Les voyelles nasales

Peu d’apprenants trouvent la prononciation des voyelles nasales faciles. Certaines personnes ont la chance de pouvoir reproduire les sons tels qu’ils les entendent, même s’ils n’existent pas dans leur langue, mais ce n’est pas mon cas et ce n’est pas le cas de la majorité des étudiants avec lesquels j’ai travaillé.

Si vous trouvez la prononciation de un, an, et on difficile, vous faites partie de la majorité mais cela ne veut pas dire que vous n’y arriverez jamais. Si comme moi, vous êtes perfectionniste, c’est certainement frustrant, mais avec de la persévérance, vous finirez certainement par y arriver, même si ça prend longtemps. Après un an en Thaïlande, je suis à peine capable de prononcer quelques mots basiques correctement (et encore…) mais à force de prendre le métro et de répéter toutes les annonces faites à chaque arrêt, je crois que je peux prononcer correctement le nom d’une dizaine d’arrêts sur ma ligne. J’ai pris un taxi récemment et il ne comprenait pas où je voulais aller. Je me suis mise en mode “dame du métro”, j’ai fait appel à ma mémoire, et j’ai prononcé le nom du quartier comme je l’entends dans le métro et comme par magie, le chauffeur a compris ce que je disais. C’était seulement deux syllabes, mais pour moi c’était une grande victoire !

Faites des exercices de prononciation qui se concentrent sur les sons qui vous posent problème. Même si vos connaissances du français sont avancées, vous pouvez travailler avec des livres de phonétique pour débutants. Ce n’est pas évident de travailler la phonétique tout seul, mais c’est mieux que rien. Mettez des écouteurs, répétez les mêmes mots et les mêmes phrases régulièrement. Enregistrez-vous et écoutez-vous.

Il est très possible que vous n’ayez jamais vraiment fait de phonétique pendant vos cours de langues. Pour ma part, trois ans de cours particuliers d’anglais, sept ans d’anglais à l’école secondaire, quelques années d’anglais en plus à la fac, et pas un seul cours de phonétique. J’ai appris la phonétique anglaise quand j’ai fait une formation pour devenir prof d’anglais. J’ai fait deux formations d’ailleurs et c’est seulement lors de la deuxième que j’ai découvert les joies de la phonétique. Aucune mention de cet aspect de la langue pendant la première. Et malheureusement, il me semble que c’est un peu la même chose en français. La phonétique tient une toute petite place dans les cours collectifs, et parfois, elle n’a même pas de place. La majorité des élèves que j’ai eus en cours particuliers n’avaient jamais fait de phonétique avant que l’on en fasse ensemble.

C’est ainsi que des élèves arrivent à un niveau de connaissances grammaticales très élevé mais ne maitrisent pas vraiment la prononciation. Si c’est votre cas, vous pouvez y remédier si vous en avez envie, en reprenant les bases de la phonétique.

Une erreur que font beaucoup d’étudiants avec les voyelles nasales, c’est de prononcer le n. Le n se se prononce jamais ! Il est associé à une ou deux voyelles pour ne former qu’un seul son, qui passe par le nez.

Tous ces groupes de lettres ne forment qu’un seul son : on, om, en, em, an am, in, im, un, um, ein, ain, aim, yn, ym.

On n’entend ni le n, ni le m.

Par contre, si ces groupes de lettres sont suivis par une voyelle, les choses changent ! Nous ne sommes plus en présence d’un son nasal.

Observez :

  • par-fum : 2 syllabes / par-fu-mer : 3 syllabes
  • co-quin : 2 syllabes / co-qui-ne : 3 syllabes
  • sul-tan : 2 syllabes / sul-ta-ne : 3 syllabes

Dans les premiers mots, on a un son nasal. Dans les deuxièmes mots, le son nasal disparait car le m et le n font maintenant partie de la syllabe suivante et fonctionnent avec la voyelle qui suit. Si ceci n’est pas évident pour vous, il serait peut-être intéressant de commencer par essayer de comprendre le système syllabique français. J’écrirai à ce sujet bientôt.

Pour pratiquer un peu, comment prononcez-vous les paires suivantes ?

  • con – cône
  • nom – nominal
  • vent – venir
  • embaucher – semaine
  • plan – planifier
  • champ – caméra
  • matin – matinée
  • impossible – image
  • aucun – aucune
  • parfum – parfumer
  • frein – freiner
  • train – trainer
  • essaim – essaimer
  • lynx – misogyne
  • sympa – enzyme
  • chien – chienne

[o] VS [ɔ] : dictée

Cette dictée n’est pas très longue, ni trop difficile je pense. Ce qui n’est pas évident, c’est que je ne vous donne aucun contexte et ce n’est pas le genre de sujet dont on parle très souvent (sauf si comme moi, vous avez une fascination pour ce sujet – qui contient un [o] et un [ɔ] d’ailleurs) et ce ne sera peut-être pas évident de comprendre de quoi je parle au début, mais cela devient plus clair assez vite. Remarquez les deux sons : le o fermé [o] et le o ouvert [ɔ]. Pratiquez-les régulièrement si vous savez que vous avez du mal à les produire correctement.

