Les élections municipales en France

Non, je ne vais pas parler de politique française. J’ai simplement sélectionné un article qui parle des élections récentes qui ont eu lieu en France, dans cette période d’après confinement où les gens en ont ras-le-bol je crois. Je sais que moi, je serais au bord de la crise de nerf si je vivais dans ce pays où la politique me parait être un grand cirque.

Mais je dois dire que je suis ravie que les écolos soient les grands vainqueurs de ces élections.

J’ai trouvé cet article sur The Conversation, et si vous voulez le lire en entier, c’est ici.

Ce n’est pas que le sujet me passionne, mais le style de cet article devrait intéresser certain.e.s d’entre vous. Vous y trouverez une variété de structures et pas mal de vocabulaire que vous ne connaissez peut-être pas et que, je parierais, vous n’utilisez jamais vous-mêmes.

J’ai mis en rouge tous les verbes conjugués pour faciliter l’analyse. Vous savez que les phrases sont articulées autour des verbes et qu’un verbe = une proposition. À vous de déterminer quels sont les propositions principales, les subordonnées, les différents compléments, etc. J’ai mis en vert le vocabulaire autour du thème des élections, mais il y a d’autres mots et expressions que vous voudrez peut-être examiner. J’ai mis en bleu la plupart des connecteurs qui articulent le discours. Et en jaune, les pronoms relatifs. Vous pouvez bien sûr vous amuser à repérer les autres subordonnants.

Bonne analyse !

Femmes soldates, agentes de la paix

Cette semaine, mes lectures se sont focalisées sur le sort des femmes en temps de guerre et particulièrement sur l’horreur des violences sexuelles qu’elles subissent inévitablement (ce fut une semaine très intense) et mon cher téléphone qui m’espionne du matin au soir m’a donc proposé des articles plus ou moins connectés à ce sujet, dont celui-ci.

J’ai surligné en jaune les participes passés et en bleu la plupart des connecteurs. J’ai mis en rouge quelques verbes et expressions verbales à observer et en vert, 2 pronoms très souvent confondus par les apprenant.e.s.

Mais qu’est-ce que tu fabriques ?

Vous connaissez cette expression ?

J’ai dit ça à quelqu’un récemment. Quelqu’un dont la langue maternelle n’est pas le français mais qui parle très bien français. Elle m’a regardée d’une drôle de façon et j’ai compris qu’elle ne comprenait pas ce que je lui disais !

C’est tout simplement une façon un peu familière de demander à quelqu’un ce qu’il ou elle est en train de faire !

  • Moins familier : qu’est-ce que tu fais ?
  • Plus soutenu : que fais-tu ?
  • Plus familier : qu’est-ce que tu fiches ?
  • Encore plus familier : qu’est-ce que tu fous ?
  • Vulgaire : qu’est-ce que tu branles ?

Pour développer votre vocabulaire, vous pouvez parfois vous demander si vous êtes capable de dire la même chose dans différents registres de langues. Et bien sûr, quand vous parlez et écrivez, vous adaptez votre langage à votre public !

Mots inventés

Pour celles et ceux qui aiment les nouveaux mots, qu’ils soient ou non reconnus par l’Académie française, présents ou non dans les dictionnaires, ce compte Instagram pourrait vous plaire : https://www.instagram.com/lesneonogismes/?hl=fr

Je suis tombée dessus par hasard et je le trouve génial !

Vous y trouverez des expressions telles que “un froid de connard”, “être coroné”, “huile était une fois”, et des mots tels que “comédire”, “imajouinatif”, “frigolade” ou encore mémémoire”. Vous pouvez faire des suppositions sur les définitions et aller vérifier. Certains mots et expressions requièrent une connaissance solide de la langue et de la culture françaises.

Finir l’université à 70 ans

Quand je recherche des articles qui ne parlent pas de virus et de confinement, je tombe parfois sur des histoires assez insolites.

En voici une trouvée dans Courrier International cette semaine. Je suis encore un peu trop débordée pour avoir le temps de faire une analyse plus poussée, mais j’ai mis en évidence plusieurs éléments. Vous pourrez remarquer en jaune les différentes manières employées pour désigner la même personne. En rouge, observez les verbes et expressions verbales et les prépositions qui les accompagnent s’il y en a. Surlignés en bleu, quelques connecteurs. En vert, un peu de vocabulaire à observer. Est-ce du vocabulaire que vous connaissez bien et qui fait partie de votre vocabulaire actif ? En bleu et en gras, quelques prépositions.

