Testez votre vocabulaire en 5 minutes

Voici un petit défi que j’essaierai de vous proposer régulièrement. Chronomètre en main, essayez de trouvez 3 mots pour chaque catégorie en 5 minutes maximum.

C’est une bonne façon de tester votre vocabulaire et votre capacité à penser vite en français.

5 minutes, pas plus ! C’est parti :

Les cinq sens

Connaissez-vous le nom des cinq sens en français ?

On pourrait penser que quand on atteint un niveau avancé, on connaît ce vocabulaire, mais en fait, je me suis rendu compte récemment que ce n’était pas forcément le cas.

Alors voici un petit rappel :

  • le goût
  • l’odorat
  • l’ouïe
  • le toucher
  • la vue

Je ne doute pas que vous connaissiez les organes sensoriels, mais quels sont les verbes que vous évoquent les sens ?

  • La langue nous permet de sentir le goût. On peut savourer ou déguster des aliments. Goûter quelque chose veut dire qu’on mange quelque chose pour la première fois, qu’on l’essaie pour tester le goût. Si vous êtes aventureux, vous aimez probablement goûter à tout.
  • Le nez nous permet de sentir les odeurs, de les humer, les respirer, les flairer. On peut utiliser ce dernier verbe pour les humains, mais il est plutôt utilisé pour parler de l’odorat animal.
  • Les oreilles nous permettent d’entendre et d’écouter les sons. Le verbe ouïr existe, mais c’est un terme un peu vieux qui ne se dit plus vraiment. Cependant, si vous dites, par exemple, “j’ai ouï dire que vous alliez bientôt déménager“, c’est du langage soutenu.
  • La peau est l’organe du toucher. Tout le corps peut éprouver la sensation du toucher. Avec les mains, plus précisément, on peut tâter (un fruit par exemple) ou palper (le docteur nous palpe pour nous examiner).
  • Les yeux nous permettent de voir, de regarder, de contempler, d’observer, de remarquer, de discerner, etc.

Quiz sur la langue et la culture françaises

J’ai passé la majeure partie de la journée à lire un livre fascinant sur le féminin et le masculin dans la langue française. J’en parlerai très bientôt.

Ce week-end, c’est le nouvel an bouddhiste. J’avais prévu de rejoindre mon mari et des amis dans le nord de la Thaïlande, mais j’ai changé d’avis au dernier moment. Je ne me sentais pas très sociable et je n’avais aucune envie de me retrouver au milieu des batailles d’eau qui sévissent dans le pays. Alors j’en profite pour lire et me reposer et je ne sors pas de chez moi avant que les gens ne redeviennent normaux. A priori, lundi. Depuis la fenêtre de mon salon, j’ai pu voir toute la journée des personnes se faire asperger d’eau alors qu’elles étaient sur leur scooter ou leur vélo, par une petite bande de jeunes armés de seaux et autres récipients. Sur une route où il y a pas mal de passage. Cela me paraît incroyablement dangereux, mais c’est la tradition. Je n’ai jamais été très traditionnelle. 🙂

J’ai vraiment envie de parler de ce livre que j’ai lu aujourd’hui, mais je veux écrire un peu plus qu’un paragraphe et je n’ai pas envie de me lancer dans un long post. Je veux m’allonger sur le canapé et regarder le premier épisode d’une nouvelle série française. Les critiques ne sont pas très bonnes, mais je veux voir par moi-même.

Mais avant, je voulais vous donner un lien vers une page sur laquelle vous trouverez des quiz instructifs sur la langue française et des informations culturelles intéressantes sur la France et d’autres pays francophones.

https://langue-francaise.tv5monde.com/jouer/quiz

Amusez-vous bien !

Le phénomène des “Tanguy” – analyse d’un article

Cette semaine est sortie en France la suite d’un film qui avait été très populaire en 2001, à part peut-être chez les garçons et les hommes du nom de Tanguy. En 2001, Tanguy avait 28 ans, il vivait encore chez ses parents, qui n’en pouvaient plus de sa présence et commençaient à perdre la raison petit à petit. Ils ne savaient plus quoi inventer pour le pousser à partir, mais lui n’en avait absolument aucune envie ! J’avais beaucoup aimé ce film que j’avais trouvé très drôle.

Tanguy 2 est maintenant dans les salles en France, et vous pouvez voir la bande-annonce sur YouTube si vous le souhaitez.

Je ne vais pas discuter les “Tanguy” aujourd’hui, mais vous montrer comment vous devriez procéder quand vous lisez un texte en français, à partir d’un article de France Info qui mentionne le film pour ensuite parler de la triste réalité de certaines personnes qui ont dû retourner vivre chez leurs parents alors qu’elles avaient plus de 40 ans.

