Vacances, lunettes, toilettes, échecs, règles

Qu’ont en commun ces cinq noms ?

Ils sont tous les cinq au pluriel, et si vous les mettez au singulier, ils ne veulent plus dire la même chose !

Je répète régulièrement à mes étudiant·es que les vacances, c’est toujours pluriel et qu’on ne dit surtout pas la vacance. Pourtant, la vacance existe. Mais si vous parlez de vacance, vous parlez d’un poste à pourvoir, d’un poste vacant.

La même chose s’applique aux lunettes. Si vous avez des problèmes de vue, vous portez des lunettes. Si vous voulez observer la lune, vous utilisez une lunette. On parle aussi de lunette des toilettes. Les hommes la laissent souvent relevée.

En parlant de toilettes, on a un autre cas. On va aux toilettes, toujours au pluriel. Mais on fait sa toilette = on se lave. On parle aussi de toilette, au singulier, pour désigner des vêtements, mais c’est un terme un peu vieilli. Vous l’avez peut-être entendu dans des films d’époque.

Les échecs désigne le jeu dans lequel il faut capturer le roi pour gagner. Un échec est le contraire d’un succès.

Les règles désignent les menstruations. Une règle est une loi, une convention ou un instrument pour tracer des lignes droites.

Le choix d’une crèche – analyse rapide d’un court article

J’ai beaucoup à faire aujourd’hui. Probablement comme vous. Je rabâche sans cesse qu’il est important de faire un peu de français chaque jour pour progresser. Mais je suis tout à fait consciente que ce n’est pas toujours évident de trouver du temps chaque jour. Si votre vie ressemble à la mienne, il y a toujours quelque chose qui se met en travers de nos projets !

Mais faire du français tous les jours ne veut pas dire en faire une heure par jour, même si ce serait idéal. Si vous avez seulement 5 ou 10 minutes, choisissez un article pas trop long et faites-en une analyse très courte. Aujourd’hui, j’ai choisi un texte sur slate.fr, lui-même traduit ou tiré d’un texte du Telegraph. Je l’ai lu une fois, j’ai choisi de souligner des expressions peu voire pas du tout utilisées par mes étudiantes, des combinaisons de mots fréquentes et j’ai surligné en bleu les connecteurs. J’étais pressée, j’en ai peut-être oublié, ce n’est pas grave. Puis, je suis revenue sur ce que j’avais relevé et j’ai approfondi un peu. En me mettant dans la peau d’une apprenante avancée qui n’a pas beaucoup de temps. Commentaires après le texte.

  • pour le moins : to say the least – souvent associé à surprenant.
  • en matière de : concernant – une autre façon de dire regarding, when it comes to
  • en tout cas : connecteur, anyway
  • pour + infinitif : exprime le but
  • confirmer ses dires : hmm, le verbe dire au pluriel ? Il peut donc être également un nom. (Vérifie dans le dictionnaire) Le dire = la parole, l’affirmation, la déclaration. Au dire de… = selon, d’après… Au dire de l’expert.
  • s’appuyer sur qqch : ici, s’appuyer sur l’examen de données = se baser sur
  • Contrairement à : connecteur d’opposition
  • une idée reçue : croyance populaire – common preconception
  • Outre-Manche : la Manche = la mer entre la France et l’Angleterre – outre-Manche = en Angleterre (outre-Atlantique = aux Etats-Unis)
  • attribuer des résultats à : on attribue qqch à qqch/qqn
  • pour eux : according to them, variante de selon eux, d’après eux
  • à travers : through (utile si on a tendance à trop utiliser par)
  • bien que + subjonctif : rappel !
  • lancer une initiative : mettre en marche (start, not throw)
  • notamment : connecteur = par exemple
  • un facteur déterminant : décisif – mots souvent associés

Quand on a peu de temps, faire une analyse rapide comme celle-ci est toujours mieux que de ne pas faire de français du tout ! Puis on peut revenir dessus plus tard et essayer de réutiliser le vocabulaire en faisant des phrases pour soi-même.

Que faire après le DALF ?

Si votre but est de maitriser le français à un haut niveau, vous savez déjà certainement qu’avoir obtenu le DALF ne signifie pas que vous avez atteint votre but. Si vous arrêtez vos études de français après avoir reçu votre diplôme, il y a de grandes chances que vous ne progressiez plus, voire que vous régressiez, au risque de tout oublier un jour. Si vous avez réussi le DALF avec 50 points, ce n’est pas la même chose que si vous en aviez obtenu 90. Si vous étiez super bien préparé·e, il est possible que vous ayez réussi grâce à vos compétences méthodologiques et pas tant grâce à vos compétences linguistiques.

