Quiz de vocabulaire

Un petit test pour commencer la semaine / la terminer, selon si vous êtes à l’est ou à l’ouest du monde.

Comme pour les précédents, essayez de le faire en 5 minutes pour vous obliger à penser vite. Même si vous n’avez pas 45 réponses au bout de 5 minutes, avez-vous fait mieux que la dernière fois ? Combien de temps vous faut-il pour trouver 45 (bonnes) réponses ?

5 minutes de vocabulaire

Voici un petit exercice d’échauffement pour bien commencer la semaine. Ou la terminer, en fonction d’où vous vous trouvez. Sortez votre chronomètre et essayez de trouvez autant de mots que possible en 5 minutes. 3 pour chaque catégorie. S’il vous en manque au bout de 5 minutes, n’hésitez pas à rechercher sur Internet et à noter de nouveaux mots pour enrichir votre vocabulaire et vos connaissances de la culture française.

Jusqu’à ce que

Voici un connecteur que plusieurs de mes étudiantes ont essayé d’utiliser dernièrement, parfois correctement et parfois avec quelques difficultés.

Voici donc quelques exemples, au cas où vous auriez vous-même des doutes. Observez :

  • Je te conseille de rester au lit jusqu’à ce que tu sois guérie.
  • Les Gilets Jaunes comptent manifester jusqu’à ce que Macron fasse des changements.
  • N’ouvre la porte à personne jusqu’à ce que je revienne !
  • J’ai marché toute la journée, jusqu’à ce que je ne sente plus mes jambes.

Vous voyez donc que jusqu’à ce que est suivi du subjonctif.

Si c’est la prononciation qui vous pose problème, essayez de le visualiser ainsi : juss kass ke (sans faire de pause)

Journaliste et féministe tuée

J’essaie de sélectionner des articles plutôt rigolos d’habitude, mais cette semaine, il y a eu beaucoup de nouvelles plutôt terribles pour les femmes, et je ne parlerai pas du retour en arrière des Etats-Unis en ce qui concerne l’avortement (bien que cela me rende furieuse) mais du premier article que j’ai lu, qui parlait d’une femme assassinée en plein jour et même si je ne la connaissais pas et n’avais jamais entendu parler d’elle auparavant, ça m’a fait beaucoup de peine. Les raisons de son meurtre ne sont pas très claires à la lecture de l’article, mais il semble vraisemblable que son activisme féministe y soit pour quelque chose.

Je ne vais pas commenter l’article, il parle de lui-même. Mais j’ai fait un peu de surlignage pour vous guider dans une lecture active de ce texte : en rose, les verbes conjugués ; en vert, les verbes à la voix passive ; en jaune, les participes passés qui ne sont pas accompagnés par un auxiliaire ; en bleu, les connecteurs logiques; en gris, des prépositions, pour attirer votre attention sur leur utilisation : observez bien comment elle sont utilisées, ce qu’elles veulent dire, quel verbe elles accompagnent quand elle font partie d’une construction verbale. J’ai aussi souligné quelques mots ou expressions que vous comprenez probablement, mais est-ce que vous les utilisez vous-mêmes ? Est-ce que la combinaison provoquer + l’indignation vous vient naturellement ? Est-ce que quand vous pensez à un sujet d’actualité dont tout le monde parle, vous pensez à l’expression au cœur des préoccupations ?

Ce n’est pas grave si vous ne retenez pas tout après avoir analysé un article, mais si vous parvenez à retenir certains points, à comprendre comment fonctionne un verbe, une structure, etc., vous enrichissez votre connaissance de la langue et c’est très bien !

Connecteurs logiques : ajouter une idée

Parlons aujourd’hui de connecteurs qui permettent d’introduire une nouvelle idée. Parmi les plus communs, ceux avec lesquels les étudiants sont très à l’aise, on trouve et, aussi, ensuite, après, de plus, mais ils sont loin d’être les seuls et quand vous écrivez pour le DALF, on s’attend à en voir de plus variés. Je vais donc vous en donner quelques-uns de plus aujourd’hui. La liste ne sera pas exhaustive.

Imaginons que vous écrivez cet essai argumentatif proposé en exemple sur le site du ciep :

Je ne vais pas écrire d’essai, mais voici quelques phrases qui pourraient apparaitre dans un essai répondant à cette question. Ces phrases surviendraient après une ou plusieurs idées déjà soumises. Elles ne seraient pas toutes dans le même essai !

