Présentation d’une lettre formelle

Si vous vivez en France, vous avez surement vite appris que la communication se faisait encore beaucoup par courrier, probablement à votre grand désespoir. Je sais que moi, ça me désespère et même si j’aurais besoin d’effectuer certaines démarches (faire renouveler mon permis de conduire que je me suis fait voler en 2007, par exemple), je ne le fais pas car c’est déjà bien agaçant quand on est sur place, mais cela devient un vrai cauchemar quand on vit à l’étranger et je n’ai pas les nerfs pour gérer le stress administratif. J’avais dû m’inscrire à mon master à distance par la poste. J’ai des étudiantes qui vivent en France et hallucinent de devoir communiquer par courrier avec l’administration ou de devoir postuler à des emplois par courrier. Pourtant, Internet existe en France ! Mais c’est à croire que l’on préfère faire compliqué quand on pourrait faire beaucoup plus simple. Pour moi, ça résume assez bien la France. Curieusement, les services administratifs français à l’étranger sont beaucoup mieux organisés et la communication par mail est très efficace, avec des fonctionnaires en général très sympas.

Si vous ne vivez pas en France mais allez passer le DELF ou le DALF, il est possible que vous ayez à écrire une lettre formelle pour l’épreuve de PE. Il est donc important que vous sachiez comment présenter une telle lettre.

Voici donc un exemple :

  • N’utilisez pas votre vrai nom (vous devez être anonyme pour que le correcteur ou la correctrice ne soit pas influencé·e, au cas ou il/elle vous connaitrait ou reconnaitrait car il/elle vous aurait fait passer l’oral.)
  • Ayez un nom de DELF/DALF tout prêt, ainsi qu’une adresse, comme ça, pas besoin d’y réfléchir le jour de l’examen. Utilisez toujours les mêmes quand vous pratiquez.
  • Employez des formules de salutations et de congé adaptées.
  • Signez.
  • Lisez attentivement la question pour y répondre précisément. Si l’on vous demande d’exprimer votre mécontentement, vous pouvez toujours écrire : je me permets de vous écrire pour vous faire part de mon mécontentement en ce qui concerne le projet xxx / par rapport à xxx.
  • Ayez une liste de structures utiles prêtes à l’emploi (que vous aurez élaborée lors de votre préparation).
  • Articulez votre lettre avec des connecteurs logiques.
  • Suivez le même schéma que pour l’essai. Même si vous avez l’impression que ce n’est pas un essai (en effet, c’est une lettre, mais vous devez l’écrire pour la partie essai argumentatif et par conséquent, vous êtes un peu confus·e 😕 ), il faut structurer la lettre comme vous structureriez un essai : en 3 parties, avec 3 arguments, des exemples et des connecteurs logiques !
  • Respirez, tout va bien se passer !

u VS ou

J’ai déjà parlé de ces deux sons dans un post, pour expliquer que la différence dans la prononciation tenait principalement à la position de la langue.

Le savoir n’est pas toujours suffisant et il est important de pratiquer régulièrement ces sons de façon consciente et active s’ils vous posent problème.

Voici un petit exercice : un texte (trouvé sur www.slate.fr et dont j’ai corrigé les coquilles) dans lequel j’ai enlevé les u et les ou. Pour certains mots, c’est évident et vous saurez immédiatement s’il faut ajouter u ou ou, mais même si c’est évident, prononcez les mots incluant ces sons et appliquez-vous ! Certains mots seront peut-être moins évidents. Vous pouvez écouter le texte pour vous aider.

Vous pouvez trouver cet exercice en pdf ici et le texte original ici.

Que faire après le DALF ?

Si votre but est de maitriser le français à un haut niveau, vous savez déjà certainement qu’avoir obtenu le DALF ne signifie pas que vous avez atteint votre but. Si vous arrêtez vos études de français après avoir reçu votre diplôme, il y a de grandes chances que vous ne progressiez plus, voire que vous régressiez, au risque de tout oublier un jour. Si vous avez réussi le DALF avec 50 points, ce n’est pas la même chose que si vous en aviez obtenu 90. Si vous étiez super bien préparé·e, il est possible que vous ayez réussi grâce à vos compétences méthodologiques et pas tant grâce à vos compétences linguistiques.

