La méthode BISOU

Je n’avais jamais entendu parler de la méthode BISOU jusqu’à récemment. Et vous ?

J’ai trouvé cet article, plutôt facile à comprendre, sans grand défi linguistique (et auquel j’ai dû apporter quelques corrections), mais qui explique simplement ce qu’est la méthode BISOU, que pour ma part, j’aimerais essayer d’appliquer à ma vie quotidienne.

Punaises de lit à Paris

Les gens qui me connaissent bien aiment se moquer de moi gentiment à cause de ce qu’ils considèrent de la maniaquerie poussée à l’extrême. Moi, ce que je dis, c’est qu’il n’y a pas 50 nuances de propreté. Il y a propre, et il y a sale. Si ce n’est pas propre, c’est sale. Simple comme bonjour.

Je déteste les chambres d’hôtels avec de la moquette et je déteste les coussins dans les chambres d’hôtel. Je déteste également les transports publics avec des sièges en tissu. Je ne comprends pas les gens qui mettent leur valise sur leur lit. Ni ceux qui s’assoient ou s’allongent sur leur lit (dans lequel ils vont se coucher plus tard en petite tenue) alors qu’ils portent des vêtements qu’ils ont portés à l’extérieur, dans les transports publics ou même dans un taxi, tout aussi sale. Et bien sûr, je déteste les chaussures à l’intérieur de la maison.

Les gens vivent bien comme ils l’entendent chez eux, mais chez moi, je tiens à ce que les choses soient propres. Je vis avec mon mari qui n’a pas la même notion de la propreté que moi, qui est d’avis qu’il y a plusieurs niveaux de propreté et qui aime me dire régulièrement que je suis probablement sale pour les personnes encore plus maniaques que moi. Comme si ça justifiait le fait qu’il est bordélique et sale. Je l’aime et d’autres le trouveraient certainement propre en comparaison à leur conjoint, mais honnêtement, si j’en avais les moyens, nous vivrions séparément. Idéalement dans le même immeuble, mais chacun dans son appartement. Et là, mon appartement serait impeccable. La seule raison pour laquelle il ne l’est pas, c’est parce que je ne vis pas seule et que je refuse d’en faire plus que je n’en fais déjà en termes de tâches ménagères. Mes convictions féministes l’emportent sur ma maniaquerie.

Je me fiche complètement que les gens critiquent ma maniaquerie, tant qu’ils me laissent penser et dire que je les trouve sales. Par contre, ce qui m’agace un peu quand même, c’est qu’ils n’ont pas l’air de comprendre la rationalité derrière mon envie que les choses soient propres.

Comment qui que ce soit peut justifier les chaussures à l’intérieur ? Et je ne parle même pas des chaussures sur le canapé ou le lit, comme je le vois sans cesse dans les séries et les films américains. On marche dans la rue avec nos chaussures !!! J’ai vécu dans beaucoup de villes différentes, mais prenons Londres et Madrid comme exemples car les gens gardent leurs chaussures à l’intérieur en Angleterre et en Espagne. Dans ces deux villes, j’habitais dans des quartiers aux loyers assez élevés. Et pourtant les rues étaient pleines de merdes de chiens. Parfois il y avait aussi du vomi. Et toutes sortes de déchets ici et là, car les gens peuvent être extrêmement incivils dans ces pays dits civilisés… Donc en bref, les rues sont sales. Les seules rues propres que j’ai parcourues sont les rues du Japon. Mais au Japon, il est hors de question de porter ses chaussures à l’intérieur car on est bien conscient que c’est sale, malgré la propreté apparente des rues. Marcher à l’intérieur avec ses chaussures revient au même pour moi que d’étaler de la merde sur mon sol. Et ça, non merci.

Les hôtels accueillent des visiteurs du monde entier. Certains dont la culture veut qu’ils ôtent leurs chaussures à l’intérieur, et d’autres à qui cela ne traverseraient même pas l’esprit. Quand le sol est recouvert de moquette, on peut donc supposer que des milliers de chaussures l’ont foulé. Comment ne peut-on pas penser que ce sol est infesté de saletés ? Et les coussins, pensez-vous vraiment qu’ils les lavent entre chaque occupant ?

