Les élections municipales en France

Non, je ne vais pas parler de politique française. J’ai simplement sélectionné un article qui parle des élections récentes qui ont eu lieu en France, dans cette période d’après confinement où les gens en ont ras-le-bol je crois. Je sais que moi, je serais au bord de la crise de nerf si je vivais dans ce pays où la politique me parait être un grand cirque.

Mais je dois dire que je suis ravie que les écolos soient les grands vainqueurs de ces élections.

J’ai trouvé cet article sur The Conversation, et si vous voulez le lire en entier, c’est ici.

Ce n’est pas que le sujet me passionne, mais le style de cet article devrait intéresser certain.e.s d’entre vous. Vous y trouverez une variété de structures et pas mal de vocabulaire que vous ne connaissez peut-être pas et que, je parierais, vous n’utilisez jamais vous-mêmes.

J’ai mis en rouge tous les verbes conjugués pour faciliter l’analyse. Vous savez que les phrases sont articulées autour des verbes et qu’un verbe = une proposition. À vous de déterminer quels sont les propositions principales, les subordonnées, les différents compléments, etc. J’ai mis en vert le vocabulaire autour du thème des élections, mais il y a d’autres mots et expressions que vous voudrez peut-être examiner. J’ai mis en bleu la plupart des connecteurs qui articulent le discours. Et en jaune, les pronoms relatifs. Vous pouvez bien sûr vous amuser à repérer les autres subordonnants.

Bonne analyse !

Internet et vie privée

Le coronavirus et les mesures mises en place par les différents gouvernements de mon côté de la planète ont un peu chamboulé ma routine dernièrement et bien que je travaille en ligne et ne devrais pas être très affectée, je le suis. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais ma routine quotidienne a été bouleversée car je ne vis pas seule et que mon mari, qui lui ne travaille pas en ligne, a dû se plier à certaines décisions prices par le gouvernement et par son employeur. Mon voyage au Japon, que j’ai passé des heures à préparer, va probablement être annulé et ma déception est immense. Mais j’essaie de me dire que le Japon devrait toujours exister une fois que l’épidémie se sera calmée, et j’y retournerai alors.

J’ai eu l’impression que ce virus était le thème principal des actualités dernièrement et je n’avais aucune envie d’écrire à ce sujet. Alors pendant mon temps libre, j’ai lu, j’ai fait du sport et j’ai regardé Netflix.

Puis j’ai recommencé à lire la presse et je suis tombée sur ce court article dans Courrier International, hebdomadaire auquel je suis abonnée et dans lequel on peut lire un tas d’articles de journaux du monde entier, traduits en français (l’abonnement numérique n’est pas très cher, jetez-y un œil !)

Il y a quelques mois, j’ai lu Permanent Record, d’Edward Snowden, que j’ai trouvé fascinant et aussi plus qu’un peu flippant. Je n’ai pas grandi avec Internet, j’ai commencé à l’utiliser quand j’avais une vingtaine d’années, j’ai eu ma première adresse email à 22 ans, quand j’ai quitté la France et que c’est devenu nécessaire de communiquer à distance à moindre prix. J’ai eu mon premier smartphone il y a sept ans et cela ne fait pas très très longtemps que j’ai le réflexe de tout chercher sur Internet. J’ai effectué ma première commande sur Amazon en février 2008, je viens de vérifier. C’était un sac de sport Puma, que j’ai encore d’ailleurs.

Je pense que je suis assez prudente en ligne, mais en réalité, il y a aussi des moments où ça me soule de lire toutes les conditions et je clique que j’accepte pour pouvoir naviguer sur tel ou tel site. En général, je prends le temps de refuser tout quand c’est possible, mais certains sites restent très vagues et l’option de refuser la collection de mes données n’est pas présentée clairement. Puis selon les pays où sont enregistrés les sites, les lois sont différentes. Et comme je ne suis pas la personne la plus renseignée à ce propos, je ne sais pas vraiment où vont mes données. Une partie de moi se dit que je n’ai rien à me reprocher et que ce n’est pas bien grave, mais une plus grande partie de moi, celle qui adore les dystopies, est grandement dérangée par ces procédés. Je le suis d’autant plus depuis que j’ai lu le livre de Snowden, qui explique très clairement à quel point nous sommes tous surveillés.

