Interférences au Pays de Galles

Comme je n’avais pas très envie de parler de COVID ou de politique, et que je ne disposais pas de beaucoup de temps, j’ai recherché un article court dans la rubrique “Insolites” pour une petite analyse, et je suis tombée sur cet article. Petite information locale atterrie dans Courrier International… Ce n’est pas vraiment intéressant à mon avis, mais même avec les articles les moins fascinants, on peut réfléchir à la langue et perfectionner son français.

On peut prêter attention au vocabulaire et/ou à la grammaire, aux connecteurs, aux prépositions, aux pronoms compléments, aux pronoms relatifs, etc.

Ici, j’ai choisi de mettre en évidence du vocabulaire autour du thème de l’article (en vert), des expressions fréquentes (en bleu), des verbes / formes verbales (en rouge), des connecteurs (surlignés en bleu) et la préposition “à” 2 fois pour vous forcer à vous demander à quoi elle correspond (ce n’est pas rare que les apprenant.e.s la remplacent par “de” ou “pour” dans leurs productions, ce qui est incorrect).

Le but de cet exercice est de vous forcer à ralentir et à observer la langue plus attentivement. Je vois trop de précipitation chez les apprenant.e.s avancé.e.s, ce qui cause souvent des malentendus et/ou qui leur fait commettre les mêmes erreurs pendant des semaines, des mois, voire des années. Si vous faites parfois des erreurs basiques alors que vous étudiez au niveau avancé, ralentissez ! Prenez votre temps et interrogez-vous sur ce que vous observez.

Porter un masque ou ne pas porter de masque ?

Je fais partie des personnes qui n’étaient pas emballées à l’idée de porter un masque quand la pandémie a commencé. Mais je vis dans un pays où cela fait partie de la culture de porter un masque quand on est malade, dans le souci de ne pas contaminer les autres. Ce qui est très civil quand on y pense, non ?

Comme je n’aimais pas le masque, j’ai passé trois semaines sans sortir au début du printemps. Puis j’en ai eu marre et je me suis adaptée. J’ai commencé par porter des masques jetables, car les masques en tissu me donnaient l’impression que je ne pourrais pas respirer. Je déteste avoir le nez obstrué. Et en fait, après quelque temps, c’est devenu normal. Les marchands de masques pullulent à Bangkok et moi, je leur achète des masques régulièrement. 🙂 C’est devenu un accessoire de mode et tout le monde en porte. Dans les transports publics et les magasins, le port du masque est obligatoire. On vous refuse l’entrée si vous venez sans masque. Et dans la rue, la grande majorité des gens en portent un.

Je ne sais pas pour sûr si cela a contribué au fait que le COVID ne s’est pas propagé ici alors que la Thaïlande est le premier pays où un cas avait été recensé en dehors de la Chine. Mais quand je vois l’attitude de certaines populations par rapport au port du masque et que je compare les données, je me dis qu’il est fort probable que le masque nous a protégés de l’épidémie ici.

De plus en plus d’articles sont écrits sur ce sujet. En voici un que vous pouvez analyser. Des verbes en rouge, du vocabulaire en vert, des prépositions en jaune, des connecteurs en bleu. Je n’ai pas tout relevé dans chaque catégorie. Seulement ce à quoi je recommanderais à mes étudiant.e.s avancé.e.s de prêter attention.

Bulles de voyage

Ma semaine de congé s’est bien passée, même si je dois avouer que c’était trop court et que j’aurais dû prendre un peu plus de temps pour me reposer. J’ai pris le train pour la première fois en Thaïlande. Bilan : la climatisation y est bien trop forte ! La prochaine fois, soit je mets un bonnet et une écharpe, soit je réserve une place dans un wagon non climatisé, si c’est possible. Même problème à l’hôtel. J’ai eu beau passer mon temps à éteindre la climatisation pendant la journée et à la régler sur 27 le soir, elle redémarrait automatiquement et changeait de température au cours de la nuit, ce qui signifie que je me réveillais chaque matin dans une chambre-frigo. Pas cool !

Mais à part ça, mon court séjour à Hua Hin a été plutôt plaisant. L’hôtel et la ville en général était plutôt déserts, et si cela n’était pas pour me déplaire, ça m’a aussi fait de la peine pour les commerçants locaux. Sans touristes, la vie est dure pour beaucoup de Thaïlandais.

