Avions et animaux de soutien émotionnel

C’est un article de France info plutôt facile et pas très riche linguistiquement que je partage aujourd’hui. Vous pourrez observer les verbes déclaratifs en rose et faire attention au vocabulaire souligné que vous comprenez certainement mais que peut-être vous n’utiliseriez pas de vous-même.

Avec un article comme celui-ci, autre qu’un travail rapide d’analyse, vous pouvez faire un travail de production écrite. Comment réagissez-vous à la lecture d’un tel article ? Moi, personnellement, j’ai beaucoup de pensées qui me traversent l’esprit.

Je publie régulièrement des posts pour pratiquer la compréhension mais il est aussi très important de pratiquer la production. Qu’idéalement vous faites vérifier par un·e prof, ou si vous n’en avez pas, quelqu’un qui maitrise la langue française. Et si vous n’avez personne sous la main pour vous aider, relisez-vous à froid, quelques jours après avoir écrit. Vous aurez un nouveau regard sur votre écrit et vous pourrez probablement l’améliorer.

Quel type d’écrit pourriez-vous pratiquer à partir de cet article ? Si vous n’avez pas d’idées, je donne quelques exemples à la suite de l’article.

  • Une lettre adressée au journal pour réagir spécifiquement à cette histoire et dire que vous n’êtes pas d’accord avec cette pratique. 3 arguments accompagnés d’exemples.
  • Une lettre adressée au journal, toujours pour réagir à cette histoire, pour dire que vous êtes favorable à cette décision du DoT . 3 arguments accompagnés d’exemples.
  • Un article “pour ou contre les animaux de soutien émotionnel dans les avions”, en étant soit pour, soit contre, soit nuancé·e.
  • Un article sur les animaux dans les transports publics en général.
  • Un article qui compare les voyages en avion d’il y a 30 ans avec les voyages en avion d’aujourd’hui.
  • Etc.

Pour améliorer votre oral, il faut parler autant que possible. Pour améliorer votre écrit, il faut écrire autant que possible ! Sur tout et n’importe quoi, mais toujours en essayant d’être un minimum organisé·e, d’utiliser un vocabulaire varié, en essayant de réutiliser des mots qui sont sur votre liste de vocabulaire mal connu / peu utilisé si vous en avez une. Essayez de proposer des arguments et des exemples pour les justifier. Utilisez des connecteurs logiques. Relisez-vous. Vérifiez vos accords. Limitez votre utilisation des verbes être, avoir, faire, dire, aller. Utilisez un dictionnaire !

Des vacances ratées

Ce qui va suivre va être très personnel car je vais parler de mes vacances. Si elles avaient été bonnes, je n’en aurais pas parlé ici, mais comme cela n’a pas été le cas pour tellement de raisons et que je ne veux pas trop en parler pendant les cours pour ne pas être la seule à parler et ne pas répéter la même chose à chaque cours, j’ai promis à mes étudiant·e·s d’écrire un post pour en faire le récit, et ceux et celles que ça peut amuser pourront ainsi lire toute l’histoire. Mes étudiant·e·s ne seront pas choqué·e·s que je parle de choses très personnelles, mais comme je sais grâce aux gentils messages que je reçois parfois que certaines personnes que je ne connais pas personnellement lisent mon blog de temps à autre, soyez prévenu·e·s que ce post est un peu différent et un peu plus intime que ce que j’écris d’habitude.

Jour 1 : Départ pour Bali. R.A.S. (rien à signaler) à Bangkok, vol sans souci, mon mari et moi avons regardé quelques épisodes de La Casa de Papel (en espagnol) et la vue du ciel était magnifique à l’arrivée. On a eu de la chance d’être les premiers sortis de la navette et donc les premiers à entrer dans l’aéroport et j’étais super contente car je pensais qu’on n’allait pas faire la queue trop longtemps, mais j’ai vite déchanté. Il y avait des queues interminables et je crois que nous avons attendu plus d’une heure avant d’arriver devant un agent de l’immigration. Puis, nous avons attendu très longtemps notre valise car comme tout le monde était encore dans la queue à l’immigration et que le tapis roulant à bagages était plein, les valises avaient cessé d’arriver. Mon mari et un autre type ont décidé de réorganiser les bagages sur le tapis pour que le reste des bagages puisse descendre. Après une longue attente, notre valise est enfin arrivée et j’ai envoyé un message au chauffeur qui nous attendait pour lui dire qu’on arrivait. Mais je ne savais pas qu’il allait encore falloir faire la queue ! Avant de sortir pour de bon, il faut remplir une déclaration pour la douane et refaire la queue. Il n’y a pas de sortie verte pour “rien à déclarer” ou de sortie rouge si on doit déclarer quelque chose. Tout le monde doit attendre et passer devant un type qui lit la déclaration et la met sur une pile avant de décider si l’on doit scanner notre valise ou non avant de quitter l’aéroport. Heureusement, nous n’avons pas eu à scanner la valise. Je crois que Srinagar au Cachemire est le seul aéroport que j’ai trouvé pire que celui-ci. Mais je n’étais pas trop stressée, j’avais juste hâte de sortir et d’arriver à l’hôtel. On a passé une soirée sympa dans le sud de Bali et j’étais très optimiste pour la suite.

