Avions et animaux de soutien émotionnel

C’est un article de France info plutôt facile et pas très riche linguistiquement que je partage aujourd’hui. Vous pourrez observer les verbes déclaratifs en rose et faire attention au vocabulaire souligné que vous comprenez certainement mais que peut-être vous n’utiliseriez pas de vous-même.

Avec un article comme celui-ci, autre qu’un travail rapide d’analyse, vous pouvez faire un travail de production écrite. Comment réagissez-vous à la lecture d’un tel article ? Moi, personnellement, j’ai beaucoup de pensées qui me traversent l’esprit.

Je publie régulièrement des posts pour pratiquer la compréhension mais il est aussi très important de pratiquer la production. Qu’idéalement vous faites vérifier par un·e prof, ou si vous n’en avez pas, quelqu’un qui maitrise la langue française. Et si vous n’avez personne sous la main pour vous aider, relisez-vous à froid, quelques jours après avoir écrit. Vous aurez un nouveau regard sur votre écrit et vous pourrez probablement l’améliorer.

Quel type d’écrit pourriez-vous pratiquer à partir de cet article ? Si vous n’avez pas d’idées, je donne quelques exemples à la suite de l’article.

  • Une lettre adressée au journal pour réagir spécifiquement à cette histoire et dire que vous n’êtes pas d’accord avec cette pratique. 3 arguments accompagnés d’exemples.
  • Une lettre adressée au journal, toujours pour réagir à cette histoire, pour dire que vous êtes favorable à cette décision du DoT . 3 arguments accompagnés d’exemples.
  • Un article “pour ou contre les animaux de soutien émotionnel dans les avions”, en étant soit pour, soit contre, soit nuancé·e.
  • Un article sur les animaux dans les transports publics en général.
  • Un article qui compare les voyages en avion d’il y a 30 ans avec les voyages en avion d’aujourd’hui.
  • Etc.

Pour améliorer votre oral, il faut parler autant que possible. Pour améliorer votre écrit, il faut écrire autant que possible ! Sur tout et n’importe quoi, mais toujours en essayant d’être un minimum organisé·e, d’utiliser un vocabulaire varié, en essayant de réutiliser des mots qui sont sur votre liste de vocabulaire mal connu / peu utilisé si vous en avez une. Essayez de proposer des arguments et des exemples pour les justifier. Utilisez des connecteurs logiques. Relisez-vous. Vérifiez vos accords. Limitez votre utilisation des verbes être, avoir, faire, dire, aller. Utilisez un dictionnaire !

L’enseignement du français à l’étranger

J’ai lu cet article car le sujet m’intéressait et j’ai choisi de le partager car il contient, entre autres, des temps du passé, point grammatical à travailler et retravailler régulièrement pour les étudiant·e·s avancé·e·s.

Prenez le temps d’observer les verbes surlignés en rose. Je ne vais pas les détailler mais vous pourrez remarquer des verbes déclaratifs variés (annoncer, déclarer, confirmer, promettre, estimer, développer), deux participes présents (évaluant, enseignant) et plusieurs verbes au plus-que-parfait (le passé dans le passé) à la voix active et à la voix passive. Observez attentivement l’alternance des temps et demandez-vous pourquoi on a le plus-que-parfait et pas un autre temps du passé. Observez les autres formes verbales et voyez si elles correspondent bien aux règles de la concordance des temps que vous connaissez. Si ce n’est pas le cas, revoyez ces règles !

Je ne vais pas non plus détailler les petits mots et structures surlignés en bleu. Vous les comprenez sans aucun doute. Demandez-vous si de vous-même, vous penseriez à écrire “parallèlement” (si non, que diriez-vous ?), “lors de” (même question), etc. Observez l’usage de “bien” dans “…bien plus…” et “…sont bien les nouveaux…”

Je vais commenter les mots soulignés et “ce qui” à la suite du texte.

