Quelque

Quelque est un mot très utilisé par les étudiants, particulièrement pour former la locution quelque chose, qu’ils prononcent presque toujours /kɛlkǝʃoz/.

C’est correct, mais quand on parle, /kɛlkǝ/ devient souvent /kɛk/, notamment dans quelque chose et quelque part. C’est important de le reconnaître pour mieux comprendre les Français qui parlent vite !

Essayez, puis écoutez :

  • J’ai quelque chose à te dire.
  • J’aimerais bien aller quelque part ce week-end.
  • Tu veux quelque chose à boire ?
  • J’ai l’impression que tu me caches quelque chose.
prononcé /kɛlkǝ/
prononcé /kɛk/

Maintenant

Ce mot n’est pas évident à prononcer pour les apprenants de français car il contient deux voyelles nasales : /mɛ̃tǝnã/ ou plus souvent /mɛ̃tnã/.

Récemment, une de mes chères étudiantes qui vit à Paris m’a demandé de lui confirmer comment prononcer “maintenant” car elle était persuadée d’avoir entendu des Français le prononcer d’une façon qui lui semblait bizarre et elle voulait vérifier si c’était possible qu’elle ait bien entendu. Et elle avait bien entendu, en effet.

À l’oral, il n’est pas inhabituel que maintenant devienne quelque chose qui sonne comme “main-nan“. J’ai une amie proche qui le prononce ainsi et c’est quelque chose que j’avais remarqué chez certaines personnes quand j’étais enfant, parce que je trouvais cela très bizarre moi-même.

Si vous vivez en France ou avez l’occasion de passer du temps en France ou en compagnie de Français pendant quelque temps, je suis sûre que vous finirez par l’entendre aussi. Quand les Français parlent vite, beaucoup de sons disparaissent.

Essayez de prononcer ces phrases en jouant un peu avec la prononciation de “maintenant” :

  • J’ai bien mangé. Maintenant j’ai plus faim.
  • On y va maintenant ?
  • Elle a quel âge maintenant ?
  • Maintenant qu’il pleut, j’ai plus envie de sortir.
on entend le t
on n’entend pas le t

La liaison entre le sujet et le verbe

Après plusieurs années d’étude du français, les étudiants savent bien qu’ils existent trois types de liaisons : les liaisons obligatoires, les liaisons interdites et les liaisons facultatives. Ils savent aussi que plus on fait de liaisons, plus cela dénote un langage soutenu. Toutefois, il faut faire attention de ne pas trop en faire et de ne pas faire de liaison quand elle est interdite.

Les débutants oublient souvent de faire la liaison qui est obligatoire entre le pronom sujet (on, nous, vous, ils, elles) et le verbe qui commence par une voyelle. Les étudiants de niveau avancé l’oublient occasionnellement, mais c’est beaucoup plus rare.

Par contre, ce que j’entends parfois, ce sont des liaisons entre le nom sujet et le verbe qui suit. Mais celle-ci est interdite !

  • On a mangé des pommes. = liaison entre on et a
  • L’enfant a mangé une pomme. = pas de liaison entre enfant et a
  • Ils ont passé leurs vacances au Brésil. = liaison entre ils et ont
  • Nos amis ont passé leurs vacances au Brésil. = pas de liaison entre amis et ont

Le son /z/

Certains étudiants ont du mal à prononcer le son /z/, en particulier les étudiants hispanophones, surtout quand il s’écrit autrement qu’avec la lettre <z> et encore plus quand il est proche du son /s/ dans la phrase

Ce son peut s’écrire :

  • avec un <z> : une dizaine, un zèbre, un magazine, treize, un zoo
  • avec un <s> entre deux voyelles : une maison, un oiseau, une chaise,
  • avec un <s> quand on fait la liaison : des amis, les étudiants
  • avec un <x> (plus rare) : deuxième, dixième, sixième
  • avec un <x> quand on fait la liaison : aux œufs, aux Etats-Unis

Comment prononcez-vous les phrases suivantes ?

