Avoir beau

Si vous étudiez au niveau B2 ou au-delà, vous avez probablement déjà croisé cette structure en étudiant les connecteurs logiques de concession. C’est là qu’on la retrouve en général.

Pourtant, je n’entends jamais mes étudiantes l’utiliser, sauf si je leur fais faire de la grammaire et que je les force à utiliser la structure. Je pense que c’est parce qu’elles ne sont pas à l’aise avec la formulation et qu’elles préfèrent l’éviter.

Alors aujourd’hui, je vais essayer de vous donner envie de l’utiliser. Au moins d’essayer pour vous rendre compte que ce n’est pas bien sorcier!

Observez ces phrases :

  • J’ai beau manger sainement, j’ai toujours mal au ventre.
  • Elle a beau dormir huit heures par nuit, elle est constamment fatiguée.
  • Ma fille aura beau me supplier, je ne lui achèterai pas de voiture.
  • Il a beau avoir vécu 10 ans au Vietnam, il ne parle pas un mot de vietnamien.
  • J’ai eu beau étudier tout le week-end, j’ai raté mon examen.

Si vous lisez ce blog, vous êtes censé comprendre ces phrases et je suis sûre que vous pouvez remarquer qu’elles expriment toutes un effort inutile. Je fais l’effort de manger sainement mais malgré ça, j’ai toujours mal au ventre ! J’ai fait l’effort d’étudier tout le week-end mais j’ai quand même raté mon examen. Pour les autres, on ne peut pas tout à fait parler d’effort, mais l’idée est la même. Cela ne sert à rien qu’elle dorme 8 heures par nuit car elle est constamment fatiguée. Quant à ma fille, ça ne servira à rien qu’elle continue à me supplier, je ne lui achèterai pas de voiture. Et lui, bien qu’il ait vécu si longtemps au Vietnam, il ne sait pas parler la langue.

Retenez donc cette structure quand vous voulez exprimer un effort inutile : AVOIR BEAU + INFINITIF / INFINITIF PASSÉ

Exprimer l’opposition

Si vous vous préparez à passer le DELF ou le DALF, vous savez qu’il est important de bien connaître les connecteurs logiques et de bien les utiliser pour articuler votre discours, autant à l’écrit qu’à l’oral.

Si vous préparez le DELF B2 ou le DALF, il faut que vous montriez que vous savez connecter vos idées avec d’autres connecteurs que et, mais, pourtant, parce que, donc, etc. Et quelle chance vous avez ! Le français est plein de connecteurs logiques qui expriment la cause, la conséquence, le but, la concession, l’opposition, etc. 🙂

Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur l’expression de l’opposition et voir comment exprimer la même idée avec des structures variées.

Situation : On a un frère et une sœur. Paul et Virginie. Deux caractères opposés. Le frère est fêtard. La sœur est studieuse.

  • Paul est fêtard tandis que Virginie est studieuse.
  • Paul est fêtard alors que Virginie est studieuse.
  • Autant Paul est fêtard, autant Virginie est studieuse.
  • Si Paul est fêtard, Virginie est studieuse.
  • Paul est fêtard. Au contraire, Virginie est studieuse.
  • Contrairement à Paul (qui est fêtard), Virginie est studieuse.
  • Paul est fêtard. Par contre, Virginie est studieuse. (plutôt à l’oral)
  • Paul est fêtard. En revanche, Virginie est studieuse.
  • Paul est fêtard. À l’opposé, Virginie est studieuse.
  • À l’opposé de Paul (qui est fêtard), Virginie est studieuse.
  • Paul est fêtard. Quant à Virginie, elle est studieuse.
  • Paul est fêtard. Virginie, elle, est studieuse.