  • débloquer : préfixe dé- que l’on retrouve dans de nombreux verbes (dérouter, déranger, déboucher, défaire, dénouer, etc.) qui a le sens de cessation, privation, négation, contraire…
  • les frais de scolarité : si vous payez pour l’école de vos enfants, la somme que vous payez s’appelle les frais de scolarité
  • rabaissés : encore un verbe avec un préfixe, ici “r”. On peut abaisser et on peut rabaisser. Le préfixe r- (ou re- ou ré-…) a le sens de de nouveau ou complètement
  • ce jeudi : remarquez le démonstratif. Notez aussi que selon le temps du verbe, on peut parler de jeudi dernier ou de jeudi prochain. Ici, on est au passé, mais si je dis que ce lundi, j’ai rendez-vous chez le coiffeur, je veux parler de lundi prochain.
  • le ministre des Affaires étrangères : c’est le titre du ministre qui s’occupe de la politique extérieure de la France
  • colonne vertébrale : au sens propre, c’est l’os central du dos ; au sens figuré, comme dans le texte, c’est l’élément essentiel de qqch
  • accroitre : croitre = grandir ; accroitre = rendre plus grand. Le préfixe a- n’est pas privatif ici. Connaissez-vous des mots de la même famille ? Un nom ? Un adjectif ? Remarquez aussi que l’auteur·e de l’article utilise encore l’accent circonflexe sur le i, alors qu’il n’est plus nécessaire.
  • un enseignant titulaire : c’est un enseignant qui a suivi le parcours d’études requis pour travailler dans l’éducation nationale. Il a obtenu son titre, il est fonctionnaire. Il existe aussi des enseignants vacataires, qui eux, ont un statut plus précaire.
  • détaché à l’étranger : envoyé pour travailler à l’étranger (généralement pour une période limitée)
  • des mesures d’austérité : ça ressemble assez à l’anglais pour être facilement compris si vous êtes anglophone, mais saviez-vous le dire ainsi ?
  • ce qui : le pronom neutre CE reprend toute l’idée contenue dans la proposition précédente, qui devient donc en quelque sorte le sujet du verbe suivant, d’où le pronom relatif QUI, qui reprend toute cette idée également. Pensez à ce qui comme à (la) chose qui.
  • un mouvement de grève : si vous vous intéressez à la France, vous savez ce qu’est la grève. On parle souvent de mouvements de grève
  • d’avant les coupes : les coupes ? quelles coupes ? de champagne ? de cheveux ? Evidemment, on parle de coupes budgétaires. son budget d’avant les coupes, c’est le budget dont elle disposait avant les coupes budgétaires, dues aux mesures d’austérité.
  • les quelque 500 lycées : vous n’avez probablement pas l’habitude de voir “quelque” devant un nombre. Ce mot a en fait une variété d’utilisations. Dans ce cas, il marque l’approximation. Il signifie qu’il y a à peu près 500 lycées.
  • communément : je ne me souviens pas d’avoir entendu une seule de mes étudiantes utiliser cet adverbe. L’utilisez-vous ?
  • les quelque deux millions d’expatriés : Un deuxième exemple de “quelque” qui a une valeur d’approximation.
  • le rayonnement culturel : le rayonnement, c’est le prestige, l’influence. On voit ici qu’il peut être culturel, linguistique, diplomatique. Et quoi d’autre ?
  • faire valoir : ici, défendre, justifier
  • les attributs : les symboles

L’avortement au Salvador

On s’est souvent étonné que je ne veuille pas d’enfant. Les mentalités évoluent doucement, et il est de plus en plus acceptable aux yeux de la société d’être femme et de ne pas vouloir être mère, mais ce n’est pas la réalité pour toutes les femmes de ce monde. J’ai 10000 raisons de ne pas vouloir d’enfant, la première étant que je n’en veux pas. Et quand je lis des articles comme celui que je partage aujourd’hui, je me demande même comment on peut vouloir mettre au monde un enfant dans un monde pareil. La société évolue, trop lentement, beaucoup trop lentement selon moi, et si votre enfant est une fille, la vie ne sera pas aussi douce avec elle que si c’était un garçon. Et ce, à peu près partout dans le monde. Si en plus d’être fille, elle est noire/asiatique/arabe, etc., et/ou handicapée et/ou autiste et/ou lesbienne, et/ou pauvre, quelles sont les chances que sa vie soit un long fleuve tranquille ? Ceci étant dit, une partie de moi peut comprendre que l’on veuille des enfants, mais ce n’est pas pour moi.

Je n’ai jamais été enceinte et je n’ai jamais l’intention de l’être, et si cela m’arrivait, ce serait un malheureux accident et je n’aurais aucune hésitation à aller me faire avorter. Et je suis si furieuse quand j’entends / je lis des histoires comme celles de ces femmes salvadoriennes. Je bous de colère. J’ai envie d’hurler. Quand ce monde cessera-t-il d’être si injuste et quand cessera-t-on d’opprimer les femmes ainsi ? Comment peut-il encore exister des gens au 21ème siècle, avec tout le progrès des dernières décennies, qui pensent que les hommes peuvent prendre des décisions pour les femmes ? Comment peut-il exister des gens qui pensent que les femmes sont des êtres inférieurs ? Cela me met tellement en rage que j’ai l’impression qu’aucun mot n’est assez fort pour décrire ce que je ressens. Souvent, j’en pleure, tellement je me sens impuissante, mais ce n’est pas ça qui va faire changer les choses. Alors je m’instruis. Je lis des livres qui racontent l’histoire du monde, l’histoire des femmes et des hommes. Cela m’aide à mieux comprendre, mais certainement pas à accepter, ni à me calmer. Et ça m’énerve que tout le monde n’essaie pas de s’instruire.

L’article d’aujourd’hui est assez long et j’ai choisi de le partager en entier. Pour l’analyse, je me suis limitée aux verbes (en rose), aux connecteurs (en bleu) et au vocabulaire (souligné). J’essaie toujours de faire ces analyses en me mettant dans la peau d’une étudiante avancée qui comprendrait quasiment tout, mais qui aurait tendance à toujours utiliser le même vocabulaire car elle aurait peur de sortir de sa zone de confort. Le temps dont je dispose et mon état d’esprit varient selon les semaines, ce qui fait que les analyses ne suivent pas toujours le même schéma. J’ai tendance à penser que c’est pour tout le monde pareil. Certains jours, vous avez plus de temps et vous allez rechercher les mots et les expressions mal connus dans le dictionnaire, rechercher des exemples, faire vos propres phrases, etc. D’autres jours, vous aurez plutôt recours à la traduction, car ça va plus vite. Ou vous allez mélanger plusieurs méthodes selon ce qui vous vient à l’esprit le plus vite. Il n’y a pas de méthode parfaite. Ce qui compte, c’est de faire ce travail régulièrement, de travailler la langue activement et régulièrement !