J’ai lu ce court article hier, qui parle de bulles de voyage dont j’avais vaguement entendu parler. Je pensais que ce n’était pas une bonne idée et je suis assez contente qu’ils y aient renoncé pour l’instant. La Thaïlande a été le premier pays à détecter officiellement un cas de coronavirus en dehors de la Chine, mais le pays a plutôt bien géré la crise en fermant très rapidement ses frontières. Il y a aussi le fait que les gens sont habitués à porter des masques ici et que la majorité des gens l’ont fait dès le début, et les autres (comme moi) se sont vite adaptés.

J’ai décidé de partager l’article car il contient des collocations intéressantes, qui se retrouvent assez fréquemment dans la presse si vous y prêtez attention. La plupart de mes élèves qui travaillent au niveau C sont capables de très bien écrire, ont des connaissances avancées de la grammaire, mais ce qui leur fait souvent défaut, c’est le vocabulaire adéquat. Elles et ils disposent d’un vocabulaire étendu, connaissent un tas de synonymes, mais ce n’est pas toujours évident pour elles/eux de choisir le mot le plus adapté à la situation.

Je vous propose un petit exercice. J’ai effacé le verbe (ou le participe passé) dans chaque groupe en vert. Essayez de remplir les trous avec un mot qui vous parait adéquat. Et comparez ensuite avec l’original, plus bas.

J’ai aussi mis en évidence, en jaune, les pronoms relatifs et en bleu, les articulateurs logiques.

Comparez maintenant :

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Tout simplement noir

C’est le titre d’un film sorti en France la semaine dernière. J’ai hâte qu’il soit disponible en VOD car ce que j’en ai lu et entendu me donne très envie de le voir.

L’un des réalisateurs était l’invité du dernier épisode de Kiffe ta Race.

J’ai aussi trouvé cet article dont je partage ici le début. Cliquez pour lire la suite. L’article est non seulement intéressant de par son contenu mais aussi linguistiquement. Il se prête tout à fait à une analyse pour étudiant.e.s avancé.e.s. J’ai mis en évidence le vocabulaire du cinéma en vert et le vocabulaire des discriminations et de l’actualité récente en bleu. Les verbes en rouge sont intéressants à observer autant pour les temps que pour les constructions. Demandez-vous aussi si ce sont des verbes que vous auriez employés vous-même et si vous les auriez bien utilisés. J’ai surligné en jaune les pronoms relatifs et en bleu quelques connecteurs.

Prenez le temps de faire des analyses de temps en temps. C’est un exercice très enrichissant ! Cela vous force à ralentir, à approfondir, et à aborder la langue plus consciemment.

Les élections municipales en France

Non, je ne vais pas parler de politique française. J’ai simplement sélectionné un article qui parle des élections récentes qui ont eu lieu en France, dans cette période d’après confinement où les gens en ont ras-le-bol je crois. Je sais que moi, je serais au bord de la crise de nerf si je vivais dans ce pays où la politique me parait être un grand cirque.

Mais je dois dire que je suis ravie que les écolos soient les grands vainqueurs de ces élections.

J’ai trouvé cet article sur The Conversation, et si vous voulez le lire en entier, c’est ici.

Ce n’est pas que le sujet me passionne, mais le style de cet article devrait intéresser certain.e.s d’entre vous. Vous y trouverez une variété de structures et pas mal de vocabulaire que vous ne connaissez peut-être pas et que, je parierais, vous n’utilisez jamais vous-mêmes.

J’ai mis en rouge tous les verbes conjugués pour faciliter l’analyse. Vous savez que les phrases sont articulées autour des verbes et qu’un verbe = une proposition. À vous de déterminer quels sont les propositions principales, les subordonnées, les différents compléments, etc. J’ai mis en vert le vocabulaire autour du thème des élections, mais il y a d’autres mots et expressions que vous voudrez peut-être examiner. J’ai mis en bleu la plupart des connecteurs qui articulent le discours. Et en jaune, les pronoms relatifs. Vous pouvez bien sûr vous amuser à repérer les autres subordonnants.

Bonne analyse !

Internet et vie privée

Le coronavirus et les mesures mises en place par les différents gouvernements de mon côté de la planète ont un peu chamboulé ma routine dernièrement et bien que je travaille en ligne et ne devrais pas être très affectée, je le suis. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais ma routine quotidienne a été bouleversée car je ne vis pas seule et que mon mari, qui lui ne travaille pas en ligne, a dû se plier à certaines décisions prices par le gouvernement et par son employeur. Mon voyage au Japon, que j’ai passé des heures à préparer, va probablement être annulé et ma déception est immense. Mais j’essaie de me dire que le Japon devrait toujours exister une fois que l’épidémie se sera calmée, et j’y retournerai alors.