Il fut un temps où je parlais bien italien. Je pense que j’aurais pu réussir l’examen C1 à l’époque. Je lisais en italien et je regardais des films sans sous-titres. Je parlais avec pas mal de fluidité et je pouvais écrire correctement. Cela fait à peu près 7 ans que je ne le pratique plus. Je comprends encore pas mal de choses, mais je suis incapable d’avoir une conversation en italien aujourd’hui. Et si je ne me remets pas à l’espagnol très vite, j’ai peur qu’il ne m’arrive la même chose. Je le pratique encore occasionnellement, mais depuis mon départ d’Espagne il y a bientôt un an, je l’ai très peu pratiqué. J’ai regardé quelques films et séries en espagnol, j’ai dû prendre deux cours, je n’ai lu aucun livre, peut-être un article ou deux, et j’ai échangé quelques textos avec une copine espagnole. Je me donne l’excuse que cette année d’adaptation a été assez difficile, mais il faudrait vraiment que je m’y remette avant que cela ne me demande trop d’efforts.

Je travaille avec plusieurs étudiantes que j’ai connues avant le DALF. J’aime beaucoup travailler avec des étudiant·es qui ont vraiment envie de maitriser la langue et pour qui le DALF n’est pas une fin en soi. Vivre ou passer une longue période dans un pays francophone peut faire une grande différence dans l’apprentissage d’une langue mais ce n’est pas suffisant.

Cela fait 10 mois que je vis en Thaïlande. Vous croyez que je parle thaï ? Vous vous tromperiez ! Je le parle probablement moins bien qu’à mon arrivée car j’ai arrêté les cours il y a 6 mois, quand ma prof est partie en congé maternité et je n’ai pas encore eu envie de les reprendre pour diverses raisons. J’ai essayé de parler aux gens d’ici mais comme personne ne me comprenait, j’ai abandonné. Je n’ai pas essayé de faire d’échange linguistique. Je ne regarde pas de programmes thaïs. Je n’écoute pas de musique thaïe. Bref, je ne fais rien de ce qu’il faudrait que je fasse pour développer mes compétences linguistiques. Après l’été, je change d’attitude, je me le suis promis !

Tout ça pour dire qu’il est très facile de vivre dans un pays et de ne pas parler la langue ou de comprendre la culture. J’ai eu des étudiantes ayant vécu à Genève plusieurs mois, voire plusieurs années, qui avaient un niveau de français très basique. J’ai connu des étudiantes qui vivaient en France et qui ne parlaient pas du tout français. J’en connais aussi qui vivent en France et qui progressent continuellement. Et d’autres qui ne vivent même pas en France mais qui m’impressionnent avec leur progrès constant et leur implication. Elles sont vraiment très inspirantes.

Tout est dans l’attitude et le temps que l’on est prêt·e à consacrer à la langue. Une fois le DALF en poche, C1 ou C2, il est essentiel de continuer à étudier. Il faut que le français fasse partie de votre vie quotidienne. Il faut revoir les règles de grammaire régulièrement, il faut lire, écrire, écouter la radio, des podcasts, regarder des films ou autres, parler (se parler à soi-même marche aussi s’il n’y a personne à qui parler), prendre des notes, observer, remarquer, se faire des listes, réutiliser les nouveaux mots, les nouvelles expressions, s’interroger, consulter des livres, lire des blogs, surfer sur Internet, et, si on peut se le permettre, prendre des cours n’est jamais superflu. Les livres, c’est bien, mais ça ne répond pas à tout. La radio, c’est bien, mais le français parlé est en général truffé de fautes grammaticales. Ou du moins, les codes de l’oral sont très différents des codes de l’écrit et la grammaire ne ressemble pas toujours à ce que vous avez appris. Ni la prononciation. Et un prof de temps en temps, ça permet de dissiper vos doutes. Trouvez un·e prof qui correspond à votre personnalité, au type d’apprenant·e que vous êtes et avec qui vous aurez plaisir à apprendre.