Et dans les transports publics, tous ces gens qui mettent leurs pieds sur les sièges ! Quelle horreur !

Je dois dire qu’en Thaïlande, les gens sont beaucoup plus propres de ce côté-là. Culturellement, ce n’est pas acceptable de porter ces chaussures à l’intérieur et personne ne met ses pieds sur les sièges. Bon par contre, j’ai vu une fois un homme se curer le nez avec insistance dans le train aérien et essuyer son doigt sur la barre verticale ensuite, à laquelle les gens se tiennent pour ne pas tomber. 🤮

Quand je rappelle à mon mari de bien tout nettoyer le soir quand il a terminé son diner et de ne pas laisser de nourriture sur le comptoir de la cuisine, ce n’est pas pour le plaisir de le contrôler. C’est tout simplement pour ne pas attirer les cafards et les geckos. Et je suis d’avis que cela représente beaucoup moins de travail de faire les choses au fur et à mesure – de nettoyer tout de suite après avoir sali, de ranger après avoir dérangé, etc. – que de laisser la saleté et le bazar s’accumuler. Si vous nettoyez les murs de votre douche chaque jour ou tous les deux ou trois jours, c’est facile et c’est rapide. Si vous le faites une fois par mois ou une fois tous les six mois, c’est beaucoup plus fatigant parce qu’il faut frotter beaucoup plus fort et ça prend beaucoup plus de temps. Les gens pensent que j’aime faire le ménage. Mais non, c’est tout le contraire. Je n’aime pas faire le ménage. Et pour ne pas avoir à faire trop de ménage, je suis propre au quotidien et je fais les choses au fur et à mesure.

J’ai eu la chance de vivre principalement dans des logements propres et agréables. Mais durant une courte période de ma vie, j’ai vécu en colocation à Londres et j’en ai des souvenirs horribles. Je crois que j’ai vécu dans trois colocations différentes et chaque expérience a été pire que la précédente. Mes colocataires étaient à chaque fois des personnes que je ne connaissais pas personnellement au départ et elles étaient toutes absolument dégueulasses. Mais il y avait aussi le fait que les propriétaires ne se souciaient aucunement de laisser vivre leurs locataires dans des conditions abominables. J’ai connu énormément de personnes vivant en colocation et la plupart ont rencontré des problèmes avec leur propriétaire qui refusait de réparer ce qui devait l’être pour assurer des conditions de vie décente. Je n’ai jamais compris que les propriétaires soient autorisés à louer des appartements et des maisons qui s’effritaient, qui moisissaient, qui étaient mal isolées, etc. Il me semblait que c’était un cercle vicieux. Les propriétaires ne respectaient pas leurs locataires. Du coup, les locataires ne respectaient pas leur logement. Vu le prix des loyers à Londres, j’ai quand même un gros problème avec les propriétaires qui louent des logements insalubres et refusent de faire les réparations nécessaires.

Je suis tombée sur un article ce weekend parlant du problème des punaises de lit à Paris. J’éprouve un sentiment de dégout absolu. Là encore j’ai eu la chance jusqu’ici de n’avoir jamais été confrontée à ce problème, même en ayant vécu et considérablement voyagé dans des pays en voie de développement. Même quand je voyageais avec un budget beaucoup plus restreint que maintenant. J’ai des ami·e·s qui ont eu des soucis de punaises de lit lors de leurs voyages et qui m’ont raconté à quel point c’était affreux.

Je pensais que c’était un problème de pays pauvres. Mais à la lecture de cet article et d’autres sur le même sujet, je me suis rendu compte que non. Je n’ai jamais vécu à Paris, je déteste Paris, et je pense vraiment que Bangkok est plus propre que Paris à plein d’égards.