J’ai eu l’impression que ce virus était le thème principal des actualités dernièrement et je n’avais aucune envie d’écrire à ce sujet. Alors pendant mon temps libre, j’ai lu, j’ai fait du sport et j’ai regardé Netflix.

Puis j’ai recommencé à lire la presse et je suis tombée sur ce court article dans Courrier International, hebdomadaire auquel je suis abonnée et dans lequel on peut lire un tas d’articles de journaux du monde entier, traduits en français (l’abonnement numérique n’est pas très cher, jetez-y un œil !)

Il y a quelques mois, j’ai lu Permanent Record, d’Edward Snowden, que j’ai trouvé fascinant et aussi plus qu’un peu flippant. Je n’ai pas grandi avec Internet, j’ai commencé à l’utiliser quand j’avais une vingtaine d’années, j’ai eu ma première adresse email à 22 ans, quand j’ai quitté la France et que c’est devenu nécessaire de communiquer à distance à moindre prix. J’ai eu mon premier smartphone il y a sept ans et cela ne fait pas très très longtemps que j’ai le réflexe de tout chercher sur Internet. J’ai effectué ma première commande sur Amazon en février 2008, je viens de vérifier. C’était un sac de sport Puma, que j’ai encore d’ailleurs.

Je pense que je suis assez prudente en ligne, mais en réalité, il y a aussi des moments où ça me soule de lire toutes les conditions et je clique que j’accepte pour pouvoir naviguer sur tel ou tel site. En général, je prends le temps de refuser tout quand c’est possible, mais certains sites restent très vagues et l’option de refuser la collection de mes données n’est pas présentée clairement. Puis selon les pays où sont enregistrés les sites, les lois sont différentes. Et comme je ne suis pas la personne la plus renseignée à ce propos, je ne sais pas vraiment où vont mes données. Une partie de moi se dit que je n’ai rien à me reprocher et que ce n’est pas bien grave, mais une plus grande partie de moi, celle qui adore les dystopies, est grandement dérangée par ces procédés. Je le suis d’autant plus depuis que j’ai lu le livre de Snowden, qui explique très clairement à quel point nous sommes tous surveillés.

Dans cet article, j’ai mis plusieurs éléments en évidence que vous pouvez observer : en vert, des expressions et des collocations, en bleu, du vocabulaire en rapport avec Internet, en rouge, deux verbes associés à des noms que mes étudiant·e·s utilisent peu, voire pas du tout, et j’ai surligné en bleu des connecteurs (j’ai choisi de mettre au détriment de dans le lot, car c’est une bonne expression à connaitre, mais je la vois peu et l’entends peu chez mes élèves), et en jaune des structures à observer. Pratiquez-vous l’inversion dans les phrases affirmatives ? L’avez-vous déjà observée ? Et le pronom neutre ce, le maitrisez-vous ?

Le bruit, ça vous fait quoi ?

Celles et ceux qui me connaissent savent que j’ai un problème avec le bruit. Mon pire souvenir de mes 3 ans en Espagne, c’est mon voisin du dessous, cet abruti sans respect pour autrui qui faisait du bruit nuit et jour. Une des raisons pour lesquelles j’ai détesté ma première année à Bangkok ? Le chantier en face de la maison, sur lequel les ouvriers travaillaient 7 jours sur 7, dès 7h du matin.

J’ai grandi dans une maison à la campagne entourée d’un jardin. On n’entendait pas les voisins et j’avais ma propre chambre. J’ai beaucoup déménagé et vécu dans un tas de maisons et d’appartements, et je suppose que j’ai eu beaucoup de chance de ne pas avoir été confrontée au bruit des voisins avant de vivre en Espagne. Et peut-être étais-je aussi moins sensible au bruit par le passé, mais je crois bien qu’il m’a toujours un peu dérangé.