Mais surtout, ne pensez pas qu’avoir obtenu le DALF veuille dire que vous parlerez toujours français et le comprendrez toujours ! Le diplôme est valide à vie mais si vous ne continuez pas à étudier, un jour, vous pourriez avoir avec la même relation avec le français que moi avec l’italien. Tous ces efforts, toutes ces heures passées à étudier, pour qu’il en reste si peu, c’est un peu frustrant quand même !

Deux courts articles sans accents

Pour aujourd’hui, j’ai sélectionné deux courts articles du Gorafi, dans lesquels j’ai enlevé tous les accents (pas seulement sur les e). J’ai apporté des modifications aux textes originaux qui comportaient quelques erreurs. Si vous avez tendance à oublier les accents ou à en mettre là où il n’y en a pas, ces exercices sont faits pour vous ! Je les ai enregistrés, si vous souhaitez les écouter pour vérifier. Vous pouvez imprimer le premier texte sans accents ici et la correction . Pour le deuxième texte sans accent, c’est ici, et la correction .

Rectification orthographique : les mots composés d’éléments savants

C’est la règle A3 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée : comme pour les règles A1 et A2, il n’y a plus de trait d’union.

Quand on parle d’éléments savants, on parle de ces préfixes (se terminant en majorité par o, mais pas que) tels que : agro, auto, électro, socio, hydro, néo, anti, etc. Un élément savant ne constitue pas un mot autonome. Il doit être associé à un mot pour former un mot. Est-ce clair ? 🤔 Exemples à suivre !

Avant la réforme de l’orthographe, on écrivait auto-évaluation, agro-alimentaire, néo-libéral, télé-conférence, mini-jupe, anti-bactérien, etc.

Depuis la réforme, il n’est plus nécessaire de mettre un trait d’union. On écrira donc : autoévaluation, agroalimentaire, néolibéral, téléconférence, minijupe, antibactérien.

À noter que l’on garde le trait d’union dans les mots pour lesquels la soudure nous forcerait à mal prononcer le mot. Si le deuxième mot commence par un i ou un u par exemple, et que le mot savant se termine par un o, on devra prononcer oi /wa/ et ou /u/ s’il n’y a pas de trait d’union. On continue donc à écrire bio-industrie et socio-ingénierie, entre autres, pour respecter la prononciation.

À noter également que l’on garde le trait d’union quand il sert à marquer une relation de coordination entre deux termes désignant des noms propres ou géographiques, comme franco-vietnamien, anglo-américain, russo-turc, etc.

Tuyau pour candidat·es au DALF stressé·es

Si comme moi et beaucoup de mes étudiantes vous avez tendance à stresser en situation d’examen, il y a certaines choses que vous pouvez faire le jour J pour être sûr·e que vous n’oublierez pas tout ce que vous savez. Tellement de facteurs entrent en jeu, certains totalement hors de votre contrôle, et le résultat que vous obtiendrez ne reflètera pas forcément votre niveau de français. Mais si vous vous présentez au DALF, que vous avez le niveau, que vous vous êtes bien préparé·e et que vous êtes au point avec la méthodologie, seul le stress pourra vous mettre des bâtons dans les roues !

Vous savez qu’au DALF, vous devez démontrer que vous avez un niveau avancé de français, beaucoup de vocabulaire et de solides connaissances grammaticales. En plus d’être capable de produire des écrits et un exposé selon une méthodologie assez académique assez rigide.

Dans la vie de tous les jours, on ne parle généralement pas comme quand on fait un exposé de DALF et on n’écrit pas comme dans un essai de DALF. On omet les “ne” de la négation. On saute d’une idée à l’autre sans forcément utiliser de connecteurs logiques et sans même que nos idées aient un rapport logique. On utilise du langage familier. On ne relit pas ses emails. On écrit “ça“. On utilise toujours les mêmes mots. On peut consulter Internet quand on a des doutes. On peut faire des fautes sans que ça ne gêne la communication. Bref, la vraie vie est moins exigeante que le DALF quand il s’agit de communiquer et de s’exprimer. Ceci dit, si vous écrivez une lettre formelle dans la vraie vie ou étudiez à l’université, il est quand même recommandé de répondre aux exigences du DALF !