Faisons maintenant une petite analyse de l’article : en vert, le vocabulaire autour du thème des nuisibles, en rouge, des verbes suivis de prépositions, en bleu, des connecteurs logiques, et souligné, du vocabulaire à observer. Je vais détailler un peu le vocabulaire souligné à la suite de l’article.

https://www.lemonde.fr/argent/article/2020/01/10/les-logements-avec-punaises-de-lit-et-blattes-desormais-interdits-a-la-location_6025377_1657007.html
  • insalubre : on remarque le préfixe privatif -in = qui n’est pas salubre, salubre signifiant qui a une action favorable sur… On peut parler d’air (in)salubre, de climat (in)salubre, de logement (in)salubre, etc. Synonyme ? Malsain, par exemple.
  • disséminant : participe présent – mot de la même famille que semer. Synonymes ? Répandant, dispersant, éparpillant…
  • la recrudescence : ce mot vient du latin et on le retrouve dans la langue anglaise également, ce qui facilite la compréhension pour les anglophones. Synonymes ? Progression, augmentation, accroissement…
  • un bailleur : ce n’est pas quelqu’un qui bâille, avec un accent circonflexe, mais quelqu’un qui propose un bail, c’est-à-dire un contrat de location.
  • la literie : tout ce qui se rapporte au lit
  • les coutures : du verbe coudre – la jonction de deux morceaux d’étoffe, de tissu, etc.
  • le sommier : partie du lit sur laquelle on pose le matelas
  • les interstices : comme en anglais, des petits espaces vides entre deux parties de quelque chose
  • salée : vient de sel – mais évidemment dans le contexte, c’est au sens figuré et appartient au langage familier. Quand l’addition est salée, cela veut dire que le prix est élevé.
  • ardue : synonymes ? Difficile, pénible, rude…
  • l’insalubrité : maintenant que je comprends insalubre, ce nom est beaucoup plus facile à comprendre, non ?

Harcèlement en ligne, insultes et menaces

Cela m’arrive parfois de lire les commentaires laissés par les internautes sur YouTube. Je le fais principalement pour observer les fautes de français, car elles sont pléthore et m’inspirent. Mais à chaque fois, j’hallucine de voir la méchanceté et la bêtise des gens qui se disputent et s’insultent alors qu’ils ne se connaissent absolument pas, seulement parce qu’ils ont des avis différents. Très souvent sur des sujets futiles en plus.

Je pensais qu’il était déjà illégal de menacer autrui, mais apparemment non ! C’est seulement cette semaine que YouTube a annoncé la mise en place de mesures destinées à lutter contre les menaces et les insultes personnelles. Incroyable qu’ils aient attendu aussi longtemps, non ?

Je partage donc un court article traitant de ce sujet, pas très compliqué, que vous pouvez analyser. Observez en vert les prépositions et demandez-vous pourquoi c’est celle-ci qui est employée et pas une autre. Est-ce une préposition qui fonctionne avec le verbe ou avec un nom ? Fait-elle partie d’une expression figée ? J’ai souligné un peu de vocabulaire à observer. Par exemple, assainissement : quel est le radical que vous repérez dans ce nom ? Même question pour malveillant. Etc. J’ai surligné en jaune un participe passé. À quel nom correspond-il ? Et en rouge, une forme verbale peu utilisée par les apprenant·e·s car ils et elles la trouvent compliquée. Comment pourriez-vous reformuler cette phrase ? (Indice : essayez avec “on” comme sujet.) Pouvez-vous penser à d’autres phrases avec la même structure ? Comment les traduisez-vous dans votre langue ?

Une action contre les dérives d'Internet

Pour rester sur le thème d’hier, j’ai choisi un article abordant le thème d’Internet, trouvé en ligne dans le journal de Montréal.

L’information vient de l’AFP : Agence France Presse – l’équivalent français de Reuters et de l’AP.

L’article n’est pas très complexe, mais cela ne veut pas dire qu’il ne mérite pas d’être analysé. J’ai choisi de surligner en vert certaines prépositions, et bleu les connecteurs logiques et en jaune, un pronom démonstratif. J’ai souligné deux expressions que j’entends peu chez mes élèves et j’ai mis en gras et en bleu le vocabulaire spécifique au thème.