J’ai commencé à porter des écouteurs antibruit en Espagne sur les conseils de mon mari, mon geek à moi qui a fait entrer la technologie dans ma vie (avant de le rencontrer, je n’avais pas de smartphone – on était en 2013 😊)

J’adore mon casque antibruit. J’en suis à mon deuxième car le premier a rendu l’âme il y a à peu près un an. Mon mari m’en a offert un nouveau, encore plus performant et plus confortable. Et je pensais être à l’abri du bruit après notre déménagement en juin dernier, mais ils ont décidé de raser une maison juste en face de notre immeuble et juste dessous ma fenêtre de bureau. Maintenant ils en reconstruisent une nouvelle. Même au septième étage, on entend tout, beaucoup trop fort ! Alors j’enfile mon casque dès le matin et je le garde sur ma tête jusqu’au soir. Ça me donne un style en plus de m’aider à ne pas devenir folle.

J’ai un problème avec toutes sortes de bruit.

Les gens qui écoutent leur musique ou regarde des films sans écouteurs dans les espaces publics, je les catégorise directement “gens horribles”. J’ai demandé à un type dans un avion il n’y a pas très longtemps s’il pouvait mettre des écouteurs car il avait l’air de trouver normal de regarder des vidéos sans. Je veux bien qu’on me dise que les écouteurs, ça coute cher, mais faut pas se moquer de moi, si on a les moyens de s’acheter un Iphone ou autre smartphone, on peut probablement s’offrir des écouteurs. Il en existe pour tous les budgets. Plus récemment, à l’aéroport de Bangalore, qui est un aéroport plutôt agréable en fait, un type en costume s’est assis près de nous et a commencé à regarder un film sur son téléphone. Sans écouteurs. J’ai dit très fort à mon mari ce que je pensais de ce genre de comportement. Je pense que l’homme au costume a très bien entendu ce que je disais. Il n’a pas arrêté son film immédiatement, mais moins de cinq minutes plus tard, il était parti.

Les gens qui écoutent la musique tellement fort dans leurs écouteurs dans les transports publics que tout le monde peut en profiter, je ne les aime pas énormément non plus. Heureusement, je prenais rarement les transports publics à Londres (je préférais risquer ma vie à vélo), mais à chaque fois que je prenais le métro, il y avait un idiot qui se détruisait les tympans tout en emmerdant le reste des voyageurs. Parce que je suis sure que je ne suis pas la seule que ça agace !

Il y a aussi les bruits de bouche qui me perturbent grandement. Et ça, c’est un peu plus délicat, car dans certaines cultures, mâcher la bouche ouverte est tout à fait normal et faire du bruit en mangeant aussi. Quand j’allais beaucoup au cinéma, je réservais toujours un siège dans la dernière rangée car je ne supporte pas d’entendre les gens manger du popcorn dans mes oreilles. J’ai fini par me lasser du cinéma justement parce que je trouvais les gens trop bruyants. Et mieux vaut que je ne parle pas des gens qui mâchent des chewing-gums la bouche ouverte…

Puis il y a les endroits où j’aime passer du temps car ils sont supposés être calmes, et où certaines personnes se contrefichent d’être discrètes : les bibliothèques et les musées par exemple. Je me souviens qu’à Madrid, j’allais parfois à la bibliothèque pour travailler et échapper au bruit du voisin, et les employés de la bibliothèque avaient parfois des conversations à haute voix, ignorant complètement les gens venus pour travailler ou étudier au calme. Ah, et aussi, je me souviens d’avoir une fois demandé à une femme si elle pouvait utiliser des écouteurs car elle regardait des vidéos sur un des ordinateurs de la médiathèque, comme si elle était toute seule. 🤦

Bref, j’aime le calme !

Je sais que je ne suis pas la seule que le bruit irrite, mais je sais aussi que certaines personnes ne sont pas affectées par le bruit de la même façon. Donc, quand je suis tombée sur cet article, je me suis dit que j’allais le lire.

Je n’y ai pas appris grand-chose, mais peut-être souffré-je de misophonie, qui sait ?

J’ai mis quelques couleurs pour une petite analyse : en gras et en vert, les mots liés au bruit, en gras et en rouge, des structures à observer, surlignés en bleu, des connecteurs que je vois peu, voire jamais, dans les écrits de mes élèves, surlignés en jaune, une structure avec un pronom relatif composé à observer, et j’ai souligné du vocabulaire. Le connaissez-vous, le comprenez-vous et surtout, l’utilisez-vous ?

Une action contre les dérives d'Internet

Pour rester sur le thème d’hier, j’ai choisi un article abordant le thème d’Internet, trouvé en ligne dans le journal de Montréal.