Il fut un temps où je parlais bien italien. Je pense que j’aurais pu réussir l’examen C1 à l’époque. Je lisais en italien et je regardais des films sans sous-titres. Je parlais avec pas mal de fluidité et je pouvais écrire correctement. Cela fait à peu près 7 ans que je ne le pratique plus. Je comprends encore pas mal de choses, mais je suis incapable d’avoir une conversation en italien aujourd’hui. Et si je ne me remets pas à l’espagnol très vite, j’ai peur qu’il ne m’arrive la même chose. Je le pratique encore occasionnellement, mais depuis mon départ d’Espagne il y a bientôt un an, je l’ai très peu pratiqué. J’ai regardé quelques films et séries en espagnol, j’ai dû prendre deux cours, je n’ai lu aucun livre, peut-être un article ou deux, et j’ai échangé quelques textos avec une copine espagnole. Je me donne l’excuse que cette année d’adaptation a été assez difficile, mais il faudrait vraiment que je m’y remette avant que cela ne me demande trop d’efforts.

Je travaille avec plusieurs étudiantes que j’ai connues avant le DALF. J’aime beaucoup travailler avec des étudiant·es qui ont vraiment envie de maitriser la langue et pour qui le DALF n’est pas une fin en soi. Vivre ou passer une longue période dans un pays francophone peut faire une grande différence dans l’apprentissage d’une langue mais ce n’est pas suffisant.

Cela fait 10 mois que je vis en Thaïlande. Vous croyez que je parle thaï ? Vous vous tromperiez ! Je le parle probablement moins bien qu’à mon arrivée car j’ai arrêté les cours il y a 6 mois, quand ma prof est partie en congé maternité et je n’ai pas encore eu envie de les reprendre pour diverses raisons. J’ai essayé de parler aux gens d’ici mais comme personne ne me comprenait, j’ai abandonné. Je n’ai pas essayé de faire d’échange linguistique. Je ne regarde pas de programmes thaïs. Je n’écoute pas de musique thaïe. Bref, je ne fais rien de ce qu’il faudrait que je fasse pour développer mes compétences linguistiques. Après l’été, je change d’attitude, je me le suis promis !

Tout ça pour dire qu’il est très facile de vivre dans un pays et de ne pas parler la langue ou de comprendre la culture. J’ai eu des étudiantes ayant vécu à Genève plusieurs mois, voire plusieurs années, qui avaient un niveau de français très basique. J’ai connu des étudiantes qui vivaient en France et qui ne parlaient pas du tout français. J’en connais aussi qui vivent en France et qui progressent continuellement. Et d’autres qui ne vivent même pas en France mais qui m’impressionnent avec leur progrès constant et leur implication. Elles sont vraiment très inspirantes.

Tout est dans l’attitude et le temps que l’on est prêt·e à consacrer à la langue. Une fois le DALF en poche, C1 ou C2, il est essentiel de continuer à étudier. Il faut que le français fasse partie de votre vie quotidienne. Il faut revoir les règles de grammaire régulièrement, il faut lire, écrire, écouter la radio, des podcasts, regarder des films ou autres, parler (se parler à soi-même marche aussi s’il n’y a personne à qui parler), prendre des notes, observer, remarquer, se faire des listes, réutiliser les nouveaux mots, les nouvelles expressions, s’interroger, consulter des livres, lire des blogs, surfer sur Internet, et, si on peut se le permettre, prendre des cours n’est jamais superflu. Les livres, c’est bien, mais ça ne répond pas à tout. La radio, c’est bien, mais le français parlé est en général truffé de fautes grammaticales. Ou du moins, les codes de l’oral sont très différents des codes de l’écrit et la grammaire ne ressemble pas toujours à ce que vous avez appris. Ni la prononciation. Et un prof de temps en temps, ça permet de dissiper vos doutes. Trouvez un·e prof qui correspond à votre personnalité, au type d’apprenant·e que vous êtes et avec qui vous aurez plaisir à apprendre.

Mais surtout, ne pensez pas qu’avoir obtenu le DALF veuille dire que vous parlerez toujours français et le comprendrez toujours ! Le diplôme est valide à vie mais si vous ne continuez pas à étudier, un jour, vous pourriez avoir avec la même relation avec le français que moi avec l’italien. Tous ces efforts, toutes ces heures passées à étudier, pour qu’il en reste si peu, c’est un peu frustrant quand même !

