vous pouvez analyser cette alternance comme vous le feriez si le passé simple était du passé composé. Je vais détailler le vocabulaire après le texte.

  • Il était une fois : c’est la phrase typique d’introduction des contes de fée – l’équivalent de Once upon a time.
  • haut comme trois étages : ce n’est évidemment pas une expression, car personne n’est haut comme trois étages, mais vous connaissez peut-être l’expression “haut comme trois pommes” pour désigner quelqu’un de très petit ?
  • un beau jour : expression dans laquelle beau n’a pas son sens habituel, mais qui veut dire un jour quelconque
  • tâcher de faire qqch : essayer de, tenter de faire qqch
  • sitôt dit, sitôt fait : expression qui veut dire qu’on fait qqch dès qu’on l’a dit
  • par malheur : pour les apprenants qui hésitent régulièrement entre pour et par, notez bien que l’on dit par malheur, par chance, par hasard, par bonheur, etc.
  • déboucher : vous connaissez peut-être ce verbe quand il est transitif (= suivi d’un objet direct ou indirect) dans le sens d’ouvrir, comme quand on débouche une bouteille, ou dans le sens de débloquer quand par exemple votre évier est bouché et qu’il faut le déboucher. Mais le connaissez-vous dans le sens du texte ? Ici, c’est un verbe intransitif, qui signifie arriver. Il est souvent suivi de la préposition sur, comme dans : cette petite rue débouche sur l’avenue principale de la ville.
  • un œuf à la coque : quelles autres façons de cuisiner/manger les œufs connaissez-vous ? Au plat, dur, mollet, brouillé… Faites-vous des mouillettes quand vous mangez des œufs à la coque ?
  • un coquetier : il peut être en bois, en argent, en porcelaine, en plastique… C’est la petite coupe qu’on utilise pour manger un œuf à la coque. Sans coquetier, c’est moins facile, surtout si vous venez juste de faire cuire l’œuf. J’ai essayé, et je ne le recommande pas, ça brule les doigts ! Il existe une expression, gagner/décrocher le coquetier. La connaissez-vous ?
  • une petite cuiller : en anglais, on parle de teaspoon et de tablespoon. En français, on parle de petite cuillère (ou cuillère à café) et de grande cuillère (ou cuillère à soupe). Remarquez l’orthographe. Le dictionnaire donne les deux, mais la réforme de 1990 recommande cuillère, car moins ambigu.

J’espère que vous êtes convaincu·e que n’importe quel texte peut vous apprendre quelque chose et vous faire réfléchir à l’utilisation de la langue si vous le lisez de façon active, en vous posant plein de questions !

Très + adjectif

Dites-vous parfois que quelque chose est *très magnifique ou *très génial ? Si c’est le cas, sachez que c’est une erreur !

On ne peut pas utiliser très avec un adjectif qui a déjà une forte intensité. Tout comme vous ne diriez pas en anglais que quelque chose est very wonderful ou very great, en fait.

Par contre, si vous tenez à insister car vous trouvez que l’adjectif déjà intense ne suffit pas, vous pouvez dire que c’est vraiment magnifique, vraiment génial, vraiment super, vraiment hallucinant, vraiment incroyable, etc.

Récapitulons :

  • Ce curry est très bon.
  • Ce curry est vraiment délicieux.
  • Ce tableau est très beau.
  • Ce tableau est vraiment magnifique.
  • Cette histoire est très surprenante.
  • Cette histoire est vraiment hallucinante.

On pourrait dire vraiment bon, vraiment beau, vraiment surprenante, mais on ne pourrait pas dire *très délicieux, *très magnifique ou *très hallucinante.

Je m’ai = IMPOSSIBLE

Je crois que toutes mes étudiantes ont fait cette erreur au moins une fois, et dans l’ensemble, elles la font toutes assez régulièrement. Faute d’inattention la plupart du temps, car elles connaissent la règle : avec les verbes pronominaux, l’auxiliaire est toujours ÊTRE ! Jamais avoir!

Si vous avez tendance à faire cette erreur, essayer de visualiser que *je m’ai est impossible ; c’est une combinaison de mots que l’on ne verra jamais. JAMAIS. JAMAIS. JAMAIS. Si vous sentez que vous vous apprêtez à dire *je m’ai…, corrigez-vous immédiatement et dites : JE ME SUIS

  • Je me suis trompée, excusez-moi.
  • Je me suis dit que ce serait sympa d’aller à Bali.
  • Je me suis disputée avec les voisins.
  • Je me suis couchée tard hier soir.
  • Je me suis retrouvée là-bas malgré moi.
  • Je me suis fait couper les cheveux.
  • Je me suis acheté un nouvel ordinateur.
  • Je me suis rendu compte de mon erreur.
  • Je me suis cassé un orteil.
  • Je me suis inscrite à un cours de danse.

