u VS ou

J’ai déjà parlé de ces deux sons dans un post, pour expliquer que la différence dans la prononciation tenait principalement à la position de la langue.

Le savoir n’est pas toujours suffisant et il est important de pratiquer régulièrement ces sons de façon consciente et active s’ils vous posent problème.

Voici un petit exercice : un texte (trouvé sur www.slate.fr et dont j’ai corrigé les coquilles) dans lequel j’ai enlevé les u et les ou. Pour certains mots, c’est évident et vous saurez immédiatement s’il faut ajouter u ou ou, mais même si c’est évident, prononcez les mots incluant ces sons et appliquez-vous ! Certains mots seront peut-être moins évidents. Vous pouvez écouter le texte pour vous aider.

Vous pouvez trouver cet exercice en pdf ici et le texte original ici.

Que faire après le DALF ?

Si votre but est de maitriser le français à un haut niveau, vous savez déjà certainement qu’avoir obtenu le DALF ne signifie pas que vous avez atteint votre but. Si vous arrêtez vos études de français après avoir reçu votre diplôme, il y a de grandes chances que vous ne progressiez plus, voire que vous régressiez, au risque de tout oublier un jour. Si vous avez réussi le DALF avec 50 points, ce n’est pas la même chose que si vous en aviez obtenu 90. Si vous étiez super bien préparé·e, il est possible que vous ayez réussi grâce à vos compétences méthodologiques et pas tant grâce à vos compétences linguistiques.

Il fut un temps où je parlais bien italien. Je pense que j’aurais pu réussir l’examen C1 à l’époque. Je lisais en italien et je regardais des films sans sous-titres. Je parlais avec pas mal de fluidité et je pouvais écrire correctement. Cela fait à peu près 7 ans que je ne le pratique plus. Je comprends encore pas mal de choses, mais je suis incapable d’avoir une conversation en italien aujourd’hui. Et si je ne me remets pas à l’espagnol très vite, j’ai peur qu’il ne m’arrive la même chose. Je le pratique encore occasionnellement, mais depuis mon départ d’Espagne il y a bientôt un an, je l’ai très peu pratiqué. J’ai regardé quelques films et séries en espagnol, j’ai dû prendre deux cours, je n’ai lu aucun livre, peut-être un article ou deux, et j’ai échangé quelques textos avec une copine espagnole. Je me donne l’excuse que cette année d’adaptation a été assez difficile, mais il faudrait vraiment que je m’y remette avant que cela ne me demande trop d’efforts.

Je travaille avec plusieurs étudiantes que j’ai connues avant le DALF. J’aime beaucoup travailler avec des étudiant·es qui ont vraiment envie de maitriser la langue et pour qui le DALF n’est pas une fin en soi. Vivre ou passer une longue période dans un pays francophone peut faire une grande différence dans l’apprentissage d’une langue mais ce n’est pas suffisant.

Cela fait 10 mois que je vis en Thaïlande. Vous croyez que je parle thaï ? Vous vous tromperiez ! Je le parle probablement moins bien qu’à mon arrivée car j’ai arrêté les cours il y a 6 mois, quand ma prof est partie en congé maternité et je n’ai pas encore eu envie de les reprendre pour diverses raisons. J’ai essayé de parler aux gens d’ici mais comme personne ne me comprenait, j’ai abandonné. Je n’ai pas essayé de faire d’échange linguistique. Je ne regarde pas de programmes thaïs. Je n’écoute pas de musique thaïe. Bref, je ne fais rien de ce qu’il faudrait que je fasse pour développer mes compétences linguistiques. Après l’été, je change d’attitude, je me le suis promis !

Tout ça pour dire qu’il est très facile de vivre dans un pays et de ne pas parler la langue ou de comprendre la culture. J’ai eu des étudiantes ayant vécu à Genève plusieurs mois, voire plusieurs années, qui avaient un niveau de français très basique. J’ai connu des étudiantes qui vivaient en France et qui ne parlaient pas du tout français. J’en connais aussi qui vivent en France et qui progressent continuellement. Et d’autres qui ne vivent même pas en France mais qui m’impressionnent avec leur progrès constant et leur implication. Elles sont vraiment très inspirantes.