Dans cet article, j’ai mis plusieurs éléments en évidence que vous pouvez observer : en vert, des expressions et des collocations, en bleu, du vocabulaire en rapport avec Internet, en rouge, deux verbes associés à des noms que mes étudiant·e·s utilisent peu, voire pas du tout, et j’ai surligné en bleu des connecteurs (j’ai choisi de mettre au détriment de dans le lot, car c’est une bonne expression à connaitre, mais je la vois peu et l’entends peu chez mes élèves), et en jaune des structures à observer. Pratiquez-vous l’inversion dans les phrases affirmatives ? L’avez-vous déjà observée ? Et le pronom neutre ce, le maitrisez-vous ?

Le bruit, ça vous fait quoi ?

Celles et ceux qui me connaissent savent que j’ai un problème avec le bruit. Mon pire souvenir de mes 3 ans en Espagne, c’est mon voisin du dessous, cet abruti sans respect pour autrui qui faisait du bruit nuit et jour. Une des raisons pour lesquelles j’ai détesté ma première année à Bangkok ? Le chantier en face de la maison, sur lequel les ouvriers travaillaient 7 jours sur 7, dès 7h du matin.

J’ai grandi dans une maison à la campagne entourée d’un jardin. On n’entendait pas les voisins et j’avais ma propre chambre. J’ai beaucoup déménagé et vécu dans un tas de maisons et d’appartements, et je suppose que j’ai eu beaucoup de chance de ne pas avoir été confrontée au bruit des voisins avant de vivre en Espagne. Et peut-être étais-je aussi moins sensible au bruit par le passé, mais je crois bien qu’il m’a toujours un peu dérangé.

J’ai commencé à porter des écouteurs antibruit en Espagne sur les conseils de mon mari, mon geek à moi qui a fait entrer la technologie dans ma vie (avant de le rencontrer, je n’avais pas de smartphone – on était en 2013 😊)

J’adore mon casque antibruit. J’en suis à mon deuxième car le premier a rendu l’âme il y a à peu près un an. Mon mari m’en a offert un nouveau, encore plus performant et plus confortable. Et je pensais être à l’abri du bruit après notre déménagement en juin dernier, mais ils ont décidé de raser une maison juste en face de notre immeuble et juste dessous ma fenêtre de bureau. Maintenant ils en reconstruisent une nouvelle. Même au septième étage, on entend tout, beaucoup trop fort ! Alors j’enfile mon casque dès le matin et je le garde sur ma tête jusqu’au soir. Ça me donne un style en plus de m’aider à ne pas devenir folle.

J’ai un problème avec toutes sortes de bruit.

Les gens qui écoutent leur musique ou regarde des films sans écouteurs dans les espaces publics, je les catégorise directement “gens horribles”. J’ai demandé à un type dans un avion il n’y a pas très longtemps s’il pouvait mettre des écouteurs car il avait l’air de trouver normal de regarder des vidéos sans. Je veux bien qu’on me dise que les écouteurs, ça coute cher, mais faut pas se moquer de moi, si on a les moyens de s’acheter un Iphone ou autre smartphone, on peut probablement s’offrir des écouteurs. Il en existe pour tous les budgets. Plus récemment, à l’aéroport de Bangalore, qui est un aéroport plutôt agréable en fait, un type en costume s’est assis près de nous et a commencé à regarder un film sur son téléphone. Sans écouteurs. J’ai dit très fort à mon mari ce que je pensais de ce genre de comportement. Je pense que l’homme au costume a très bien entendu ce que je disais. Il n’a pas arrêté son film immédiatement, mais moins de cinq minutes plus tard, il était parti.

Les gens qui écoutent la musique tellement fort dans leurs écouteurs dans les transports publics que tout le monde peut en profiter, je ne les aime pas énormément non plus. Heureusement, je prenais rarement les transports publics à Londres (je préférais risquer ma vie à vélo), mais à chaque fois que je prenais le métro, il y avait un idiot qui se détruisait les tympans tout en emmerdant le reste des voyageurs. Parce que je suis sure que je ne suis pas la seule que ça agace !