Jour 2 : Un chauffeur est venu nous chercher pour nous conduire à notre Airbnb, situé à l’ouest de Bali, à l’écart de la foule. J’étais surexcitée car la maison était formidable en photos, tous les vacanciers précédents avaient laissé des commentaires 5 étoiles et j’avais hâte de me retrouver avec mon mari dans ce qui était décrit comme une “romantic rural retreat”. La route était longue. La circulation est terrible à Bali. 3 heures pour faire 70km car il y a énormément de véhicules sur la route et il n’y a qu’une voie. Quand j’ai commencé à avoir mal au cœur, j’ai décidé de dormir. Je ne suis jamais malade en voiture (sauf si j’essaie de lire) mais là, c’était tellement lent que j’avais la nausée. 3 heures plus tard, on est enfin arrivés, la maison était prête pour nous accueillir, belle comme sur les photos, propre, et je m’imaginais passer la semaine allongée dehors à lire des livres. On est allés repérer les alentours, faire une petite balade sur la plage, vérifier qu’un restaurant pas trop loin (dans un hôtel 4 étoiles) avait des options sans gluten et on est rentrés. On a lu. Soirée tranquille. Puis au moment de nous coucher, j’ai remarqué du caca de gecko (petit lézard) sur le lit et je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de moustiquaire. Je vis en Thaïlande, je suis habituée aux geckos. Ce qui ne veut pas dire que j’aime trouver leurs petits cacas partout. Ça me dégoûte. Et encore plus sur le lit. On n’a jamais eu ce problème chez nous car on a la climatisation. Mais je me souviens de mon premier séjour en Asie. Je ne savais pas ce qu’étaient ces petites choses noires/marron avec souvent une mini boule blanche attachée. Je m’en méfiais mais je ne savais pas ce que c’était. J’ai fini par comprendre que c’était du caca de gecko. Si vous ne savez pas à quoi ça ressemble, vous pouvez googler “gecko droppings”. Ce premier soir dans la maison, le caca était sec et je l’ai ramassé avec un mouchoir, mais j’étais un peu dépitée car je savais que ça n’allait pas être le dernier (j’avais raison, tous les jours, il y en a eu au moins un). Ah, j’ai oublié de dire que les personnes qui louent cet Airbnb mettent à la disposition des vacanciers un petit dossier dans lequel tout est expliqué pour faciliter le séjour. Dans ce dossier, on apprend qu’un gecko tokay (un gros lézard) vit dans le toit de la maison et qu’il y a 5 appels à la prière par jour (de la mosquée), le premier étant à 4h45 du matin 😲 Quand j’ai lu ces informations, je me suis dit que ça aurait été utile de les lire avant de réserver. Si vous me dites que je vais être réveillée à 4h45 tous les matins si je loge chez vous, il y a des chances pour que je choisisse de rester ailleurs. Je ne sais pas pourquoi personne n’a mentionné ce fait dans les commentaires. Suis-je la seule personne incapable de dormir avec tout ce raffut ? Suis-je aussi la seule personne qui trouve dégueulasse le caca de gecko sur mon lit ? Ne pas avoir de moustiquaire pour me protéger la nuit était aussi un souci pour moi. Ce n’était pas une maison complètement fermée. J’ai logé maintes fois dans ce genre de logement. Mais j’ai toujours eu une moustiquaire pour m’abriter. Pas toujours très bonne, mais toujours mieux que rien. Toutes sortes d’insectes peuvent entrer (et entrent d’ailleurs), des chenilles, des serpents, qui sait ? (il y a quelques mois, j’étais avec une amie sur une ile en Thaïlande et nous avons trouvé un serpent dans notre bungalow – très heureuses d’avoir une moustiquaire cette nuit là !) J’ai donc décidé de me couvrir complètement pour ne pas risquer de me faire piquer. Je déteste dormir ainsi, j’ai l’impression de ne pas pouvoir respirer. Très vite, j’ai compris que cela allait être une nuit difficile car les coqs et les chiens des alentours n’arrêtaient pas de crier et d’aboyer. Je crisais à Bangkok avec un seul coq, mais là, ils étaient 20, 30, voire plus. Les chiens, très cools pendant la journée (probablement parce qu’ils aboyaient toute la nuit et se reposaient la journée), étaient aussi très nombreux. Bref, un tapage nocturne excessif. Impossible de dormir. Je m’endormais, mais j’étais réveillée régulièrement par les cocoricos et les aboiements. Une horreur. Puis à 4h45, la mosquée.

Jour 3 : Quand la mosquée a arrêté de faire du bruit, j’étais tellement épuisée que j’ai fini par dormir. Trop longtemps. Parce qu’un autre truc que j’ai oublié de mentionner, c’est que la veille, mes règles avaient commencé. En avance. Si vous êtes une femme, ou un homme bien informé, vous savez très certainement à quel point cela peut-être problématique de garder un tampon trop longtemps. Moi, j’en suis très consciente et jamais de ma vie je n’ai gardé un tampon plus de 8 heures. Avant cette nuit-là. J’étais complètement désorientée quand je me suis enfin réveillée à 10h. Et immédiatement paniquée car la première chose à laquelle j’ai pensé, c’est que ça faisait 12 heures que j’avais le même tampon. La salle de bains était extérieure et en bas. Il y avait deux escaliers différents à descendre pour y arriver. Pas super pratique pour une envie de pipi au milieu de la nuit. J’ai fait ma toilette, mais j’avais un mauvais pressentiment. Je sentais que quelque chose ne tournait pas rond et j’avais une sensation pénible au niveau de l’utérus. Je me suis baladée avec mon mari pour visiter un peu les environs et voir s’il y avait d’autres restaurants que celui que nous avions déjà trouvé. Nous avons déjeuné à celui de l’hôtel près de la maison, c’était délicieux et nous sommes retournés à la maison pour nous détendre et lire tranquillement. Mon mari était fatigué et il est allé faire une sieste à l’intérieur. J’ai choisi de rester dehors pour lire. Et là, bang bang bang. Nous étions juste à côté d’une maison en construction où je crois que ce jour-là des enfants avaient choisi de jouer et de faire plein de bruit en cognant sur des briques ou je ne sais quoi. Génial le repos ! J’ai mis mes écouteurs à fond et j’ai écouté de la musique. Je passe ma vie avec des écouteurs à Bangkok. En vacances, j’aime faire respirer mes oreilles. Tant pis… Le soir arrive, la nuit commence à tomber et je ressens toujours cette sensation pénible. Ça me brule un peu quand je fais pipi, et mon pipi est un peu rose. Et là je me dis merde, j’ai chopé une infection urinaire. Ce n’était pas la première fois, mais la dernière fois remontait à 6 ans auparavant quand je vivais au Cambodge. Et quand je vivais au Cambodge, je vivais dans la capitale, il y avait des pharmacies partout et les gens parlaient suffisamment anglais pour pouvoir communiquer. Là, dans un coin paumé de Bali, j’ai commencé à flipper. J’ai demandé à mon mari s’il pouvait essayer d’aller trouver des médicaments. Nous avions une carte avec des informations sur les magasins, et il y avait 2 pharmacies. Il est allé à la première, où ils n’avaient pas ce que je voulais et ne voulait rien lui donner de toute façon car ce n’était pas pour lui. À la deuxième pharmacie, ils n’avaient pas ce que je voulais non plus, alors je lui ai demandé de voir s’il pouvait obtenir des antibiotiques. Ça, ils avaient. Très efficaces, ils ont fait effet tout de suite et la sensation de brulure a disparu, ainsi que l’envie constante d’uriner. On s’est couchés en espérant mieux dormir.

Jour 4 : Au réveil, mon pauvre mari avait été bouffé par les moustiques. C’est souvent ce qui arrive quand on dort dans un pays tropical, dans une maison en bambou, sans moustiquaire. Moi non car j’avais encore dormi complètement sous les draps. J’ai mal dormi, mais je n’ai pas été piquée ! Nous avions prévu une journée de détente à l’hôtel. Massage le matin, déjeuner sur place, beaucoup de cocktails pour moi, paresser au bord de la piscine face à la mer. À cause du bruit, je ne voulais pas être à la maison, alors nous avons passé la journée sur des transats, à lire au bord de la piscine. J’ai fait une longue sieste et je ne voulais pas retourner à la maison le soir tellement j’étais bien là-bas, au calme. Mais on a fini par rentrer, et nous avons tous les deux dormi mieux que les deux nuits précédentes, malgré le réveil à 4h45.