On remarquera le vocabulaire de la justice. Et des injustices…

  • toute forme de : any type of
  • y compris : including
  • s’inscrire dans : remarquez la préposition. On s’inscrit à un examen, à un cours, mais quand on dit que qqch s’inscrit dans qqch, on veut dire que ça fait partie de qqch, que c’est en accord avec qqch. Il y a beaucoup de noms qui peuvent être combinés avec s’inscrire dans : la continuité, la durée, le temps, le cadre, un courant de pensée, etc. Le sens du verbe variera un peu selon le nom qui suit.
  • imprégnant : du verbe imprégner = ici, influencer profondément
  • un bébé mort-né : stillborn baby
  • encourait : du verbe encourir = risquer de recevoir. Tous les criminels encourent une peine, risquent de recevoir une sanction
  • lors de : synonyme de pendant
  • homicide aggravé par négligence : type de crime – on entend souvent parler d’homicide volontaire ou d’homicide involontaire. Il peut être aggravé par négligence, maladresse, imprudence, etc.
  • après avoir passé : remarquez la structure : après + infinitif passé – très souvent, les étudiants avancés continuent de faire des erreurs avec cette structure. Est-ce votre cas ? Diriez-vous *après passer ?
  • derrière les barreaux : autre façon de dire en prison
  • clamé son innocence : clamer, c’est manifester ses sentiments, ses convictions, en termes violents, par des cris. Des noms souvent associés à clamer : son innocence, son indignation, son mécontentement, etc.
  • acquittée : déclarée innocente
  • aussitôt : immédiatement
  • acclamé : salué par des cris, approuvé, applaudi
  • ont-elles scandé : remarquez l’inversion, pas inhabituelle à l’écrit. On la trouve souvent après une citation. Scander, c’est dire qqch de façon rythmée, haut et fort. Les manifestants scandent souvent des slogans durant les manifestations.
  • la bataille : un combat, une lutte. Nom qui revient dans beaucoup d’expressions.
  • pourtant : remarquez sa place. Les étudiants ont tendance à le placer presque exclusivement en début de phrase. Vous avez deux exemples dans ce texte où il est placé après le verbe.
  • l’une des législations anti-IVG les plus strictes au monde : plusieurs choses à observer ici : le superlatif (l’une des NOM les plus ADJ), l’accord de l’adjectif, au monde (préposition à), IVG = intervention volontaire de grossesse.
  • stipule : du verbe stipuler – synonyme de dire
  • dans les faits : synonyme de en fait
  • passible de : on peut encourir une peine de prison ou être passible d’une peine de prison, c’est la même chose (voir plus haut)
  • de réclusion : de prison
  • même lorsque : même quand
  • juste après : right after
  • une fausse couche : a miscarriage
  • préférera : remarquez l’utilisation du futur + l’accent aigu sur le deuxième e. Avec les rectifications de l’orthographe, on écrira plutôt : préfèrera, car on prononce /pʁefɛrʁa/. Je parlerai de cette règle dans un post à venir.
  • accusé de complicité : si vous aidez un criminel, vous pouvez être accusé de complicité
  • en mars dernier : le diriez-vous ainsi ? avec la bonne préposition ?
  • à la suite de : + NOM – following
  • la plupart : remarquez que le nom “femmes” a été omis. Il est sous-entendu et c’est pour cela que le verbes qui suit est au pluriel. Voir ce post si vous avez besoin d’un rappel.
  • issues de : venant de
  • preuves ténues : des preuves très minces, fragiles, à peine recevables. Pouvez-vous penser à d’autres adjectifs qui fonctionneraient bien avec le nom “preuve” ?
  • voire : adverbe rarement utilisé par les étudiants. On l’utilise pour renforcer une idée, la pousser un peu plus loin. Par exemple : il me faudra 10 ans pour vraiment comprendre le japonais, voire 20. Tu peux me prêter un livre pour les vacances, voire deux ou trois ?
  • quelles que soient : déclinaison féminin pluriel de “quel que soit” : whatever may be… “quelles” s’accordent avec “preuves“.
  • se dessine : apparait
  • constitue : du verbe constituer – synonyme de créer
  • une double peine : double penalty
  • car : remarquez sa place en début de phrase (2 fois dans le texte) – Les livres de grammaire disent qu’on ne doit pas mettre cette conjonction en début de phrase. Je le dis aussi à mes étudiant·e·s. Mais je le fais moi-même de temps à autre. Comme les anglophones qui apprennent qu’on ne doit pas commencer une phrase avec “and”. Mais qui le font quand même. Je suis pour qu’on prenne des libertés avec la langue et ses règles, une fois qu’on la maitrise à un très haut niveau. Avant ça, je recommande la prudence.
  • les plus aisées : sous-entendu “les femmes les plus aisées
  • se rendre : synonyme de aller
  • celles sans ressources : les femmes sans ressources – utilisez-vous naturellement celle, celui, ceux ?
  • le système D : familier = le système débrouille : resourcefulness, ingenuity
  • quitte à : même si ça veut dire que, au risque de
  • ingèrent : du verbe ingérer = avaler
  • la mort-aux-rats : poison destiné à tuer les rats
  • s’introduisent : du verbe s’introduire – vous pouvez voir ici l’ambigüité du verbe (s’)introduire, avec lequel je recommande à mes étudiant·e·s d’être prudent·e·s
  • des aiguilles à tricoter : knitting needles
  • en parallèle : en même temps
  • à des fins abortives : dans le but d’avorter
  • sous le manteau : en contrebande, au marché noir, illégalement
  • précise : synonyme de dire
  • ont cherché à : du verbe chercher à = essayer de
  • les avortements clandestins : illegal abortions – à quels autres adjectifs pouvez-vous penser avec le nom “avortement” ?
  • se sont multipliés : du verbe se multiplier
  • ont été pratiqués : forme passive
  • en deçà de : en dessous de
  • souligne : synonyme de dire
  • malgré : remarquez la structure malgré + nom
  • fortement ancré : avec des racines très solides, enraciné
  • un clivage entre… et… : une forte différence de pensée
  • sans… mais aussi sans … : observez la structure – demandez-vous si vous l’utiliseriez de vous-même.

