DALF C1 : planifier l'essai argumentatif

Il est important d’apprendre à gérer son temps pour l’épreuve de PE car même si vous disposez de 2 heures et 30 minutes et que cela vous parait long avant de commencer, elles vont en fait passer très vite car il faut que vous produisiez deux textes après avoir lu et analysé des articles pour faire la synthèse.

Il est essentiel d’avoir un plan avant de se mettre à écrire car il faut que vos textes soient structurés et cohérents. Une façon efficace de planifier est de faire une carte mentale.

Prenons par exemple un sujet assez bateau sur le thème de l’environnement, que j’ai croisé plusieurs fois dans les livres de préparation du DALF au cours des dernières années : Vous êtes insatisfait·e de la politique environnementale menée par le maire de votre ville et vous lui écrivez pour lui faire part de votre mécontentement et lui faire des propositions.

Vous savez que vous voulez une introduction, un développement en trois parties avec des sous-parties et des exemples, et une conclusion. Une carte mentale vous permet de commencer à écrire très rapidement une fois que vous avez trouvé vos idées. Il ne vous reste plus qu’à ajouter des connecteurs logiques et à articuler vos idées de façon cohérente tout en utilisant des structures variées et en peaufinant votre grammaire.

Essayez d’écrire la lettre formelle en suivant ce plan et voyez combien de temps cela vous prend !

Pour revoir la présentation d’une lettre formelle, vous pouvez lire ce post, dans lequel vous trouverez également des liens vers des posts sur les formules de politesse.

DALF : parler d'Internet et de nouvelles technologies

Si vous étudiez pour le DALF, vous savez qu’il vous faut être capable de parler de tout et qu’il faut que vous soyez capable d’en parler en long en large et en travers avec aisance, fluidité, du vocabulaire varié et des structures grammaticales élaborées.

Vous devez parler autrement que quand vous discutez avec vos ami·e·s.

Pour bien vous préparer, il est important que vous lisiez régulièrement et écoutiez la radio ou des podcasts sur des sujets variés. Tout ceci de façon active, bien évidemment.

Sur le thème des nouvelles technologies et d’Internet, vous pouvez trouver des articles sur Slate, le journal du geek, Business Insider, entre autres et écouter des podcasts tels que Le rendez-vous tech (épisodes de 90 minutes), ou Studio 404 (qui n’est plus actif mais dont les 7 saisons sont disponibles à l’écoute).

Quand vous n’avez pas beaucoup de temps, rien de vous oblige à écouter les podcasts en entier ni à analyser les articles dans les moindres détails, mais si vous vous concentrez sur ce sujet pendant quelque temps, et faites un minimum d’analyse, vous remarquerez que le même vocabulaire revient tout le temps, vous vous familiariserez avec les tournures françaises et les problématiques françaises.

Parfois, les étudiant·e·s sont un peu déconcerté·e·s par les problématiques proposées au DALF car ce ne sont pas toujours des sujets auxquels ils et elles avaient beaucoup réfléchi auparavant, et aussi parfois parce que l’approche française est bien différente de celles d’autres pays. Alors plus vous vous familiariserez avec la culture française et la façon qu’ont les Français d’aborder certains thèmes, plus les documents que vous lirez auront du sens et plus vous développerez votre vocabulaire pour en parler !

Ce vocabulaire fait-il partie de votre vocabulaire actif ? :

  • le numérique
  • à l’ère du tout numérique
  • la reconnaissance faciale
  • la protection des données personnelles
  • traiter l’information
  • le ciblage publicitaire
  • les dérives d’Internet
  • les GAFAM
  • l’empreinte numérique
  • la toile

Et quels arguments apporteriez-vous à ces problématiques ? :

  • L’utilisation des réseaux sociaux par les politiques est-elle une bonne chose ?
  • Les élèves de primaire devraient-ils tous avoir une tablette ?
  • Internet doit-il rester gratuit ?
  • La vie était-elle plus simple avant Internet ?
  • Au 21e siècle, est-il nécessaire d’être sur les réseaux sociaux ?