En lisant cet article, il est fort possible que vous compreniez tout. Même si vous n’êtes pas certain du sens de certains mots, dans le contexte, vous les comprenez. Et vous pourriez vous arrêtez là et vous dire que vous avez lu un article en français et que ça suffit pour aujourd’hui, c’est déjà pas mal. Mais vous en retirez quoi au niveau linguistique ? Que va-t-il vous rester ? Allez-vous mémoriser les mots que vous comprenez dans le contexte mais n’avez jamais prononcés vous-même ? Serez-vous capable d’écrire ainsi vous-même juste parce que vous avez lu cet article en 2 minutes ?

Il y a souvent, et par souvent je veux dire toujours, un décalage entre ce que l’on comprend d’une langue étrangère et ce que l’on est capable de produire nous-même. Si l’on ne passe pas plus de temps à analyser ce que l’on reçoit de la langue, on va avoir plus de mal à l’écrire et la parler avec une grammaire irréprochable et un vocabulaire élaboré, à combiner les mots de manière naturelle, à choisir le vocabulaire approprié pour chaque situation, etc.

Comme je le répète régulièrement, recevez la langue aussi activement que possible !

Dans le texte ci-dessous, j’ai relevé les verbes conjugués (en rose), les participes passés utilisés sans auxiliaire (en jaune), d’autres formes verbales (en vert, un participe présent et un infinitif passé), les articulateurs du discours (en bleu), des mots individuels et des groupes de mots (soulignés) et des prépositions qui suivent un verbe (en rouge dans le texte). Selon vos besoins, vos priorités, et le temps dont vous disposez, vous pouvez relever plus ou moins d’éléments.

trouvé sur : https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/on-se-dit-qu-on-a-rate-sa-vie-le-difficile-retour-des-tanguy-chez-leurs-parents-apres-40-ans_3241933.html
  • On peut remarquer la variété des verbes et les différents temps et modes utilisés : présent, imparfait, passé composé, plus-que-parfait, conditionnel, subjonctif, passif.
  • On peut vérifier si l’on comprend bien l’accord des participes passés et comment ils sont utilisés quand ils n’accompagnent pas un auxiliaire.
  • On peut analyser l’utilisation du participe présent (qui pourrait être remplacé par une relative dans ce cas) et de l’infinitif passé (à la suite de “après“)
  • On peut observer les articulateurs logiques, en particulier jusqu’à ce que, suivi du subjonctif.

Et on observe le vocabulaire attentivement !

  • dégager : Connaissez-vous le sens ? Savez-vous à quel registre ce mot appartient ? Sauriez-vous l’utiliser vous-même ?
  • lâcher : Dans ce contexte, que veut-il dire ? Quel est le registre ?
  • excédé : Ne veut pas dire “exceeded” dans ce contexte
  • le film éponyme : Formule très utilisée dans les articles parlant de films et de livres
  • un long-métrage : Savez-vous ce que c’est exactement ? L’avez-vous déjà utilisé ?
  • l’illustration : Oui, vous savez ce que ça veut dire, mais sauriez-vous l’utiliser de cette façon ?
  • quitter le cocon familial : Combinaison de mots très commune
  • un fiston : Synonyme de quel mot ? Registre ?
  • encombrant : Adjectif verbal. Synonyme de quels autres adjectifs ?
  • en salles : Formule très utilisée quand on parle de cinéma et de sorties de films
  • cocasse : Synonymes ?
  • souffler : Tout comme lâcher, vous connaissez ce verbe. Mais l’avez-vous déjà utilisé pour signifier ce qu’il veut dire ici ?
  • une galère : Synonymes ? Registre ?
  • un arrêt maladie : Expression figée, pas besoin de “de” pour les connecter. On observe aussi qu’on est en arrêt maladie pour + NOM (la raison de l’arrêt)
  • un licenciement : Synonymes ?
  • une spirale infernale : Combinaison de mots commune
  • cumuler : Ce mot revient plusieurs fois, est-il clair ?
  • acculé : Il est possible que vous ne connaissiez pas ce mot. Que faites-vous ? Vous le cherchez dans le dictionnaire ! Et vous essayer de faire des phrases avec !

Etc.

Si vous travaillez au niveau C, il est impératif que vous travailliez ainsi si vous visez une réelle maîtrise de la langue. Personne ne parle parfaitement à tout instant, même pas les natifs, mais on peut s’approcher de la perfection en étant appliqué, méthodique et actif dans son apprentissage.

Endroit, lieu

En anglais, on utilise beaucoup le mot “place“:

  • I went to a great place this weekend.
  • This park is my favourite place in the city.
  • She bought a new place in the suburbs.

En français, on a aussi le mot “place” et s’il peut parfois être traduire le mot anglais, ce n’est pas toujours le cas. Dans ces exemples, a place ne peut pas être traduit par une place en français. On dirait plutôt :

  • Je suis allée dans un super endroit ce week-end.
  • Ce parc est mon endroit préféré en ville.
  • Elle a acheté une nouvelle maison en banlieue.