L’oreille musicale des enfants bilingues – analyse

Je vous propose d’analyser la suite du texte d’hier, sur le bilinguisme. Je vous ai donné la première partie pour faire un petit exercice sur les prépositions et aujourd’hui, faisons un travail de lecture active sur la deuxième partie. L’article complet est ici.

En rose, des verbes, en bleu, des connecteurs, en jaune des participes passés utilisés seuls, en gris un pronom, souligné, du vocabulaire à observer.

  • le bilinguisme : prononcer [bilɛ̃gɥism] – que l’on peut opposer au monolinguisme (voir monolingue plus loin dans le texte), aussi appelé unilinguisme. Quand on parle trois langues, on peut parler de trilinguisme. Au-delà, on parlera de polyglottisme et on dira qu’on est polyglotte.
  • ne sont pas restreints au : du verbe restreindre, passif – remarquer la préposition à : être restreint à qqch
  • en effet : connecteur utilisé pour confirmer ce qui a été dit auparavant
  • un bilingue : adjectif utilisé comme nom – le nom est sous-entendu = une personne bilingue.
  • s’exprimer : synonyme de parler, verbe pronominal
  • jongler : utilisé au sens figuré, synonyme d’alterner, d’utiliser avec une grande facilité
  • constamment : bon adverbe à employer, au lieu de tout le temps
  • associées au : du verbe associer – observer la construction : qqch est associé à qqch
  • notamment : préférez employer cet adverbe plutôt que spécialement ou *espécialement (qui n’est pas un mot français)
  • en termes de : avez-vous tendance à surutiliser par rapport à ? En termes de est une bonne alternative quand vous parlez d’un domaine particulier
  • outre : observez que ce n’est pas en outre, mais outre seulement. Saviez-vous que c’était possible ? La préposition outre + nom = en plus de
  • accrue : du verbe accroitre = augmenter / intensifier
  • par rapport au… et à… : remarquez la répétition de la préposition
  • doués : être doué pour qqch = avoir des facilités, des aptitudes
  • détecter : construction directe, détecter qqch
  • adopter : construction directe, adopter qqch
  • ajuster : construction directe, ajuster qqch
  • faire preuve de : montrer, démontrer – quels mots sont couramment associés à cette locution verbale ?
  • plasticité cérébrale : veulent-ils dire que le cerveau est en plastique ? Bien sûr que non ! Le cerveau est malléable, souple, il s’adapte facilement
  • à l’écoute de : attentif à – remarquez les prépositions utilisées
  • distinguer : construction directe, distinguer qqch
  • apprendre de : construction indirecte, apprendre qqch de qqch
  • se montrer sensibles aux : construction indirecte, se montrer sensible à qqch
  • facilités : aptitudes
  • en matière de : concernant
  • ne… que… : expression de la restriction
  • ont constaté : synonyme de remarquer
  • dès : préposition dès + nom = à partir de
  • identique à : au lieu de toujours dire même
  • celui : pronom masculin qui reprend qqch nommé auparavant
  • qu’il s’agisse de : observez attentivement la structure de cette longue phrase qui commence avec un subjonctif
  • reprendre : que peut-on reprendre d’autre ? Le travail après des vacances, une période de chômage ou un congé maternité. Ses études après une pause. La route, après un arrêt sur l’autoroute pour déjeuner. Etc.
  • avez déjà parlée : observez l’accord du participe passé. Y auriez-vous pensé ? Si votre réponse est non, il faut réviser les règles d’accord du participe passé !

Langage des mathématiques

Une fois n’est pas coutume, j’ai décidé de partager un article scientifique aujourd’hui, dont vous trouverez l’intégralité ici. Il est assez long.