Jusqu’à ce que

Voici un connecteur que plusieurs de mes étudiantes ont essayé d’utiliser dernièrement, parfois correctement et parfois avec quelques difficultés.

Voici donc quelques exemples, au cas où vous auriez vous-même des doutes. Observez :

  • Je te conseille de rester au lit jusqu’à ce que tu sois guérie.
  • Les Gilets Jaunes comptent manifester jusqu’à ce que Macron fasse des changements.
  • N’ouvre la porte à personne jusqu’à ce que je revienne !
  • J’ai marché toute la journée, jusqu’à ce que je ne sente plus mes jambes.

Vous voyez donc que jusqu’à ce que est suivi du subjonctif.

Si c’est la prononciation qui vous pose problème, essayez de le visualiser ainsi : juss kass ke (sans faire de pause)

Système de santé français : analyse d’un article

Cette semaine, j’ai sélectionné un court article de France Info parlant de santé et comparant le système français au système américain – sans aller en profondeur du tout, mais ce n’est pas grave, car il nous intéresse linguistiquement avant tout.

Dans cet article, j’ai choisi de relever en jaune le vocabulaire de la santé, en vert, certains verbes, en bleu, des participes passés sans auxiliaire, et j’ai souligné des mots, expressions et tournures de phrases intéressantes à observer. Je vous laisse le soin de faire une analyse de tous ces éléments, car je ferai seulement quelques commentaires en dessous du texte.

  • Si vous ne vivez pas en France, vous ne savez peut-être pas ce qu’est une carte Vitale. C’est une carte d’assurance maladie du même format qu’une carte bleue (= carte de crédit) mais elle est verte et contient des informations relatives à la santé. La plupart des Français en ont une et je pense que les personnes résidant en France y ont également droit.
  • Savez-vous que l’Hexagone désigne la France ? Si vous observez la forme du pays sur une carte, vous pouvez distinguer six côtés.
  • Observez que l’on peut dire qu’un congrès s’est tenu quelque part, ce qui signifie qu’il a eu lieu quelque part.
  • Leary salue le système français. Cela veut-il dire qu’elle lui dit bonjour ?
  • Les cancérologues ont lancé une alerte : vous comprenez certainement cette expression, mais auriez-vous pensé à l’utilisé de vous-même ?
  • exercer : au lieu de dire qu’un docteur travaille à l’hôpital, vous pouvez dire qu’un docteur exerce à l’hôpital, car on peut “exercer la médecine”, et plus généralement “exercer un métier”.
  • plus… plus… et moins… : observez bien cette structure – plus + S + V, plus + S + V et moins + S + V – dans cet ordre !

Tuyau pour candidat·es au DALF stressé·es

Si comme moi et beaucoup de mes étudiantes vous avez tendance à stresser en situation d’examen, il y a certaines choses que vous pouvez faire le jour J pour être sûr·e que vous n’oublierez pas tout ce que vous savez. Tellement de facteurs entrent en jeu, certains totalement hors de votre contrôle, et le résultat que vous obtiendrez ne reflètera pas forcément votre niveau de français. Mais si vous vous présentez au DALF, que vous avez le niveau, que vous vous êtes bien préparé·e et que vous êtes au point avec la méthodologie, seul le stress pourra vous mettre des bâtons dans les roues !

Vous savez qu’au DALF, vous devez démontrer que vous avez un niveau avancé de français, beaucoup de vocabulaire et de solides connaissances grammaticales. En plus d’être capable de produire des écrits et un exposé selon une méthodologie assez académique assez rigide.

Dans la vie de tous les jours, on ne parle généralement pas comme quand on fait un exposé de DALF et on n’écrit pas comme dans un essai de DALF. On omet les “ne” de la négation. On saute d’une idée à l’autre sans forcément utiliser de connecteurs logiques et sans même que nos idées aient un rapport logique. On utilise du langage familier. On ne relit pas ses emails. On écrit “ça“. On utilise toujours les mêmes mots. On peut consulter Internet quand on a des doutes. On peut faire des fautes sans que ça ne gêne la communication. Bref, la vraie vie est moins exigeante que le DALF quand il s’agit de communiquer et de s’exprimer. Ceci dit, si vous écrivez une lettre formelle dans la vraie vie ou étudiez à l’université, il est quand même recommandé de répondre aux exigences du DALF !