Il y a aussi les bruits de bouche qui me perturbent grandement. Et ça, c’est un peu plus délicat, car dans certaines cultures, mâcher la bouche ouverte est tout à fait normal et faire du bruit en mangeant aussi. Quand j’allais beaucoup au cinéma, je réservais toujours un siège dans la dernière rangée car je ne supporte pas d’entendre les gens manger du popcorn dans mes oreilles. J’ai fini par me lasser du cinéma justement parce que je trouvais les gens trop bruyants. Et mieux vaut que je ne parle pas des gens qui mâchent des chewing-gums la bouche ouverte…

Puis il y a les endroits où j’aime passer du temps car ils sont supposés être calmes, et où certaines personnes se contrefichent d’être discrètes : les bibliothèques et les musées par exemple. Je me souviens qu’à Madrid, j’allais parfois à la bibliothèque pour travailler et échapper au bruit du voisin, et les employés de la bibliothèque avaient parfois des conversations à haute voix, ignorant complètement les gens venus pour travailler ou étudier au calme. Ah, et aussi, je me souviens d’avoir une fois demandé à une femme si elle pouvait utiliser des écouteurs car elle regardait des vidéos sur un des ordinateurs de la médiathèque, comme si elle était toute seule. 🤦

Bref, j’aime le calme !

Je sais que je ne suis pas la seule que le bruit irrite, mais je sais aussi que certaines personnes ne sont pas affectées par le bruit de la même façon. Donc, quand je suis tombée sur cet article, je me suis dit que j’allais le lire.

Je n’y ai pas appris grand-chose, mais peut-être souffré-je de misophonie, qui sait ?

J’ai mis quelques couleurs pour une petite analyse : en gras et en vert, les mots liés au bruit, en gras et en rouge, des structures à observer, surlignés en bleu, des connecteurs que je vois peu, voire jamais, dans les écrits de mes élèves, surlignés en jaune, une structure avec un pronom relatif composé à observer, et j’ai souligné du vocabulaire. Le connaissez-vous, le comprenez-vous et surtout, l’utilisez-vous ?

Une action contre les dérives d'Internet

Pour rester sur le thème d’hier, j’ai choisi un article abordant le thème d’Internet, trouvé en ligne dans le journal de Montréal.

L’information vient de l’AFP : Agence France Presse – l’équivalent français de Reuters et de l’AP.

L’article n’est pas très complexe, mais cela ne veut pas dire qu’il ne mérite pas d’être analysé. J’ai choisi de surligner en vert certaines prépositions, et bleu les connecteurs logiques et en jaune, un pronom démonstratif. J’ai souligné deux expressions que j’entends peu chez mes élèves et j’ai mis en gras et en bleu le vocabulaire spécifique au thème.

Les prépositions sont la bête noire de beaucoup d’étudiant·e·s avancé·e·s. Observez-les ! Demandez-vous pourquoi on a “contre les dérives d’internet”, “par des groupes”, etc. Souvent, c’est le verbe qui impose la préposition : lancer contre, être appuyé par, viser à, être chargé de, permettre à qqn de faire qqch, etc. D’autres fois, c’est le nom qui suit qui impose la préposition : sur le net, dans un communiqué, à l’occasion, etc. ” La préposition “de” est parfois imposée par le verbe et d’autres fois, elle introduit un complément du nom ou fait partie d’une expression figée. Soyez attentif·ve, soyez constant·e, soyez persévérant·e !

Les toilettes de l’école

Je ne sais pas pour vous, mais moi, je n’allais JAMAIS aux toilettes à l’école. Pour plusieurs raisons, mais principalement parce que je les trouvais absolument dégueulasses et puantes. C’était comme ça en France dans les année 80 et 90 et on dirait que cela n’a pas beaucoup changé ! Je trouve ça choquant, dans un pays supposément civilisé. J’ai eu l’occasion de visiter des toilettes d’école à Londres et je dois dire que c’était tout aussi horrifiant.

Je ne sais plus exactement quelles techniques j’utilisais pour ne pas y aller, mais je pense que je me retenais de boire et j’ai développé une capacité de super-héros à me retenir d’aller aux toilettes même quand j’en ai vraiment très envie (j’ai aussi développé une immense phobie des toilettes publiques). Je sais maintenant à quel point c’est mauvais pour la santé, mais l’état des toilettes dans les écoles est juste affligeant. Tout comme l’état des toilettes publiques en France en général en fait. J’avais accepté mon sort avec fatalité étant enfant, mais maintenant je me dis que c’est inacceptable et vraiment honteux.

