Qu’est-ce que le niveau C2 ?

https://www.eaquals.org/wp-content/uploads/Inventaire_ONLINE_full.pdf

Au niveau C2, l’apprenant :

Pour arriver à ce niveau, il faut des heures, des semaines, des années et un certain sérieux dans son apprentissage, une certaine constance, et l’envie de comprendre la langue et la culture dans tous ses détails.

Je ne dis pas qu’il est impossible d’atteindre un niveau C2 sans avoir vécu dans un pays francophone, mais je pense que c’est beaucoup plus difficile et que cela demande beaucoup plus de temps. Tous les étudiants que j’ai connus et qui avaient atteint ce niveau avaient passé du temps en France. Ils connaissaient et comprenaient la culture, ils avaient une certaine passion pour tout ce qui était français, francophone, ils avaient remarqué ces petites choses qu’on ne peut que remarquer en passant du temps dans un pays au contact des natifs de la langue.

Petit rappel :

Quand on étudie le français au niveau C2, on est en phase de perfectionnement. Si vous avez obtenu le C1 ou que vos compétences équivalent aux compétences du C1, il n’existe plus beaucoup de manuels de FLE pour vous accompagner dans votre apprentissage.

Mais vous avez Internet (sur lequel le français est la 4ème langue) et un nombre incalculable de ressources écrites ou orales. Il faut lire et écouter autant que possible, observer, analyser le langage, et le réutiliser à l’oral et à l’écrit. Même si vous n’aimez pas l’argot et le langage familier, il faut en comprendre les subtilités. Pareil pour le langage soutenu. Et l’humour aussi. Même si l’humour français est très différent de ce que vous connaissez, il faut que vous puissiez comprendre pourquoi ça peut être drôle pour les Français. Et ceci demande une connaissance approfondie de la culture française.

Passer du temps dans un pays francophone est un atout incomparable, sous réserve que vous ne passiez pas votre temps avec des gens avec lesquels vous ne parlerez pas français. J’ai passé trois ans en Espagne et je ne suis pas fière de dire que mon niveau d’espagnol est au mieux un petit B2, tirant sur le B1, maintenant que je ne pratique plus. J’aurais pu être tellement meilleure si j’avais fait l’effort de passer du temps avec des Espagnols, si j’avais pris part à des activités qui me poussaient à parler espagnol, etc. Mais j’ai principalement parlé anglais dans ma vie quotidienne, et français pour le travail. Au contraire, pour l’anglais, je me suis immergée le plus possible. Pendant mes 6 premiers mois aux US, je n’ai pas parlé un mot de français. J’ai regardé des films à la pelle, j’analysais toutes les chansons que j’aimais, je passais du temps avec des gens qui ne parlaient qu’anglais, j’ai eu un copain américain, etc, et après avoir quitté les US, j’ai continué à absorber de l’anglais le plus possible, même quand j’ai vécu dans des pays non anglophones. J’aime m’endormir en écoutant quelque chose, ça me berce. En Suisse, je m’endormais en écoutant un épisode de Friends tous les soirs. Je les connais tous par cœur et j’ai appris un tas d’expressions avec cette série. Encore maintenant, je repère les mots que je ne connais pas quand je lis ou quand je regarde une série ou un film en anglais. Il y en a de temps en temps et j’adore ça.

Si vous pensez vous présenter à l’examen du DALF C2, pensez-vous que vos compétences correspondent aux compétences exigées en C2 ? Pensez-vous saisir les subtilités de la langue dans tous les registres ? Êtes-vous à l’aise avec les expressions idiomatiques ? Pensez-vous comprendre la culture française au point de comprendre l’humour français ? Êtes-vous à l’aise avec tous les styles de littérature ? Vous exprimez-vous clairement et sans hésitation ? Si vous n’êtes pas sûr, peut-être devriez-vous vous donner plus de temps. Surtout que le DALF C2 est très académique et que beaucoup de Français ne le réussiraient pas ! Mais si vous êtes sûr de vous, alors foncez ! Mais préparez-vous quand même un peu, parce qu’avoir le niveau n’est pas suffisant. Il faut bien connaître le format de l’examen et la méthodologie.

Pourquoi passer le DALF C2 ?

J’ai travaillé avec beaucoup d’étudiants qui souhaitaient passer le C1, mais j’en ai connu beaucoup moins qui voulaient se préparer pour le C2. Pourtant, certaines étudiantes avec lesquelles j’ai travaillé à la préparation du C1 auraient pu le réussir, sans aucun doute.

