Trouver du sens au travail

J’adore mon travail et pour moi, il a énormément de sens. Mais je sais que ce n’est pas le cas de tout le monde. J’ai des amis qui n’aiment pas leur travail, qui y vont chaque jour à reculons et pour qui c’est une énorme source de stress. Mais ils n’ont pas le choix car le chômage n’est pas une alternative souhaitable, surtout quand on a plusieurs bouches à nourrir.

Moi, je n’ai personne qui dépend de moi et je n’ai pas à m’inquiéter de nourrir qui que ce soit. Mon mari a également un emploi. Nous n’éprouvons pas le besoin de vivre une vie luxueuse et par conséquent, on peut tous les deux exercer un emploi qui nous rend heureux, même si on ne sera jamais millionnaires.

Cette semaine, mon téléphone m’a suggéré de lire un article dans lequel le journaliste expliquait qu’un Français sur cinq ne trouvait aucun sens ni aucune utilité à son travail. J’avais déjà écouté un podcast sur ce sujet en anglais que j’avais trouvé intéressant mais aussi un peu triste et l’article ne m’a pas vraiment appris quoi que ce soit de nouveau, mais je me suis dit que j’allais le partager ici car il y a beaucoup de vocabulaire en relation avec le travail. L’article original, paru dans le Figaro le 29 avril, peut être trouvé ici.


https://amp.lefigaro.fr/decideurs/emploi/un-francais-sur-cinq-ne-percoit-ni-le-sens-ni-l-utilite-de-son-emploi-20190429

Il est probable que vous comprenez tout. Mais est-ce que vous utiliseriez de vous-même tout ce qui est surligné ? Il y a les mots individuels, mais il y a aussi les mots qui fonctionnent ensemble, tels que “mobilité géographique”, “conditions de travail favorables”, “sécurité de l’emploi”, etc.

Pour développer votre vocabulaire autour du travail, vous pouvez lire plusieurs articles sur ce thème, il y en a plein sur Internet, et vous amusez à repérer le vocabulaire employé par les journalistes. Vous remarquerez peut-être que c’est souvent le même qui revient. Et plus vous vous en imprégnez, plus vous serez susceptible de le réutiliser. Écrivez vous-même, parlez de travail, faites en sorte que ce vocabulaire s’installe dans votre mémoire!

Pour ce qui est de la phrase soulignée dans le texte, elle est grammaticalement incorrecte – l’aviez-vous remarqué ? J’ai aussi corrigé quelques petites coquilles.

Tester son vocabulaire seul ou à plusieurs

Il existe une multitude de jeux pour pratiquer son vocabulaire et se forcer à penser (vite) en français.

On peut jouer seule ou à plusieurs à la plupart de ces jeux.

À plusieurs, on peut jouer à l’écrit au baccalauréat (aussi appelé petit bac). Il faut seulement une feuille et un crayon par joueur et ça ressemble à ça :

Si l’on veut compter les points, on en marque 2 quand on a une bonne réponse et que l’on est la seule joueuse à avoir cette réponse. Si une autre joueuse a le même mot, on marque seulement 1 point. La première personne à avoir rempli une ligne dit stop et les autres doivent arrêter d’écrire. Pour commencer, une joueuse récite l’alphabet dans sa tête et une autre joueuse dit stop. Celle qui récitait l’alphabet annonce la lettre sur laquelle elle a été arrêtée.

Ces catégories sont celles qu’on utilisait entre Français quand j’étais plus jeune. On peut bien sûr choisir d’autres catégories selon le vocabulaire que l’on veut pratiquer (verbes du premier groupe, verbes du deuxième groupe, verbes du troisième groupe, prépositions, adjectifs, adverbes, connecteurs, personnages historiques, villes francophones, films français, vocabulaire du travail, de la nature, de la maison, etc.)

On peut aussi jouer à l’oral à une variante de ce jeu, seul ou à plusieurs. On choisit une catégorie et on doit à tour de rôle donner un mot qui rentre dans cette catégorie, dans l’ordre alphabétique.

Par exemple, on est 5 joueurs et on choisit la catégorie animaux :

Joueur 1 : abeille, joueur 2 : babouin, joueuse 3 : chat, joueuse 4 : dromadaire, joueuse 5 : éléphant, joueur 1 : faon, joueur 2 : gorille, joueuse 3 : hyène, joueuse 4 : iguane, joueuse 5 : jaguar, joueur 1 : koala, joueur 2 : lion, etc.

On détermine une durée maximum pour répondre. Si aucun mot ne nous vient à l’esprit, on est éliminé et la dernière personne restant en jeu gagne. On peut aussi jouer sans être trop compétitif pour ne pas se décourager et juste sauter son tour, et aussi rechercher ensemble sur Internet quand personne ne peut penser à un mot commençant par une certaine lettre.