Une chose toute simple que vous pouvez faire le jour de l’examen, à la fois pour la PE et la PO, c’est de tout de suite faire sur votre brouillon une petite liste de structures et de formules que vous essaierez de placer dans votre essai et votre exposé et qui vous permettront de démontrer que vous avez des connaissances avancées. Cela vous prendra 2 minutes si vous la préparez avant l’examen et la mémorisez !

Quelques suggestions :

  • Formules pour exprimer votre opinion : à mon avis, selon moi, d’après moi, en ce qui me concerne, il me semble que, je partage l’avis du journaliste, on ne peut pas dire que, quant à moi, je ne suis pas certaine que, de mon point de vue, etc.
  • Connecteurs logiques : en revanche, toutefois, néanmoins, même si, quoique + SUBJ, bien que + SUBJ, pour que + SUBJ, d’un autre côté, ceci étant dit, en d’autres termes, etc.
  • Formules impersonnelles : il est important de…, il est nécessaire que…, il est primordial de…, on entend souvent dire que…, on pourrait penser que…, cela ne fait aucun doute que…, il est inacceptable que…, on pourrait regretter que…, etc.
  • Hypothèse : si + imparfait, conditionnel / si + plus-que-parfait, conditionnel passé, etc
  • Passif
  • Conditionnel
  • Subjonctif (structures + SUBJ)
  • Pronoms relatifs composés

Faites ce genre de liste au préalable. Faites votre propre liste avec des structures que vous savez bien utiliser mais qui ne vous viennent pas forcément naturellement. Si vous avez tendance à donner votre avis en disant tout le temps “je pense que…“, assurez-vous d’avoir d’autres options, par exemple. Si vous avez tendance à oublier d’utiliser le subjonctif après des structures qui exigent le subjonctif, alors que vous connaissez la théorie, écrivez-vous un rappel dès le début.

Tendance

Je ne veux pas parler de mode, mais de propension. Mes étudiantes se trompent fréquemment quand elles parlent de tendance car elles calquent leur français sur la structure anglaise, alors qu’il y a une petite différence. En anglais, you have the tendency to do something. En français, on a tendance à faire quelque chose. Vous voyez la différence ?

  • J’ai tendance à penser que les hommes qui n’aiment pas les femmes sont dangereux.
  • Il a tendance à ronfler quand il dort sur le dos.
  • Elle a tendance à rougir quand elle doit s’exprimer en public.

Par contre, on dira :

  • Il a une fâcheuse tendance à s’énerver dès qu’on le contredit.
  • J’ai une légère tendance à arrêter d’écouter mon mari quand il parle de sciences plus de cinq minutes.
  • Il a une tendance prononcée à penser qu’il a toujours raison.

En conclusion, l’expression c’est “avoir tendance à“, sans article entre avoir et tendance, mais quand tendance est accompagné d’un adjectif, placé devant (antéposé) ou derrière (postposé), on utilise l’article.

Exprimer BOTH en français

Voilà un petit mot pas toujours évident à traduire pour les étudiants. Il y a en effet plusieurs façons de l’exprimer en français, peut-être un peu plus compliquées qu’en anglais, mais pas trop difficiles non plus ! 😉

Voici donc quelques phrases pour vous montrer comment on peut le dire en français :

  • Ma tante et moi vivons toutes deux à l’étranger.
  • Je ne sais pas quel parfum choisir. Les deux me plaisent.
  • Mes deux chats sont gris.
  • Lequel de ces tableaux préfères-tu ? Je les aime tous les deux / J’aime les deux
  • Iris et sa sœur ont toutes les deux trois tatouages. / Iris et sa sœur ont chacune trois tatouages.
  • Elle est à la fois sévère et juste.
  • Je l’aime tout autant pour sa gentillesse que pour son humour.

Richesse et confiance en soi – analyse d’un article

Je suis tombée sur cet article hier et je ne peux pas dire qu’il m’ait énormément surprise. Néanmoins, je trouve le sujet intéressant. Quand je pense au nombre d’idiots que j’ai rencontrés dans ma vie qui occupaient des postes à responsabilité et qui étaient terriblement incompétents et condescendants, je me dis que les résultats de cette étude ont beaucoup de sens !

J’ai mis quelques couleurs dans cet article, mais moins que d’habitude, pour vous expliquer quelque chose. Je vous encourage régulièrement à pratiquer la lecture active, mais je sais que ce n’est pas toujours un exercice facile et qu’il est parfois difficile de trouver le temps. Puis aussi, on ne sait pas toujours par où commencer, comment analyser un texte, sur quoi se concentrer, etc.