Jour 5 : Vu que la maison n’était pas du tout calme comme je l’avais espéré, j’étais contente de faire plaisir à mon mari et d’aller explorer une autre plage à 5 minutes en bus d’où on était. C’était une plage de surfeurs. Plein de surfeurs qui donnaient l’impression de se trouver super sexys. Très peu l’étaient en réalité, mais certains surfeurs étaient vraiment chouettes à regarder sur les vagues. C’était un peu trop peuplé à mon goût, alors on est allés se promener dans la campagne alentour et on a déjeuné dans un petit resto très sympa au milieu de nulle part, où ils parlaient anglais et comprenaient ce que sans gluten voulait dire. Le soir, on voulait se coucher tôt car on avait organisé un chauffeur pour partir en excursion le lendemain. On s’est douchés tôt et on avait prévu de lire tranquillement. Mais à 20h, on a commencé à entendre de la guitare électrique, avec du larsen à répétition, comme si c’était de l’autre côté du mur. Bah oui, quand on est dans une maison en bambou, les voisins paraissent vite très proches, surtout s’ils se mettent à répéter pour un concert. Il était assez tôt, alors je me suis dit, bon, je ne suis pas chez moi, peut-être que c’est acceptable dans ce village de casser les oreilles de tout le monde avec sa musique comme ça le soir. J’ai attendu, mais je bouillais à l’intérieur car je déteste le bruit, je déteste le bruit des voisins, je n’arrive pas à me concentrer quand il y a autant de bruit et c’était beaucoup trop fort pour que mes écouteurs bloquent le son, même si je mettais ma musique à fond. À 21h, j’ai envoyé un message pour demander si c’était normal, si c’était habituel et jusqu’à quelle heure il était acceptable de faire du bruit (si une telle règle existait). On a fini par apprendre que c’était un groupe qui répétait car il avait une série de concerts dans les alentours. Ça a duré jusqu’à 23h, et ils ont arrêté seulement parce que je leur ai hurlé que ça suffisait comme ça et que je voulais dormir. 3 heures de guitare avec du larsen régulier comme si c’était dans la pièce d’à côté, je vous jure que c’était horrible. Si vous êtes sensible au bruit comme moi, vous me comprenez surement. J’étais dans un état de stress et de colère intenses quand le silence est revenu. Enfin, je dis silence, il y avait bien sûr les coqs et les chiens qui donnaient leur propre concert, mais ils me paraissaient beaucoup moins bruyants tout à coup. Je ne peux pas dormir quand je suis dans cet état, il faut que je me calme. Il m’a fallu plus d’une heure pour arriver à m’endormir. Avec le réveil à 4h45 je vous laisse faire le calcul. J’ai oublié de dire qu’après ma douche, j’étais assise tranquillement dans la maison, à lire mon livre, quand un gecko qui se promenait sous le toit m’a fait caca sur l’épaule. Dégueulasse, mais eh, ça aurait pu être pire, il aurait pu viser dans mes cheveux… D’ailleurs, c’était peut-être son intention mais il a raté !

Jour 6 : Le chauffeur est venu nous chercher à 7h comme prévu et nous avons pris la route pour Ubud, où nous avons passé une super journée. On a visité plein d’endroits, beaucoup marché, bien mangé, bien rigolé, bien transpiré et on était super contents de notre journée. On est rentrés à la maison à 19h et là, surprise, plus d’eau. Pas d’eau dans le robinet de la cuisine, pas d’eau dans le robinet de la salle de bains, pas d’eau dans la douche. On avait tellement marché et transpiré ce jour-là qu’il était inconcevable de se coucher sans se laver. Je voulais une longue douche bien chaude ! On a envoyé des messages pour essayer de comprendre pourquoi on n’avait plus d’eau. Panne généralisée dans tout le village ! Hourra ! Là je me suis dit que vraiment, on n’avait pas de bol. Que le dieu des vacances avait certainement quelque chose contre moi. Notre hôtesse, qui était en vacances en Europe, a contacté l’hôtel d’à côté pour voir si on pouvait aller s’y doucher (ils pompent une eau différente), ils ont dit oui, pas de souci, et on s’est organisés pour y aller. On a préparé un sac avec des vêtements propres, nos affaires de toilette, etc. Et là, il s’est mis à pleuvoir des trombes d’eau, comme une vraie pluie tropicale. Mais pas une petite averse. Une pluie qui durait. Et qui durait. Alors, on a décidé de se rendre à l’hôtel sous la pluie, dans le noir, en tongs. C’était à 10 minutes de marche par la route (5 par la plage, mais je ne voulais pas traverser le pré dans le noir). J’avais un parapluie pour me protéger et protéger le sac. Mon mari, non. Il était trempé en arrivant. Les réceptionnistes nous attendaient et elles étaient vraiment adorables. Elles nous ont donné des serviettes et on est allés se doucher au spa. Puis on est restés boire un coup au bar car j’en avais très envie et un chauffeur nous a raccompagnés ensuite.

Jour 7 : Toujours pas d’eau le matin. On a décidé d’aller faire une balade sur la plage puis de déjeuner à l’hôtel. On a marché pendant 3 heures, j’avais mis de la crème solaire un peu n’importe comment et j’ai fini avec un bronzage très étrange. La plage était vraiment chouette, principalement parce qu’il n’y avait pratiquement personne, et aussi parce que les couleurs étaient magnifiques. Après déjeuner, on a décidé de rester au bord de la piscine et quand j’ai appris que l’eau n’était toujours pas revenue au village et qu’elle n’allait pas revenir avant le lendemain, j’ai décidé de réserver une nuit à l’hôtel. On est allés chercher des affaires pour la nuit et on a passé une super nuit au calme, dans une chambre avec la climatisation et aussi une moustiquaire ! Pas de mosquée à proximité, pas de coqs, pas de chiens, une baignoire, une douche, de l’eau chaude, c’était comme un rêve. Notre hôtesse nous a informés qu’elle nous rembourserait les nuits sans eau.

Jour 8 : On a dormi tard parce qu’on avait du sommeil à rattraper. On devait libérer la chambre à midi, ce qu’on a fait et on est restés déjeuner sur place avant de retourner à la maison. Toujours pas d’eau. Je suis en vacances, je ne veux pas me doucher au seau et à l’eau froide. Je ne veux pas tirer la chasse d’eau avec des seaux d’eau. Je n’ai pas signé pour ça ! Je l’ai déjà fait dans d’autres circonstances, mais ces vacances étaient supposées être relaxantes et romantiques ! Du coup, j’ai réservé une nuit dans un autre hôtel, un peu plus loin, toujours au bord de la plage. Il était décrit comme un 4 étoiles, mais à mon avis, il avait vu des jours meilleurs. Mais il était 4 fois moins cher que l’autre, alors bon, j’étais préparée à ne pas y trouver le même confort. Si on fait abstraction du fait que les draps n’étaient plus très blancs, et que l’eau n’était pas très chaude, c’était pas trop mal. Et surtout, c’était très très calme et ça, c’est ce que je voulais ! La nuit était en fait moins chère qu’une nuit dans la maison… J’ai terminé mon traitement antibiotique ce jour-là.