DALF C1 : essai argumentatif – cerner le sujet

Les examens de décembre approchent et les candidat·e·s au DALF commencent à être un peu stressé·e·s . La plupart des candidat·e·s avec lesquel·le·s je travaille sont en général un peu plus inquiet·e·s pour les épreuves de production, en particulier la PO et la synthèse.

Mais il est important de ne pas négliger l’essai lors de votre préparation, car cet exercice est, à mon avis, un exercice qui peut vous rapporter beaucoup de point sans trop d’efforts, à condition de bien répondre au sujet.

J’ai déjà écrit un post sur les différents types de plans possibles pour l’essai argumentatif et un autre plus général sur l’exercice et la démarche à suivre.

Depuis, plusieurs sessions de DALF ont eu lieu et j’ai eu l’occasion de travailler avec de nouvelles personnes pour qui l’exercice de l’essai n’était pas une évidence. Je vais donc essayer aujourd’hui d’ajouter quelques éléments à ce que j’ai précédemment écrit.

  • Gardez en tête que l’épreuve totale de PE dure 2 heures et 30 minutes, durant lesquelles vous devez lire des textes, faire une synthèse de ces textes, puis écrire un essai sur le même thème, sans référencer les textes (c’est possible de s’en inspirer, mais pas trop !), en apportant de nouvelles idées. L’essai peut être une lettre formelle, une lettre moins formelle, un article, une réaction sur un forum, etc. Vous n’avez donc pas énormément de temps pour écrire cet essai et par conséquent, vous n’allez pas pouvoir développer vos idées comme vous le ferez lors de l’épreuve de production orale.
  • Lisez attentivement le sujet, c’est impératif pour être certain·e d’avoir bien compris ce qu’on attend de vous. Qui êtes-vous ? En tant que qui écrivez-vous ? À qui écrivez-vous ? Pour quelles raisons écrivez-vous ? Dans quel but écrivez vous ? Quel type d’écrit dois-je produire ?
  • Une fois que vous avez déterminé tout ceci, partez du plus simple. Vous devez argumenter et convaincre, et pour convaincre, il faut que vous soyez cohérent·e et que vous arguments soient logiques et directement en rapport avec la question. Si vos idées sont intéressantes mais que l’on a du mal à voir comment elles sont liées avec le sujet, cela va affecter votre score au niveau de l’argumentation et de la cohérence.

Prenons un exemple de sujet, tiré du manuel Réussir le DALF C1-C2 (Editions Didier, 2007) :

  • Qui suis-je ? Quelqu’un vivant dans un pays francophone (disons la France), touché par cette décision
  • J’écris en tant que qui ? En tant que mère qui a des enfants à l’école primaire
  • J’écris à qui ? Au courrier des lecteurs de mon journal habituel
  • J’écris pour quelles raisons ? Je m’inquiète pour l’avenir de mes enfants et je trouve cette décision ridicule
  • J’écris dans quel but ? pour exprimer mon désaccord et argumenter contre cette décision

Quels sont mes arguments ?

  • Mon premier argument serait de dire qu’avec la mondialisation, il est plus que jamais nécessaire de parler plusieurs langues. Le bilinguisme ne suffit plus. Si nos enfants n’apprennent qu’une seule langue étrangère alors que les enfants des autres pays d’Europe en apprennent plusieurs et qui plus est, beaucoup plus tôt, ils ne seront pas du tout compétitifs sur le marché du travail et auront beaucoup moins de choix de carrières quand ils entreront dans la vie active. Restreindre l’enseignement des langues ferment des portes à nos enfants.
  • Mon deuxième argument serait de dire que sur le plan personnel, parler plusieurs langues est une richesse qui permet de s’ouvrir au monde et de mieux le comprendre. Comprendre d’autres systèmes linguistiques permet de mieux comprendre des cultures totalement différentes des nôtres et devient ainsi un outil de tolérance autant que d’épanouissement personnel. On est toujours mieux accueilli à l’étranger quand on fait l’effort de parler quelques mots du pays et de comprendre la culture.
  • Mon troisième et dernier argument serait de dire que selon une étude que j’ai lue récemment, il a été prouvé que parler plusieurs langues avaient de nombreux bénéfices pour le cerveau et la santé mentale. Non seulement, cela aide le cerveau à aborder les problèmes sous des angles différents plus rapidement et donc à les résoudre plus facilement, mais aussi, selon les chercheurs, à un âge avancé, le cerveau des personnes parlant plusieurs langues se détériore bien moins vite que celui des personnes monolingues.