Les prépositions sont la bête noire de beaucoup d’étudiant·e·s avancé·e·s. Observez-les ! Demandez-vous pourquoi on a “contre les dérives d’internet”, “par des groupes”, etc. Souvent, c’est le verbe qui impose la préposition : lancer contre, être appuyé par, viser à, être chargé de, permettre à qqn de faire qqch, etc. D’autres fois, c’est le nom qui suit qui impose la préposition : sur le net, dans un communiqué, à l’occasion, etc. ” La préposition “de” est parfois imposée par le verbe et d’autres fois, elle introduit un complément du nom ou fait partie d’une expression figée. Soyez attentif·ve, soyez constant·e, soyez persévérant·e !

Être auto-entrepreneur en France

Voici un article dont le titre m’a immédiatement interpelée. Je me suis demandé si mes étudiant·e·s comprendraient facilement de quoi il s’agissait ou s’ils et elles seraient perplexes.

Si vous connaissez le verbe abattre, uniquement au sens de tuer, il se peut que vous soyez un peu déstabilisé·e (observez le é de la première syllabe, devant deux consonnes 😉 ).

L’article est court et je vais me concentrer sur le vocabulaire qui, à mon avis, pourrait poser problème à mes étudiant·e·s avancé·e·s ou qu’ils et elles n’utiliseraient pas forcément naturellement. Et quelques formes verbales.

  • un abattement : on parle ici d’une réduction du cout de qqch. On entend souvent parler d’abattement fiscal, qui est une réduction d’impôts.
  • raboté : raboter qqch, au sens propre, c’est le rendre plat avec un outil qui s’appelle un rabot (rebate plane en anglais). Ici, nous sommes évidemment au sens figuré, et raboté veut dire diminué.
  • un dispositif d’exonération : des mesures pour dispenser, exempter
  • cotisation sociales : ce sont les impôts prélevés sur les salaires qui, techniquement, servent à contribuer à la société
  • être revu à la baisse : revoir qqch à la baisse signifie que l’on avait fait une estimation qu’il va falloir diminuer. On peut l’utiliser dans d’autres contextes qu’en parlant d’argent. On peut revoir ses ambitions à la baisse par exemple. Je voulais obtenir 100% des points à mon examen de japonais, mais je pense que je vais revoir mes ambitions à la baisse et viser les 70%.
  • se sont élevés contre : ils se sont fait entendre, ils ont fait entendre leurs voix qui allaient à l’encontre de la décision
  • atteinte au pouvoir d’achat : le pouvoir d’achat, c’est notre capacité pécuniaire à dépenser ; une atteinte, ici, c’est une agression, une attaque, le fait de causer un dommage.
  • un projet de décret : un décret, c’est un acte réglementaire, officiel, un peu comme une loi
  • l’alignement : même si c’est un peu comme en anglais, vous auriez pensé à l’utiliser de vous-même ?
  • a-t-elle justifié : observez la structure
  • serait maintenue : observez l’utilisation du conditionnel pour exprimer la probabilité
  • nouvellement : vous le comprenez facilement, mais utilisez-vous cet adverbe ? Je ne crois pas l’avoir entendu chez mes étudiants dernièrement, si jamais…
  • passerait : encore un conditionnel pour la probabilité
  • ce projet de refonte : refonte, vient de fondre (to melt). La refonte, c’est l’action de remanier afin d’améliorer (en théorie)
  • dans un communiqué : expression très courante dans les articles de journaux – un communiqué est une information, un rapport, un renseignement transmis officiellement au public.

Avions et animaux de soutien émotionnel

C’est un article de France info plutôt facile et pas très riche linguistiquement que je partage aujourd’hui. Vous pourrez observer les verbes déclaratifs en rose et faire attention au vocabulaire souligné que vous comprenez certainement mais que peut-être vous n’utiliseriez pas de vous-même.