Jour 9 : Après une nuit où nous avons dormi d’un sommeil profond, nous avons été informés le matin que l’eau était revenue. J’appréhendais un peu de retourner à la maison car je me demandais ce qui pourrait encore bien arriver, mais comme on partait le lendemain, c’était pratique d’y passer la nuit car toutes nos affaires étaient là-bas. La marée était basse alors nous sommes retournés vers la maison par la plage. Nous avons déjeuné à l’hôtel où nous avions déjà pris tant de repas et où le personnel commençait à bien nous connaitre et nous sommes retournés à la maison l’après-midi. On a vérifié l’eau et elle était bien revenue mais pas d’eau chaude ! Je me suis dit que c’était une blague. Le dieu des vacances avait vraiment décidé de me gâcher mes vacances jusqu’au bout. J’ai envoyé un message et quelqu’un est venu régler le problème. L’eau chaude est revenue. On s’est installés dehors. Mon mari avec son livre et moi avec mon Ipad pour jouer au Scrabble parce que j’avais vraiment du mal à me concentrer sur un livre. Quand je suis stressée, j’ai du mal à lire. Trop de pensées me passent par la tête et je n’arrive pas à comprendre ce que je lis sans le relire 30 fois. J’ai téléchargé le Scrabble sur Ipad pendant ces vacances et quand je n’arrivais pas à lire, je jouais. On avait une enceinte Bluetooth et j’avais mis de la musique. J’alternais entre Ben Harper et Jack Johnson. Et à 19h, bruit de larsen ! Le groupe était de retour et ils jouaient tellement fort que ça couvrait ma musique. J’ai regardé mon mari et j’ai juste rigolé. Je me suis dit que j’étais vraiment maudite. Mon mari, lui, il était en vacances depuis plusieurs semaines, il venait d’en passer trois à Londres et il était assez détendu. Moi, j’avais vraiment besoin de ces vacances et de me détendre parce que j’étais crevée. C’était notre dernier soir dans cette maison et on n’a même pas pu en profiter. J’ai envoyé un message pour demander à ce qu’ils fassent passer le message au groupe qu’on apprécierait qu’ils finissent leur répétition à une heure décente, on nous a assuré qu’ils s’arrêteraient de jouer à 21h30, 22h au plus tard, et on a décidé d’aller boire un coup au bord de la piscine de l’hôtel, où le seul bruit serait celui des vagues. On s’est équipés de torches et heureusement car on a croisé un serpent sur la route. Tout fin et vert fluo ! Une vipère je pense. Les réceptionnistes de l’hôtel nous ont confirmé que c’était un serpent venimeux. Mon mari a failli marcher dessus et j’ai eu super peur. On a bu un coup au bord de la piscine et on a décidé de rester diner aussi car on voulait être sûrs que le bruit aurait cessé quand on rentrerait. On a dit un dernier au revoir à tout le personnel et un chauffeur de l’hôtel nous a raccompagnés. La musique avait bien cessé, ouf ! On s’est douchés, préparés pour la nuit, notre valise était déjà prête, et on est montés se coucher. Et là, mon mari a ouvert le lit et vision d’horreur : il y avait 4 crottes de geckos DANS le lit. Et pas des crottes de petit gecko. Des crottes beaucoup plus grosses. Des crottes de gros gecko. Probablement celui qui vit dans le toit et qui s’est servi du lit comme de ses toilettes en notre absence. Là, je n’ai pas rigolé du tout. J’ai pris une photo que j’ai envoyé à notre hôtesse et je lui ai dit que je pétais les plombs, que ça avait été les pires vacances de ma vie, les plus stressantes et où pouvait-on trouver des draps propres ? Mon mari, pendant ce temps-là, avait trouvé les draps propres et à 23h30, on s’est retrouvés à changer les draps. J’étais dégoutée et je n’avais qu’une hâte : quitter cette maison. Ah aussi, j’ai oublié de dire qu’après deux jours d’absence, nous avons retrouvé la salle de bains absolument dégueulasse. Le rebord du lavabo était plein de merde de gros gecko. C’était horrible. Notre hôtesse a répondu le soir-même pour nous dire qu’elle nous avait remboursé les 3 nuits sans eau, et qu’elle avait maintenant décidé de nous rembourser la totalité de notre séjour. Un geste que j’ai apprécié, ça remboursera les cocktails que j’ai dû ingurgiter pour oublier que je passais des vacances horribles. Mais j’aurais vraiment préféré passer de bonnes vacances et repartir super détendue.

Jour 10 : Le gros gecko avait à nouveau utilisé le lavabo de la salle de bains pour faire ses besoins. C’était dégueulasse et là je me suis dit que je n’allais pas nettoyer. J’ai pris une douche, je me suis brossé les dents sous la douche et j’ai fini de me préparer dans la chambre. Le chauffeur venait à 10h, j’étais prête à 9h. J’avais réservé un hôtel pas trop loin de l’aéroport pour ce soir-là car on devait y être à 7h le lendemain matin. La route s’est bien passée, c’était le même chauffeur qui nous avait emmenés à Ubud et il conduisait très bien. Il nous a déposés à notre hôtel, la réceptionniste était efficace et comme on était un peu en avance, on a laissé la valise et on est allés déjeuner. Ambiance très différente dans ce coin de Bali. Trop de touristes, beaucoup de bruit, mais aussi beaucoup de choix de restaurants dont beaucoup qui proposent des plats sans gluten. J’avais très envie d’une pizza sans gluten et j’étais ravie de mon choix. On est retourné à l’hotel pour s’installer dans la chambre et immédiatement, j’ai senti une odeur très désagréable dans la chambre. J’ai demandé au type qui nous y avait accompagnés ce qu’était cette odeur. Il m’a répondu “quelle odeur ?” Ça m’a bien gonflée car à moins d’avoir perdu totalement le sens de l’odorat, on ne pouvait pas ne pas sentir cette odeur. Ça puait, ça sentait les égouts, il y avait clairement un problème dans la salle de bains. On a demandé une autre chambre. Et il a fallu attendre qu’elle soit prête. La nouvelle chambre sentait bon et on s’est installés. Il y avait “bungalow” dans le nom de l’hôtel. Mais ce n’était pas des bungalows, c’était des chambres collées les unes aux autres, reliées par des portes. J’avais clairement mal fait ma recherche. On pouvait entendre les gens de la chambre d’à côté. J’avais peur qu’ils sortent tard le soir et me réveillent au milieu de la nuit, mais ils sont rentrés à la même heure que nous. Nous sommes allés nous balader le soir, les rues étaient pleines de gens, certains étaient ivres et bruyants, on nous a demandé je ne sais combien de fois si on voulait des champignons. La première fois, j’étais pas sure d’avoir bien entendu, mais la deuxième fois, c’était clair. Je crois qu’ils ont la peine de mort en Indonésie pour quiconque se fait attraper avec de la drogue. Je me demande vraiment s’il y a des gens assez stupides pour acheter des champignons à des inconnus dans la rue. Au moment de me coucher, j’ai ressenti cette sensation pénible à nouveau et cette envie pressante de faire pipi même après avoir tout juste fait pipi et je me suis dit oh, merde, je n’ai pas assez bu aujourd’hui. Parce que je ne voulais pas avoir envie de faire pipi en voiture, et parce que je déteste utiliser les toilettes publiques (sauf au Japon).