Il y a quelques autres procédés pour exprimer l’opposition, mais avec cette situation, j’ai choisi de me limiter à ceux-ci. Je suis sûre que vous en connaissez quelques-uns, mais il est probable que vous ne les connaissez pas tous. Essayez de ne pas utiliser toujours les mêmes et réservez par contre pour l’oral et évitez-le dans vos PE d’examens et vos écrits formels. Dans la vie de tous les jours, utilisez par contre comme bon vous semblera, à l’oral comme à l’écrit. Moi, je ne m’en prive pas !

jour VS journée

Tout comme an et année, jour et journée semblent poser un problème aux étudiants, même ceux qui maîtrisent des points de grammaire bien plus complexes. 🤔

Essayons donc de faire un petit bilan de leurs utilisations.

On utilise jour :

  • avec toutes les expressions de quantité : un jour, cinq jours, 10 jours, 100 jours, 1000 jours, 10 000 jours, un million de jours, quelques jours, plusieurs jours, chaque jour, combien de jours, une vingtaine de jours
  • dans des expressions : un beau jour (= un jour quelconque), à ce jour, à la tombée du jour, à l’ordre du jour, en plein jour, etc

Un jour dure 24 heures. Jour est aussi le nom qui s’oppose à nuit.

On utilise journée :

  • avec demi : une demi-journée
  • après un adjectif : une belle journée, une longue journée, une mauvaise journée, une bonne journée
  • avant un adjectif : une journée magnifique, une journée inoubliable, une journée interminable, une journée ordinaire, une journée pluvieuse
  • après certaines prépositions : dans la journée, en début de journée, en fin de journée, au cours de la journée, au milieu de la journée

La journée est l’espace de temps entre le lever et le coucher du soleil.

Parfois, on peut utiliser jour ou journée sans que le sens de ce que l’on exprime ne change. Mais si vous voulez parler d’une durée de 24 heures, vous devez utiliser jour.

  • J’ai passé deux jours à Bordeaux. (= 48 heures)
  • J’ai passé deux journées à Bordeaux. (= du matin au soir seulement, pas les nuits)
  • Je suis malade depuis trois jours. (Ici, c’est impossible de le remplacer par journée, cela n’aurait pas de sens)
  • Les jours sont longs en été. = les journées sont longues en été.

Vous dites bonjour pour saluer quelqu’un, mais bonne journée pour souhaiter à quelqu’un de passer une bonne journée, au moment où vous dites au revoir.

Quiz sur la langue et la culture françaises

J’ai passé la majeure partie de la journée à lire un livre fascinant sur le féminin et le masculin dans la langue française. J’en parlerai très bientôt.

Ce week-end, c’est le nouvel an bouddhiste. J’avais prévu de rejoindre mon mari et des amis dans le nord de la Thaïlande, mais j’ai changé d’avis au dernier moment. Je ne me sentais pas très sociable et je n’avais aucune envie de me retrouver au milieu des batailles d’eau qui sévissent dans le pays. Alors j’en profite pour lire et me reposer et je ne sors pas de chez moi avant que les gens ne redeviennent normaux. A priori, lundi. Depuis la fenêtre de mon salon, j’ai pu voir toute la journée des personnes se faire asperger d’eau alors qu’elles étaient sur leur scooter ou leur vélo, par une petite bande de jeunes armés de seaux et autres récipients. Sur une route où il y a pas mal de passage. Cela me paraît incroyablement dangereux, mais c’est la tradition. Je n’ai jamais été très traditionnelle. 🙂

J’ai vraiment envie de parler de ce livre que j’ai lu aujourd’hui, mais je veux écrire un peu plus qu’un paragraphe et je n’ai pas envie de me lancer dans un long post. Je veux m’allonger sur le canapé et regarder le premier épisode d’une nouvelle série française. Les critiques ne sont pas très bonnes, mais je veux voir par moi-même.

Mais avant, je voulais vous donner un lien vers une page sur laquelle vous trouverez des quiz instructifs sur la langue française et des informations culturelles intéressantes sur la France et d’autres pays francophones.

https://langue-francaise.tv5monde.com/jouer/quiz

Amusez-vous bien !