Tout est dans l’attitude et le temps que l’on est prêt·e à consacrer à la langue. Une fois le DALF en poche, C1 ou C2, il est essentiel de continuer à étudier. Il faut que le français fasse partie de votre vie quotidienne. Il faut revoir les règles de grammaire régulièrement, il faut lire, écrire, écouter la radio, des podcasts, regarder des films ou autres, parler (se parler à soi-même marche aussi s’il n’y a personne à qui parler), prendre des notes, observer, remarquer, se faire des listes, réutiliser les nouveaux mots, les nouvelles expressions, s’interroger, consulter des livres, lire des blogs, surfer sur Internet, et, si on peut se le permettre, prendre des cours n’est jamais superflu. Les livres, c’est bien, mais ça ne répond pas à tout. La radio, c’est bien, mais le français parlé est en général truffé de fautes grammaticales. Ou du moins, les codes de l’oral sont très différents des codes de l’écrit et la grammaire ne ressemble pas toujours à ce que vous avez appris. Ni la prononciation. Et un prof de temps en temps, ça permet de dissiper vos doutes. Trouvez un·e prof qui correspond à votre personnalité, au type d’apprenant·e que vous êtes et avec qui vous aurez plaisir à apprendre.

Mais surtout, ne pensez pas qu’avoir obtenu le DALF veuille dire que vous parlerez toujours français et le comprendrez toujours ! Le diplôme est valide à vie mais si vous ne continuez pas à étudier, un jour, vous pourriez avoir avec la même relation avec le français que moi avec l’italien. Tous ces efforts, toutes ces heures passées à étudier, pour qu’il en reste si peu, c’est un peu frustrant quand même !

Deux courts articles sans accents

Pour aujourd’hui, j’ai sélectionné deux courts articles du Gorafi, dans lesquels j’ai enlevé tous les accents (pas seulement sur les e). J’ai apporté des modifications aux textes originaux qui comportaient quelques erreurs. Si vous avez tendance à oublier les accents ou à en mettre là où il n’y en a pas, ces exercices sont faits pour vous ! Je les ai enregistrés, si vous souhaitez les écouter pour vérifier. Vous pouvez imprimer le premier texte sans accents ici et la correction . Pour le deuxième texte sans accent, c’est ici, et la correction .

Prononcer les mots en -ISME

Comment prononcez-vous les mots suivants : féminisme, tourisme, socialisme, anglicisme, égoïsme, exotisme, bouddhisme, vandalisme, etc. ?

Pour certaines de mes étudiantes, en particulier les anglophones, c’est un petit défi. Tout simplement parce que c’est souvent difficile de prononcer des mots qui ressemblent aux mots de notre langue quand on les écrit mais qui sont très différents quand on les prononce.

En anglais, quand vous avez -ism à la fin d’un mot, vous prononcez /izǝm/. En français, quand on a -isme à la fin d’un mot, on prononce /ism/. Pas tout à fait la même chose !

Cependant, il est assez commun d’entendre /izm/ pour -isme, tout simplement parce que le /s/ est placé entre /i/ et /m/, deux sons sonores, c’est-à-dire deux sons pour lesquels les cordes vocales vibrent (toutes les voyelles sont sonores, mais pas toutes les consonnes). Le /s/ est une consonne sourde, pour laquelle les cordes vocales ne vibrent pas, mais à cause de sa position entre deux sons sonores, il devient facilement un /z/. Si cela peut vous aider à ne plus prononcer le /ǝ/ de l’anglais, prononcer /z/ au lieu de /s/ ! Beaucoup de francophones le font sans s’en rendre compte.

Personnellement, je prononce /ism/ quand je suis consciente de ma prononciation, mais je suis sure qu’il y a des moments où je prononce /izm/ sans y penser.