Je pense que c’est le format de l’examen qui rebute les étudiants. En même temps, je n’ai jamais connu d’étudiant disant aimer l’exercice de synthèse du C1…

Mais il est vrai que le C1 est exigé pour s’inscrire à l’université en France dans la plupart des filières et que l’on pourrait se demander pourquoi s’embêter à préparer l’examen le plus difficile alors qu’il nous est seulement demandé de réussir le deuxième plus difficile et qu’un résultat de 50% est suffisant.

Même si je n’approuve pas vraiment le format des examens du DALF, je pense que réussir le C1 avec une note de 50/100 ne présage rien de très bon pour des études universitaires en France, à moins d’ensuite vraiment étudier la langue en long, en large et en travers avant d’attaquer l’année universitaire. Plus vous vous rapprochez du niveau C2, mieux c’est.

J’ai passé le C2 d’anglais il y a des années et d’après moi, il est beaucoup plus facile que celui de français. J’ai eu l’impression d’être vraiment évaluée sur mes connaissances de la langue anglaise, et non pas sur une quelconque méthodologie étrangère qui n’aurait eu que très peu de sens pour moi à l’époque. Je voulais me prouver que j’avais atteint un niveau d’anglais très avancé. Je me souviens d’avoir écrit un texte très personnel en production écrite. La production orale se faisait en binôme et pas du tout à partir d’un texte. Il y avait des exercices de grammaire et de vocabulaire (cette partie s’appelait Use of English). Et l’examen était beaucoup plus court.

En attendant que le format du DALF soit repensé (ne sait-on jamais ?), le C2 de français est ce qu’il est, et tout candidat qui le réussit peut se sentir vraiment fier. Beaucoup de Français ne le réussiraient pas. D’où mon scepticisme quant au format de cet examen…

Je ne connais pas de situations dans lesquelles on exige le C2, alors si vous décidez de le passer, c’est très probablement un défi personnel.

Je détaillerai le format des épreuves dans de futur posts, mais ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que les épreuves de compréhension et de production écrites sont regroupées. De même pour les épreuves de compréhension et de production orales. Les épreuves écrites durent 3 heures et 30 minutes. Les orales durent 2 heures au total. Comme pour le C1, on peut choisir Lettres et Sciences Humaines ou Sciences.

Des exemples de sujets peuvent être trouvés ici.

Connecteurs logiques : d’ailleurs / par ailleurs

Si vous préparez le DELF ou le DALF, vous savez qu’il est important d’articuler votre discours avec ces mots et structures que l’on appelle “connecteurs logiques” ou “mots de liaison”. Ils permettent de structurer ce que vous avez à dire, de montrer le lien logique entre vos idées. Vous les utilisez sans y penser dans votre langue maternelle, sans aucun doute. Je les mentionne régulièrement car toutes les semaines, voire tous les jours, une étudiante me pose des questions à leur sujet ou je dois expliquer pourquoi tel connecteur n’a pas vraiment de sens dans un certain contexte même si parfois il se traduit exactement comme l’étudiante le pense, mais dans un contexte différent.

Bref, pour parvenir à une maîtrise totale des connecteurs logiques, c’est du boulot ! Et passer par la traduction ne suffit pas toujours. Commencez par comprendre ce qu’ils expriment (une nuance ? une opposition ? une explication ? la cause ? la conséquence ? etc.) Observez comment ils sont utilisés et essayez de les utiliser le plus possible. N’oubliez pas que c’est en vous trompant que vous finirez par comprendre !

Aujourd’hui, je souhaite parler de deux connecteurs qui posent souvent problème : d’ailleurs et par ailleurs. On les utilise tous les deux pour ajouter des éléments supplémentaires, mais d’ailleurs sert à renforcer l’idée de départ, à rebondir dessus, alors que par ailleurs ajoute une idée nouvelle mais pas totalement déconnectée de l’idée de départ.