Avec un article comme celui-ci, autre qu’un travail rapide d’analyse, vous pouvez faire un travail de production écrite. Comment réagissez-vous à la lecture d’un tel article ? Moi, personnellement, j’ai beaucoup de pensées qui me traversent l’esprit.

Je publie régulièrement des posts pour pratiquer la compréhension mais il est aussi très important de pratiquer la production. Qu’idéalement vous faites vérifier par un·e prof, ou si vous n’en avez pas, quelqu’un qui maitrise la langue française. Et si vous n’avez personne sous la main pour vous aider, relisez-vous à froid, quelques jours après avoir écrit. Vous aurez un nouveau regard sur votre écrit et vous pourrez probablement l’améliorer.

Quel type d’écrit pourriez-vous pratiquer à partir de cet article ? Si vous n’avez pas d’idées, je donne quelques exemples à la suite de l’article.

  • Une lettre adressée au journal pour réagir spécifiquement à cette histoire et dire que vous n’êtes pas d’accord avec cette pratique. 3 arguments accompagnés d’exemples.
  • Une lettre adressée au journal, toujours pour réagir à cette histoire, pour dire que vous êtes favorable à cette décision du DoT . 3 arguments accompagnés d’exemples.
  • Un article “pour ou contre les animaux de soutien émotionnel dans les avions”, en étant soit pour, soit contre, soit nuancé·e.
  • Un article sur les animaux dans les transports publics en général.
  • Un article qui compare les voyages en avion d’il y a 30 ans avec les voyages en avion d’aujourd’hui.
  • Etc.

Pour améliorer votre oral, il faut parler autant que possible. Pour améliorer votre écrit, il faut écrire autant que possible ! Sur tout et n’importe quoi, mais toujours en essayant d’être un minimum organisé·e, d’utiliser un vocabulaire varié, en essayant de réutiliser des mots qui sont sur votre liste de vocabulaire mal connu / peu utilisé si vous en avez une. Essayez de proposer des arguments et des exemples pour les justifier. Utilisez des connecteurs logiques. Relisez-vous. Vérifiez vos accords. Limitez votre utilisation des verbes être, avoir, faire, dire, aller. Utilisez un dictionnaire !

Livre de préparation à la PE du DALF

Si vous souhaitez passer le DALF C1 ou C2, comme je le répète constamment, il est primordial de bien s’y préparer. Même si l’on parle très bien français, on ne se présente pas à l’examen sans l’avoir préparé. Comptez plusieurs semaines de préparation, voire plusieurs mois, selon d’où vous partez.

Si pour une raison ou une autre, vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas travaillez avec un·e prof, il faut vous procurer du matériel spécifiquement conçu pour la préparation, avec lequel vous pourrez peaufiner la méthodologie. J’ai mentionné un premier livre la semaine dernière, et aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un livre qui se focalise sur la production écrite. Il a été publié l’année dernière, je me le suis procuré cette année, et je le trouve très bien.

Il s’intitule Préparer le DALF C1 & C2, aux Éditions PUG et ressemble à ça :

ISBN-10: 2706129840
ISBN-13: 978-2706129841

Comme indiqué sur la couverture, c’est un livre de méthodologie, avec lequel vous pourrez vous entrainer à travers des activités guidées et vous pourrez consulter les corrigés à la fin du livre.

Vous pouvez avoir un aperçu du livre ici. Il suffit de cliquer sur le livre et plusieurs pages apparaitront.

Institutions européennes – analyse d’un article

Une fois n’est pas coutume, j’ai sélectionné un article économique et politique cette semaine. Pas mon sujet préféré, mais si vous étudiez à un niveau avancé, il faut pouvoir parler de tout ! Et si le sujet vous intéresse, vous serez pris·e plus au sérieux si vous en parlez correctement et avec précision, c’est-à-dire avec le vocabulaire qui correspond à la situation.