Et bien sûr, au plus-que parfait, ça donnera : je m’étais trompée, je m’étais dit, je m’étais disputée, je m’étais couchée, je m’étais retrouvée, etc.

Féminicides en France

Je reçois les notifications de TV5 monde sur mon téléphone et cette semaine, j’en ai reçu une pour cet article qui aborde le sujet des violences faites aux femmes, plus particulièrement des féminicides, et qui dresse un bilan accablant de la situation en France.

C’est un thème qui me met évidemment très en colère et je suis plus que d’accord avec l’article pour dire qu’il faut arrêter d’appeler cela des crimes passionnels. Ce sont des crimes commis par des hommes qui pensent que les femmes leur appartiennent. Ce sont des crimes en lien direct avec le système dans lequel on vit et où les femmes sont chosifiées et traitées comme des êtres inférieurs dont il faut contrôler le corps.

Je ne sais pas quelle est la situation dans les autres pays dont les valeurs se rapprochent de celles de la France, mais je suis certaine que les femmes sont victimes de violence dans tous les pays du monde. Savez-vous quelle est la situation dans votre pays ?

Je me suis dit que j’allais partager une partie de cet article et en profiter pour faire une petite analyse. En rose, vous trouverez le vocabulaire sur le thème des violences faites aux femmes. En bleu : connecteurs logiques. En jaune : participes passés fonctionnant sans auxiliaire. En vert, observez les pronoms compléments. Et j’ai souligné quelques structures sur lesquelles je ferai quelques commentaires à la suite du texte.

Pour lire la suite, cliquez ici.
  • tous les deux jours et demi : j’ai choisi de souligner cette structure car je sais que beaucoup de mes étudiantes auraient tendance à dire “chaque deux jours et demi“. On peut dire chaque jour, chaque mois, chaque année, chaque premier mercredi du mois, etc., mais on dira tous les deux jours, toutes les trois semaines, toutes les cinq minutes, etc. On peut également dire tous les jours, toutes les semaines, tous les ans, tous les premiers mercredis du mois, etc.
  • au cours de : une alternative à pendant
  • pour ne pas dire : not to mention, not to say – précise et renforce ce qui vient d’être dit
  • un collectif : un groupe
  • nous avons honte pour notre pays : on peut avoir honte de qqch/qqn ou avoir honte pour qqch/qqn. Il y a une petite différence de sens.
  • avancer des pistes de solutions possibles : proposer des solutions
  • sur le papier : indique que les lois existent mais ne sont pas appliquées.
  • tenir à réagir : vouloir réagir – Si je tiens à faire qqch, je veux le faire, c’est important pour moi.
  • le cas échéant : si besoin
  • mettre en oeuvre : implémenter (anglicisme), réaliser
  • déjà prévus par la loi : pour lesquels la loi a déjà été écrite
  • se porter volontaire : un bon synonyme d’être + combinaison de mots fréquente
  • les éventuels manquements : attention au faux ami : éventuel veut dire possible, potentiel – les erreurs potentielles
  • un outil efficace : combinaison de mots
  • après avoir été interpelée : remarquez la structure avec après + infinitif passé + passif. Interpeler = to call out
  • concernant cette affaire : une autre façon de dire à propos de cette affaire

Les verbes en -IER

Je veux parler des verbes tels qu’étudier, privilégier, bénéficier, parier, confier, justifier, publier, trier, crier, etc.

Même la langue des meilleur·es étudiant·es fourche occasionnellement sur ces verbes.

Avez-vous déjà dit *j’étude ? Il *privilège ? Elle *bénéfice ? Vous ne seriez pas le ou la premier·ère. Ces trois verbes en particulier posent problème, très probablement parce que les mots étude, privilège et bénéfice existent et sonnent naturels à l’oreille. C’est moins fréquent d’entendre je *confe ou je *puble. Et pourtant, c’est exactement le même modèle de conjugaison !

Ce sont des verbes du premier groupe, réguliers, sans piège. Alors ce post sert de rappel : le i appartient au radical et ne doit pas disparaitre !

Il peut être utile de revoir quelques formes au passage. Prenons le verbe étudier.

  • au présent : j’étudie, tu étudies, elle étudie, nous étudions, vous étudiez, elles étudient
  • à l’imparfait : j’étudiais, tu étudiais, il étudiait, nous étudiions, vous étudiiez, ils étudiaient (remarquez les deux i à nous et vous – ce sera la même chose pour le subjonctif)
  • au futur : j’étudierai, tu étudieras, elle étudiera, nous étudierons, vous étudierez, elles étudieront (remarquez la présence du e, même s’il n’est pas prononcé – ce sera la même chose pour le conditionnel)