  • En outre, il me semble que proposer moins de langues en option aux élèves français quand nos voisins européens ne cessent d’en proposer plus leur portera préjudice une fois qu’ils seront confrontés au monde du travail et des entreprises.
  • De surcroit, de nombreuses études ont prouvé que l’apprentissage des langues étrangères à un jeune âge permettait au cerveau de mieux se développer et qu’ils avaient la capacité d’en apprendre six à la fois. Pourquoi limiter nos enfants ?
  • Sans compter que nous vivons dans une société multiculturelle, et que limiter le choix des élèves à certaines langues, toujours les mêmes, est une façon de leur faire comprendre qu’il y a des langues et des cultures, les leurs très souvent, qui ne valent pas la peine d’être enseignées et étudiées.
  • Qui plus est, il ne vous aura pas échappé que nous vivons dans un monde globalisé dans lequel le bilinguisme n’est plus l’exception. Pour pouvoir prétendre à une carrière internationale, ce à quoi de nombreux jeunes aspirent, il faut aujourd’hui être capable de parler trois langues minimum, voire quatre ou cinq ou même plus.
  • Nous pourrions également parler des avantages de l’apprentissage d’une variété de langues pour la société entière. Être confronté dès l’enfance à différentes cultures est une façon merveilleuse d’ouvrir les enfants au monde qui les entoure et de promouvoir la tolérance.
  • Quant à ceux qui pensent que seul l’anglais mérite d’être enseigné sous prétexte que tout le monde le parle, j’ai envie de leur dire que c’est justement parce que tout le monde le parle qu’il faut offrir d’autres choix !

Exprimer le but

J’entends régulièrement des structures un peu déformées quand il s’agit d’exprimer le but. En général calquées sur les structures de l’anglais. Et comme pour l’opposition et la concession, j’entends souvent les mêmes structures !

Essayons donc aujourd’hui d’exprimer une situation avec des structures variées : Marianne est française. Elle veut que ses enfants étudient en Angleterre plus tard. Elle leur paie des cours particuliers d’anglais avec un tuteur.

Voici maintenant quelques façons d’exprimer ceci avec des connecteurs de but. Observez si elles sont suivies du subjonctif ou de l’infinitif. :

  • Marianne a embauché un tuteur pour que ses enfants puissent étudier en Angleterre plus tard. (J’entends souvent cela : *pour ses enfants pouvoir étudier.)
  • Marianne a embauché un tuteur afin que ses enfants puissent étudier en Angleterre plus tard.
  • Marianne a embauché un tuteur de sorte que ses enfants puissent étudier en Angleterre plus tard.
  • Marianne a embauché un tuteur de manière que ses enfants puissent étudier en Angleterre plus tard.
  • Marianne a embauché un tuteur de façon que ses enfants puissent étudier en Angleterre plus tard.
  • Marianne a embauché un tuteur dans le but denvoyer ses enfants étudier en Angleterre plus tard.
  • Marianne a embauché un tuteur pour envoyer ses enfants étudier en Angleterre plus tard.
  • Marianne a embauché un tuteur afin d’envoyer ses enfants étudier en Angleterre plus tard.
  • Marianne a embauché un tuteur dans le but d‘envoyer ses enfants étudier en Angleterre plus tard.
  • Marianne a embauché un tuteur en vue d’envoyer ses enfants étudier en Angleterre plus tard.
  • Marianne a embauché un tuteur de façon à envoyer ses enfants étudier en Angleterre plus tard.
  • Marianne a embauché un tuteur de manière à envoyer ses enfants étudier en Angleterre plus tard.

Il existe d’autres structures, mais elles n’iraient pas bien avec cette situation.

Au lieu d’un but à réaliser, pensons à un but à éviter. Véronique est une mère anxieuse qui ne laisse pas ses enfants sortir à cause de ses angoisses.

  • Véronique ne laisse pas ses enfants sortir de peur qu’ils soient exposés à des dangers.
  • Véronique ne laisse pas ses enfants sortir de crainte qu’ils soient exposés à des dangers.

Dans une situation plus légère, et plutôt à l’oral, on peut aussi utiliser la structure : histoire de.

  • Je vais appeler mes parents ce soir, histoire de leur signaler que je suis encore vivante !

Il y a aussi des structures qui peuvent être suivies d’un nom :

  • Envoyez-moi vos devoirs pour correction.
  • Je mets de l’argent de côté en vue d’un voyage.

Cette liste n’est pas exhaustive, mais si vous parvenez à alterner toutes ces structures, c’est déjà pas mal !

Exprimer la concession

Après l’opposition la semaine dernière, je vais maintenant parler de la concession et de divers connecteurs qui l’exprime. Mais et pourtant, c’est bien, mais il y a de nombreux autres connecteurs que l’on préférerait entendre et lire dans vos PO et PE du DELF et du DALF.