Voici quelques mots en -isme, prononcés des deux façons :

  • féminisme
  • tourisme
  • prisme
  • communisme
  • bouddhisme
  • anglicisme
  • rationalisme
  • romantisme
  • alcoolisme
  • cyclisme

Prononcer le P et le B

Grâce à mes étudiantes, je me suis rendu compte récemment que le P et le B pouvaient être facilement confondus. C’est commun chez les apprenant·es ayant l’arabe comme langue maternelle et d’après mes livres de phonétique, ces deux sons peuvent poser problème aux apprenant·es ayant l’allemand, le chinois, le birman, le thaï, les langues scandinaves, et de nombreuses langues africaines comme langues maternelles. D’après mes lectures, le P pourraient aussi causer du souci aux Anglo-Saxons, ce que je n’ai jamais vraiment remarqué chez mes étudiant·es mais maintenant que je le sais, j’y ferai plus attention.

P et B sont des sons très proches et ont plusieurs choses en commun : les lèvres s’appuient très clairement l’une contre l’autre et ni le P ni le B ne peuvent être prolongés. C’est-à-dire que vous ne pouvez pas faire durer ces sons (contrairement au S par exemple, quand on fait le bruit du serpent). La bouche est également très peu ouverte pour le P et le B.

La grande différence entre ces deux sons, c’est que P est une consonne sourde et B et une consonne sonore. Ce qui veut dire que si vous mettez vos doigts sur votre gorge, vous allez sentir une vibration avec le B mais pas avec le P. Les cordes vocales vibrent avec le B. En fait elles vibrent avant que le son sorte de la bouche.

Essayer de prononcer ces paires, en touchant votre gorge. Vous ne devez pas sentir de vibration dans le premier mot mais vous devez la sentir dans le second :

  • pas / bas
  • papa / baba
  • pi / bi
  • pipi / bibi
  • pot / beau
  • pu / bu
  • pan / banc
  • pain / bain
  • pont / bon
  • pou / bout
  • paix / baie

Et voici quelques phrases :

  • Pierre ne peut pas comprendre pourquoi Pauline pleure.
  • Béatrice boit de la bière et brasse de l’air.
  • Pascal et Benoît placent des bouées sur le bateau.
  • Brigitte et Perrine parlent de partir ensemble à Bali.

Le son /õ/ – ON

Le son /õ/ peut s’écrire ON comme dans bon, ou OM comme dans nom.

Il pose souvent problème aux apprenants. Mon propre mari prononce mon prénom correctement une fois sur deux. Depuis que j’ai quitté la France, j’ai dû entendre mon prénom mal prononcé plus souvent que bien prononcé en fait.

C’est la voyelle nasale pour laquelle les lèvres sont le plus arrondies et avancées. Comme pour la lettre O. Et aussi la lettre E. Je peux prononcer les 3 sons sans bouger mes lèvres, car elles ont la même position.

C’est un son qui revient souvent en français. Pensez à tous les noms en –tion et à la conjugaison des verbes à la deuxième personne du pluriel !

Si vous avez du mal à prononcer le /õ/, vous pouvez vous entrainer de plusieurs façons. Vous pouvez pratiquer les nasales toutes ensemble et partir du /ɛ̃/ (avec les lèvres bien étirées, comme dans pain), puis /ã/ (lèvres plus arrondies mais pas trop en avant non plus, comme dans enfant) pour arriver à /õ/. Les 3 sons passent par le nez et si vous pratiquez ainsi, il faut se concentrer sur la position des lèvres et essayer de travailler avec des groupes tels que :

  • un – an – on
  • bain – banc – bon
  • qu’un – quand – qu’on
  • daim – dans – don
  • fin – faon – fond
  • gain – gant – gond
  • geint – gens – jonc
  • lin – lent – long
  • main – ment – mon
  • pain – paon – pont
  • rein – rang – rond
  • sein – sang – son
  • teint – temps – thon
  • vain – vent – vont

Vous pouvez aussi travailler à partir du O. Là, vous n’avez pas besoin de bouger vos lèvres. Il vous faut passer du son oral au son nasal. Quand je le fais, je sens la différence dans ma gorge. C’est là que ça se passe ! Un peu comme si je la bloquais pour que le son sorte par le nez.