  • J’ai croisé ton sosie au zoo.
  • Les gazouillis des oiseaux me reposent.
  • Le cuisinier a préparé six entrées.
  • Elles aiment boire de la tisane en lisant un magazine.
  • Plusieurs enfants s’amusent avec un lézard.
  • J’ai vécu deux ans aux Etats-Unis et dix ans au Zimbabwe.

Prononciation de quand

Je corrige souvent mes étudiants sur la prononciation de quand. Parfois, ils prononcent le <d> final (/d/), d’autres fois ils font la liaison avec le mauvais son, ou ils ne la font pas quand il faut la faire et la font quand il ne faut pas la faire. Parce qu’évidemment, ce serait trop simple si l’on devait toujours le prononcer de la même façon ! 😉

Comment prononcez-vous les phrases suivantes ?

  • Quand êtes-vous rentrés de voyage ?
  • Quand est-ce qu’il t’a dit ça ?
  • J’aime quand il fait beau.
  • Quand on aime, on ne compte pas !
  • Quand pars-tu en voyage ?
  • Je suis toujours contente quand elle vient me voir.

Vous pouvez vérifier :

Que peut-on remarquer ?

  • On ne prononce jamais le <d> /d/, même quand on fait la liaison.
  • Quand quand est adverbe interrogatif, il se prononce toujours /kã/, qu’il soit suivi d’une consonne ou d’une voyelle, sauf dans “quand est-ce que” – là, on doit faire la liaison, avec le son /t/ : /kãtɛskǝ/
  • Quand quand n’est pas adverbe interrogatif et qu’il est suivi d’une voyelle, on fait la liaison avec le son /t/.

Œsophage, œnologie, œcuménisme

Qu’ont ces trois mots en commun ? Ça saute aux yeux, non ? Ils commencent tous par l’e dans l’o (œ) .

Savez-vous ce qu’ils ont d’autres en commun ? Ils sont mal prononcés par une grande majorité de Français. Je faisais partie de ces Français jusqu’à récemment en fait. J’écoutais la radio d’une oreille quand j’ai entendu quelqu’un mentionner qu’œsophage se prononçait /ezofaʒ/ et non /øzofaʒ/, et j’ai été vraiment surprise. Toute ma vie, je l’ai mal prononcé. C’est un mot que l’on apprend en cours de sciences à l’école primaire, quand on apprend l’appareil digestif. Je n’ai jamais eu de mal à le mémoriser parce que je trouvais son orthographe assez fascinante, mais j’ai été stupéfaite quand je me suis rendu compte que tous les adultes qui m’accompagnaient dans mon apprentissage le prononçaient mal aussi, instituteurs et parents inclus. Sinon, je l’aurais appris correctement. Ce qui me rassure un peu, c’est que je suis loin d’être la seule. Et en même temps, ce n’est pas un mot que l’on emploie tous les jours.

J’ai donc poussé un peu les recherches et j’ai découvert que c’était pareil pour œnologie et œcuménisme (et les mots dérivés évidemment). Je prononçais /ø/ au lieu de /e/.

Je ne savais pas non plus que les premières syllabes d’œdème et œdipe pouvaient se prononcer de deux façons : /ø/ et /e/, ni que celle d’œstrogène pouvait se prononcer /ø/ et /ɛ/.

Maintenant, vous le savez également et vous pourrez épater vos amis français ! 😉

Après avoir écrit ceci, j’ai été voir ce que disait Wikipédia sur le sujet. Je ne sais pas à quel point toutes les informations de cette page sont fiables, mais certaines se recoupent avec ce que j’avais trouvé ailleurs et d’autres seraient à vérifier.

On ou l’on

Quand on écrit, on peut parfois ajouter l’ devant on, par souci de style. Ce n’est pas une obligation, mais cela permet d’écrire dans un style plus soutenu. On le fait aussi à l’oral par souci d’éviter deux sons vocaliques qui se suivent et également pour éviter de prononcer /kõ/.