Si comme moi, le sujet vous intéresse peu, ce sera une lecture probablement un peu plus difficile que d’habitude, mais vous pouvez vous cantonner à l’analyse de la grammaire et du vocabulaire, sans aller trop en profondeur dans le sens.

Comme je rentre de vacances et que j’ai plein de devoirs à corriger, je vous laisse faire l’analyse par vous-même 😉 Observez et interrogez-vous !

Être puni pour travailler trop, c’est possible en France

Il y a très longtemps, quand je vivais encore en France, je travaillais en intérim et j’avais travaillé quelques semaines au centre des impôts de la ville où je vivais. On était pré-Internet et j’avais été embauchée pour faire la saisie des déclarations de revenus, c’est-à-dire que je devais entrer dans le système informatique ce que les gens avaient déclaré sur papier. Contrairement à mes collègues qui se connaissaient toutes et passaient des heures à se raconter leurs vies, je passais tout mon temps à saisir. Et un jour, l’une d’entre elles m’a fait une réflexion voulant clairement dire que je travaillais trop et que ça la dérangeait. J’ai observé des comportements lors de mon court passage dans ces services qui m’ont fait comprendre pourquoi les fonctionnaires étaient tant critiqués en France. Bien sûr, il y en avait qui étaient très professionnels, mais une très grande partie passait beaucoup de temps à se tourner les pouces. J’étais très jeune et j’ai été vraiment choquée.

Et cette semaine, j’ai lu une histoire qui m’a fait écarquiller les yeux. L’ État français a refusé d’accorder la nationalité française à une infirmière étrangère sous prétexte qu’elle travaille trop. Dans le pays où la semaine de travail est de 35 heures, il est vraiment très mal vu de travailler plus de 50 heures. C’est même contre la loi apparemment. Incroyable !

Si le personnel soignant était mieux considéré et donc mieux payé, peut-être n’aurait-il pas besoin de travailler autant, non ? Il pourrait ainsi se conformer à la loi.

J’ai donc décidé de faire l’analyse d’un article relatant cette histoire. J’ai pris celui du Figaro, dans lequel j’ai corrigé les coquilles. En rose, des formes verbales, en bleu, des connecteurs, en vert, des prépositions, en jaune, des participes passés, soulignés, du vocabulaire à observer. Et en rouge, une erreur de la journaliste que je n’ai pas corrigée, mais que je vais expliquer, car c’est un point de grammaire qui pose souvent problème. Mes commentaires se trouvent à la suite du texte.

  • se voit refuser : structure passive. Si vous vous voyez refuser quelque chose, cela veut dire que vous avez demandé qqch et que qqn vous l’a refusé. Vous n’avez pas vraiment eu votre mot à dire, et c’est pour cela que l’on étudie cette structure quand on étudie le passif.
  • s’est vue refuser : où est l’erreur ? On a un verbe à l’infinitif qui suit un autre verbe, pronominal celui-ci. On a un sujet au féminin, une infirmière. On pourrait penser que logiquement, le participe passé de voir devrait être au féminin, puisqu’on a l’auxiliaire être. Mais non. Si l’action de l’infinitif “refuser” était effectuée par le sujet “infirmière”, alors oui, on accorderait. Mais ce n’est pas l’infirmière qui a refusé. C’est qqn d’autre. Par conséquent, on n’accorde pas le participe passé. (j’écrirai un poste de grammaire à ce sujet bientôt)
  • a suscité : verbe qui exprime la conséquence, construction directe. Qqch suscite qqch.
  • une vague d’indignation : vague a ici le sens de mouvement et peut être associé a beaucoup de noms. Un vague de colère, une vague de tendresse, une vague d’enthousiasme, une vague d’incompréhension (dans le texte également), etc. Pouvez-vous penser à d’autres ?
  • dépasser le temps de travail légal : auriez-vous penser à ce verbe ? Que peut-on dépasser d’autre ? Qu’est-ce qui peut dépasser ?
  • un motif solide : deux mots qui vont bien ensemble. Un motif, c’est une raison. Il peut aussi être officiel, valable, légitime, inavouable, etc. Quoi d’autre ?
  • préjudiciable : auriez-vous penser à cet adjectif ?
  • une demande de naturalisation : vocabulaire de l’immigration – quand on veut obtenir la nationalité d’un pays, on fait une demande de naturalisation
  • au motif de : à cause de
  • la lettre de refus : il existe aussi des lettres de motivation, de candidature, de démission, de remerciements, de recommandation, etc. Quoi d’autre ?
  • a provoqué : verbe qui exprime la conséquence
  • confrères : synonyme de collègues, très utilisé par les journalistes. Les docteurs et les avocats aussi.
  • a bien confirmé : qu’est ce petit “bien” ici ? Il est utilisé pour accentuer le fait que la préfecture a confirmé, il n’y a plus de doute possible. Si je dis que j’ai bien profité de mes vacances, je veux dire que j’ai vraiment profité de mes vacances. “bien” peut indiquer une certaine intensité.
  • cumuler : un bon synonyme d’avoir, plus précis, qui veut dire “avoir simultanément”.
  • effectue : un bon synonyme de faire
  • soit : c’est-à-dire
  • en infraction : être en infraction, c’est ne pas respecter la loi
  • au regard de : pour, selon
  • limitant à : observez le participe présent (= qui limite) et la construction verbale : limiter à qqch
  • la demandeuse déboutée : la demandeuse fait référence à l’infirmière qui a demandé qqch, déboutée signifie que sa demande a été rejetée
  • ne compte pas : ne prévoit pas – je compte faire qqch = j’ai l’intention de faire qqch
  • en rester là : s’arrêter
  • faire appel de la décision : vocabulaire de la justice – faire appel d’une décision = contester une décision
  • de nombreux : synonyme de beaucoup de
  • n’ont pas manqué de : ne pas négliger de, ne pas oublier de
  • le dépassement du temps de travail : après le verbe plus haut, nous avons maintenant le nom
  • une pratique courante : mots souvent associés. Des synonymes seraient : une pratique habituelle, répandue, usuelle, généralisée, en vigueur, etc. Une pratique peut aussi être ancestrale, peu orthodoxe, discutable, scandaleuse, déviante, etc. Pouvez-vous penser à d’autres adjectifs ?
  • le milieu hospitalier : quels autres milieux connaissez-vous ?