Si vous êtes seul·e, vous pouvez vous mettre au défi de trouver autant de mot que possible dans une catégorie déterminée, en allant le plus vite possible. On peut s’autoriser à sauter des lettres, mais on note celles qui nous échappent et on y revient plus tard !

Catégorie plutôt facile : Verbes du premier groupe : aimer, balancer, chanter, danser, écouter, fumer, garer, hausser, isoler, jouer, kidnapper, lever, mener, nager, oppresser, peser, qualifier, ramer, sauter, torturer, user, voiler, warranter, xylophoner, yoyoter, zapper, et si on a fait ça vite, on recommence du début : arriver, brosser, etc…

Catégorie plus difficile : Verbes pouvant être synonymes de dire (tous contextes, tous registres) : affirmer, balancer, crier, divulguer, exprimer, formuler, garantir, hurler, indiquer, justifier, k…, lâcher, murmurer, narrer, objecter, prétendre, questionner, rétorquer, stipuler, trahir, u…, v…

Parler d’argent

Dans l’article sur les jeux à gratter dont j’ai parlé il y a trois jours, nous avions un synonyme familier du mot argent : le blé. En connaissez-vous d’autres ?

Si vous suivez les actualités françaises, vous avez peut-être entendu parler d’une phrase prononcée par Macron il y a quelques mois, dans laquelle il parlait du pognon de dingue (= beaucoup d’argent) dépensé en aides sociales. Cette sortie du président français avait fait couler beaucoup d’encre et provoqué de nombreuses critiques en France.

Le pognon, tout comme le blé, fait partie du registre familier. Nous avons beaucoup de synonymes dans le même registre. Personnellement, j’utilise le fric et la thune. Parfois je parle de sous (masculin pluriel). D’autres parlent de flouze (masculin), de maille (féminin), d’oseille (féminin), de fraîche (féminin), de pépètes (féminin pluriel), de pèze (masculin), etc. La nouvelle génération emploie probablement des mots dont je n’ai pas conscience. 

Quand on n’a pas d’argent, on peut dire qu’on est fauché (comme les blés) ou encore qu’on n’a pas un radis ou qu’on est à sec. Il m’est aussi arrivé de dire que je n’avais pas un rond. On reste ici encore dans le registre familier. 

Nous avons aussi beaucoup de vocabulaire faisant référence à l’argent dans les registres courant et soutenu.

  • Quand on travaille, on touche un salaire. On peut aussi parler de rémunération ou de revenu. L’impôt que l’on paie sur son salaire s’appelle l’impôt sur le revenu. On parle aussi de paye (ou paie – les deux orthographes sont autorisées). Quand on est salarié d’une entreprise, on reçoit généralement sa paye à la fin du mois et on peut voir en détails quels sont les charges diverses associées à notre salaire sur une fiche de paye. Le jour de paye est en général très attendu des employés. 
  • Les personnes exerçant une profession libérale (médecin, avocat, notaire, etc) touchent des honoraires tandis que les acteurs touchent un cachet. Les actionnaires d’une entreprise reçoivent des dividendes. Autrefois, les domestiques touchaient des gages (= c’est un mot que l’on retrouve dans la littérature, mais que l’on n’utilise plus.) Si vous avez de la chance, votre employeur vous versera peut-être une prime à Noël. 
  • Si vous êtes locataire, vous devez payer un loyer. Vous avez probablement dû payer une caution à votre propriétaire avant d’emménager. Si vous êtes propriétaire, vous avez peut-être acheté votre maison grâce à un prêt bancaire. En tout cas, vous devez sûrement payer des factures tous les mois, d’eau, d’électricité, de téléphone, etc.
  • Les étudiants qui n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins peuvent demander une bourse
  • En cas de divorce, un des parents verse habituellement une pension alimentaire au parent qui a la garde des enfants. S’il refuse de payer alors que le juge le lui a ordonné, l’autre parent peut demander des dommages et intérêts (il me semble).
  • Au restaurant, vous devez payer l’addition avant de partir et si vous avez apprécié le service, les serveurs apprécieront un pourboire. Il n’est pas obligatoire en France car le service est supposé être inclus dans le prix. Je ne sais pas, toutefois, si l’on peut demander une réduction en cas de service grossier et désagréable…
  • Quand j’étais petite, tous les ans, en fin d’année, les pompiers et le facteur faisaient la tournée des maisons des communes dans lesquelles ils travaillaient pour vendre leurs calendriers et chercher leurs étrennes. Il n’y avait pas de prix fixe. Les habitants leur donnaient une somme d’argent qu’ils pouvaient se permettre pour les remercier de leurs services. Je ne sais pas si cela se fait encore, il faudra que je me renseigne. Habituellement, les concierges reçoivent aussi des étrennes en fin d’année de la part des habitants de leur immeuble.  

Cela fait beaucoup de vocabulaire pour un seul post, et il y en a encore énormément dans le champ lexical de l’argent ! En France, on n’aime pas parler d’argent. On a pourtant beaucoup de mots pour en parler !