  • haut – on
  • beau – bon
  • co – con
  • dos – don
  • faux – fond
  • mot – mon
  • nos – non
  • pot – pont
  • qu’au – qu’on
  • rot – rond
  • sot – son
  • tôt – ton
  • vos – vont

Et maintenant quelques phrases (j’ai essayé de ne pas mettre d’autres nasales que /õ/ :

  • Ninon songe à construire une maison.
  • Manon aime composer des chansons.
  • Simon porte des pantalons trop longs.
  • Le garçon monte un avion à réaction.
  • Marion et moi portons des cartons.

Pratiquez, enregistrez-vous et persévérez jusqu’à ce que cela devienne facile ! La plupart des choses sont difficiles avant de devenir faciles. Les nasales sont difficiles pour la plupart des apprenants mais j’ai rencontré assez d’étudiants qui sont parvenus à maitriser les nasales pour vous assurer qu’avec de la pratique, tout est possible ! 🙂

Prononcer le X

J’aime bien cette lettre. J’aime bien le W, le Y et le Z aussi. Ce sont des lettres qu’on ne retrouve pas dans beaucoup de mots français. Et aussi, quand j’étais petite, je jouais au Scrabble avec ma grand-mère et c’était des lettres qui valaient 10 points. Parce qu’elles étaient rares et dures à placer. Le Q et le J valaient 8 points chacun. Je les aimais bien aussi, mais le Q était trop difficile à placer en fin de jeu. Enfin bon, pour en revenir au X, en plus de valoir 10 points au Scrabble, c’est une lettre très intéressante, à mon avis, car elle peut se prononcer de plusieurs façons différentes. Ça dépend du mot.

Evidemment, mes étudiantes ne partagent pas toujours mon avis. J’en connais même une qui déteste le X.

Déjà, la lettre en elle-même se prononce [iks] – 3 sons.

Ensuite, elle a plusieurs prononciation possibles :

  • [gz] : exercice, examen, exotique, hexagone, exemple, exact, exutoire, exigence, exil, exubérance, exagérer, exister, exhumer, exhibition, exhaustif, xénophobie, xylophone…
  • [ks] : exposition, exposé, Alex, Mexique, excuse, taxi, boxer, complexe, explication, expérience, duplex, exterminer, mixer, toxique, auxiliaire, oxygène, lynx, relax…
  • [s] : soixante, dix, six, Bruxelles
  • [z] : deuxième, sixième, dixième + liaisons : aux Etats-Unis, dix ans
  • X pas prononcé : deux, heureux, choix, prix, peux, veux, amoureux, paix…

Si vous observez bien ses listes, vous pouvez remarquer plusieurs choses :

  • [gz] : quand le mot commence par (h)ex+voyelle ou h ou que le mot commence par X
  • [ks] : quand le x est à l’intérieur du mot ou ex+consonne, et en fin de mot (mais pas après i et u, où il est muet – sauf pour quelques noms propres et pour phénix)
  • [s] et [z] sont rares.
  • le X n’est jamais prononcé quand il est la marque du pluriel ou une terminaison de verbe. C’est également le cas s’il est en fin de mot après un u ou un i (sauf phénix et quelques noms propres)

En conclusion, les deux prononciations les plus fréquentes du X sont [gz] et [ks] et selon votre langue maternelle, il faudra vous entrainer plus ou moins intensément pour les réaliser. Si votre langue maternelle est l’espagnol, il est possible que vous ne soyez pas fan du X, mais donnez-lui une chance et pratiquez-le un peu plus si vous le trouvez difficile !

Le E suivi de deux consonnes

belle – maisonnette – cheffe – benne – steppe – erreur – déesse – nerveux – respecter – certain – celtique – rectangle – reptile – festif

Quel est le point commun entre tous ces mots ?

Si vous n’êtes pas sûr·e, écoutez-les :

Aucun de ces mots n’a d’accent grave et pourtant, vous entendez comme un è dans tous ces mots, non ? Le e suivi de 2 consonnes se prononce /ɛ/, comme è dans père, mère, frère, etc. Il n’est pas nécessaire de lui mettre un accent ! Si c’est une règle que vous ignoriez, faites-y attention quand vous écrivez. Plusieurs de mes étudiantes avancées font l’erreur occasionnellement.

mètre – règle – piètre – trèfle – fièvre – lièvre – espiègle – mièvre

Hmm, je vous explique une règle, puis tout de suite après, je vous donne des exemples qui contredisent la règle. Mais si vous observez bien ces mots, qu’ont-ils en commun ?