Une chose toute simple que vous pouvez faire le jour de l’examen, à la fois pour la PE et la PO, c’est de tout de suite faire sur votre brouillon une petite liste de structures et de formules que vous essaierez de placer dans votre essai et votre exposé et qui vous permettront de démontrer que vous avez des connaissances avancées. Cela vous prendra 2 minutes si vous la préparez avant l’examen et la mémorisez !

Quelques suggestions :

  • Formules pour exprimer votre opinion : à mon avis, selon moi, d’après moi, en ce qui me concerne, il me semble que, je partage l’avis du journaliste, on ne peut pas dire que, quant à moi, je ne suis pas certaine que, de mon point de vue, etc.
  • Connecteurs logiques : en revanche, toutefois, néanmoins, même si, quoique + SUBJ, bien que + SUBJ, pour que + SUBJ, d’un autre côté, ceci étant dit, en d’autres termes, etc.
  • Formules impersonnelles : il est important de…, il est nécessaire que…, il est primordial de…, on entend souvent dire que…, on pourrait penser que…, cela ne fait aucun doute que…, il est inacceptable que…, on pourrait regretter que…, etc.
  • Hypothèse : si + imparfait, conditionnel / si + plus-que-parfait, conditionnel passé, etc
  • Passif
  • Conditionnel
  • Subjonctif (structures + SUBJ)
  • Pronoms relatifs composés

Faites ce genre de liste au préalable. Faites votre propre liste avec des structures que vous savez bien utiliser mais qui ne vous viennent pas forcément naturellement. Si vous avez tendance à donner votre avis en disant tout le temps “je pense que…“, assurez-vous d’avoir d’autres options, par exemple. Si vous avez tendance à oublier d’utiliser le subjonctif après des structures qui exigent le subjonctif, alors que vous connaissez la théorie, écrivez-vous un rappel dès le début.

Rectification orthographique : les mots composés avec les préfixes extra, infra, intra, ultra

C’est la règle A2 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée : il n’y a plus de trait d’union. Comme pour la règle A1 avec les préfixes contre et entre.

Extra-terrestre devient extraterrestre, infra-rouge devient infrarouge, intra-veineuse devient intraveineuse et ultra-violet devient ultraviolet.

On garde le trait d’union quand le deuxième mot commence par un i ou un u, pour que la prononciation reste logique : extra-institutionnel doit garder le trait d’union par exemple, sinon on prononcerait ex-train (2 syllabes), au lieu de extra-in (3 syllabes). Pareil pour intra-utérin. Sans trait d’union, on prononcerait in-trau (intro : 2 syllabes) au lieu de intra-u (2 syllabes).

L’écriture inclusive

Il y a quelques semaines, j’écrivais un post pour parler d’un livre que j’avais adoré, au sujet de la domination du masculin dans la langue française. À la fin du post, je mentionnais l’écriture inclusive et le point médian.

Depuis ce post, j’essaie de m’éduquer et d’apprendre à utiliser le point médian. Ce n’est pas toujours facile car ce n’est pas automatique pour moi et en plus, ce n’est pas pratique car il faut que je joue du copier-coller, comme pour les majuscules avec accents, les ç majuscules, et je ne sais plus quoi d’autre. Les claviers français ne sont pas pratiques du tout, j’écrirai peut-être un post à ce sujet un jour !

Comme je le mentionnais brièvement dans le post mentionné plus haut, je n’étais pas super emballée par le point médian quand j’ai commencé à entendre parler de l’écriture inclusive. Je le voyais comme une complication inutile. Aujourd’hui, je pense bien différemment car je me rends compte des enjeux que l’écriture inclusive représente !

Les hommes ont voulu invisibiliser (j’invente des mots aujourd’hui apparemment, car mon dictionnaire ne connait pas celui-ci. Tant pis pour lui !) les femmes en décrétant toutes sortes de lois à travers les siècles (cf. le post mentionné plus haut + le livre mentionné dans ce post) qui assuraient que les femmes seraient beaucoup moins représentées dans la langue que les hommes, voire totalement absentes (cf. noms de métiers). Cela a donc énormément de sens de vouloir assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes.