Voici donc une situation : Lucas est beau. Il ne me plaît pas.

Comment pourriez-vous connecter ces deux idées ? Voici quelques exemples :

  • Lucas est beau mais il ne me plaît pas.
  • Lucas est beau. Pourtant, il ne me plaît pas.
  • Lucas est beau. Cependant, il ne me plaît pas.
  • Lucas est beau. Toutefois, il ne me plaît pas.
  • Lucas est beau. Néanmoins, il ne me plaît pas.
  • Bien que Lucas soit beau, il ne me plaît pas.
  • Quoique Lucas soit beau, il ne me plaît pas.
  • Tout beau qu’il soit, Lucas ne me plaît pas.
  • Même s’il est beau, Lucas ne me plaît pas.
  • Malgré sa beauté, Lucas ne me plaît pas.
  • En dépit de sa beauté, Lucas ne me plaît pas.
  • Lucas, par ailleurs très beau, ne me plaît pas.
  • Lucas est beau. Or, il ne me plaît pas.
  • Lucas est beau. Il n’en reste pas moins qu’il ne me plaît pas.
  • Lucas est beau. Il n’empêche qu’il ne me plaît pas.
  • Lucas a beau être très beau, il ne me plaît pas.

En modifiant un peu, on pourrait aussi dire :

  • Quand bien même Lucas serait le seul homme disponible aux alentours, je ne sortirais pas avec lui.
  • Quoi que les autres en pensent, Lucas ne me plaît pas.

Utilisez-vous toutes ces structures ? Savez-vous quand utiliser l’indicatif, le subjonctif, un verbe, un nom ?

Efforcez-vous de varier vos connecteurs quand vous vous préparez aux examens. Il y en a certainement qui vous plairont plus que d’autres et ce n’est pas un problème, mais assurez-vous de ne pas utiliser toujours les mêmes et de ne pas vous limiter à mais et pourtant.

Exprimer l’opposition

Si vous vous préparez à passer le DELF ou le DALF, vous savez qu’il est important de bien connaître les connecteurs logiques et de bien les utiliser pour articuler votre discours, autant à l’écrit qu’à l’oral.

Si vous préparez le DELF B2 ou le DALF, il faut que vous montriez que vous savez connecter vos idées avec d’autres connecteurs que et, mais, pourtant, parce que, donc, etc. Et quelle chance vous avez ! Le français est plein de connecteurs logiques qui expriment la cause, la conséquence, le but, la concession, l’opposition, etc. 🙂

Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur l’expression de l’opposition et voir comment exprimer la même idée avec des structures variées.

Situation : On a un frère et une sœur. Paul et Virginie. Deux caractères opposés. Le frère est fêtard. La sœur est studieuse.

  • Paul est fêtard tandis que Virginie est studieuse.
  • Paul est fêtard alors que Virginie est studieuse.
  • Autant Paul est fêtard, autant Virginie est studieuse.
  • Si Paul est fêtard, Virginie est studieuse.
  • Paul est fêtard. Au contraire, Virginie est studieuse.
  • Contrairement à Paul (qui est fêtard), Virginie est studieuse.
  • Paul est fêtard. Par contre, Virginie est studieuse. (plutôt à l’oral)
  • Paul est fêtard. En revanche, Virginie est studieuse.
  • Paul est fêtard. À l’opposé, Virginie est studieuse.
  • À l’opposé de Paul (qui est fêtard), Virginie est studieuse.
  • Paul est fêtard. Quant à Virginie, elle est studieuse.
  • Paul est fêtard. Virginie, elle, est studieuse.

Il y a quelques autres procédés pour exprimer l’opposition, mais avec cette situation, j’ai choisi de me limiter à ceux-ci. Je suis sûre que vous en connaissez quelques-uns, mais il est probable que vous ne les connaissez pas tous. Essayez de ne pas utiliser toujours les mêmes et réservez par contre pour l’oral et évitez-le dans vos PE d’examens et vos écrits formels. Dans la vie de tous les jours, utilisez par contre comme bon vous semblera, à l’oral comme à l’écrit. Moi, je ne m’en prive pas !