Jour 11 : Départ pour Singapour le matin. Au réveil, j’avais la claire sensation que mon infection était revenue. Et quand j’ai vu qu’il y avait un peu de sang dans mon urine, je me suis dit qu’il n’y avait plus de doute. Je me suis dit que ça allait être une longue journée. La première chose que j’ai faite en arrivant à Singapour, c’est d’aller à la pharmacie. La pharmacienne m’a donné des médicaments (pas des antibiotiques) et des probiotiques car je n’en avais pas pris lors de mon traitement et les antibiotiques ont en général des effets secondaires sur moi si je ne prends pas de probiotiques en même temps. J’ai pensé que valait mieux tard que jamais. J’ai connecté mon téléphone et là, je vois que j’ai un message de l’hôtel. J’avais réservé un 5 étoiles car je voulais une expérience sans problèmes et j’avais trouvé une bonne affaire. Je n’ai pas les moyens de rester au Marina Bay Sands, mais certains hôtels (supposément) de luxe ont parfois des prix abordables. Le message m’informait qu’il y avait des travaux de rénovations au 18ème étage et qu’il y avait donc du bruit entre 10h et 18h et qu’ils étaient désolés pour le dérangement. J’ai dit plein de gros mots et j’ai maudit le dieu des vacances. J’ai répondu que ce n’était vraiment pas correct de leur part de ne pas notifier les clients au moment de la réservation et de les informer deux heures avant leur arrivée. J’ai aussi dit que j’espérais bien ne pas être au 18ème étage. J’avais très envie de faire pipi, ça me brulait, j’étais d’une humeur massacrante et je n’avais personne sur qui m’énerver à part mon mari alors ce n’était probablement pas le meilleur moment de ses vacances. Nous avons pris un taxi et une fois à l’hôtel, la réceptionniste nous a informés que nous étions au 19ème étage. J’ai demandé si les travaux s’entendaient au 19ème. Elle a dit oui. J’ai dit que je voulais une autre chambre. Elle a dit ok. Nous étions maintenant au 11ème. La chambre était ok, rien de spécial. Grand lit avec des draps bien blancs, le minimum pour un 5 étoiles. Il y a deux choses que je déteste dans les hôtels : les tapis et les coussins. Pas de coussins dans celui-ci, mais un tapis. Le sol était en parquet, mais ils avaient ajouté un tapis. Je déteste ces nids à microbes ! Je déteste les chaussures à l’intérieur de la maison, mais beaucoup de gens gardent leurs chaussures à l’intérieur et je suis sure que beaucoup de gens ont marché sur ce tapis avec leurs chaussures dégueulasses. Je prends une douche, et je réalise qu’il n’y a pas de crochet ou de porte-serviettes pour étendre ma serviette. Ce qui pourrait ne pas être très important car on est dans un 5*, on a plusieurs serviettes et ils les changent tous les jours. Sauf qu’ils proposent à leurs clients de faire un choix vert. C’est-à-dire qu’ils proposent aux clients de réutiliser leurs serviettes et même de déduire 50 dollars de leur prochain séjour s’ils participent à ce programme. Complètement stupide comme proposition s’ils ne donnent pas la possibilité de pouvoir réutiliser les serviettes, non ? Je ne suis pas la plus écolo des personnes de ce monde, j’aime trop voyager, mais ça me convient parfaitement de garder la même serviette et les mêmes draps pour trois jours et je demande en général à ce qu’on ne les change pas. Bref, je n’étais pas très fan de cet hôtel dès le premier jour. Il a des commentaires très positifs sur booking.com et sur google, mais si je le compare a d’autres hôtels de même catégorie (et prix similaires, voire moins chers) où j’ai séjourné, il est très bof. Nous sommes allés déjeuner assez tard et je tenais absolument à aller à la crêperie française que j’avais trouvée en ligne. On a tous les deux mangé deux crêpes délicieuses et j’ai discuté avec la patronne française qui était super sympa. Je lui ai demandé des conseils si j’avais besoin de voir un médecin, car je commençais à me dire que ce serait une bonne idée et elle m’a expliqué pourquoi elle aimait vivre à Singapour. Puis nous sommes allés au supermarché où elle m’a dit que je pourrais trouver du jus de canneberge. J’adore aller dans les supermarchés des pays que je visite. Celui-ci m’a tellement plu que j’ai presque pleuré. Il y avait plein de produits français et anglais que je n’ai jamais vus à Bangkok et j’arrêtais pas de dire à mon mari que c’était pas juste. On a trouvé le jus. Mon mari a surveillé que je buvais régulièrement pendant qu’on se baladait en ville. On a retrouvé des amis (un Anglais et une Malaisienne qui a grandi à Singapour) pour diner et on a appris beaucoup de choses sur Singapour. On est rentrés tard ce soir-là après une soirée très sympa. Une fois à l’hôtel, on s’est douchés et couchés. Une fois couchée, je me suis rendu compte qu’une lumière ne s’éteignait pas. Une veilleuse, sous la table de nuit. J’aime dormir dans le noir. Je dors moins bien s’il y a de la lumière, ça me réveille. On a essayé tous les boutons mais aucun ne correspondait à cette lumière. Mon mari a appelé la réception. Ils ont dit qu’il y avait un bouton. J’étais fatiguée et ça m’a vraiment gonflée. Non, il n’y avait pas de bouton. Ils ont dit qu’ils allaient envoyer quelqu’un. J’ai dit non. Je ne veux pas qu’on homme vienne dans notre chambre en plein milieu de la nuit quand je suis couchée et pas en tenue pour recevoir un inconnu. J’ai caché mes yeux sous la couette et j’ai dormi. Mal, mais j’ai dormi. Ma vessie avait l’air d’aller un peu mieux. J’avais tellement bu ce jour-là que ça avait dû aider. J’avais moins peur de devoir utiliser les toilettes publiques à Singapour, même si j’ai vite déchanté. C’est mieux que Bali (ou la France même, pas difficile !), mais c’est loin d’être aussi propre que le Japon.

Jour 12 : Un réparateur est venu le matin pour réparer le problème de la veilleuse. Il est entré dans la chambre avec ses grosses bottes dégueulasses et il a été efficace. Ce n’était effectivement pas un problème de bouton… On a quitté la chambre et je suis allée me plaindre à la réception. Je leur ai dit que quand je réservais un 5* c’était pour être peinarde et pouvoir me reposer et qu’entre leur message avant notre arrivée, la lumière qui était restée allumée toute la nuit, le service de nettoyage qui avait sonné à la porte le matin parce que le bouton “do not disturb” était cassé, et le fait qu’on ne pouvait pas étendre nos serviettes, ça commençait à faire beaucoup de dérangements et que j’étais pas en train de passer un séjour peinard. Elle n’était pas la plus sympa des réceptionnistes et elle a fini par nous dire qu’elle nous offrait un verre au bar. Comme si ça allait tout régler. Puis on est allés visiter le jardin botanique. C’était chouette, mais j’avais a nouveau envie de faire pipi constamment et ça, c’était moins chouette. On a beaucoup marché ce matin là, puis on a trouvé un resto sympa (avec des toilettes moins sympas, partagées entre plusieurs restaurants, je n’aime pas du tout ce concept !) et on avait prévu de visiter un musée ou deux, mais j’étais vraiment trop mal à l’aise et fatiguée, je voulais retourner à l’hôtel où j’avais des toilettes propres. On a fait une sieste et on s’est dit qu’on allait aller au bar au bord de la piscine et boire ce verre. Elle avait dit un verre de notre choix, mais ce n’était pas tout à fait exact. Un verre de notre choix sur une liste très limitée aurait été plus correct. On a bu un cocktail médiocre et on est parti se promener. On a commencé par le supermarché japonais près de l’hôtel. J’avais l’impression d’être au Japon ! J’ai acheté des mochis et j’étais aux anges. Pas de jus de canneberge, mais des mochis délicieux ! On est passé par des quartiers très jolis et on est retournés au supermarché de la veille pour acheter du jus. Puis on a diné dans un resto allemand. C’était délicieux. On est rentrés pas trop tard car on voulait faire une randonnée le lendemain. J’avais mal, mais je me disais qu’on allait bientôt rentrer et que je pourrais acheter des antibiotiques à Bangkok. À Singapour, il faut une ordonnance, pas à Bangkok.