Je n’ai pas commenté la plupart des connecteurs, ni les prépositions. Mais il est toujours bon de les observer et de vous demander si pour vous, le sens et l’utilisation sont évidents.

Le géant aux chaussettes rouges – analyse d’un texte

Cette semaine, j’ai décidé d’analyser un court texte tiré d’un recueil de contes pour enfants, pour vous montrer que vous pouvez vraiment enrichir votre français à partir de sources très variées.

Ce conte est le deuxième du livre La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca, de Pierre Gripari, publié en 1967. J’ai lu ces contes des dizaines, voire des centaines de fois quand j’étais enfant et je prends toujours plaisir à les relire.

J’ai utilisé 3 couleurs : le jaune pour le vocabulaire, le rose pour les temps du passé et le bleu pour des locutions prépositionnelles et un connecteur logique. Observez l’alternance des temps du passé : on a de l’imparfait et du passé simple. Vous pouvez analyser cette alternance comme vous le feriez si le passé simple était du passé composé. Je vais détailler le vocabulaire après le texte.

  • Il était une fois : c’est la phrase typique d’introduction des contes de fée – l’équivalent de Once upon a time.
  • haut comme trois étages : ce n’est évidemment pas une expression, car personne n’est haut comme trois étages, mais vous connaissez peut-être l’expression “haut comme trois pommes” pour désigner quelqu’un de très petit ?
  • un beau jour : expression dans laquelle beau n’a pas son sens habituel, mais qui veut dire un jour quelconque
  • tâcher de faire qqch : essayer de, tenter de faire qqch
  • sitôt dit, sitôt fait : expression qui veut dire qu’on fait qqch dès qu’on l’a dit
  • par malheur : pour les apprenants qui hésitent régulièrement entre pour et par, notez bien que l’on dit par malheur, par chance, par hasard, par bonheur, etc.
  • déboucher : vous connaissez peut-être ce verbe quand il est transitif (= suivi d’un objet direct ou indirect) dans le sens d’ouvrir, comme quand on débouche une bouteille, ou dans le sens de débloquer quand par exemple votre évier est bouché et qu’il faut le déboucher. Mais le connaissez-vous dans le sens du texte ? Ici, c’est un verbe intransitif, qui signifie arriver. Il est souvent suivi de la préposition sur, comme dans : cette petite rue débouche sur l’avenue principale de la ville.
  • un œuf à la coque : quelles autres façons de cuisiner/manger les œufs connaissez-vous ? Au plat, dur, mollet, brouillé… Faites-vous des mouillettes quand vous mangez des œufs à la coque ?
  • un coquetier : il peut être en bois, en argent, en porcelaine, en plastique… C’est la petite coupe qu’on utilise pour manger un œuf à la coque. Sans coquetier, c’est moins facile, surtout si vous venez juste de faire cuire l’œuf. J’ai essayé, et je ne le recommande pas, ça brule les doigts ! Il existe une expression, gagner/décrocher le coquetier. La connaissez-vous ?
  • une petite cuiller : en anglais, on parle de teaspoon et de tablespoon. En français, on parle de petite cuillère (ou cuillère à café) et de grande cuillère (ou cuillère à soupe). Remarquez l’orthographe. Le dictionnaire donne les deux, mais la réforme de 1990 recommande cuillère, car moins ambigu.

J’espère que vous êtes convaincu·e que n’importe quel texte peut vous apprendre quelque chose et vous faire réfléchir à l’utilisation de la langue si vous le lisez de façon active, en vous posant plein de questions !

Institutions européennes – analyse d’un article

Une fois n’est pas coutume, j’ai sélectionné un article économique et politique cette semaine. Pas mon sujet préféré, mais si vous étudiez à un niveau avancé, il faut pouvoir parler de tout ! Et si le sujet vous intéresse, vous serez pris·e plus au sérieux si vous en parlez correctement et avec précision, c’est-à-dire avec le vocabulaire qui correspond à la situation.