Pour ce qui est de mon troisième argument, je n’ai pas lu d’étude sur le sujet. Comme beaucoup, j’ai entendu certaines informations, mais je n’ai jamais approfondi. Les examinateurs vont-ils vérifier ? Bien sûr que non !

Il n’y a rien de bien exceptionnel dans cette argumentation. Mais en une heure et quelques, vous n’aurez pas le temps d’écrire une thèse de doctorat ! Les étudiant·e·s me donnent souvent l’impression qu’ils et elles croient que leurs idées sont trop simples mais ce que l’on veut voir, c’est de la cohérence, du vocabulaire élaboré, des structures grammaticales variées, des connecteurs logiques bien utilisés, en bref, un écrit bien structuré avec des idées qui tiennent la route. Oubliez que vous êtes en examen et écrivez quelque chose de crédible, qui pourrait être écrit dans la vraie vie !

ça VS cela

Je me suis rendu compte que je n’avais jamais écrit de post à ce sujet et pourtant, c’est quelque chose que je répète continuellement à mes étudiant·e·s : on utilise ça à l’oral et cela à l’écrit !

Toutefois, est-ce aussi simple que cela ?

En fait, il y a un peu plus à dire à ce sujet, et nous allons nous pencher là-dessus aujourd’hui.

Quand je corrige des écrits, je vois souvent “ça”. Et je mets toujours une annotation pour signaler qu’à l’écrit on utilise plutôt “cela”, car les codes de l’écrit et de l’oral sont complètements différents en français et que nous sommes beaucoup plus formels à l’écrit qu’à l’oral. Et si vous êtes pressé·e et n’avez pas le temps de lire plus aujourd’hui, vous pouvez vous arrêtez là, et pensez simplement à ne plus employer “ça” dans vos écrits.

Si vous avez le temps, développons un peu plus l’emploi de ces pronoms. On peut utiliser cela à l’oral bien sûr, et parfois, on n’a pas d’autre choix que d’employer ça.

  • Dans certaines expressions, il faut utiliser ça : Ça va ? Comment ça va ? Ça y est. Comme-ci comme-ça. Impossible d’utiliser cela dans ces expressions.
  • Dans d’autres expressions, on ne peut utiliser que cela, car ça est impossible, même à l’oral : cela dit, cela seul suffit.
  • Lorsque l’on fait une opposition avec ceci, on préfère continuer avec cela, à l’oral aussi.
  • Selon la structure d’une question, on pourra employer cela ou ça : Comment cela se fait-il ? Comment ça se fait ? (ça n’est pas possible dans le premier exemple et cela n’est pas possible dans le second)
  • Avec le verbe être, ça et cela deviennent le plus souvent c’c’est compliqué – mais on peut employer cela, en langage soutenu. On peut dire “cela est compliqué“, mais on ne peut pas dire “*ça est compliqué
  • Mais attention, si ça est précédé de “tout”, vous pouvez alors le garder devant le verbe être : tout ça est compliqué.

Il est entendu que ça relève le plus souvent du langage familier et oral mais si vous souhaitez parler de façon plus soutenue, cela n’est pas interdit à l’oral : Je vous appelle demain, si cela vous convient.

Voyons maintenant d’autres utilisations de ça que vous ne connaissez peut-être pas très bien.

Comment comprenez-vous ces phrases ?

  • Les enfants, ça n’est pas très prudent.
  • Les enfants, cela n’est pas très prudent.