Le phénomène des “Tanguy” – analyse d’un article

Cette semaine est sortie en France la suite d’un film qui avait été très populaire en 2001, à part peut-être chez les garçons et les hommes du nom de Tanguy. En 2001, Tanguy avait 28 ans, il vivait encore chez ses parents, qui n’en pouvaient plus de sa présence et commençaient à perdre la raison petit à petit. Ils ne savaient plus quoi inventer pour le pousser à partir, mais lui n’en avait absolument aucune envie ! J’avais beaucoup aimé ce film que j’avais trouvé très drôle.

Tanguy 2 est maintenant dans les salles en France, et vous pouvez voir la bande-annonce sur YouTube si vous le souhaitez.

Je ne vais pas discuter les “Tanguy” aujourd’hui, mais vous montrer comment vous devriez procéder quand vous lisez un texte en français, à partir d’un article de France Info qui mentionne le film pour ensuite parler de la triste réalité de certaines personnes qui ont dû retourner vivre chez leurs parents alors qu’elles avaient plus de 40 ans.

En lisant cet article, il est fort possible que vous compreniez tout. Même si vous n’êtes pas certain du sens de certains mots, dans le contexte, vous les comprenez. Et vous pourriez vous arrêtez là et vous dire que vous avez lu un article en français et que ça suffit pour aujourd’hui, c’est déjà pas mal. Mais vous en retirez quoi au niveau linguistique ? Que va-t-il vous rester ? Allez-vous mémoriser les mots que vous comprenez dans le contexte mais n’avez jamais prononcés vous-même ? Serez-vous capable d’écrire ainsi vous-même juste parce que vous avez lu cet article en 2 minutes ?

Il y a souvent, et par souvent je veux dire toujours, un décalage entre ce que l’on comprend d’une langue étrangère et ce que l’on est capable de produire nous-même. Si l’on ne passe pas plus de temps à analyser ce que l’on reçoit de la langue, on va avoir plus de mal à l’écrire et la parler avec une grammaire irréprochable et un vocabulaire élaboré, à combiner les mots de manière naturelle, à choisir le vocabulaire approprié pour chaque situation, etc.

Comme je le répète régulièrement, recevez la langue aussi activement que possible !

Dans le texte ci-dessous, j’ai relevé les verbes conjugués (en rose), les participes passés utilisés sans auxiliaire (en jaune), d’autres formes verbales (en vert, un participe présent et un infinitif passé), les articulateurs du discours (en bleu), des mots individuels et des groupes de mots (soulignés) et des prépositions qui suivent un verbe (en rouge dans le texte). Selon vos besoins, vos priorités, et le temps dont vous disposez, vous pouvez relever plus ou moins d’éléments.

trouvé sur : https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/on-se-dit-qu-on-a-rate-sa-vie-le-difficile-retour-des-tanguy-chez-leurs-parents-apres-40-ans_3241933.html
  • On peut remarquer la variété des verbes et les différents temps et modes utilisés : présent, imparfait, passé composé, plus-que-parfait, conditionnel, subjonctif, passif.
  • On peut vérifier si l’on comprend bien l’accord des participes passés et comment ils sont utilisés quand ils n’accompagnent pas un auxiliaire.
  • On peut analyser l’utilisation du participe présent (qui pourrait être remplacé par une relative dans ce cas) et de l’infinitif passé (à la suite de “après“)
  • On peut observer les articulateurs logiques, en particulier jusqu’à ce que, suivi du subjonctif.

Et on observe le vocabulaire attentivement !