Et je me dis que si les hommes sont passés par le langage pour tenter d’effacer les femmes, il est très logique de passer aussi par le langage pour atteindre l’égalité, non ? L’écriture inclusive a beaucoup de détracteurs, mais si c’était valable dans un sens, pourquoi ne le serait-ce pas dans l’autre ?

Il existe un site dédié à l’écriture inclusive si le sujet vous intéresse : https://www.ecriture-inclusive.fr/. Vous y trouverez des informations intéressantes, vous pourrez y télécharger le manuel d’écriture inclusive, et si vous vivez à Paris, il y a un atelier d’écriture inclusive le 27 juin de 9h30 à 11h30.

Je suis encore novice en écriture inclusive alors je risque de manquer de constance pendant quelque temps, mais j’espère comprendre comment bien l’utiliser bientôt et développer certains automatismes.

Reformulation : il y a

Quand vous écrivez au niveau C, il y a certains verbes, certains adjectifs et certaines structures que vous devriez éviter. Pas forcément parce qu’ils sont incorrects, mais parce qu’ils sont un peu trop simples, manquent de précision, de style, etc. Si vous écrivez beaucoup, alors évidemment, de temps à autre vous utiliserez le verbe être, le verbe avoir et “il y a”, et ce n’est pas du tout un problème. Mais si vous vous préparez pour le DALF, alors il est important de montrer que vous êtes capable d’écrire avec du vocabulaire et des structures un peu plus élaborées.

Il y a est une structure qui revient souvent dans les écrits de mes étudiantes. Et je répète donc souvent que ce n’est pas idéal. C’est trop simple, on sait que vous savez manier cette structure, on veut voir de quoi d’autre vous êtes capable !

Voici quelques extraits tirés d’écrits de mes étudiantes et des idées de reformulation :

  • Je suis sure qu’il y a des cours gratuits : Je suis convaincue que tu pourras trouver des cours gratuits
  • Il y a de nombreuses commémorations : De nombreuses commémorations prennent place
  • J’avais tout réservé il y a longtemps : J’avais tout réservé des mois à l’avance.
  • Il y a quelque chose d’impersonnel dans la collecte des données : La collecte des données semble terriblement impersonnelle
  • Il y a eu une grande fête : Une grande fête a été organisée
  • Il y avait quatre ou cinq personnes à côté du mur : Quatre ou cinq personnes se tenaient près du mur
  • Il y a eu une audition et elle a été choisie : Suite à une audition, elle a été sélectionnée
  • Il y a eu beaucoup de manifestations : De nombreuses manifestations se sont déroulées
  • Il y avait même une chorégraphie pour les manifestations : Les organisateurs avaient même inventé une chorégraphie pour les manifestations
  • Quand il y a des intérêts personnels : quand des intérêts personnels entrent en jeu

Si vous observez bien les reformulations, vous pouvez voir que l’objet de la phrase de départ devient parfois le sujet de la phrase reformulée. Pensez-y ! Très souvent, c’est une question de manque de vocabulaire, ou de manque de confiance en soi. Il y a, c’est une formule qu’on connait bien, qu’on maitrise, avec laquelle on prend peu de risques ! Mais essayez autant que possible de trouver des alternatives. Cela vous aidera aussi à enrichir votre vocabulaire et à développer des automatismes. De plus, vous paraitrez plus sophistiqué·e 🙂

Rectification orthographique : les mots composés avec les préfixes contre et entre

C’est la règle A1 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée : il n’y a plus de trait d’union.

Contre-pied devient contrepied, contre-jour devient contrejour, contre-pas devient contrepas, etc. Entre-deux devient entredeux, entre-jambe devient entrejambe, entre-temps devient entretemps.

Quand ce qui suit entre et contre commence par une voyelle, le e final disparait, comme dans contrattaque, contrespionnage, contrindication, entrapercevoir, s’entraider, etc.

À noter que cette règle ne s’applique pas aux mots composés de plusieurs éléments, tels que entre-deux-guerres ou contre-la-montre.