Je ne savais pas qu’il existait une journée mondiale des toilettes. C’était mardi de cette semaine. Je suis tombée sur cet article de France Info qui en abordait le thème.

Ce n’est pas un texte très difficile à comprendre mais vous pouvez observer en bleu des structures ou expressions utiles, en rouge des formes verbales et en vert, du vocabulaire autour du thème des toilettes. J’ai souligné deux mots seulement : astuces (= tuyaux : tips) et réticence (bon à revoir si vous avez tendance à dire reluctance, qui n’est pas un mot français 😉 )

Marée haute à Venise

Cette semaine, j’ai choisi un article sur un thème qui, sans me laisser indifférente, ne me touche pas autant que certains articles que je décide de partager d’habitude. Il n’y est pas question de sexisme ou d’autres discriminations, ni de langage, mais d’environnement. J’essaie d’être plus consciente de mon impact sur l’environnement et j’admire énormément Greta Thunberg, mais je dois reconnaitre que j’aime trop voyager et que je ne suis pas prête à arrêter totalement de prendre l’avion.

L’article m’a cependant interpelée car même si je ne suis jamais allée à Venise et n’en ai pas forcément ni l’envie ni l’intention, je trouve cette information plutôt flippante (l’article complet est ici). Cela fait des années que j’entends dire qu’un jour Venise sera sous l’eau. Je ne me suis jamais vraiment intéressée aux mesures mises en place pour empêcher une catastrophe, mais selon l’article, il semblerait que les gens supposés protéger la ville n’aient pas pris la menace très au sérieux…

Vous pouvez analyser ce texte comme bon vous semble ou à partir de mes choix : j’ai mis en gras et en vert le vocabulaire spécifique à la situation, en gras et en bleu des structures facilement réutilisables dans d’autres contextes, en gras et en rouge des formes verbales, dont plusieurs qui illustrent la concordance des temps, j’ai surligné en bleu des connecteurs logiques et en jaune des pronoms. J’ai souligné du vocabulaire à observer (observez bien les combinaisons de mots) et j’ai mis en gras presque tout une phrase. Comment comprenez-vous cette phrase ? 🤔

Quiz de vocabulaire d’octobre

J’aurais pu choisir un thème automnal ou en rapport avec Halloween qui aura lieu très bientôt, mais ma créativité n’est pas allée dans cette direction. Il n’y a aucun thème particulier à ce quiz. Je vous mets juste au défi de trouver 45 réponses en 5 minutes.

Préparez votre chronomètre et activez votre cerveau en français ! Bonne chance !

La gueule de bois en Allemagne

Mon téléphone m’a suggéré de lire cette info récemment et le titre m’a assez interpelée pour que j’aie envie de voir ce qu’il en était. Je ne sais pas si le titre est tout à fait honnête, comme souvent, mais j’ai trouvé qu’il y avait assez d’éléments intéressants dans cet article pour avoir envie de le partager avec vous.

J’ai souligné le vocabulaire à observer, j’ai surligné en bleu les connecteurs, en rose les verbes et en vert les prépositions. Je ne me suis pas attardée sur les connecteurs et les prépositions, vous pouvez faire vos propres observations, mais j’ai analysé un peu plus le vocabulaire.