  • dégager : Connaissez-vous le sens ? Savez-vous à quel registre ce mot appartient ? Sauriez-vous l’utiliser vous-même ?
  • lâcher : Dans ce contexte, que veut-il dire ? Quel est le registre ?
  • excédé : Ne veut pas dire “exceeded” dans ce contexte
  • le film éponyme : Formule très utilisée dans les articles parlant de films et de livres
  • un long-métrage : Savez-vous ce que c’est exactement ? L’avez-vous déjà utilisé ?
  • l’illustration : Oui, vous savez ce que ça veut dire, mais sauriez-vous l’utiliser de cette façon ?
  • quitter le cocon familial : Combinaison de mots très commune
  • un fiston : Synonyme de quel mot ? Registre ?
  • encombrant : Adjectif verbal. Synonyme de quels autres adjectifs ?
  • en salles : Formule très utilisée quand on parle de cinéma et de sorties de films
  • cocasse : Synonymes ?
  • souffler : Tout comme lâcher, vous connaissez ce verbe. Mais l’avez-vous déjà utilisé pour signifier ce qu’il veut dire ici ?
  • une galère : Synonymes ? Registre ?
  • un arrêt maladie : Expression figée, pas besoin de “de” pour les connecter. On observe aussi qu’on est en arrêt maladie pour + NOM (la raison de l’arrêt)
  • un licenciement : Synonymes ?
  • une spirale infernale : Combinaison de mots commune
  • cumuler : Ce mot revient plusieurs fois, est-il clair ?
  • acculé : Il est possible que vous ne connaissiez pas ce mot. Que faites-vous ? Vous le cherchez dans le dictionnaire ! Et vous essayer de faire des phrases avec !

Etc.

Si vous travaillez au niveau C, il est impératif que vous travailliez ainsi si vous visez une réelle maîtrise de la langue. Personne ne parle parfaitement à tout instant, même pas les natifs, mais on peut s’approcher de la perfection en étant appliqué, méthodique et actif dans son apprentissage.

an VS année

Comment choisir entre an et année, puisqu’ils signifient exactement la même chose ? C’est un mystère que nombre d’étudiants avancés n’ont toujours pas élucidé. 🙂

Pourtant, ce n’est pas sorcier, je vous le promets ! Lisez ce qui suit et vous ne direz plus jamais *toutes les quatre années 😉

On utilise an :

  • avec les nombres : un an, cinq ans, 30 ans, 100 ans, 596 ans, 1000 ans, 10 000 ans, 100 000 ans, 999 999 ans (mais à partir d’un million, on utilise années : un million d’années)
  • pour exprimer la fréquence : une fois par an, 10 fois par an
  • dans certaines expressions : le nouvel an, le premier de l’an, l’an 2000, l’an dernier, l’an prochain (on peut aussi dire l’année dernière et l’année prochaine)

On utilise année :

  • avec les expressions de quantité (autres que les nombres) : quelques années, plusieurs années, une vingtaine d’années, chaque année, combien d’années, des années, un grand nombre d’années, un millier d’années, trois millions d’années (millier et million sont des noms suivis de de, pas des nombres)
  • pour exprimer la fréquence : 1 année sur 2, 3 années sur 4…
  • après un adjectif : une bonne année, deux longues années, la quatrième année, une grande année, de belles années
  • avant un adjectif : une année formidable, une année interminable, des années inoubliables, une année difficile, une année mémorable
  • après certaines prépositions : dans l’année, en début d’année, en fin d’année, en cours d’année

La majorité et la plupart

Il est assez commun que les étudiants soient hésitants sur l’accord du verbe quand ils utilisent des structures telles que “la majorité de/des…“, “la plupart de/des…” suivi d’un pluriel. Et ça se comprend parce que ce n’est pas évident !

Avec “la majorité…“, vous avez le choix en fait, selon où vous voulez mettre l’accent.

  • La majorité de mes amis vit à l’étranger. (= je mets l’accent sur l’ensemble, sur mes amis en tant que groupe)
  • La majorité de mes amis vivent à l’étranger. (= je mets l’accent sur mes amis en tant qu’individus)

Avec “la plupart…”, vous n’avez pas le choix ! Le verbe est toujours au pluriel. Même s’il est utilisé sans le nom.

  • La plupart des gens aiment le chocolat.
  • La plupart de mes amis ne parlent pas français.
  • La plupart ne vivent pas en France.
  • La plupart des enfants n’aiment pas les brocolis.
  • La plupart aiment les bonbons.