J’ai remarqué que les étudiants les évitaient. Et quand je les oblige à les utiliser, ils ne sont pas à l’aise. Alors observez quelques exemples :

  • J’ai envie de manger des pâtes pour le déjeuner. D’ailleurs, c’est ce que je vais faire ! (I want to eat pasta for lunch. That’s exactly what I’m going to do!)
  • “Vous avez bien reçu les devoirs pour le cours de demain ?” “Oui ! Je voulais vous remercier d’ailleurs !” (Have you received the homework for tomorrow’s class? Yes, I wanted to thank you actually!)
  • “J’ai envie de lui téléphoner. Elle me manque.” “Moi, à ta place, j’attendrais un peu. D’ailleurs elle m’a dit qu’elle ne voulait pas te parler.” (I want to call her. – If I were you, I’d wait a bit. Actually, she’s told me she didn’t want to talk to you.)
  • Il faut que je lui envoie un texto. D’ailleurs, tu peux me donner son numéro ? (I need to send him a text message. Actually, can you give me his number?)
  • Je trouve Paris très sale. Par ailleurs, les gens ne sont pas très aimables. (I find Paris very dirty. Moreover, people aren’t very friendly.)
  • On travaillera sur le subjonctif au prochain cours. Par ailleurs, j’aimerais qu’on parle un peu de votre dernier écrit. (We’ll work on the subjunctive in the next class. I’d also like to talk a bit about your last written work.)
  • Nous aimerions vous offrir le poste. Par ailleurs, vous êtes invité au dîner de fin d’année la semaine prochaine. (We would like to offer you the position. In addition, you’re invited to the end-of-year dinner next week.)

DALF C1 – PO : l’introduction de l’exposé

Les étudiants qui se préparent au DALF rencontrent souvent les mêmes soucis. Pour la production orale, ils me disent régulièrement que ça ne leur paraît pas naturel comme exercice (je suis bien d’accord), et qu’ils trouvent difficile de parler seul pendant aussi longtemps sur un sujet qui ne les inspire pas toujours (je comprends très bien) et qu’ils ont l’impression de parler dans le vide. Ajoutez à tout ceci le stress du jour de l’examen, et on comprend que ce puisse être un examen qui inquiète. Même si l’on comprend bien l’exercice, on ne sait pas toujours quoi dire sur l’écotourisme ou la mode, et on n’a pas toujours d’opinion sur le sujet en question.

Lors des cours de préparation, il est fréquent que les étudiants aient préparé un exposé un peu trop court. Parler 5 minutes n’est pas suffisant. D’où l’intérêt de se préparer bien à l’avance et de s’entraîner à partir de sujets variés.

L’exposé est évalué ainsi :

http://www.ciep.fr

En 5 minutes, vous n’aurez pas l’occasion d’élaborer une réflexion et de faire une présentation claire, organisée et pertinente. Vous resterez en surface.

Je l’ai déjà dit par le passé, on ne vous demande pas de faire un résumé ou une synthèse des textes mais appuyez-vous sur ces textes pour développer vos idées. Ils contiendront forcément des exemples et des réflexions qui pourront entrer dans votre réflexion. Cela vous sera rappelé le jour de l’examen :

http://www.ciep.fr/sites/default/files/atoms/files/demo-dalf-c1-candidat-individuel-lsh-sc-po-tp.pdf

Aujourd’hui, je voudrais essayer de vous montrer à partir de l’exemple de Lettres et Sciences Humaines sur le site du CIEP comment on pourrait répondre à la question : Le travail est-il nécessaire au bonheur ?

Je ne vais pas faire tout l’exposé, mais je vais faire une introduction. J’ai fait un plan. J’ai mis sur papiers les arguments que j’aimerais développer. J’ai écrit des exemples. Je sais plus ou moins où je veux aller avec mon exposé. Dans mon introduction, je fais une petite mise en contexte puis j’annonce mon plan. Elle dure 1min45. Parfois j’hésite, parfois je me reprends, n’ayez pas peur de faire la même chose. Quand on parle naturellement, il est très fréquent de ne pas terminer ses phrases et de revenir sur ce que l’on vient de dire. Si cela vous arrive pendant l’examen, ne laissez pas un bafouillage vous déstabiliser, restez concentré !

Mon plan n’est pas le seul valide. J’en aurais probablement fait un autre hier et demain. Il n’y a pas une seule façon d’aborder un sujet. Il suffit d’être cohérent, de vite choisir un type de plan (j’ai choisi thèse, antithèse, synthèse), de rester dans le sujet et d’avancer petit à petit vers une réponse claire à la question de départ et à une conclusion logique.

Les thèmes du DALF

Quand vous vous inscrivez au à l’examen du DALF, vous devez choisir entre deux domaines : Lettres et Sciences Humaines (LSH) ou Sciences.