Jour 13 : Je me suis réveillée de très mauvaise humeur car j’ai très mal dormi. Je me suis réveillée plusieurs fois dans la nuit car j’avais envie de faire pipi et à chaque fois, c’était trois gouttes et ça brulait. Mais je ne voulais pas rester à l’hotel et ne rien faire. Je voulais faire cette randonnée, je me sens bien quand je suis dehors et que je marche pendant des heures. C’était une super randonnée, mais j’étais mal à l’aise en continu. J’ai fait pipi avant de commencer. Puis au bout de 2 heures, il y avait une aire de repos avec des toilettes. Et ensuite, il a fallu que j’attende encore deux heures. On a fait une boucle de 4 heures et c’était chouette, mais je l’aurais beaucoup plus appréciée si je n’avais pas eu l’impression que ma vessie allait exploser à chaque instant. Et c’est là que je me suis dit qu’il serait probablement plus sage de voir un docteur au retour, au lieu de m’autoprescrire des antibiotiques. Peut-être que des analyses seraient utiles. Ça faisait plus d’une semaine que je me trainais cette infection et j’avais peur qu’elle se propage aux reins. J’avais super peur d’être bloquée avant de rentrer. La toute première fois que j’ai eu un problème d’infection urinaire, c’était aux Etats-Unis et j’étais complètement bloquée au niveau des reins. Je ne pouvais plus bouger. J’avais oublié, mais le souvenir est remonté ! Nous sommes allés déjeuner et j’ai décidé d’annuler mes cours du premier jour de rentrée pour pouvoir aller à l’hôpital. J’ai pris un rendez-vous et je n’avais qu’une hâte, c’était de voir ce docteur ! On a zappé les musées encore une fois ce jour-là car j’étais mal et je voulais m’allonger et me reposer. On est retourné à la crêperie pour dîner 🙂

Jour 14 : Notre vol était l’après-midi mais nous n’avons rien fait ce jour-là. Je n’avais pas l’énergie, j’avais mal et j’avais une nouvelle sensation gênante, que je n’avais pas ressentie depuis très longtemps, mais que j’ai bien reconnue. Les effets secondaires des antibiotiques, youpi ! En plus de me bruler, maintenant, ça me grattait. Parfaite fin à des vacances pourries. Mon premier stop en arrivant à Singapour avait été la pharmacie. Mon dernier stop aussi. Petit moment de répit, personne derrière moi dans l’avion. Par contre devant, il y avait un jeune couple, qui à mon avis prenait l’avion pour la première fois. Ni l’un ni l’autre n’avait l’air d’être très au courant de l’étiquette en avion. Ils avaient incliné leurs sièges et baissé leur tablette alors qu’on embarquait encore. Je n’étais pas d’humeur à éduquer ces jeunes gens poliment mais j’ai exprimé mon opinion assez fort pour qu’ils comprennent le message. Je n’ai pas été subtile du tout, et je n’étais pas certaine qu’ils parlent anglais, mais si. Ils n’ont pas essayé d’incliner leurs sièges à nouveau.

Je n’ai jamais été aussi heureuse d’être de retour à Bangkok. J’aime Bangkok. Je ne sais pas pour combien de temps, mais pour l’instant, je suis heureuse d’être là. J’ai vu le docteur, j’ai fait des analyses d’urine, il a confirmé que j’avais une infection assez importante et il m’a prescrit de nouveaux antibiotiques. Je peux à nouveau faire pipi sans que ça brule. Par contre, j’ai toujours l’autre problème, mais j’espère qu’il va se régler d’ici quelques jours parce que c’est vraiment désagréable !

Je ne suis donc pas du tout reposée après ces vacances et j’ai décidé que j’allais prendre un peu plus soin de moi cette année. J’ai arrêté les cours très tôt le matin qui déréglaient mon rythme de sommeil. J’ai arrêté de boire de l’alcool il y a trois mois, j’ai fait une pause pendant les vacances car c’était tout ce que j’avais 🥴, mais je me remets au thé dès demain. Je vais essayer de rencontrer du monde parce que ça fait un an que je suis ici et je n’ai pas une seule amie sur place. Je vais mieux manger. Je vais reprendre les cours de thaï et essayer de participer à la communauté. Et je vais être beaucoup plus prudente quand je réserve des logements de vacances à l’avenir. Si ça ne tenait qu’à moi, je serais heureuse de passer toutes mes vacances au Japon, mais mon mari aimerait visiter d’autres pays. Je vais voir comment je peux négocier… 😉

Et pour conclure, évidemment que je suis consciente qu’il y a des gens qui ont des problèmes bien plus graves que les miens. Je suis consciente que je vis une vie privilégiée, que je n’ai pas de problème de santé majeur, que je ne vis pas dans un pays en guerre, que je suis aussi libre que possible considérant mes circonstances, que j’ai le choix, et que contrairement à plein de gens, j’ai les moyens de partir en vacances plusieurs fois par an. C’était des vacances décevantes, j’aurais aimé pouvoir me reposer vraiment, lire tous les livres que j’avais téléchargés (j’en ai lu seulement 2 au final), commencer à écrire pour un projet que j’ai, ne pas être malade et passer deux semaines romantiques avec mon mari, etc., mais bon, je suis rentrée vivante, un peu malade et très fatiguée, rien de bien grave en fait. Mon mari reprend le travail lundi, il va être super occupé comme à chaque rentrée, et on ne va plus se parler pendant quelques semaines, ça va me faire des vacances ! 😂

Les abandons d’animaux

J’adore les chats. J’aimerais tellement en avoir un. Ou plusieurs. Mais j’adore aussi les voyages. Et j’adore mon mari également, qui est allergique aux chats. Parfois, j’élabore des plans pour pouvoir avoir un chat malgré son allergie, mais il me rappelle toujours que ce n’est pas vraiment compatible avec mon besoin de partir plus ou moins loin régulièrement. Il est rabat-joie comme ça mon mari.

Mais je sais qu’il a raison. Il y a quelques mois, il m’a dit que la seule raison pour laquelle je voulais un chat, c’est parce que je n’avais pas d’amis. Il est aussi amusant comme ça mon mari.

Il avait un peu raison quand même. Je suis très isolée depuis qu’on s’est installés ici et un chat me tiendrait compagnie. Je pourrais lui parler, lui faire des câlins, regarder Netflix avec lui. Bon, peut-être que je me retrouverais veuve car mon mari arrêterait de respirer et ça ne serait pas idéal non plus. Mais j’aurais mon chat pour me consoler.

Je rigole, mais cette semaine j’ai lu un article qui ne m’a pas fait rigoler du tout. Je n’ai même pas pu regarder la vidéo car j’avais les larmes aux yeux dès le début (je n’ai pas pu l’ouvrir sur la page de l’article, mais j’ai pu le faire ici). C’est un article qui parle d’un phénomène que je n’ai jamais compris. Je ne le comprenais pas quand j’étais enfant et je ne le comprends toujours pas : l’abandon des animaux de compagnie quand on part en vacances. Et apparemment, la France est championne d’Europe. Quelle honte ! Et ça veut donner des leçons au reste du monde…

Je pense que l’article parle de lui-même et je vais me contenter de faire quelques commentaires sur le vocabulaire. J’ai principalement souligné des groupe de mots qu’on trouve souvent ensemble. Observez-les bien et essayez de les réutiliser dans des phrases bien à vous !