Le è est suivi de 2 consonnes, oui, mais la deuxième consonne est soit un r, soit un l. Donc, complétons la règle en disant que si la deuxième consonne est un l ou un r, vous devez mettre un accent grave sur le e.

femme – évidemment – prudemment – violemment – sciemment

Vous savez prononcer ces mots, j’en suis sûre. Mais il est possible que parfois votre langue fourche ou que votre stylo déraille. Dans le cas de femme et des adverbes en -emment, le e devant les 2 m se prononce /a/, comme un a.

Emmener, quant à lui, se prononcera /ãmǝne/, comme en mener.

Prononcer UN et UNE devant une voyelle

Quelque chose que j’entends très souvent, c’est UN prononcé comme UNE quand il précède une voyelle. Mais on ne devrait jamais entendre le <u> dans un, seulement dans une. C’est assez commun qu’une étudiante me raconte une histoire et qu’elle me parle d’un ami ou d’une amie et que je sois confuse car elle prononce une amie, puis dit “il” pour parler de cette personne. Alors je ne sais pas si c’est une erreur de prononciation ou une erreur de pronom et je dois demander

Voilà comment vous devriez prononcer :

  • un ami = un na mi /ɛ̃nami/
  • une amie = u na mi /ynami/
  • un inconnu = un nin co nu /ɛ̃nɛ̃kony/
  • une inconnue = u nin co nu /ynɛ̃kony/
  • un enfant = un nen fan /ɛ̃nãfã/
  • une enfant = u nen fan /ynãfã/

Dans UN, il y a un seul son : /ɛ̃/. Avec UN, on entend toujours un son nasal et on fait la liaison avec le mot suivant qui commence par une voyelle, ce qui veut dire que l’on ajoute un son : ici, le son /n/. C’est comme si le mot suivant commençait par un n.

Dans UNE, il y a deux sons : /yn/. Avec UNE, il n’y a jamais de son nasal et on fait un enchaînement avec le mot suivant qui commence par une voyelle. On n’ajoute aucun son mais on combine les deux mots. Le son de la lettre u, /y/, se prononce seul et le /n/ devient le premier son de la syllabe suivante.

Entraînez-vous à lire cette liste : un éléphant, une étudiante, un abricot, un oiseau, une étoile, une imitation, un immigrant, une échelle, un arbre, un écureuil, un infirmier, une orange, une utilisatrice, une oratrice

Article sans accents

La semaine dernière, j’ai lu un article que j’ai trouvé plutôt intéressant et inspirant. Alors je me suis dit que j’allais le partager ici, tout en vous faisant travailler un peu si vous le souhaitez.

J’ai enlevé tous les accents. Du moins, j’ai essayé. Il y en avait beaucoup, alors peut-être que quelques-uns m’ont échappé.

Vous le trouverez ici en pdf

Une phrase me dérange un peu, du point de vue grammatical, dans le 6ème paragraphe : “Et ensuite, ils viennent dire à un mec de banlieue qui veut aider des gens comme lui d’imposer une culture.” Cette phrase n’a pas de sens quand on l’analyse et on pourrait supposer que c’est soit une faute de frappe, soit un choix de vocabulaire inadéquat. Dans le premier cas, cela aurait plus de sens ainsi : ils viennent dire à un mec de banlieue… de ne pas imposer une culture ; dans le deuxième cas : ils reprochent à un mec de banlieue… d’imposer une culture.

Pour le texte avec tout ses accents, c’est ici.

Et si vous voulez vérifier en écoutant le texte plutôt qu’en le lisant, le voici, lu par moi, assez rapidement car c’était assez long en fait (5 minutes) et aussi parce qu’il faut vous habituer à comprendre quand les natifs parlent vite et ne prononcent pas tout très clairement. Mais le truc, c’est que si les e sans accent peuvent ne pas être prononcés, les e avec accent doivent TOUJOURS être prononcés !