  • la gueule de bois : l’état dans lequel on se retrouve quand on a trop bu la veille (d’alcool, bien entendu)
  • désormais : connecteur qui veut dire à partir de maintenant
  • la cour : attention à l’orthographe (ne pas confondre cour avec court, cours, courre…). Dans le texte, on parle de la cour de justice. C’est la même orthographe que pour la cour de récréation.
  • statuer sur qqch : décider de – remarquez la préposition qui suit
  • prétendant : participe présent que l’on pourrait remplacer par la relative “qui prétend
  • une soirée trop arrosée : une soirée lors de laquelle on a trop bu d’alcool
  • tombe en pleine Fête de la bière : on peut employé le verbe tomber pour parler d’une date, d’un moment (= se produire) et quand qqch tombe en plein qqch, cela veut dire, en plein milieu de qqch, pendant, durant qqch.
  • l’autre côté du Rhin : façon de désigner l’Allemagne, le Rhin étant le fleuve qui coule entre la France et l’Allemagne
  • elle a estimé que… était… : observez la concordance des temps
  • un arrêt : un décret
  • statuant : Observez le participe présent et à quoi/qui il se réfère. Demandez-vous aussi s’il a la même fonction que le précédent et les suivants.
  • en appel : en justice, en appel veut dire que le cas avait déjà été jugé et que l’on a demandé un autre jugement
  • ont donné raison à : observez la structure
  • proposant : encore un participe présent équivalant à une relative (qui propose)
  • se remettre de qqch : de quoi d’autre peut-on se remettre ?
  • l’arrêté : la décision
  • concernant : un autre participe présent remplaçable par une relative (qui concerne)
  • explique, précisent : verbes déclaratifs
  • commercialisant : et encore un autre = qui commercialise
  • portés sur la boisson : façon de dire “qui boivent beaucoup trop” – quand on est porté sur qqch, c’est qu’on aime cette chose. Il y a généralement une connotation négative, de trop, d’abus.
  • un arrêt maladie : quand vous êtes trop malade pour travailler, le médecin peut vous donner un arrêt maladie. Ou vous pouvez décider de vous-même de vous mettre en arrêt maladie, c’est-à-dire de ne pas aller travailler car vous êtes malade.
  • pas si sûr : pas forcément
  • les Lorrains : les habitants de la Lorrain, région de l’est de la France
  • les Alsaciens : les habitants de l’Alsace, région de l’est de la France – Depuis le redécoupage des régions françaises, les deux régions font partie de la même région : le Grand Est.
  • faire la fête : s’amuser, souvent avec l’idée qu’il y aura de l’alcool

Exprimer la cause

Quel est le connecteur de cause que vous utilisez le plus ? Je parie que c’est parce que. Et je pense que moi aussi ! À l’oral en tout cas. A l’écrit, j’essaie d’être un peu plus variée.

Je vais vous donner une petite liste non exhaustive d’autres possibilités, d’autres connecteurs que l’on peut employer pour exprimer la cause. Ils ne sont pas tous parfaitement interchangeables, mais ils expriment tous la cause.

Situation : Je sors. C’est la saison des pluies. Il risque de pleuvoir.

  • Je prends un parapluie parce qu’il risque de pleuvoir.
  • Je prends un parapluie car il risque de pleuvoir.
  • Je prends un parapluie. En effet, en cette saison, il risque fortement de pleuvoir.
  • Puisqu’il risque de pleuvoir à tout moment en cette saison, je vais prendre un parapluie.
  • Comme c’est la saison des pluies, je ne sors jamais sans mon parapluie.
  • Étant donné qu’il pleut presque tous les jours en ce moment, je vais prendre mon parapluie avec moi.
  • Je prends mon parapluie à cause du risque de pluie.
  • Je prends mon parapluie en raison du risque de pluie.
  • Vu qu’il pleut souvent en ce moment, je prends mon parapluie.

Je pense que ces connecteurs ne vous sont pas inconnus.

Maintenant, si je vous parle de connecteurs de cause tels que sous prétexte que/de, d’autant plus que, d’autant moins que, faute de, à force de, ce n’est pas que… mais, du fait de, etc., savez-vous les utiliser correctement ?

Quelques exemples :

  • Sous prétexte qu’il a trop de travail, il ne m’appelle jamais.
  • Sous prétexte d’avoir trop de travail, il ne m’appelle jamais

= Je n’y crois pas. Il dit qu’il a trop de travail et que c’est la raison pour laquelle il ne l’appelle pas, mais je ne le crois pas !

  • Elle a été d’autant plus déçue de ne pas te voir qu’elle était restée à la maison tous les autres soirs de la semaine à t’attendre.
  • J’ai d’autant moins de chances de gagner la course que mes adversaires sont tous médaillés olympiques.