Vous n’êtes pas obligé·e de tout analyser. Vous pouvez choisir un point de grammaire spécifique, ou vous pouvez avoir comme objectif de repérer 5 à 10 nouveaux mots ou expressions. Que vous ne connaissez pas ou que vous connaissez mal. Vous pouvez vous concentrer sur les connecteurs. Vous pouvez vous concentrer sur les verbes. Vous pouvez vous concentrer sur les prépositions. Etc.

Avec ce texte, j’ai choisi de me limiter à 3 points :

  • En rose, j’ai surligné les participes présents et un gérondif. Ce sont des formes verbales peu utilisées par mes étudiantes. Elles préfèrent utiliser des pronoms relatifs (ex : les personnes venant = les personnes qui viennent). Pourtant, le participe présent est une forme verbale qui permet d’alléger son style. Le gérondif pose moins de problèmes en général, mais il n’est pas toujours utilisé à bon escient.
  • En bleu, j’ai surligné les articulateurs de discours (connecteurs logiques) et la structure plus…, plus…, sur laquelle mes étudiantes font régulièrement des erreurs (car elles traduisent la structure de leur langue maternelle en générale).
  • Et j’ai souligné du vocabulaire, pour la plupart des combinaisons de mots qui fonctionnent souvent ensemble et sur lesquelles je vais m’étendre un peu plus après le texte.
  • classe sociale élevée : avec le mot “classe” vous trouverez également la classe ouvrière, la classe populaire, la classe moyenne, la classe supérieure, …
  • étude menée sur… et publiée dans… : c’est ainsi que l’on présente une étude – elle est menée sur un certain nombre de personnes et elle est publiée dans un journal
  • à tort : utilisez-vous cette expression ? Mes étudiantes ont plutôt tendance à utiliser le verbe “se tromper“. Par exemple : je me suis trompée car je croyais qu’on accordait avec le sujet = j’ai cru à tort qu’on accordait avec le sujet. On retrouve à tort, dans des expressions telles que à tort ou à raison, à tort et à travers, etc.
  • engendrer : une autre façon de dire créer, produire, causer, entrainer, etc.
  • excès de confiance en soi : quand on a trop confiance en soi, on parle d’un excès de confiance en soi. À l’inverse, quand on n’a pas assez de confiance en soi, on parle d’un manque de confiance en soi.
  • un entretien d’embauche : expression souvent ignorée. J’entends régulièrement parler d’entrevue de travail. Quand vous avez “a job interview“, en français, c’est un entretien d’embauche !
  • sures d’elles : je suis sure de moi, tu es sure de toi, il est sûr de lui, elle est sure d’elle, on est sûr de soi, etc. Êtes-vous sûr·e de vous ? Quand on est sûr de soi, on a confiance en soi, on ne doute pas.
  • de tels résultats : je ne crois pas avoir lu une telle formule dans les écrits de mes étudiantes récemment. Pourtant, c’est une bonne formule ! Je n’ai aucun doute que mes étudiantes avancées comprennent toutes ce que ça veut dire, mais elles ne sont pas sures d’elles quand il s’agit de l’utiliser. (= such results)
  • une perception faussée : notre perception peut être correcte, exacte, juste, aigüe, etc., mais elle peut être aussi floue, biaisée, déformée, tronquée, erronée, c’est-à-dire faussée.

Moi aussi, moi non plus

Un tout petit post de rappel aujourd’hui, car j’ai eu besoin de le rappeler plusieurs fois dernièrement à des étudiantes qui font peu d’erreurs basiques habituellement.

  • J’aime le chocolat. Moi aussi !
  • Je n’aime pas le céleri. Moi non plus.
  • J’ai pleuré devant ce film. Moi aussi.
  • Je n’ai jamais de film russe. Moi non plus.
  • J’ai lu tous les livres de cette autrice. Moi aussi.
  • Je ne connais pas son frère. Moi non plus.

L’erreur que j’ai entendue plusieurs fois, c’était “moi aussi” pour réagir à une phrase négative. Mais “moi aussi”, on le dit pour réagir à une phrase affirmative !

On peut aussi réagir aux phrases affirmatives en disant “pas moi” et au phrases négatives en disant “moi si”.

  • J’aime le chocolat. Pas moi. (= je n’aime pas le chocolat.)
  • Je ne connais pas son frère. Moi si. (= je connais son frère)