Voici donc une liste des grands thèmes du DALF, avec quelques exemples.

Dans le domaine des LSH, on retrouve :

  • la langue française (la réforme de l’orthographe, la francophonie…)
  • le travail (le bonheur au travail…)
  • l’éducation (les études en France, l’enseignement de l’histoire à l’école…)
  • l’environnement (la pollution de l’air, le vélo en ville…)
  • la nourriture et l’alimentation (le véganisme…)
  • la lecture et littérature (les livres numériques…)
  • les nouvelles technologies (le téléphone portable à l’école, Internet et les jeunes, les réseaux sociaux…)
  • l’apparence et la mode (l’obésité…)
  • les problèmes sociétaux (l’égalité hommes-femmes, le bien-être animal, la démocratie…)
  • le bonheur et le bien-être (l’équilibre vie privée, vie professionnelle…)
  • les voyages et le tourisme (l’écotourisme, les voyages de luxe…)
  • les âges de la vie (vieillir dans notre société jeuniste…)
  • la société de consommation (le gaspillage…)
  • la santé (le handicap…)

Les thèmes se recoupent souvent, comme par exemple le handicap dans le monde du travail (travail et santé), le téléphone portable à l’école (technologie et éducation), l’écotourisme (environnement, tourisme, société de consommation) et très souvent, chaque thème peut être abordé d’un point de vue sociétal.

Dans le domaine des Sciences, on retrouve :

  • l’écologie (la guerre mondiale de l’eau…)
  • la recherche médicale (les nouveaux virus…)
  • le progrès scientifique (l’innovation technologique dans les transports…)
  • les dangers de la science (le clonage…)
  • la recherche spatiale (le voyage spatial touristique…)

DALF C1 : la production orale – le débat

Le débat est la deuxième partie de l’examen oral du DALF C1. Une fois votre exposé terminé, les examinateurs, restés silencieux pendant votre monologue, vont engager une conversation avec vous. Ils vont vous poser des questions en rapport avec le thème de votre exposé.

Ils peuvent vous demander d’éclaircir un point de votre argumentation que vous avez peu développé. Ils peuvent remettre en question un argument que vous avez défendu pour vous pousser au débat. Et vous, vous devez démontrer que vous êtes capable de défendre votre point de vue et de préciser votre pensée de façon spontanée et naturelle. 

A moins d’avoir une opinion très tranchée sur un sujet que vous êtes prêt à défendre envers et contre tout, je vous conseillerais d’être aussi nuancé que possible. Essayez de toujours voir le pour et le contre, les côtés positifs et les côtés négatifs. Même si vous avez une opinion assez claire, démontrez que vous êtes capable de comprendre des points de vue différents.

Si l’examinateur contredit un de vos arguments, vous pouvez répondre : bien sûr, je vois pourquoi certaines personnes pourraient être de cet avis car il est évident que…, mais de mon point de vue et d’après mon expérience, j’aurais plutôt tendance à penser que…

Si l’examinatrice vous demande de préciser un point de votre argumentation, vous pouvez dire : c’est vrai, j’aurais pu expliquer plus clairement ce que je voulais dire ici. Quand j’ai parlé de… je voulais dire que…

Ce sont des choses qui nous viennent naturellement dans notre propre langue, sans avoir besoin d’y penser ou de se préparer, mais dans une langue étrangère et si on est sujet au stress, il est utile de se préparer de cette façon. 

N’hésitez pas à relancer les examinateurs avec des questions aussi, comme dans une conversation normale. Quand vous exprimez votre opinion sur un sujet, il est tout à fait légitime de vous assurez que votre interlocuteur suit ce que vous racontez et de vérifier s’il est d’accord avec vous ou non. Ne soyez pas trop familier, mais soyez aussi naturel que possible, tout en étant précis et soigné avec votre français !

DALF C1 : la production orale – l’exposé

Cette épreuve est source de stress pour beaucoup d’étudiants, ce que je comprends très bien car je suis moi-même super stressée si je dois passer un oral. Et pourtant, quand on y pense bien, il n’y a vraiment pas de quoi se mettre dans des états pareils. 

Personnellement, dans cette situation, j’ai le cœur qui bat à fond, je me sens tremblante et je perds une partie de mes moyens. J’oublie ce que je sais et après coup, j’oublie ce qu’il s’est passé. 