J’ai souligné une préposition et un article, car de mon point de vue, ce sont des erreurs. Les articles de Courrier International sont des articles plus ou moins traduits d’articles de journaux étrangers (ici, le journal italien La Repubblica) et j’aurais tendance à penser que la personne qui a traduit l’article est soit de langue maternelle autre que le français (tout en ayant un niveau très avancé), soit de langue maternelle française mais ayant l’habitude de jongler avec plusieurs langues et par conséquent faisant inévitablement de petites erreurs de temps à autre. Plus on parle de langues, plus c’est difficile de ne pas se tromper. Personnellement, j’ai très souvent des doutes ! Beaucoup plus que quand je parlais seulement français…

J’écrirais “dans ses colonnes”, plutôt que “sur ses colonnes”, et je ne mettrais pas d’article devant “chef d’entreprise” : il est devenu chef d’entreprise.

La crise actuelle et la langue française

Comme je suis un peu débordée ces temps-ci, je n’ai pas vraiment le temps de proposer une analyse de texte, mais j’ai lu cet article paru dans The Conversation et écrit par l’excellente Éliane Viennot, dont le travail m’inspire énormément, et je me suis dit que j’allais le partager.

J’ai relevé assez rapidement en rouge, des verbes et expressions verbales (observez les associations de mots et les prépositions), en vert, du vocabulaire à observer, en bleu, les connecteurs et en jaune, les pronoms relatifs (certains m’ont peut-être échappé).

Le sujet de cet article me tient évidemment beaucoup à cœur et j’espère qu’ils vous interpellera également.

Le nouveau mot le plus long

Voici une petite info, pas très utile quand on y pense bien, mais pour celles et ceux qui aiment apprendre toutes sortes de choses, cela vous permettra peut-être de gagner au Trivial Pursuit français un jour.

J’ai reçu l’info sur mon téléphone l’autre jour : la langue française a un nouveau mot le plus long.

J’ai grandi en apprenant que le plus long mot de la langue française était anticonstitutionnellement, avec 25 lettres. Quand j’étais petite et l’intello de service, j’aimais être capable de réciter ce mot et de l’épeler. J’en étais même très fière.

Toutes ces années plus tard, je pense que je peux affirmer avec certitude que je n’ai jamais utilisé ce mot, ni à l’écrit, ni à l’oral, sauf pour dire que c’était le mot le plus long. On pourrait partir de là pour discuter tout ce qu’on met d’inutile dans la tête des enfants au lieu de leur apprendre des compétences et des valeurs vraiment utiles, mais ce n’est pas le sujet de ce post. (Je fais une petite pause pour rêver à si j’écrivais une thèse pour démontrer à quel point on apprend n’importe quoi aux enfants à l’école et sur le besoin de réformer complètement le système d’enseignement…)

Résultat de recherche d'images pour "emoji dreamy"

Donc le mot le plus long serait désormais INTERGOUVERNEMENTALISATIONS, qui contient donc 27 lettres au pluriel.

Je suis prête à parier que je n’utiliserai jamais ce mot, sauf pour étaler ma science et contredire quiconque qui me dira qu’anticonstitutionnellement est le mot le plus long de la langue française.

Je ne sais plus quel site m’a informée, mais il disait que l’Académie française avait décidé de valider ce mot. Je n’ai pas vérifié cette information, qui pourrait très bien être fausse, mais même si elle n’était pas exacte, l’Académie française n’est pas ma référence en ce qui concerne les mots qui existent. Si vous vous demandez pourquoi, rappelez-vous qu’il y a encore un an et quelques, elle ne reconnaissait pas les noms de métiers au féminin. Alors reconnu ou pas par l’Académie, ce mot est un mot qui me parait bien valide, et il est évidemment plus long qu’anticonstitutionnellement. Je ne l’ai pas non plus trouvé dans Le Petit Robert, mais tous les mots ne sont pas dans tous les dictionnaires, en particulier les néologismes.

Un exemple d’usage : “une tendance dangereuse vers l’intergouvernementalisation”

Si vous étudiez au niveau C, je vous fais confiance pour le décomposer et le comprendre !

Pandémie et étudiants africains en France

J’évite en général de parler de la situation actuelle car on en entend parler partout, on n’entend plus parler que de ce virus et le climat est assez anxiogène sans que je m’y mette également.

Mais mon téléphone m’a suggéré de lire cet article de France 24 cette semaine et je me suis dit que j’allais le partager ici et le proposer pour une analyse. Ce n’est que le début de l’article et vous pouvez le lire en entier sur le site de France 24.

Je pense qu’il se passe de commentaires… Mais 520 euros pour un logement social de 12 m² ! 😲

J’ai trouvé cet article vraiment attristant et rageant.