Lieu est un synonyme d’endroit que les étudiants tendent à utiliser quand ils ont compris que place n’était pas correct, mais comme je l’explique souvent, on a tendance à utiliser endroit plus fréquemment que lieu. Lieu n’est pas incorrect, mais je dirais qu’endroit est plus naturel.

Cependant, on parle de lieu de travail, pour désigner l’endroit où l’on travaille.

7 jours sur la planète

Sur cette chaîne YouTube, vous pouvez trouver des vidéos en français, sous-titrées en français. Idéal pour pratiquer votre compréhension orale et l’écoute active.

Elle propose des interviews de moins 10 minutes sur des sujets variés : politique, société, culture, économie, éducation, histoire, écologie, sport, sciences, etc. Ces interviews ne concernent pas seulement le monde francophone. Il peut être question de racisme aux Etats-Unis, de femmes en Arabie Saoudite, ou de cannabis en Uruguay. Vous trouverez forcément quelque chose qui vous intéressera !

C’est toujours plus intéressant de travailler avec vidéos récentes, mais d’un point de vue linguistique, toutes ces vidéos valent la peine d’être regardées. Les sous-titres sont une béquille sur laquelle s’appuyer, mais vous n’êtes pas obligé de les lire. Prenez des notes sur ce que vous entendez et comme ce n’est jamais très long, vous pouvez les réécouter plusieurs fois.

La dernière personne interviewée est un politique, invité pour parler de démocratie et de souveraineté et présenter son livre, Imparfaites Démocraties.

Les anglicismes

Cette semaine, mon téléphone m’a suggéré cet article du journal suisse Le Temps.

Il y est question de tous ces mots anglais qui s’immiscent dans la langue française et de la relation qu’entretiennent les francophones avec ces anglicismes. Apparemment, le journal reçoit régulièrement des courriers de lecteurs outrés de trouver autant d’anglicismes dans ses pages.

Personnellement, ce qui me choque, c’est quand l’anglais est mal utilisé. Et ça m’agace un peu quand on calque la structure d’une expression anglaise, alors qu’on a pratiquement la même en français. L’article donne quelques exemples incluant faire sens, qui se dit de plus en plus au lieu d’avoir du sens. Je crois qu’au Canada, ils le disent vraiment comme ça. Mais en France, on dit que les choses ont du sens. Avec le verbe avoir. Ou peut-on dire que maintenant, on dit aussi faire sens, puisque de plus en plus de gens le disent ?

C’est compliqué.

Mais je le remarque de plus en plus. Quand j’écoute des podcasts français, il y a des tonnes d’anglicismes. Les Français ont aussi un truc pour le mot fuck. Le mot est bipé à la télé aux US dans la majorité des programmes. Je crois qu’il l’est aussi au Royaume-Uni avant une certaine heure le soir. Mais en France, il semble tout à fait acceptable de jurer à la télé ou à la radio, tant que c’est fait en anglais. Bizarre, non?

Après avoir dit tout ceci, je dois avouer que dans la vie de tous les jours, quand je parle avec mes amies françaises, j’ai tendance à mélanger mes langues et à écrire des textos en franglais, surtout à mes copines qui parlent les deux langues à un niveau avancé. Je le fais beaucoup moins avec celles qui parlent très peu anglais. Et c’est là que je me dis que ponctuer régulièrement son français d’anglicismes, c’est pas très sympa pour les Français qui ne parlent pas anglais. C’est une façon de les exclure. Une façon de leur dire qu’ils sont dépassés par le monde d’aujourd’hui. Que s’ils ne parlent pas anglais, il faudra qu’ils s’habituent à ne plus tout comprendre.

Parler et comprendre l’anglais est vu comme quelque chose de cool chez les Français (et Suisses francophones apparemment), comme le conclut cet article. Je suis plutôt d’accord avec la journaliste sur le fait que l’anglais est bien pratique et exprime plus simplement certains concepts, et c’est pour cela que je parle autant en franglais. Mais tant que l’anglais ne sera pas mieux enseigné à l’école à tous les Français, pas seulement aux plus riches qui ont les moyens d’être scolarisés dans de bonnes écoles, ce n’est pas très juste que les médias en fassent autant usage, sans éduquer la population avant. J’ai des amis qui ont très peu de connaissances en anglais et ils ne sont même pas si vieux que ça. Alors j’imagine que beaucoup de personnes plus âgées que mes amis sont un peu perdues à la lecture de certains articles et confuses en écoutant la radio. Si les journalistes tiennent tant à mettre de l’anglais dans leurs articles, ils pourraient y joindre un lexique peut-être…

Lire la presse francophone pour préparer le DELF et le DALF

Si vous avez l’intention de passer le DELF B2 ou le DALF un jour, il pourrait être très utile pour vous de vous familiariser avec la presse francophone dès maintenant, et de ne pas attendre la dernière minute.