J’ai décidé de partager cet article, sur les institutions européennes et les récents changements. Un sujet qui me passe un peu au-dessus de la tête, mais je trouve immensément intéressant que deux femmes aient été nommées à la tête d’institutions aussi importantes que la Commission européenne et la Banque centrale européenne. J’avais prévu de poster tout l’article et de faire une analyse détaillée, mais malheureusement, le temps me manque cette semaine, alors je l’ai coupé et j’ai juste eu le temps de relever ce que j’aimerais que mes étudiant·es avancé·es observent s’ils ou elles faisaient cet exercice : en rose, des verbes, en jaune, des verbes déclaratifs, en bleu, des connecteurs logiques (j’ai inclus autant de, qui n’est pas exactement un connecteur, mais observez son utilisation quand même), et j’ai souligné du vocabulaire qui se retrouve particulièrement dans ce type d’articles et que je n’ai pratiquement jamais lu dans les écrits de mes étudiant·es, ou même entendu dans nos discussions.

Bonne analyse !

Féminicides en France

Je reçois les notifications de TV5 monde sur mon téléphone et cette semaine, j’en ai reçu une pour cet article qui aborde le sujet des violences faites aux femmes, plus particulièrement des féminicides, et qui dresse un bilan accablant de la situation en France.

C’est un thème qui me met évidemment très en colère et je suis plus que d’accord avec l’article pour dire qu’il faut arrêter d’appeler cela des crimes passionnels. Ce sont des crimes commis par des hommes qui pensent que les femmes leur appartiennent. Ce sont des crimes en lien direct avec le système dans lequel on vit et où les femmes sont chosifiées et traitées comme des êtres inférieurs dont il faut contrôler le corps.

Je ne sais pas quelle est la situation dans les autres pays dont les valeurs se rapprochent de celles de la France, mais je suis certaine que les femmes sont victimes de violence dans tous les pays du monde. Savez-vous quelle est la situation dans votre pays ?

Je me suis dit que j’allais partager une partie de cet article et en profiter pour faire une petite analyse. En rose, vous trouverez le vocabulaire sur le thème des violences faites aux femmes. En bleu : connecteurs logiques. En jaune : participes passés fonctionnant sans auxiliaire. En vert, observez les pronoms compléments. Et j’ai souligné quelques structures sur lesquelles je ferai quelques commentaires à la suite du texte.

Pour lire la suite, cliquez ici.
  • tous les deux jours et demi : j’ai choisi de souligner cette structure car je sais que beaucoup de mes étudiantes auraient tendance à dire “chaque deux jours et demi“. On peut dire chaque jour, chaque mois, chaque année, chaque premier mercredi du mois, etc., mais on dira tous les deux jours, toutes les trois semaines, toutes les cinq minutes, etc. On peut également dire tous les jours, toutes les semaines, tous les ans, tous les premiers mercredis du mois, etc.
  • au cours de : une alternative à pendant
  • pour ne pas dire : not to mention, not to say – précise et renforce ce qui vient d’être dit
  • un collectif : un groupe
  • nous avons honte pour notre pays : on peut avoir honte de qqch/qqn ou avoir honte pour qqch/qqn. Il y a une petite différence de sens.
  • avancer des pistes de solutions possibles : proposer des solutions
  • sur le papier : indique que les lois existent mais ne sont pas appliquées.
  • tenir à réagir : vouloir réagir – Si je tiens à faire qqch, je veux le faire, c’est important pour moi.
  • le cas échéant : si besoin
  • mettre en oeuvre : implémenter (anglicisme), réaliser
  • déjà prévus par la loi : pour lesquels la loi a déjà été écrite
  • se porter volontaire : un bon synonyme d’être + combinaison de mots fréquente
  • les éventuels manquements : attention au faux ami : éventuel veut dire possible, potentiel – les erreurs potentielles
  • un outil efficace : combinaison de mots
  • après avoir été interpelée : remarquez la structure avec après + infinitif passé + passif. Interpeler = to call out
  • concernant cette affaire : une autre façon de dire à propos de cette affaire