Quelques exemples :

  • Si l’on veut être en bonne santé, il faut manger équilibré.
  • Il y a toujours du bruit en Thaïlande, où que l’on aille.
  • Quoique l’on pense de lui, il n’est pas si désagréable que ça.
  • La Suisse est un pays l’on vit bien.
  • J’ai parlé à la personne à qui l’on est supposé demander des informations mais elle n’a pas su me répondre.

On évitera cependant d’utiliser le l’ devant le son /l/. Il sera préférable de dire : Si on lit des livres en version originale, on apprend beaucoup de vocabulaire. (plutôt que si l’on lit)

Prononcer le G

J’entends assez régulièrement des erreurs sur la prononciation de cette lettre, chez les anglophones tout comme chez les hispanophones.

Pourtant, si l’on applique quelques règles, ce n’est pas très difficile de savoir comment le prononcer. Il suffit de regarder quelle lettre vient après.

[g]

  • Suivi de a, o, u, il se prononce /g/, comme dans garçon, gomme, aigu
  • Suivi de l ou r, il se prononce /g/ également : règle, gros

[ʒ]

  • Suivi de e, i, y, il se prononce /ʒ/, comme dans gentil, girafe, gynécologue

[ɲ] ou [ŋ]

  • Suivi de n, les deux lettres se prononcent /ɲ/, comme dans montagne, agneau, oignon
  • Précédé de n, dans les mots venus de l’anglais, se terminant par <ing>, la combinaison se prononce /ŋ/, comme dans parking, footing, shopping (même si j’ai entendu beaucoup de Français prononcer /in/)

silencieux

  • en fin de mot, il ne se prononce pas, comme dans rang, sang, étang, oblong (sauf dans les mots étrangers, où il se prononcera /g/ comme dans sarong, gang, gong, airbag, etc)

Quelques phrases pour s’entraîner :

  • Le gros Georges est un garçon généreux.
  • La grande Géraldine a des géraniums rouges.
  • Gui a gagné des oignons.
  • Gabriel aime les glaces et la guimauve.
  • Gilles regarde ses rangs de tomates.
  • Les gorilles et les girafes mangent des gâteaux.
  • Le gang organise des réunions dans le parking.
  • La Grèce et la Géorgie ont des paysages magnifiques.

Saurez-vous remettre tous les accents dans ce texte ?

Comme vous le savez, on a trois accents en français : l’accent aigu, l’accent grave et l’accent circonflexe.

Ce que vous savez peut-être un peu moins, c’est où les placer et comment ils affectent la prononciation.

L’accent aigu ne peut se trouver que sur le e. Il modifie le son de ce dernier.

L’accent grave peut se trouver sur le e (collège, boulangère, près), et on le trouve aussi sur la préposition à et les adverbes et déjà (et quelques autres mots) et sur le pronom relatif/mot interrogatif . Il modifie le son du e, mais pas du a ou du u.

L’accent circonflexepeut se trouver sur le e (fête, fenêtre), le a (pâtes, rougeâtre), le i (connaît, île), le o (hôpital, côte), et le u (sûr, dû). Il modifie le son du e, mais pas des autres voyelles. Certains Français prononcent le â un peu différemment du a, mais pour ma part, je ne fais pas la différence.

Il y a certaines règles que l’on peut apprendre pour mieux comprendre les accents. Si après avoir fait l’exercice suivant, vous remarquez que vous avez pas mal d’erreurs, faites des recherches et apprenez les règles !

Voici donc un texte dans lequel j’ai éliminé tous les accents. Saurez-vous les replacer ? :

COP24 : “A l’echelle de la planete, nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire pour respecter l’accord de Paris”

Brune Poirson, la secretaire d’Etat a la Transition ecologique et solidaire, est revenue sur les regles d’application de l’accord de Paris contre le rechauffement climatique, adoptees samedi.