Les deux phrases peuvent vouloir dire la même chose. On s’adresse aux enfants et on leur dit que ce qu’ils font ou s’apprêtent à faire n’est pas très prudent. Mais la première phrase peut être interprétée autrement. En langage familier, “ça” reprend les enfants, et on affirme que les enfants ne sont pas très prudents. On pourrait également dire, “les enfants, c’est pas très prudent” dans le même registre.

Nous pouvons donc utiliser “ça” pour nous référer à des personnes, mais cela reste familier.

  • Les enfants, ça fait trop de bruit ! (= ils font trop de bruit)
  • C’est qui, ça ? (= cette personne)

Employer “ça” pour parler d’une personne peut être assez péjoratif.

  • Ça n’a que 15 ans et ça fume déjà comme un pompier !
  • Ça veut devenir millionnaire mais ça veut pas travailler dur !

On peut aussi utiliser “ça” à l’oral à la place du “il” impersonnel : ça a plu toute la journée hier. (= il a plu) C’est quelque chose que j’avais remarqué quand j’avais déménagé en Haute-Savoie. Les gens de là-bas utilisaient beaucoup “ça” pour parler de la météo : ça pleut, ça neige, ça fait soleil, ça fait beau, etc. Je trouvais cela très bizarre au début, puis je m’y suis habituée.

Un dernier point dont je voudrais parler : ç’

Je dois dire que je ne l’utilise jamais moi-même, mais il existe. Il n’est pas obligatoire, mais devant le verbe avoir et les auxiliaires être et aller, ça peut devenir ç’, tout comme cela peut devenir c’ devant le verbe être ou en par exemple.

  • Ç’a l’air sympa ce film. (= ça a)
  • Ç’aurait été difficile de faire autrement. (= ça aurait)
  • Si ç’avait été facile, tout le monde aurait réussi.
  • Ç’allait pas marcher de toutes façons.

Si vous écrivez de façon informelle, “ça” est tout à fait acceptable. Je l’utilise moi-même régulièrement et je le vois beaucoup dans des articles au ton détendu. Cependant, si vous écrivez une lettre formelle ou que vous écrivez pour le DELF ou le DALF, évitez d’utiliser ça et préférez cela !

Podcast : La Question du jour

Pour celles et ceux qui n’ont pas le temps d’écouter de longs podcasts ou de regarder des films ou des séries en français, La Question du jour est un podcast de France Culture dont les épisodes durent de 6 à 8 minutes.

Chaque épisode traite d’un sujet d’actualité sur lequel un·e expert·e répond aux questions du journaliste qui présente le podcast. Si vous vous intéressez à l’actualité, vous ne trouverez probablement pas les discussions transcendantes, car quelques minutes, c’est court pour parler d’un sujet en profondeur, mais c’est aussi parfait pour travailler votre compréhension orale sur des thèmes variés et développer votre vocabulaire si vous pratiquez l’écoute active, comme expliqué à la fin de ce post ! Et si le sujet vous intéresse, vous pourrez toujours approfondir. Il y en a que j’ai trouvés particulièrement intéressants, comme celui-ci sur les “deepfake”.

Exprimer la cause

Quel est le connecteur de cause que vous utilisez le plus ? Je parie que c’est parce que. Et je pense que moi aussi ! À l’oral en tout cas. A l’écrit, j’essaie d’être un peu plus variée.

Je vais vous donner une petite liste non exhaustive d’autres possibilités, d’autres connecteurs que l’on peut employer pour exprimer la cause. Ils ne sont pas tous parfaitement interchangeables, mais ils expriment tous la cause.

Situation : Je sors. C’est la saison des pluies. Il risque de pleuvoir.

  • Je prends un parapluie parce qu’il risque de pleuvoir.
  • Je prends un parapluie car il risque de pleuvoir.
  • Je prends un parapluie. En effet, en cette saison, il risque fortement de pleuvoir.
  • Puisqu’il risque de pleuvoir à tout moment en cette saison, je vais prendre un parapluie.
  • Comme c’est la saison des pluies, je ne sors jamais sans mon parapluie.
  • Étant donné qu’il pleut presque tous les jours en ce moment, je vais prendre mon parapluie avec moi.
  • Je prends mon parapluie à cause du risque de pluie.
  • Je prends mon parapluie en raison du risque de pluie.
  • Vu qu’il pleut souvent en ce moment, je prends mon parapluie.