Pour les épreuves de compréhension écrite et de production orale, la plupart des textes sont tirés de journaux et de sites Internet français. Habituez-vous au style journalistique ! De plus, si vous lisez régulièrement la presse, vous remarquerez que les mêmes mots et les mêmes structures reviennent régulièrement. Variez les rubriques que vous lisez. Prenez des notes quand vous lisez. Repérez le nouveau vocabulaire. Observez les structures des phrases et les techniques qu’utilisent les journalistes pour éviter les répétitions. Analyser les articles : Comment est structuré le texte? Quelle idée chaque paragraphe contient-il ? Y a-t-il des connecteurs logiques ? Quels sont-ils ?

J’ai créé un document dans lequel vous trouverez des liens vers des quotidiens et hebdomadaires français et francophones et des magazines spécialisés. Vous le trouverez ici.

J’essaie également de partager au moins un article chaque semaine sur ce blog.

Burn out

Non, ce n’est pas l’état dans lequel je me trouve ! C’est le titre d’un film français que j’ai regardé récemment sur Netflix quand j’étais malade.

Ce n’est pas un grand film avec un scénario extraordinaire, mais ça se regarde facilement et bien sûr, c’est intéressant au niveau linguistique. C’est une histoire de voyous, de drogue, de moto, etc. qui se passe en banlieue parisienne et la façon de parler des personnages est très familière. Vous entendrez des mots tels que bécane, came, taré, ordure, gerber, caillera (ça, c’est du verlan), condé, blaze, daron, etc.

Dans le contexte, on peut parfois deviner ce qu’ils signifient. Sinon, vous pouvez faire comme moi et prendre des notes pendant que vous regardez. Parfois, quand je suis assise, j’ai mon petit cahier, mais quand je regarde Netflix au lit ou allongée dans le canapé, je les note sur mon téléphone. Quand un mot vous interpelle, quand vous entendez une expression que vous ne connaissez pas, notez-la et cherchez sa signification plus tard.

Burn out, c’est l’histoire d’un jeune homme, Tony, passionné de moto qui espère devenir professionnel. Un type sympa. Et très mignon aussi. 🙂 Il a un fils mais il n’est plus avec la mère. Elle, elle a de mauvaises fréquentations et se retrouve dans une situation très dangereuse. Elle est menacée de mort par des trafiquants de drogue. Tony décide de l’aider et il se retrouve à devoir transporter de la drogue entre la France et les Pays-Bas à moto pendant deux mois.

Comme je l’ai dit plus haut, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard, mais le film ne demande pas une activité cérébrale extrême, vous pouvez facilement vous concentrer sur la langue sans avoir à faire trop d’efforts pour comprendre l’histoire.

Donnez-vous un objectif avant de regarder le film. Cela peut être : apprendre 10/15/20 nouveaux mots, repérer 5 subjonctifs, repérer un certain type de structure grammaticale, repérer les liaisons, etc., selon votre humeur.

Pratiquer le français avec un MOOC

Avez-vous déjà essayé de suivre un MOOC ? Savez-vous ce qu’est un MOOC ? C’est un Massive Open Online Course, autrement dit un cours diffusé sur Internet ouvert à tous.

Il y en a de nombreux en français et pour celles et ceux qui ont le temps, cela peut être un moyen amusant et différent de pratiquer le français tout en apprenant autre chose, et particulièrement de développer son vocabulaire dans un domaine spécifique.

Je dois avouer que je me suis inscrite à plusieurs MOOCs ces dernières années et que je n’ai en fait jamais trouvé le temps de pouvoir les suivre quand ils commençaient. À chaque fois, il y avait quelque chose qui m’empêchait de trouver quelques heures par semaine à dédier au cours. C’est dommage et j’espère pouvoir en faire l’expérience un jour, mais si vous avez un peu de temps et que vous comptez ces heures comme des heures d’étude du français, cela pourrait être un exercice intéressant.

Sur ce site, vous pouvez trouver des MOOCs dans plus de 40 domaines, du droit aux sciences, en passant par les langues et l’histoire, la santé et le développement durable, entre autres, proposés par diverses universités.

La semaine prochaine, vous pourriez commencer un cours sur le gaspillage alimentaire ou apprendre à tourner et monter un reportage pro avec votre smartphone. La semaine suivante, vous pourriez suivre un cours sur les mutations territoriales ou les concepts et méthodes en épidémiologie. Au mois de mai, vous pourriez étudier les défis et enjeux de la cybersécurité ou suivre un cours sur le tourisme ou la mode. Les possibilités sont multiples !