  • le palmarès de la honte : un palmarès a habituellement un sens positif. Le palmarès d’une compétition, c’est la liste des gagnants de cette compétition. On dit d’un champion qu’il a tant de victoires à son palmarès. Associé à honte, on a un oxymore, pour accentuer à quel point la position de la France est honteuse.
  • repartir en campagne : partir en campagne, c’est militer. Repartir en campagne, c’est militer à nouveau.
  • un film coup-de-poing : un film qui fait l’effet d’un coup de poing = un film qui choque
  • le triste record : là encore, on est en présence d’un oxymore. Souvent utilisé pour parler de situations tragiques.
  • une campagne de sensibilisation : une campagne publicitaire pour faire prendre conscience aux gens
  • taper du poing sur la table : expression qui veut dire se fâcher
  • NDLR : on voit souvent ce sigle dans les articles pour signaler une note de la rédaction, une note insérée dans le texte dont on n’est pas l’auteur, pour préciser ce qui a été écrit en général
  • réveiller les consciences : faire réagir les gens
  • un sursaut national : réaction de la nation, du pays
  • une source de fierté : qqch de quoi être fier
  • céder les droits : laisser qqn utiliser son œuvre gratuitement
  • un fervent défenseur : qqn qui défend vivement, avec passion
  • ne pas être l’apanage de : ne pas être réservé à
  • reconnu·e d’utilité publique : dont l’intérêt général est approuvé
  • dénoncer le fléau : pointer du doigt le phénomène néfaste

Les signes du zodiaque

C’était le nouvel chinois récemment et même si je ne suis pas beaucoup sortie et que je n’ai pas pris part aux célébrations, je n’ai pas pu y échapper complètement. C’est un évènement très important dans le coin du monde où je vis.

Je connais mon signe en astrologie chinoise depuis que je suis petite parce que je trouvais les signes chinois beaucoup plus intéressants que ceux du zodiaque occidental et j’avais beaucoup plus envie d’être un singe qu’un taureau. Ils sont beaucoup plus mignons, non ? Je n’ai jamais été capable de retenir l’ordre, mais une amie chinoise m’a un jour raconté comment elle le connaissait sans hésitation. Elle avait appris l’histoire de la course des animaux et me l’a racontée. C’était en fait beaucoup plus facile à retenir que l’ordre des signes du zodiaque occidental grâce à cette histoire !

J’ai appris comment dire les signes du zodiaque en anglais assez tard dans mon apprentissage de la langue. Je connaissais mon signe (taurus, pas trop différent de taureau) et je savais reconnaître quelques noms si je tombais sur un horoscope dans un magazine, mais j’ai longtemps été incapable de nommer les 12 signes. D’ailleurs, je vais me donner une minute et voir si je suis capable de le faire maintenant. Vu que ce ne sont pas des mots que j’utilise très souvent, je pourrais bien les avoir oubliés ! (Ok, c’est bon, je m’en souviens. Ouf !)

Et vous, êtes-vous capable de nommer les 12 signes en français ? Sinon, combien en connaissez-vous ?

En général, les horoscopes commencent par bélier, ce que je n’ai jamais compris car c’est le signe des gens nés entre fin mars et fin avril. Pourquoi ne commence-t-on pas en janvier ? Cela ne m’a jamais dérangé au point de faire des recherches, mais je trouve ça étrange. Vient ensuite le taureau. Il m’est souvent arrivé d’entendre que quelqu’un n’était pas surpris d’apprendre que j’étais taureau. Et je n’ai jamais été bien sûre si c’était pour me complimenter ou me faire comprendre qu’un trait de mon caractère était vraiment difficile. Viennent ensuite les gémeaux, nés entre fin mai et fin juin, suivis par le cancer. Entre fin juillet et fin août, on a le lion, puis la vierge de fin août à fin septembre. Suivent les signes de la balance, du scorpion, du sagittaire et du capricorne. Ce dernier est à cheval sur décembre et janvier. Si vous êtes né entre fin janvier et fin février, vous êtes verseau, et entre fin février et fin mars, poissons.

Si vous aimez lire les horoscopes, on en trouve encore dans beaucoup de journaux et de magazines français. Mon préféré, c’est celui du Gorafi. En voici un exemple. C’est complètement loufoque, il y a toujours un treizième signe dans leurs horoscopes et ça m’amuse beaucoup.

Flamants roses amoureux

Cette semaine, je suis tombée sur cet article que j’ai trouvé plutôt intéressant. Je suis allée en Camargue il y a quelques années, région que j’ai trouvée magnifique, mais je n’avais pas entendu parler du parc ornithologique du pont de Gau. J’ai vu beaucoup de vaches, taureaux et chevaux, mais pas vraiment d’oiseaux. Pourtant, j’étais à 20 minutes du parc en voiture. Je n’avais pas de smartphone, c’est sûrement pour ça…

D’après cet article, c’est la saison de la parade nuptiale des flamants roses et elle va durer quelques semaines. Ils dansent pour se séduire, mâles et femelles. Apparemment, plus un flamant rose danse bien, plus il a de chance de trouver un ou une partenaire pour se reproduire.

Ce n’est pas dans l’article mais les bébés des flamants s’appellent des poussins, comme pour les poules. J’ai même lu quelque part que “poussin” désignait le petit de tout oiseau. Je ne le savais pas. Je pensais que l’on disait seulement “oisillon“. Mais le dictionnaire confirme, on dit un poussin d’aigle, un poussin de pingouin, etc.

Iriez-vous au musée de la nourriture dégoûtante ?

J’aime les musées, mais franchement, je ne suis pas sûre que j’irais visiter celui-ci. Je suis tombée sur cet article cette semaine et j’ai pensé que je le partagerais ici.

Ce musée a ouvert en Suède il y a quelque temps et l’exposition se trouve maintenant temporairement à Los Angeles. Les visiteurs peuvent y découvrir des spécialités gastronomiques du monde entier qui peuvent les dégoûter si elles sont trop éloignées de ce qu’ils ont l’habitude de manger.

Vocabulaire tiré de l’article :

  • un doigt de = une petite quantité de
  • un souriceau = un bébé souris
  • un ver = un petit animal invertébré
  • une chenille = un petit animal qui ressemble à un ver, avec des pattes, qui se transforme en papillon
  • en guise de = comme, en manière de
  • grouiller de = être plein de
  • un asticot = un ver
  • répugnant = dégoûtant, repoussant
  • l’époisses = fromage de Bourgogne à l’odeur très forte
  • le fumet = l’odeur caractéristique
  • un hareng = un type de poisson
  • une cage d’escalier = l’endroit où se trouve l’escalier
  • révulser = provoquer le dégoût
  • noyer = faire mourir dans du liquide
  • macérer = laisser dans du liquide pour quelque temps
  • une brebis = la femelle du mouton
  • un garçonnet = un petit garçon
  • un mets = un plat
  • tous les goûts sont dans la nature = proverbe qui veut dire que chacun de nous a ses propres goûts, qu’il faut savoir accepter la diversité des goûts
  • avaler les choix = accepter les choix
  • douceâtre = doux mais fade
  • le sassafras = arbre originaire d’Amérique du Nord
  • la salsepareille = plante médicinale
  • une génoise = pâtisserie légère
  • fourré à = rempli de
  • bourré de = trop rempli de
  • un cochon d’Inde = petit rongeur
  • s’emporter = perdre son calme
  • hâtivement = rapidement

Les ravages du plastique

Je vis actuellement dans un pays où la consommation de plastique me déconcerte. Il n’y a pas de tri sélectif et je vois régulièrement les gens jeter leurs déchets sur la route, leurs bouteilles en plastique dans la nature et pas plus tard que le week-end dernier, j’étais en bateau et j’observais un homme qui mangeait des bonbons et jetait les emballages dans la mer. 