Le prix du meilleur enseignant du monde

Cela fait seulement quelques années que je suis consciente qu’un tel prix existe. Et je dois avouer que ma première réaction avait été de penser que c’était ridicule. Comme tous les prix qui existent dans ce monde en fait, car c’est tellement subjectif. J’ai trouvé tellement de films ennuyeux alors qu’ils avaient obtenu des prix prestigieux. Il y a tellement de monde sur Terre, comment est-ce possible d’affirmer qu’une personne est la meilleure parmi plusieurs millions de personnes ? Puis il y a les médias qui m’énervent dans leur façon de traiter le sujet. Certains titrent “le meilleur enseignant du monde est kényan“. Ce genre d’affirmation m’agace terriblement. Je préfère le titre d’africanews.com, un Africain désigné meilleur enseignant du monde, ou celui de la BBC, le kényan Peter Tabichi, lauréat du Prix mondial du meilleur enseignant. Je n’ai pas compris pourquoi c’était classé dans la rubrique sports par contre… 🤔

Cependant, j’ai un peu changé d’avis sur ce prix. Je suis pour qu’on parle plus des profs et de ce qu’ils accomplissent, parfois avec très peu de moyens. Ils sont si peu valorisés dans certains pays, alors qu’ils sont essentiels à la société… c’est injuste. Et bien sûr, on pourrait dire la même chose d’autres professions tout aussi peu considérées et dont on ne pourrait pourtant pas se passer.

Peter Tabichi n’est probablement pas le seul prof qui mérite que l’on parle de lui, mais c’est un symbole, et d’après ce que racontent les journaux, il est vraiment inspirant et je suis contente qu’il ait obtenu cette reconnaissance.

Voici l’article de la BBC, dans lequel j’ai surligné en jaune les participes passés, en vert les participes présents et en bleu, les connecteurs, pour vous encourager à la lecture active. 😉


https://www.bbc.com/afrique/sports-47685512

En avance, à l’avance/ d’avance/ par avance

Voilà encore des expressions qui posent souvent problème aux étudiants. Quelle préposition choisir avec avance ?

En général, on sait dire qu’on est en retard. Cela peut être un moyen mnémotechnique pour ne plus se tromper car en retard est le contraire de en avance. Si en retard veut dire plus tard que prévu, en avance signifie donc plus tôt que prévu.

  • J’arrive toujours en avance aux rendez-vous car je déteste être en retard.
  • Vous êtes en avance, veuillez patientez dans la salle d’attente.
  • Ta montre est en avance de 10 minutes. (ou : elle avance de 10 minutes)

À l’avance / d’avance / par avance signifient tous les trois par anticipation.

On peut préparer un repas à l’avance, préparer des vacances (longtemps) à l’avance, réserver des places de concert à l’avance. On peut s’y prendre à l’avance pour organiser un évènement.

On peut remercier quelqu’un d’avance ou par avance. Par avance est un peu plus soutenu.

Conduire, voyager, marcher

J’avais déjà écrit un court post l’an dernier pour parler du verbe voyager que les étudiants ont tendance à mal utiliser.

On retrouve le même problème avec les verbes conduire et marcher.

En anglais on dit :

  • I drive to work every day.
  • I walk to work every day.
  • I travel to Paris every year.

En français on ne dit pas :

  • *Je conduis au travail tous les jours.
  • *Je marche au travail tous les jours.
  • *Je voyage à Paris tous les ans.

Mais on dit :

  • Je vais au travail en voiture tous les jours.
  • Je vais au travail à pied tous les jours.
  • Je vais à Paris tous les ans.

On utilise les verbes conduire, voyager et marcher sans idée de direction. On peut dire :

  • Je déteste conduire en ville mais j’adore conduire sur l’autoroute.
  • J’adore voyager. J’ai énormément voyagé ces dernières années et je voyagerai tant que ma santé le permettra.
  • J’ai beaucoup marché cette semaine. J’ai mal aux jambes.