J’ai décidé de partager cet article, sur les institutions européennes et les récents changements. Un sujet qui me passe un peu au-dessus de la tête, mais je trouve immensément intéressant que deux femmes aient été nommées à la tête d’institutions aussi importantes que la Commission européenne et la Banque centrale européenne. J’avais prévu de poster tout l’article et de faire une analyse détaillée, mais malheureusement, le temps me manque cette semaine, alors je l’ai coupé et j’ai juste eu le temps de relever ce que j’aimerais que mes étudiant·es avancé·es observent s’ils ou elles faisaient cet exercice : en rose, des verbes, en jaune, des verbes déclaratifs, en bleu, des connecteurs logiques (j’ai inclus autant de, qui n’est pas exactement un connecteur, mais observez son utilisation quand même), et j’ai souligné du vocabulaire qui se retrouve particulièrement dans ce type d’articles et que je n’ai pratiquement jamais lu dans les écrits de mes étudiant·es, ou même entendu dans nos discussions.

Bonne analyse !

Féminicides en France

Je reçois les notifications de TV5 monde sur mon téléphone et cette semaine, j’en ai reçu une pour cet article qui aborde le sujet des violences faites aux femmes, plus particulièrement des féminicides, et qui dresse un bilan accablant de la situation en France.

C’est un thème qui me met évidemment très en colère et je suis plus que d’accord avec l’article pour dire qu’il faut arrêter d’appeler cela des crimes passionnels. Ce sont des crimes commis par des hommes qui pensent que les femmes leur appartiennent. Ce sont des crimes en lien direct avec le système dans lequel on vit et où les femmes sont chosifiées et traitées comme des êtres inférieurs dont il faut contrôler le corps.

Je ne sais pas quelle est la situation dans les autres pays dont les valeurs se rapprochent de celles de la France, mais je suis certaine que les femmes sont victimes de violence dans tous les pays du monde. Savez-vous quelle est la situation dans votre pays ?

Je me suis dit que j’allais partager une partie de cet article et en profiter pour faire une petite analyse. En rose, vous trouverez le vocabulaire sur le thème des violences faites aux femmes. En bleu : connecteurs logiques. En jaune : participes passés fonctionnant sans auxiliaire. En vert, observez les pronoms compléments. Et j’ai souligné quelques structures sur lesquelles je ferai quelques commentaires à la suite du texte.

Pour lire la suite, cliquez ici.
  • tous les deux jours et demi : j’ai choisi de souligner cette structure car je sais que beaucoup de mes étudiantes auraient tendance à dire “chaque deux jours et demi“. On peut dire chaque jour, chaque mois, chaque année, chaque premier mercredi du mois, etc., mais on dira tous les deux jours, toutes les trois semaines, toutes les cinq minutes, etc. On peut également dire tous les jours, toutes les semaines, tous les ans, tous les premiers mercredis du mois, etc.
  • au cours de : une alternative à pendant
  • pour ne pas dire : not to mention, not to say – précise et renforce ce qui vient d’être dit
  • un collectif : un groupe
  • nous avons honte pour notre pays : on peut avoir honte de qqch/qqn ou avoir honte pour qqch/qqn. Il y a une petite différence de sens.
  • avancer des pistes de solutions possibles : proposer des solutions
  • sur le papier : indique que les lois existent mais ne sont pas appliquées.
  • tenir à réagir : vouloir réagir – Si je tiens à faire qqch, je veux le faire, c’est important pour moi.
  • le cas échéant : si besoin
  • mettre en oeuvre : implémenter (anglicisme), réaliser
  • déjà prévus par la loi : pour lesquels la loi a déjà été écrite
  • se porter volontaire : un bon synonyme d’être + combinaison de mots fréquente
  • les éventuels manquements : attention au faux ami : éventuel veut dire possible, potentiel – les erreurs potentielles
  • un outil efficace : combinaison de mots
  • après avoir été interpelée : remarquez la structure avec après + infinitif passé + passif. Interpeler = to call out
  • concernant cette affaire : une autre façon de dire à propos de cette affaire

Grève des urgences – analyse d’un article

Avez-vous déjà eu besoin d’aller aux urgences ? Les services d’urgences sont-ils efficaces dans votre pays ?

Apparemment, en France, les urgences se sont dégradées. J’ai été surprise de lire qu’un tiers des Français était déjà allé aux urgences alors qu’il n’y avait pas d’urgence et qu’ils en étaient conscients. En fait, je suis sidérée. Je savais que c’était comme ça dans d’autres pays, supposés être moins efficaces que la France. Par exemple, je me souviens d’avoir passé un weekend au lit quand je vivais à Madrid, avec une fièvre carabinée et des douleurs à la gorge et aux oreilles. Je ne savais pas vers qui me tourner. Je ne savais pas qu’il y avait un service de garde le weekend et que l’information était affichée sur la porte de mon médecin habituel. Je l’ai appris le lundi matin quand j’ai pu voir ma docteure. Mais pendant que j’agonisais au fond de mon lit, j’ai envoyé des textos à des Espagnols que je connaissais pour savoir s’il y avait des médecins qui travaillaient le weekend. Personne ne savait rien et tous m’ont recommandé d’aller aux urgences. J’étais vraiment mal, mais je savais que mon cas n’était pas urgent. Je savais que je n’étais pas mourante et que j’avais seulement une otite. Je souffrais, mais le lundi matin, on m’a prescrit des antibiotiques et j’allais mieux dès le mardi. Je crois que j’aurais trop honte d’aller aux urgences en sachant que mon cas n’est pas une urgence.