Je n’ai pas le temps de développer l’analyse, mais j’ai mis en évidence quelques verbes, expressions verbales et combinaisons en rouge, du vocabulaire à observer en vert et j’ai surligné quelques connecteurs en bleu et des pronoms relatifs en jaune.

Prenez votre temps quand vous faites une analyse, ne précipitez pas l’exercice !

Assis ou accroupi ?

Difficile de trouver des articles sans aucun rapport avec le virus dernièrement et depuis que j’ai décidé de réduire le temps que je passe sur Internet, je n’ai pas vraiment lu d’articles en fait. Je lis plutôt des livres ces temps-ci. Deux ou trois en même temps de préférence. Et ça me fait beaucoup de bien.

Les médias sont trop anxiogènes. Même les émissions humoristiques me stressent. Alors je vis sans savoir combien de cas de virus ont été détectés dans le monde et combien de morts ont été recensées. Et je ne m’en porte que mieux.

Cependant, je me suis dit que ce serait bien de faire une petite analyse cette semaine alors je suis allée faire un tour sur le site de Sciences et Vie, et j’ai trouvé ce court article, qui prouve que l’on peut travailler sa lecture active à partir de deux paragraphes seulement, quand on ne dispose pas d’énormément de temps.

  • mieux vaut = c’est préférable de – on retrouve cette formule dans plusieurs expressions, telles que “mieux vaut tard que jamais”, ou encore “mieux vaut prévenir que guérir”. En connaissez-vous d’autres ?
  • accroupi : comment expliquer accroupi sans passer par la traduction ? C’est une position du corps que les enfants prennent très naturellement quand ils se baissent, mais que beaucoup d’adultes (surtout en occident) ont du mal à garder sans lever les talons. On a les jambes pliées et on se tient assis sur ses talons (ou avec les talons levés). C’est la position que l’on doit tenir si l’on utilise des toilettes à la turque.
  • n’est pas le propre de : ce n’est pas seulement l’homme moderne occidental qui est inactif
  • en suivant : gérondif utilisé pour exprimer la manière
  • vivant : participe présent, qui pourrait être remplacé par une relative : “qui vivent”
  • ceux-ci : pronom reprenant “chasseurs-cueilleurs”
  • soit : connecteur, synonyme de “c’est-à-dire”
  • adoptent : fonctionne avec “positions” – adopter une position : collocation fréquente
  • diffèrent : observez l’accent grave qui indique que nous n’avons pas affaire à l’adjectif “différent” mais au verbe “différer” à la troisième personne du pluriel. Êtes-vous capable d’expliquer pourquoi l’accent aigu de l’infinitif est devenu un accent grave ? Sinon, il est temps de revoir la règle ! (Mon post Instagram d’hier en parle)
  • agenouillés : position à genoux, les jambes totalement repliées sous soi
  • or : connecteur, synonyme de “cependant”, “toutefois”
  • mobilisée : observez l’utilisation du participe passé (beaucoup d’étudiants auraient tendance à écrire “qui est mobilisée”, ce qui alourdit un peu le style)
  • ce n’est pas tant : observez l’utilisation de cette structure
  • délétère : dangereux, nocif, toxique

Livre : Ta Deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une

J’ai tendance à lire des livres qui traitent des droits des femmes, de charge mentale, de racisme, de sexisme, de toutes sortes de discriminations, et aussi de linguistique. Ce sont parfois des livres faciles à lire mais les thèmes restent sérieux et parfois très lourds.

J’ai récemment téléchargé plusieurs livres que j’ai très envie de lire : un sur les viols en tant qu’arme de guerre, un sur la grossophobie, un sur le sexisme des villes, plusieurs autres sur le genre, la virilité, le sexisme, etc.

Toutefois, j’avais besoin de faire une pause dans mes lectures sérieuses. Alors j’ai demandé à une amie si elle pouvait me recommander un livre facile et léger et elle m’a recommandé celui ci.

C’est un roman, certes, mais c’est aussi un livre de développement personnel. Rien d’imprévisible, mais cela n’empêche pas que le temps de la lecture, on s’évade complètement, et même si l’on sait déjà plus ou moins tout ce qui est conseillé par le routinologue (vous ne savez pas ce que c’est ? je ne le savais pas non plus avant de lire ce livre 😉), ou du moins que l’on a déjà entendu parler de ces techniques, cela ne fait pas de mal de faire une petite piqûre de rappel, surtout en ce moment.

Si vous vous sentez coincé·e dans votre vie, ce petit livre pourrait vous faire du bien. En outre, il contient beaucoup de vocabulaire et d’expressions intéressantes. Bonne lecture !