Je ne suis pas une écolo pure et dure. Je prends beaucoup trop l’avion pour ça. Mais les petits gestes du quotidiens respectueux de la planète et de l’environnement, je les fais autant que possible. Et je suis terriblement mal à l’aise quand je vois des adultes qui n’ont apparemment aucune conscience écologique. Ne sont-ils pas conscients du mal qu’ils peuvent causer à la faune aquatique quand ils jettent du plastique dans l’eau ? Je préfère penser que non, qu’ils n’ont jamais été éduqués dans ce sens, plutôt que de me dire qu’ils le savent mais s’en moquent complètement. 

J’ai lu cet article sur une pauvre baleine cette semaine. Tout ce plastique retrouvé dans son ventre, c’est vraiment horrible. 

Un peu de vocabulaire tiré de l’article : 

  • échouée : dans ce contexte, cela veut dire que la baleine est arrivée sur le rivage
  • un cétacé : un gros mammifère marin, telles la baleine ou l’orque
  • un gobelet : un verre
  • énumérer : faire la liste

Une société sans mâles ?

Comme souvent, les nouvelles concernant les humains sont un peu trop déprimantes à mon goût cette semaine, alors j’ai décidé de partager un article sur les animaux que j’ai trouvé très intéressant.

Comme je ne suis pas la personne la plus renseignée en matière de science, je suis toujours fascinée quand je lis des articles scientifiques. Je sais depuis longtemps qu’il existe des espèces asexuées, mais j’ai toujours eu du mal à comprendre comment elles pouvaient se reproduire. Ce n’est pas par hasard que j’ai fait des études littéraires !

Quand j’ai lu le titre de cet article, j’ai immédiatement eu envie de le lire. Et j’ai appris qu’il y avait beaucoup plus d’animaux que je ne le pensais qui pouvaient se reproduire par parthénogenèse, c’est-à-dire de façon asexuelle. Je ne connaissais même pas ce mot ! C’est le cas de certains lézards et requins par exemple. J’ai fait quelques recherches ensuite qui l’ont confirmé. 

D’après l’étude menée par un docteur japonais, des colonies de termites qui contenaient autrefois des mâles n’ont maintenant plus que des femelles et sembleraient très bien fonctionner. Il paraîtrait même que les femelles travaillent très bien ensemble et que plusieurs reines parviennent à cohabiter dans une même colonie. 

Le vocabulaire de l’article n’est pas très complexe dans l’ensemble, mais saviez-vous qu’un groupe de termites ou de fourmis s’appelait une colonie ? Connaissez-vous d’autres noms qui désignent des groupes d’animaux ?

  • une meute de chiens, de loups
  • une horde de chiens, de loups
  • un troupeau de vaches, de moutons, d’éléphants
  • un banc de poissons
  • un essaim d’abeilles, de guêpes
  • une harde de cerfs, de daims
  • un cheptel de bisons

Il en existe d’autres et plusieurs peuvent s’utiliser pour le même groupe d’animaux ou correspondre à plusieurs types d’animaux, parfois sans rien en commun. Vous pourrez entendre parler d’une compagnie, d’une bande, d’une troupe, d’une harde, d’une volée, d’une nuée, etc. Je dois avouer que je ne suis pas sûre d’être capable de nommer tous les groupes d’animaux. Je sais que pour un groupe de chatons qui viennent de naître, on dira une portée, mais est-ce qu’il y a un nom spécifique pour les groupes de chats adultes ?

Des chiens, toujours des chiens

Je ne sais pas ce que j’ai cette semaine, mais je semble être inspirée par nos amis les bêtes. 

Il y a pléthore d’expressions idiomatiques contenant des noms d’animaux et le chien se retrouve dans certaines d’entre elles. En voici un petit échantillon : 

  • Si je vous dis que Pierre a perdu son travail, s’est fait largué par sa femme et qu’en plus il a attrapé une pneumonie, vous pourriez me répondre : Quelle vie de chien ! (= une vie très insatisfaisante, difficile)
  • Les lits des hôtels japonais sont trop petits pour Nicolas. Il ne peut pas étendre ses jambes et doit dormir en chien de fusil. (= les genoux remontés vers le corps)
  • J’étais en train de travailler dans mon bureau, très concentrée et j’avais encore au moins deux heures de travail à effectuer impérativement ce soir là quand mon mari est arrivé comme un chien dans un jeu de quilles, avec une bouteille de vin, et m’a demandé de le rejoindre pour prendre l’apéritif. (= arrivé mal à propos)
  • Clara a du chien, elle attire tout le monde. (= elle a du charme, elle est séduisante)
  • Mon père et son frère s’entendent comme chien et chat, du coup on fait rarement des réunions de famille. (= ils s’entendent mal, se disputent sans arrêt)
  • Un jour, je suis allée au cinéma à Zurich. Le film était américain mais doublé en allemand. J’ai eu un mal de chien à le comprendre. (= beaucoup de difficultés)
  • Je n’oublierai jamais le jour où mon colocataire a mangé tout ce qui était à moi dans le frigo et qu’il n’a rien remplacé. Il le paiera un jour car je lui garde un chien de ma chienne.  (= je lui garde rancune et je prépare une vengeance)
  • Quand j’étais en Inde, j’ai mangé du poulet pas assez cuit. J’ai été malade comme un chien pendant 2 jours. (= très malade)

Les chiens

Après avoir parlé des oiseaux il y a quelques jours, j’ai envie de parler de chiens aujourd’hui. Dans mon nouveau quartier, il y a plein de chiens errants. Mais ce qui est intéressant, c’est que les rues sont beaucoup plus propres que celles de mon quartier à Madrid, où les chiens étaient tenus en laisse et avaient des maîtres. 

Les chiens que je croise ici sont des bâtards, c’est-à-dire qu’ils sont croisés, pas de race pure. Dans d’autre contexte, ce mot peut être une insulte, comme en anglais, mais quand on parle de chien, ça veut juste dire que ce n’est pas un chien de race

Comme avec les oiseaux, je me suis demandé si je serais capable de nommer 10 races de chien, et je pense que je peux : un caniche, un labrador, un berger allemand, un carlin, un épagneul, un doberman, un teckel, un colley, un chihuahua, et un saint-bernard. Je crois que je sais tous les traduire en anglais, mais encore une fois, je n’ai aucune idée de comment dire tous ces noms en espagnol ou en italien. Même pas un seul d’entre eux pour être honnête !

Combien d’entre vous seront capables de rendre leurs noms à ces chiens ?