L’abus des services n’est pas le seul problème, mais c’en est un important à mon avis. L’article mentionne d’autres problèmes.

Aujourd’hui, j’ai choisi de me concentrer sur ces quelques points : en rose, des verbes utiles, en jaune, des participes passés sans auxiliaires, en bleu, des connecteurs logiques, en rouge, de la grammaire à observer, et j’ai souligné du vocabulaire – soit des mots individuels, soit des groupes de mots.

  • les services d’urgences : on dit “aller aux urgences”, mais quand on parle de tous les services qu’on y trouve, on parle des services d’urgences.
  • massivement soutenue : penseriez-vous à dire ceci ? Je sais que beaucoup de mes étudiant·es seraient tenté·es de dire beaucoup/très supportée. Ce qui serait incorrect (to support = soutenir)
  • révéler : un synonyme de dire, avec une petite nuance. Révéler, c’est dire qqch qui n’était pas su avant (une information, un secret…)
  • un baromètre : au sens propre, c’est un appareil qui mesure la pression atmosphérique. Au sens figuré, c’est un indicateur d’une multitude de choses. Comme en anglais il me semble.
  • réalisé : synonyme de faire. Se réfère au baromètre. Je n’avais jamais fait attention qu’on pouvait réaliser un baromètre. Dans ce contexte, j’entends plus souvent que l’on peut réaliser une enquête, un sondage.
  • dévoiler : synonyme de révéler
  • en effet : connecteur qui permet de justifier ce qui vient d’être écrit.
  • les professionnels de santé : l’ensemble des personnes qui travaillent avec des patients
  • soutenir : on peut soutenir un mouvement, une cause
  • démarré = commencé
  • mi-mars : savez-vous que l’on dit ainsi ? (et non pas *la moitié de mars)
  • pour lequel : préposition + pronom relatif composé – comprenez-vous cette structure qui pose souvent problème aux étudiants ? Une nouvelle action est prévue pour ce mouvement = ce mouvement pour lequel une nouvelle action est prévue
  • est prévue : du verbe prévoir = to plan
  • les acteurs de la santé : toutes les personnes qui jouent un rôle dans le monde médical
  • interrogés : se réfère aux acteurs de la santé
  • d’accord sur : on est d’accord (avec qqn) sur qqch
  • le constat effectué : quand on fait un constat, c’est plus soutenu de dire qu’on l’effectue
  • un/une gréviste : une personne qui fait la grève
  • se détériorer : aller de plus en plus mal. Empirer est un autre synonyme.
  • n’hésitent pas à : remarquez la construction verbale. On hésite à faire qqch.
  • de leur faute : par extension, de ma faute, de ta faute, de sa faute, etc.
  • c’était plus facile que de trouver : auriez-vous mis le “de” ?
  • avancer les frais médicaux : les frais, c’est ce que l’on doit payer (fees), et avancer, cela veut dire qu’on doit payer. Avancer de l’argent, c’est prêter de l’argent et c’est aussi payer en avance. Ce qui sous-entend que si l’on va aux urgences, on ne paye pas.
  • à cause de : connecteur logique de cause
  • au sein des urgences : à l’intérieur des urgences
  • chez les soignants : les soignants sont les personnes qui soignent, qui prennent soin des patients, et chez les soignants ne veut pas dire chez eux, dans leur maison, mais parmi eux. L’auriez-vous dit ainsi ?
  • ainsi : connecteur logique de conséquence
  • le milieu hospitalier : la sphère des personnels de l’hôpital
  • soit : c’est-à-dire
  • chez l’ensemble des Français : comme pour chez les soignants, on ne parle pas des maisons des Français. Auriez-vous penser à l’expression l’ensemble des Français ? C’est plus soutenu que chez tous les Français.
  • des troubles : synonyme de problèmes, très utilisé dans le domaine de la santé
  • des maux de tête : pluriel d’un mal de tête
  • la santé morale : on a aussi la santé physique, la santé mentale, etc.
  • est touchée : se réfère à la santé morale. Elle est touchée, c’est-à-dire qu’elle est affectée
  • effectuer : synonyme de faire – effectuer un travail : plus soutenu
  • hausse constante : deux mots qui vont bien ensemble
  • a réagi : synonyme de dire.
  • infirmière aux urgences de l’hôpital… : auriez-vous utilisé les bonnes prépositions ?
  • membre du collectif : membre du groupe
  • dans les services : remarquez la préposition utilisée
  • le temps d’attente : le temps qu’il faut attendre
  • à ce que : on ne peut jamais JAMAIS dire *à que – pensez au pronom neutre CE
  • vers ce que : de même, *vers que est impossible. On a besoin du petit CE. Hmm, peut-être peut-on se demander si que peut suivre une préposition ou s’il faut toujours insérer CE.. Je vous laisse méditer là-dessus.
  • que l’on : version plus soutenue de qu’on – utilisez-la à l’écrit !
  • puisque : connecteur logique de cause