Alors, si vous êtes un peu comme moi, il est primordial de rationaliser la situation et de bien se préparer. Si vous vous présentez au niveau C1, c’est que vous pensez l’avoir, non ? 

Petit rappel de ce que le niveau C1 veut dire pour un candidat : 

Source : Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues

Il s’agit maintenant de bien comprendre ce qu’on attend de vous le jour de l’examen. Même si vous parlez très bien français, si vous n’avez aucune idée de ce que vous devez faire, vous allez vous planter. (= échouer) 

L’épreuve dure 1h30. Vous arrivez, vous tirez au sort deux sujets (vous avez déjà choisi entre Lettres et Sciences Humaines et Sciences). Vous choisissez le sujet qui vous inspire le plus. A partir de là, vous avez une heure pour préparer un exposé. 

Il faut apprendre à organiser votre temps. Vous devez lire des documents sur un thème commun et vous devez ensuite présenter un exposé sur ce thème. On ne vous demande pas de faire une synthèse des documents. On vous demande de présenter une réflexion personnelle sur le thème des documents. Vous pouvez vous appuyer dessus, vous pouvez en tirer des exemples, vous en inspirer, mais il faut absolument que vous apportiez des idées nouvelles, des opinions personnelles que vous allez organiser dans une présentation qui comportera une introduction, un développement et une conclusion. Tout ceci articulé avec des connecteurs logiques bien sûr. 

L’usage d’un dictionnaire unilingue est autorisé. 

Une fois que vous avez les documents en main, vous prenez connaissance du thème de l’exposé. Prenons par exemple celui de l’exemple en LSH proposé par le ciep : la malnutrition. Peut-être même qu’avant de lire les documents, vous avez des choses à dire sur ce sujet, non ? Les mots qui me viennent à l’esprit immédiatement seraient pays pauvres/pays riches, obésité, monde moderne, trop de sucre, trop de gras, malbouffe, besoin d’éducation en nutrition, pas assez à manger (sous-alimentation), trop à manger, ressources mondiales, vie sédentaire, sport, apports nutritionnels, maladies, guerres, réchauffement climatique…

A ce stade, je n’ai pas encore un plan en tête, mais je lis les documents et je souligne ce que je trouve pertinent et intéressant. Les idées contenues dans les textes pourront me servir d’exemples. 

Ce que je répète sans cesse à mes étudiantes : n’écrivez pas votre exposé ! Non seulement, vous n’aurez pas le temps de terminer et il vous faudra y aller en roues libres pour le terminer à l’oral et de plus, vous allez être tenté de lire ce que vous avez écrit, et ce n’est pas une épreuve de lecture mais une de production orale ! Utilisez des bullet points (on dit puces en français mais je trouve ça un peu bizarre.)

Commencez par faire un plan. Quelles idées voulez-vous développer dans votre exposé ? Dans votre introduction, il faut que vous dégagiez la problématique, que ce dont vous allez parler soit clair. Vous pouvez toujours faire un état des lieux de la situation générale avec des affirmations générales mais pertinentes au thème. Ensuite vous annoncez votre plan avant de commencer votre développement.

Idéalement, vous annoncez un plan en 3 parties. Chaque partie contient une idée principale. Chaque idée principale peut être divisée en 2 parties secondaires (voire 3 si c’est adéquat). Chaque partie secondaire contient un exemple. Cela peut être un exemple tiré de votre expérience personnelle ou de vos connaissances sur le sujet. Vous pouvez aussi vous appuyer sur les documents si c’est approprié. Entre chaque partie, vous avez un connecteur pour articuler votre discours. 

Si votre plan est clair, si vous savez où vous allez avec votre présentation, vous ne verrez pas le temps passer. Vous serez capable de parler sans vous arrêter pendant 10/15 minutes et vous ne perdrez pas le fil de votre pensée car vous aurez ce plan sous les yeux. Il pourrait ressembler à ça : 

Si vous avez une idée claire pour chacune des parties, vous n’avez pas besoin de tout écrire. Juste les mots clés. Quelque connecteurs peut-être. Les exemples que vous souhaitez mentionner… 

Soignez votre vocabulaire, pensez à des synonymes, variez vos structures grammaticales, pensez à respirer et gardez en tête que les examinateurs ne sont pas là pour vous sacquer ! 

Pratiquez le plus possible avant l’examen pour pouvoir vous présenter sans stresser !