L’information vient de l’AFP : Agence France Presse – l’équivalent français de Reuters et de l’AP.

L’article n’est pas très complexe, mais cela ne veut pas dire qu’il ne mérite pas d’être analysé. J’ai choisi de surligner en vert certaines prépositions, et bleu les connecteurs logiques et en jaune, un pronom démonstratif. J’ai souligné deux expressions que j’entends peu chez mes élèves et j’ai mis en gras et en bleu le vocabulaire spécifique au thème.

Les prépositions sont la bête noire de beaucoup d’étudiant·e·s avancé·e·s. Observez-les ! Demandez-vous pourquoi on a “contre les dérives d’internet”, “par des groupes”, etc. Souvent, c’est le verbe qui impose la préposition : lancer contre, être appuyé par, viser à, être chargé de, permettre à qqn de faire qqch, etc. D’autres fois, c’est le nom qui suit qui impose la préposition : sur le net, dans un communiqué, à l’occasion, etc. ” La préposition “de” est parfois imposée par le verbe et d’autres fois, elle introduit un complément du nom ou fait partie d’une expression figée. Soyez attentif·ve, soyez constant·e, soyez persévérant·e !

Les toilettes de l’école

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n’allais JAMAIS aux toilettes à l’école. Pour plusieurs raisons, mais principalement parce que je les trouvais absolument dégueulasses et puantes. C’était comme ça en France dans les année 80 et 90 et on dirait que cela n’a pas beaucoup changé ! Je trouve ça choquant, dans un pays supposément civilisé. J’ai eu l’occasion de visiter des toilettes d’école à Londres et je dois dire que c’était tout aussi horrifiant.

Je ne sais plus exactement quelles techniques j’utilisais pour ne pas y aller, mais je pense que je me retenais de boire et j’ai développé une capacité de super-héros à me retenir d’aller aux toilettes même quand j’en ai vraiment très envie (j’ai aussi développé une immense phobie des toilettes publiques). Je sais maintenant à quel point c’est mauvais pour la santé, mais l’état des toilettes dans les écoles est juste affligeant. Tout comme l’état des toilettes publiques en France en général en fait. J’avais accepté mon sort avec fatalité étant enfant, mais maintenant je me dis que c’est inacceptable et vraiment honteux.

Je ne savais pas qu’il existait une journée mondiale des toilettes. C’était mardi de cette semaine. Je suis tombée sur cet article de France Info qui en abordait le thème.

Ce n’est pas un texte très difficile à comprendre mais vous pouvez observer en bleu des structures ou expressions utiles, en rouge des formes verbales et en vert, du vocabulaire autour du thème des toilettes. J’ai souligné deux mots seulement : astuces (= tuyaux : tips) et réticence (bon à revoir si vous avez tendance à dire reluctance, qui n’est pas un mot français 😉 )

Marée haute à Venise

Cette semaine, j’ai choisi un article sur un thème qui, sans me laisser indifférente, ne me touche pas autant que certains articles que je décide de partager d’habitude. Il n’y est pas question de sexisme ou d’autres discriminations, ni de langage, mais d’environnement. J’essaie d’être plus consciente de mon impact sur l’environnement et j’admire énormément Greta Thunberg, mais je dois reconnaitre que j’aime trop voyager et que je ne suis pas prête à arrêter totalement de prendre l’avion.

L’article m’a cependant interpelée car même si je ne suis jamais allée à Venise et n’en ai pas forcément ni l’envie ni l’intention, je trouve cette information plutôt flippante (l’article complet est ici). Cela fait des années que j’entends dire qu’un jour Venise sera sous l’eau. Je ne me suis jamais vraiment intéressée aux mesures mises en place pour empêcher une catastrophe, mais selon l’article, il semblerait que les gens supposés protéger la ville n’aient pas pris la menace très au sérieux…

Vous pouvez analyser ce texte comme bon vous semble ou à partir de mes choix : j’ai mis en gras et en vert le vocabulaire spécifique à la situation, en gras et en bleu des structures facilement réutilisables dans d’autres contextes, en gras et en rouge des formes verbales, dont plusieurs qui illustrent la concordance des temps, j’ai surligné en bleu des connecteurs logiques et en jaune des pronoms. J’ai souligné du vocabulaire à observer (observez bien les combinaisons de mots) et j’ai mis en gras presque tout une phrase. Comment comprenez-vous cette phrase ? 🤔