La COP24 s’est achevee samedi en Pologne sur un accord entre pres de 200 pays concernant la marche a suivre pour mettre en œuvre les engagements de l’accord de Paris. “A l’echelle de la planete, nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire pour respecter les engagements de l’accord de Paris”, a estime Brune Poirson, secretaire d’Etat à la Transition ecologique et solidaire, invitee dimanche 16 decembre de franceinfo.

franceinfo : La lutte contre le rechauffement climatique ne va pas assez vite, pas assez loin, c’est ce qu’a declare Laurent Fabius, l’ancien president de la COP21. Etes-vous d’accord avec lui ?

Brune Poirson : Je suis tout a fait d’accord avec lui, c’est une realite qu’on ne peut pas nier. A l’echelle de la planete, nous ne sommes pas sur la bonne trajectoire pour respecter les engagements de l’accord de Paris. Neanmoins, a l’occasion de la COP24, il y a eu une bonne nouvelle : les pays du monde entier se sont mis d’accord sur les regles du jeu avec un manuel sur l’application de l’accord de Paris. Il faut garder bien en tete le contexte dans lequel s’est deroule la COP24 : des pays comme les Etats-Unis, le Bresil, l’Arabie Saoudite, la Russie, le Koweit, sciemment, ne veulent pas plus d’ambitions et ne croient pas aux principes fondamentaux de l’accord de Paris. Ils ont d’ailleurs tente de le detricoter.

Pourquoi les Etats ne sont-ils pas plus offensifs pour mettre en vigueur ces mesures ?

Je crois que sur le principe, avoir tous les Etats du monde entier qui se mettent d’accord sur un texte, c’est assez extraordinaire. Cela permet de maintenir l’esprit de l’accord de Paris, qui était menace. C’est tres complique car il y a des pays qui ne veulent pas les memes choses que d’autres, des pays moins avances qui demandent beaucoup d’argent, des soutiens, car ils disent avoir des capacites moins grandes que d’autres pays pour appliquer l’accord de Paris. C’est donc la-dessus que nous devons nous mettre d’accord et negocier. Il reste enormement de travail a faire. En France, nous avons beaucoup œuvre lors de l’annee qui vient de s’ecouler pour qu’un groupe de pays particulierement ambitieux se reunisse et essaie de tirer tous les autres. C’est la “High Ambition Coalition”, qui a ete adoptee a l’occasion de l’anniversaire de l’accord de Paris, qui a eu lieu le 12 decembre.

La presence des lobbies, les pressions politiques rendent l’accord assez complique… Avouez qu’on peut avoir des doutes, notamment quand on sait que la COP24 est organisee en Pologne, le premier pays producteur de charbon en Europe ?

C’est aussi un signe qu’il faut se pencher sur la question de la transition. Nous allons consacrer et donner 35 millions d’euros aux pays les moins avances et a un fonds d’adaptation pour accelerer les mesures en faveur du climat. Chaque annee, nous consacrerons cinq milliards d’euros a la lutte contre le changement climatique et en faveur de projets bons pour la planete a l’echelle internationale. J’ai de l’espoir.

Si vous voulez l’écouter, le voici (en lecture rapide) :

Vous pouvez maintenant comparer avec le texte original.

S’enregistrer pour améliorer sa prononciation

Nous apprenons et nous progressons tous de manière différente quand nous apprenons une langue étrangère. Et nous trouvons différents aspects de la langue plutôt faciles et d’autres plus difficiles. Pour moi, c’est la grammaire qui est plutôt facile en général (bien qu’en japonais, je ne décrirais pas la grammaire comme facile, mais je la trouve tout de même fascinante) et j’ai plus de problèmes avec la prononciation (tout en étant passionnée de phonétique). 