= une cause se rajoute à une autre cause

  • Ce n’est pas que je ne voulais pas venir, mais j’étais malade !
  • Du fait de mon état de santé, je n’ai pas pu venir.
  • Faute de réponse de ta part, je suis allée seule au concert (= cause manquante : comme tu ne m’a pas répondu…)
  • À force de travailler comme un forcené, il a fini par tomber malade. (= cause répétée avec insistance : comme il a trop travaillé…)

Il existe une vaste quantité d’autres procédés pour exprimer la cause. D’autres connecteurs, des verbes, des noms… Ce n’est pas un problème d’utiliser parce que très souvent, mais si vous préparez le DALF, assurez-vous de maitriser quelques autres connecteurs de cause !

Les étudiants préfèrent lire sur papier

J’ai sélectionné cet article tout d’abord parce que le sujet m’intéressait et ensuite parce qu’il contient de nombreux éléments dont j’avais envie de parler aujourd’hui.

Pouvez-vous penser à point de grammaire qui pose problème aux étudiant·e·s quel que soit leur niveau et qui frustre tou·te·s les étudiant·e·s avancé·e·s ? Les prépositions !

Dans cet article, observez les verbes suivis de prépositions (en rose) et les prépositions associées à des noms (en jaune). J’ai aussi surligné les connecteurs en bleu. Disposant de peu de temps, je vais seulement développer un peu les verbes à la suite de l’article. Pour le reste, si les prépositions vous font vous arracher les cheveux, prenez le temps d’analyser pour vous-même !

  • continuer à faire qqch : est-ce la seule construction possible ? Non, évidemment. Vous avez peut-être déjà entendu ou lu continuer de faire qqch, qui est également correct (vous en avez d’ailleurs un exemple à la fin du texte). On peut aussi continuer qqch. Continuer ses études, sa route, un voyage, etc.
  • assister à qqch : être présent physiquement. On peut aussi assister qqn, c’est à dire l’aider.
  • recommandées par : qqch peut vous être recommandé par qqn. Ou vous pouvez recommander qqch/qqn à qnn. Qui dans ce cas aura été recommandé par vous.
  • il reste à savoir : structure impersonnelle, expression parfois utilisée sans le pronom sujet, qui signifie la question est, on a encore besoin de savoir…
  • plongée dans : quand on est vraiment à l’intérieur de qqch, pris par qqch, on peut dire qu’on est plongé dans…
  • faire partie de qqch : locution verbale très employée. Faites-vous partie d’un groupe ?
  • donner la priorité à qqch : on peut aussi donner la priorité à qqn. À quoi donnez-vous la priorité dans votre vie ? J’espère que vous donnez la priorité à votre santé !
  • il s’agit de : cette construction verbale impersonnelle est parfois mal employée par les étudiant·e·s car ils et elles oublient que le seul sujet possible de ce verbe, c’est “il” impersonnel. Dans le texte, on pourrait le remplacer par “lorsqu’il est question de lire des textes”. D’autres exemples avec ce verbe ? Vous n’avez pas très bien compris l’exercice. Il s’agissait de relier les synonymes, pas les contraires ! / De quoi s’agit-il ? Il ne s’agit de rien qui vous regarde ! / Quand il s’agit de boire, il est toujours partant !
  • être enclin·e à faire qqch : être disposé, prédisposé à faire qqch. On peut aussi être enclin à qqch. Il est enclin à la paresse = il a un penchant pour la paresse.
  • être face à qqch : on est en face de qqch mais face à qqch.
  • l’emporter par : ici, par introduit la cause. L’emporter = gagner, avoir le dessus. L’équipe du Chili l’a emporté sur l’Argentine par 10 points.
  • se focaliser sur : même sens et structure que se concentrer sur
  • être contenu dans : qqch est contenu dans autre chose
  • apprendre à faire qqch : on peut apprendre qqch, apprendre qqch à qqn, qpprendre qqch de qqn, apprendre à faire qqch (mais pas apprendre de faire qqch !)
  • être rompu à qqch : langage soutenu – si vous êtes rompu·e à qqch, c’est que vous êtes très expérimenté·e en qqch. Vous pouvez rechercher le verbe rompre ou le participe passé adjectif rompu, vous trouverez plusieurs sens
  • amener qqn à faire qqch : conduire, entrainer, pousser qqn à faire qqch
  • recommander de faire qqch : ah, revoilà le verbe recommander que l’on avait déjà croisé dans le premier paragraphe. Avec une structure différente. 😲

Maintenant, faites vos propres phrases avec ces verbes !