Film : La vie scolaire

Ce weekend, j’ai trouvé ce film très récent (2019) sur Netflix et je l’ai visionné. Je ne l’ai pas adoré, mais je ne l’ai pas non plus détesté. J’avais vu une interview des jeunes acteurs l’an dernier qui m’avait donné très envie de le voir, alors peut-être que j’ai été un peu déçue, je ne suis pas sure. Ou peut-être est-ce le réalisme du film qui m’a dérangée. Je pensais que ce serait une comédie, mais j’ai plus souvent eu la gorge nouée que j’ai rigolé. Et après toute la semaine à lire des chapitres et des articles sur l’état de l’éducation dans le monde, j’avais probablement envie de quelque chose qui m’aurait permis de m’échapper un peu plus de la réalité .

La plupart des scènes se passent dans un collège de banlieue parisienne, et comme je n’ai jamais vécu en banlieue ou fait l’expérience d’un tel établissement, je ne sais pas à quel point le film reflète la réalité de ces gosses au quotidien, mais je sais que la société a tendance à les exclure et qu’ils ne partent pas avec les mêmes chances dans la vie que les gamins des beaux quartiers. Je sais aussi que les réalisateurs sont issus de ces quartiers et qu’ils connaissent bien cette réalité.

On suit la vie de ce collège pendant toute une année scolaire. Le rôle principal est tenu par une actrice que j’aime beaucoup, Zita Hanrot. C’est la CPE (conseillère principale d’éducation), nouvellement arrivée à Paris d’une région plus calme, et contrairement à beaucoup de ses collègues, elle semble avoir à cœur d’aider ces ados à trouver leur voie. Est-ce parce qu’elle débute dans le métier ? Est-ce parce qu’elle a suivi une formation plus récente ? Sera-t-elle un jour aussi désabusée que ses collègues ? Qui sait…

J’ai trouvé les ados assez attachants mais les surveillants et certains profs super agaçants, pleins de préjugés, pleins de clichés, mais je sais aussi que ce n’est pas impossible de rencontrer de telles personnalités dans la vraie vie. Quand j’étais au lycée, un lycée bien bourgeois, j’étais en internat, et les surveillantes étaient à peine plus vieilles que les plus âgées de mes copines. Elles transgressaient les règles avec nous, en fumant dans les douches par exemple. Je trouvais ça très cool à l’époque. Mon regard a bien changé…

Bien que je n’aie pas été totalement emballée, je recommande ce film. Il est facile à regarder malgré les questions qui peuvent nous traverser l’esprit et il est très intéressant pour la langue et la culture.

Mauvaises herbes

Cette semaine, j’ai voulu voir si Netflix avait de nouveaux films français et je suis tombée sur Mauvaises herbes, le deuxième film réalisé par Kheiron. J’avais déjà parlé de son premier film, Nous trois ou rien, que j’avais adoré, et je dois dire que j’ai tout autant aimé celui-ci.

C’est l’histoire de Waël, ancien enfant des rues et petit escroc, qui se retrouve à s’occuper d’un groupe de six adolescents qui ont été exclus temporairement de leur école. Il doit tout d’abord gagner leur confiance car ils refusent de lui adresser la parole quand ils le rencontrent, mais à force de ruse et de patience, il va réussir à développer une relation avec eux, les inspirer à devenir de meilleures personnes, à s’entraider, et lui va enfin trouver un sens à sa vie.

Ça fait un peu simple dit comme ça, mais c’est vraiment drôle, les gamins sont attachants, le personnage de Catherine Deneuve est amusant et j’ai beaucoup rigolé et aussi pas mal pleuré car on voit aussi des bribes de l’enfance de Waël, dans un pays en guerre et ces scènes sont vraiment tristes.

Dans l’ensemble, très bon pour le moral, même si on pleure, et aussi pour enrichir votre vocabulaire. Vous entendrez beaucoup d’expressions familières. Prenez des notes !

Les malentendus, ça arrive aussi quand on parle la même langue

J’ai besoin de rire en ce moment, et YouTube m’aide pas mal. Cette semaine, il m’a suggéré plein de vidéos plus ou moins marrantes, dont celle-ci

Un peu de vocabulaire, majoritairement familier, tiré de la vidéo : 

  • la meuf : la femme (c’est du verlan, un type d’argot qui consiste à inverser les syllabes)
  • se faire draguer : quand on drague quelqu’un, on essaie de le/la séduire en espérant que ça débouche sur une relation amoureuse ou sexuelle. Si quelqu’un vous drague, vous pouvez dire que vous vous êtes fait draguer.
  • faire exprès de faire qqch : faire qqch intentionnellement
  • faire genre : faire comme si
  • une pompe : argot pour chaussure
  • le coup du/de… : on peut utiliser cette formule avec beaucoup d’actes qui sont plus ou moins habituels et reconnus comme une technique spécifique pour atteindre un but.
  • une bite : très familier, plutôt vulgaire, mais très utilisé pour dire pénis. 
  • carrément : selon le contexte, il pourra être traduit de différentes façons. Ici, ça veut dire complètement, vraiment. 
  • qu’est-ce que j’ai branlé ? : familier et vulgaire, mais aussi très utilisé, c’est une variation du familier, mais un peu moins vulgaire, qu’est-ce que j’ai foutu ?, ou en d’autres termes plus standards : qu’est-ce que j’ai fait ?
  • quel ringard ! : quel nul ! quel incapable ! qu’il est ridicule !
  • puer des pieds : sentir mauvais des pieds
  • le cul : les fesses
  • ça me fait chier de + infinitif : familier et vulgaire, et aussi très employé par les Français (moi incluse), on dit ça quand quelque chose nous emmerde (oups, ça aussi c’est familier et vulgaire). Quand on n’est pas content d’une situation, quand on n’a pas envie de faire quelque chose, quand on trouve quelque chose très agaçant, on va dire que ça nous fait chier. 
  • c’est une blague ! : on dit ça quand on trouve une situation ridicule, incroyable
  • un connard : familier et vulgaire pour qualifier un homme qu’on trouve très stupide. Pour une femme, on dit connasse. 
  • elle a l’air un peu ouf : encore du verlan. Ouf veut dire fou. Ou folle. 
  • un mec : argot pour dire un homme
  • prendre qqn pour qqch : elle dit tu m’as pris pour quoi ? (elle aurait dû dire prise, d’ailleurs) ce qui veut dire qu’elle se demande ce qu’il pense d’elle. On entend parfois : faut arrêter de prendre les gens pour des cons = il faut arrêter de penser que les gens sont stupides. 
  • une briseuse de couple : une femme qui essaie de faire rompre un couple
  • les couilles : familier et vulgaire pour dire testicules
  • se barrer : argot pour partir
  • terminer en beauté : elle le dit ironiquement ici, mais on peut dire ça d’un sportif par exemple. S’il termine la course en beauté, il a probablement gagné.
  • tu crois qu’on me l’a jamais fait, ce coup-là ? : tu crois que c’est la première fois que je vois ça, que je fais cette expérience ?
  • forcément : obligatoirement, nécessairement
  • taré : argot pour fou