Je parle anglais depuis des années, mais je n’ai jamais perdu mon accent français. J’ai essayé, mais ça demande vraiment beaucoup d’efforts et j’ai décidé que ce n’était pas si important que ça. Je sais faire des efforts ponctuels si besoin et je n’ai en général aucun problème à me faire comprendre. En espagnol, je n’ai jamais compris l’accent tonique et je sais que je le place mal parfois. Je ne sais pas non plus prononcer les deux r correctement. J’aurais pu essayer, j’aurais pu y passer du temps, mais je n’en avais pas assez envie. J’ai un accent, mais on me comprend bien. En thaï, je galère avec les tons, et pas qu’un peu. J’ai plein de vocabulaire, j’ai appris à lire la langue, la grammaire est super facile, mais quand je parle, les Thaïs ne me comprennent pas. C’est comme si je parlais une langue complètement différente pour eux. Et moi, j’ai l’impression d’être nulle et ça devient un peu un cercle vicieux. Je parle le moins possible parce que je me dis que ça ne sert à rien, je perds ma motivation, j’étudie moins que je devrais, j’apprends au ralenti, et du coup, je ne peux pas parler plus parce que je ne sais rien de plus que la dernière fois que j’ai essayé, alors à quoi bon ?

Pourtant, si j’arrivais à me remotiver, il y a plein de choses que je pourrais faire. Je devrais m’inspirer de mes étudiants, qui eux sont super motivés et sont prêts à essayer différentes techniques pour améliorer leur prononciation et mieux se faire comprendre. 

Il y a ceux qui ont un talent naturel et qui peuvent reproduire les sons très facilement, mais ils ne représentent pas la majorité des étudiants. Pour la plupart d’entre nous, reproduire les sons d’une autre langue, basée sur un système phonétique différent du nôtre, c’est difficile !

Il y a plusieurs façons de travailler sa prononciation et on peut alterner les techniques, tester ce qui marche pour nous. Quelque chose que j’aime faire faire à mes étudiants de temps en temps, c’est de s’enregistrer. Cela nous permet de mieux repérer les erreurs que l’on fait car quand on parle, on n’en a pas toujours conscience. Vous pouvez vous enregistrer en train de lire un texte au hasard, ou bien un exercice particulier de phonétique, ou encore en train de parler librement sur un sujet choisi à l’avance. Les trois ont leurs avantages. 

Si vous lisez un texte, vous n’avez pas besoin de penser à la grammaire et vous pouvez être concentré à fond sur la prononciation, les liaisons, les sons, le rythme. Il n’est pas nécessaire que le texte soit très long. Ensuite, vous vous écoutez et vous repérez ce qui va et ce qui va moins bien. Quand on fait cet exercice régulièrement, on peut remarquer les erreurs que l’on a tendance a commettre et essayer d’y remédier en étant plus attentif à la lecture suivante. Cela nous permet d’être plus conscient et plus actif dans notre apprentissage. Vous pouvez aussi lire la transcription d’une vidéo, d’un podcast ou d’une chanson. Comme ça, vous pouvez comparer votre prononciation à celle d’un locuteur natif.

Si vous faites des exercices de phonétique ciblés sur un son en particulier, un son qui vous pose problème, il est important de comprendre ce qui se passe dans votre bouche et de faire des recherches pour savoir quelles sont les caractéristiques de ce son pour pouvoir effectuer les changements nécessaires. Vous enregistrer vous permettra peut-être de comprendre ce que vous faites qui ne va pas et de remarquer votre progrès. 

Si vous vous enregistrez en train de parler librement, vous remarquerez probablement des choses différentes qui ne sont pas forcément liées à la phonétique, mais si vous faites cet exercice dans le but d’améliorer votre prononciation, essayez de vous concentrer sur la prononciation quand vous vous écoutez. Cela ne vous empêche pas de remarquer ce qui se passe avec votre grammaire et votre vocabulaire, mais repérez ce qui se passe avec votre prononciation en priorité. Est-ce que votre rythme est naturel ? Est-ce que vos liaisons sont correctes ? Est-ce que certains sons vous semblent étranges ? Êtes-vous capable de vous comprendre si vous vous réécoutez quelques jours plus tard ?

Mettre le doigt sur ce que nous avons besoin d’améliorer est essentiel pour notre progression et même si la prononciation du français n’est pas super facile, je peux vous assurer que comparé au thaï, c’est un jeu d’enfant !