Je pense que ces connecteurs ne vous sont pas inconnus.

Maintenant, si je vous parle de connecteurs de cause tels que sous prétexte que/de, d’autant plus que, d’autant moins que, faute de, à force de, ce n’est pas que… mais, du fait de, etc., savez-vous les utiliser correctement ?

Quelques exemples :

  • Sous prétexte qu’il a trop de travail, il ne m’appelle jamais.
  • Sous prétexte d’avoir trop de travail, il ne m’appelle jamais

= Je n’y crois pas. Il dit qu’il a trop de travail et que c’est la raison pour laquelle il ne l’appelle pas, mais je ne le crois pas !

  • Elle a été d’autant plus déçue de ne pas te voir qu’elle était restée à la maison tous les autres soirs de la semaine à t’attendre.
  • J’ai d’autant moins de chances de gagner la course que mes adversaires sont tous médaillés olympiques.

= une cause se rajoute à une autre cause

  • Ce n’est pas que je ne voulais pas venir, mais j’étais malade !
  • Du fait de mon état de santé, je n’ai pas pu venir.
  • Faute de réponse de ta part, je suis allée seule au concert (= cause manquante : comme tu ne m’a pas répondu…)
  • À force de travailler comme un forcené, il a fini par tomber malade. (= cause répétée avec insistance : comme il a trop travaillé…)

Il existe une vaste quantité d’autres procédés pour exprimer la cause. D’autres connecteurs, des verbes, des noms… Ce n’est pas un problème d’utiliser parce que très souvent, mais si vous préparez le DALF, assurez-vous de maitriser quelques autres connecteurs de cause !

Exemple de PO de DALF C1 – vidéo

Nous avons commencé une nouvelle période de préparation d’examen pour les étudiants avancés qui vont passer l’examen du DALF en décembre. Les dates varient selon les pays, il y a une session pratiquement tous les mois en France, mais dans beaucoup de pays, il y a généralement deux, voire trois sessions par an, et rarement plus.

Comme je l’ai déjà mentionné plusieurs fois sur ce blog, on ne se présente pas à l’examen sans préparation, même si l’on a un très bon niveau de français. La méthodologie compte pour beaucoup dans cet examen ! Si vous avez le niveau, quelques semaines de préparation, deux ou trois mois, peuvent suffire et vous aider à prendre confiance en vous et à vous rendre à l’examen l’esprit tranquille. Si vous n’avez pas le niveau, continuez à étudier régulièrement et à progresser avant de vous mettre à faire de la pratique d’examen !

Si vous ne savez pas trop en quoi consiste l’épreuve de PO et ce qu’on attend de vous, vous pouvez regarder cette vidéo mise en ligne par l’Institut Français de Séville en Espagne. Vous y verrez une étudiante espagnole en train de passer son examen sur le thème du bonheur au travail. Observez comment elle introduit son exposé et annonce son plan, et comment elle argumente ensuite, les connecteurs qu’elle utilise, etc., et comment elle répond aux questions qui lui sont posées. Elle a obtenu 19,5/25, ce qui est une très bonne note ! Elle a sans aucun doute le niveau C1, même si elle ne maitrise pas la langue parfaitement. N’oubliez pas que le C1 n’est pas le C2, que beaucoup de critères sont pris en compte dans l’évaluation, et qu’on se s’attend pas à ce que vous ne fassiez aucune faute !

Que faire avec le nouveau vocabulaire ?

Comment faites-vous pour enrichir votre vocabulaire et mémoriser les nouveaux mots et expressions que vous apprenez pour ensuite les utiliser quand vous parlez et écrivez ?

C’est une question que se posent beaucoup d’apprenants !

J’ai récemment écrit un post sur la mémorisation du nouveau vocabulaire avec des flashcards. Cela marche bien pour moi et pour plusieurs de mes étudiant·e·s avancé·e·s.