Le prix du meilleur enseignant du monde

Cela fait seulement quelques années que je suis consciente qu’un tel prix existe. Et je dois avouer que ma première réaction avait été de penser que c’était ridicule. Comme tous les prix qui existent dans ce monde en fait, car c’est tellement subjectif. J’ai trouvé tellement de films ennuyeux alors qu’ils avaient obtenu des prix prestigieux. Il y a tellement de monde sur Terre, comment est-ce possible d’affirmer qu’une personne est la meilleure parmi plusieurs millions de personnes ? Puis il y a les médias qui m’énervent dans leur façon de traiter le sujet. Certains titrent “le meilleur enseignant du monde est kényan“. Ce genre d’affirmation m’agace terriblement. Je préfère le titre d’africanews.com, un Africain désigné meilleur enseignant du monde, ou celui de la BBC, le kényan Peter Tabichi, lauréat du Prix mondial du meilleur enseignant. Je n’ai pas compris pourquoi c’était classé dans la rubrique sports par contre… 🤔

Cependant, j’ai un peu changé d’avis sur ce prix. Je suis pour qu’on parle plus des profs et de ce qu’ils accomplissent, parfois avec très peu de moyens. Ils sont si peu valorisés dans certains pays, alors qu’ils sont essentiels à la société… c’est injuste. Et bien sûr, on pourrait dire la même chose d’autres professions tout aussi peu considérées et dont on ne pourrait pourtant pas se passer.

Peter Tabichi n’est probablement pas le seul prof qui mérite que l’on parle de lui, mais c’est un symbole, et d’après ce que racontent les journaux, il est vraiment inspirant et je suis contente qu’il ait obtenu cette reconnaissance.

Voici l’article de la BBC, dans lequel j’ai surligné en jaune les participes passés, en vert les participes présents et en bleu, les connecteurs, pour vous encourager à la lecture active. 😉


https://www.bbc.com/afrique/sports-47685512

Connecteurs logiques : d’ailleurs / par ailleurs

Si vous préparez le DELF ou le DALF, vous savez qu’il est important d’articuler votre discours avec ces mots et structures que l’on appelle “connecteurs logiques” ou “mots de liaison”. Ils permettent de structurer ce que vous avez à dire, de montrer le lien logique entre vos idées. Vous les utilisez sans y penser dans votre langue maternelle, sans aucun doute. Je les mentionne régulièrement car toutes les semaines, voire tous les jours, une étudiante me pose des questions à leur sujet ou je dois expliquer pourquoi tel connecteur n’a pas vraiment de sens dans un certain contexte même si parfois il se traduit exactement comme l’étudiante le pense, mais dans un contexte différent.

Bref, pour parvenir à une maîtrise totale des connecteurs logiques, c’est du boulot ! Et passer par la traduction ne suffit pas toujours. Commencez par comprendre ce qu’ils expriment (une nuance ? une opposition ? une explication ? la cause ? la conséquence ? etc.) Observez comment ils sont utilisés et essayez de les utiliser le plus possible. N’oubliez pas que c’est en vous trompant que vous finirez par comprendre !

Aujourd’hui, je souhaite parler de deux connecteurs qui posent souvent problème : d’ailleurs et par ailleurs. On les utilise tous les deux pour ajouter des éléments supplémentaires, mais d’ailleurs sert à renforcer l’idée de départ, à rebondir dessus, alors que par ailleurs ajoute une idée nouvelle mais pas totalement déconnectée de l’idée de départ.

J’ai remarqué que les étudiants les évitaient. Et quand je les oblige à les utiliser, ils ne sont pas à l’aise. Alors observez quelques exemples :

  • J’ai envie de manger des pâtes pour le déjeuner. D’ailleurs, c’est ce que je vais faire ! (I want to eat pasta for lunch. That’s exactly what I’m going to do!)
  • “Vous avez bien reçu les devoirs pour le cours de demain ?” “Oui ! Je voulais vous remercier d’ailleurs !” (Have you received the homework for tomorrow’s class? Yes, I wanted to thank you actually!)
  • “J’ai envie de lui téléphoner. Elle me manque.” “Moi, à ta place, j’attendrais un peu. D’ailleurs elle m’a dit qu’elle ne voulait pas te parler.” (I want to call her. – If I were you, I’d wait a bit. Actually, she’s told me she didn’t want to talk to you.)
  • Il faut que je lui envoie un texto. D’ailleurs, tu peux me donner son numéro ? (I need to send him a text message. Actually, can you give me his number?)
  • Je trouve Paris très sale. Par ailleurs, les gens ne sont pas très aimables. (I find Paris very dirty. Moreover, people aren’t very friendly.)
  • On travaillera sur le subjonctif au prochain cours. Par ailleurs, j’aimerais qu’on parle un peu de votre dernier écrit. (We’ll work on the subjunctive in the next class. I’d also like to talk a bit about your last written work.)
  • Nous aimerions vous offrir le poste. Par ailleurs, vous êtes invité au dîner de fin d’année la semaine prochaine. (We would like to offer you the position. In addition, you’re invited to the end-of-year dinner next week.)