Mais l’étape suivante, c’est de s’approprier ce nouveau vocabulaire et de l’utiliser dans des conversations auxquelles vous participez et dans des textes que vous écrivez.

Il est très facile de toujours utiliser le même vocabulaire dans la plupart des langues et de se faire comprendre je pense. C’est vrai en français. Quand on voit le président des Etats-Unis et ses trois mots de vocabulaire, on se dit que c’est également vrai en anglais. Et j’ai vécu 3 ans en Espagne avec un espagnol qui n’a jamais vraiment dépassé le B2 mais c’était suffisant pour la vie quotidienne.

Mais si vous voulez avoir l’air plus sophistiqué que le président mentionné ci-dessus, il faut que vous enrichissiez votre vocabulaire actif et pour ce faire, il faut vous forcer à utiliser les nouveaux mots et expressions que vous apprenez.

Si vous lisez beaucoup ou écoutez beaucoup de français, vous allez forcément tomber sur du vocabulaire inconnu. Si vous lisez un chapitre de livre et que vous relevez 50 mots inconnus ou non maitrisés, il est évident que vous n’allez pas tout pouvoir mémoriser d’un coup. Toutefois, il serait dommage de n’en retenir rien. Choisissez 10 mots qui vous paraissent utiles, ou un nombre avec lequel vous êtes à l’aise, et mettez-les dans une liste de vocabulaire que vous souhaitez vous approprier. Ayez un petit carnet, ou une liste sur votre ordinateur, ce qui marche le mieux pour vous. Et ces 10 mots (plus ou moins), vous allez les travailler autant que possible. On ne mémorise pas un mot nouveau en le lisant une fois. On le mémorise en le manipulant, en le mettant en contexte, en recherchant d’où il vient, s’il y a d’autres mots qui ont la même racine, etc. Faites des phrases avec ces nouveaux mots. Faites des phrases qui ont du sens pour vous. Racontez-vous une histoire pour vous aider à mieux les retenir. Réutilisez-les pendant vos cours de français ou dans vos conversations avec vos amis ou collègues francophones.

Pratiquement tous les étudiants avancés que j’ai connus trouvent que leur vocabulaire n’est pas assez riche parce qu’ils tombent régulièrement sur des mots qu’ils ne connaissent pas ou parce qu’ils ont l’impression de toujours utiliser les mêmes mots. Vous ne connaissez probablement pas tous les mots qui existent dans votre langue maternelle, moi non plus, alors arrêtez de vous focaliser sur ce que vous ne connaissez pas et employez plutôt votre énergie à étudier les nouveaux mots que vous rencontrez !

Si vous apprenez un nouvel adjectif, demandez-vous ce qu’il peut qualifier. Essayez de le placer dans vos conversations et voyez si ça passe. J’adore quand mes étudiants essaient de réutiliser du vocabulaire nouvellement appris mais que ce n’est pas tout à fait correct. Cela montre qu’ils essaient de comprendre comment fonctionne ce mot, dans quel contexte l’utiliser et nous donne ainsi l’occasion d’en discuter. Si vous avez souvent l’occasion de discuter avec des francophones, demandez-leur de vous corriger. Tous les francophones ne sont pas des experts en langue française, loin de là, mais ils peuvent en général vous dire ce qui semble naturel ou pas.

Livre de préparation à la PE du DALF

Si vous souhaitez passer le DALF C1 ou C2, comme je le répète constamment, il est primordial de bien s’y préparer. Même si l’on parle très bien français, on ne se présente pas à l’examen sans l’avoir préparé. Comptez plusieurs semaines de préparation, voire plusieurs mois, selon d’où vous partez.

Si pour une raison ou une autre, vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas travaillez avec un·e prof, il faut vous procurer du matériel spécifiquement conçu pour la préparation, avec lequel vous pourrez peaufiner la méthodologie. J’ai mentionné un premier livre la semaine dernière, et aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un livre qui se focalise sur la production écrite. Il a été publié l’année dernière, je me le suis procuré cette année, et je le trouve très bien.

Il s’intitule Préparer le DALF C1 & C2, aux Éditions PUG et ressemble à ça :

ISBN-10: 2706129840
ISBN-13: 978-2706129841

Comme indiqué sur la couverture, c’est un livre de méthodologie, avec lequel vous pourrez vous entrainer à travers des activités guidées et vous pourrez consulter les corrigés à la fin du livre.

Vous pouvez avoir un aperçu du livre ici. Il suffit de cliquer sur le livre et plusieurs pages apparaitront.

Livre de préparation au DALF

Si l’on compare le matériel qui existe pour l’anglais langue étrangère avec ce que l’on peut trouver pour le français langue étrangère, on voit bien que ce n’est pas la même chose. J’ai été prof d’anglais avant d’être prof de français et j’adorais la multitude de matériel à ma disposition. J’ai aussi été étudiante d’anglais et j’ai passé le C2 à un moment de ma vie. Cela avait été très facile de trouver du matériel de préparation à l’examen vraiment intéressant et très clairement structuré.

Quand je suis passée de l’enseignement de l’anglais à l’enseignement du français, j’ai tout de suite remarqué qu’il y avait moins de ressources disponibles pour les profs et pour les étudiants. Pour les petits niveaux, ça va, il y a pas mal de matériel. Mais dès qu’on arrive au niveau C1, c’est beaucoup moins évident, et ne parlons même pas du C2.

Pour la préparation d’examen, il y a peu de manuels. Souvent, les étudiant·es qui me contactent pour préparer le DALF n’ont soit aucun matériel, soit des manuels qui datent de 2007, voire 2005. Pas idéal.

Un livre plus récent et spécifiquement conçu pour la préparation du DALF que je trouve très bien est celui de la collection 100% réussite, aux Editions Didier.

Voici la couverture :

ISBN-10: 2278087940
ISBN-13: 978-2278087945

Il contient beaucoup de conseils pratiques, de nombreux exercices guidés, des exemples, des épreuves blanches et des corrigés. Pour l’avoir beaucoup utilisé, je pense pouvoir dire avec assurance qu’il contient très peu d’erreurs. Il y a quelques coquilles, mais dans l’ensemble, si vous avez le niveau requis, vous devriez être capable de les remarquer.

Si vous êtes indépendant·e et discipliné·e, vous pouvez travailler seul·e avec ce livre. Un peu de préparation avec un·e prof ne fait jamais de mal et vous aidera à prendre confiance en vous, mais tout le monde n’a pas les moyens ou le temps pour des cours et il n’est pas impossible de se préparer seul·e. J’avais préparé le C2 d’anglais seule avec des livres, sans prof, car je n’avais pas d’argent pour me payer des cours à l’époque, et ça s’était très bien passé. Par contre, j’avais des facilités à l’écrit (l’anglais est bien plus facile que le français à mon avis), et je n’ai rien fait d’autre que bosser et étudier pendant les trois mois précédant l’examen. Et j’étais hyper stressée le jour de l’examen oral. Mais je l’ai réussi avec une note décente.

Ce n’est pas un livre pour travailler la grammaire ou le vocabulaire. C’est un livre pour vous aider à travailler la méthodologie de l’examen. Il est entendu que vous avez déjà le niveau, que vous maitrisez la grammaire et que vous avez un vocabulaire avancé. Si ce n’est pas le cas et que vous n’avez pas un besoin urgent du diplôme, prenez le temps d’approfondir votre apprentissage avant d’envisager l’examen ! Lisez, écrivez, écoutez, parlez, enrichissez votre vocabulaire, perfectionnez votre grammaire, apprenez à dominer la langue, pour que si un jour vous décidez de passer l’examen, vous puissiez le faire les doigts dans le nez. Car si vous n’en avez pas absolument besoin, que vous apportera d’obtenir le diplôme avec 50% des points ? De plus, soyez bien conscient que cet examen est bien plus qu’un examen de langue. C’est un examen qui reste très académique et qui donne des cheveux blancs à la plupart des candidat·es.