Pour vérifier, c’est ici.

La négation avec seulement NE

Je suis toujours sur le dos de mes étudiantes quand elles oublient le “pas”, dans des phrases telles que “*je n’ai fait mes devoirs“, “*je ne comprends ce mot“, ou encore “*je ne pense que ce soit vrai“. Je leur répète continuellement qu’en français, il y a toujours au moins deux mots pour la négation et que l’on ne peut pas avoir le NE tout seul.

Mais ce n’est pas tout à fait vrai. 🙂

Je le dis quand même pour leur simplifier la vie et parce qu’il faut comprendre cette règle de base pour ensuite pouvoir apprendre qu’en fait, il y a certaines structures qui permettent de ne pas employer “pas“.

On peut utiliser NE tout seul avec les verbes pouvoir, savoir, oser et cesser. C’est possible, mais ce n’est pas obligatoire.

  • Je ne peux (pas) vous renseigner à ce sujet, je suis désolée.
  • Je ne sais (pas) quelle mouche l’a piqué aujourd’hui, mais il est insupportable.
  • Il n’ose (pas) lui avouer son amour.
  • Elle ne cesse (pas) de répéter les mêmes histoires.

On peut aussi ne pas utiliser le “pas” dans des structures introduites par un “si” conditionnel. C’est encore ici une possibilité, pas une obligation.

  • Si je ne me trompe (pas), l’examen aura lieu à la fin du mois.
  • Si je ne m’abuse, son nom est Oscar, pas Hector. (Cette structure est en fait couramment employée ainsi, sans “pas” ; elle signifie “sauf erreur de ma part“, et est donc synonyme du premier exemple)
  • Si je ne t’avais (pas) rencontré, ma vie serait très différente.

Compliquons un peu les choses maintenant. Si le verbe est accompagné d’un complément de temps introduit par “de“, et que ce complément a le sens de “jamais“, on n’utilise pas “pas“.

  • De toute ma vie, je n’ai imaginé pouvoir accomplir tout ceci. (“pas” sonnerait étrange ici, mais on pourrait avoir “jamais“, même s’il serait un peu redondant, vu qu’on a “de toute ma vie“)

Dans les structures “il y a … que“, “cela fait… que“, “depuis … que“, “voici/voilà … que” suivies d’un verbe à un temps composé, il est possible (pas obligatoire) d’employer NE seul.

  • Il y a trois ans que je ne lui ai (pas) parlé.
  • Cela faisait une éternité que je n’en avais (pas) mangé.
  • Que deviens-tu, depuis tout ce temps que tu n’as (pas) donné de nouvelles ?
  • Voici dix ans que je n’y avais (pas) repensé.

Comme vous l’avez compris, ce n’est jamais obligatoire d’employer NE tout seul, même si c’est plus commun dans un très petit nombre d’expressions, et c’est la raison pour laquelle, je ne dis pas toute la vérité sur la négation à mes étudiantes avant qu’elles n’arrêtent de commettre des erreurs basiques. Ooooh, mais pourquoi donc ai-je utilisé un NE dans cette dernière phrase ? L’auriez-vous utilisé ? Réponse la semaine prochaine. 🙂

Le son [ɔ]

La semaine dernière, on a parlé du son [o], le o fermé. Aujourd’hui, parlons du son [ɔ], le o ouvert. Les apprenants ont parfois du mal à les différencier. D’après mon expérience, c’est particulièrement vrai pour les apprenants russes, mais pas exclusivement.

Il est aussi intéressant de savoir que les Français du Sud de la France utilisent ce son beaucoup plus que les Français du Nord. Moi, je prononce rose /ʁoz/ ; mes amis du Sud de la France prononcent /ʁɔz/. Le [o] devient très souvent [ɔ] en France méridionale. Quand je parle de prononciation, je me base sur la mienne, mais soyez conscients qu’elle n’est pas universelle et qu’il y a beaucoup d’accents régionaux.

Le son [ɔ] peut s’orthographier de plusieurs façons, la plus commune étant tout simplement o.

  • o : sport, porte, école, catastrophe, bonne
  • u : album, maximum, aluminium, podium
  • oo : alcool, alcoolo, indoor

Voici une petite dictée et la semaine prochaine, on mélangera les deux sons, [o] et [ɔ].

Pour vérifier, c’est ici.

Prépositions et États américains

Cela fait un moment que ça me taraude et que je me dis qu’il faut que je recherche la règle pour pouvoir être sure et arrêter d’avoir des doutes !

Après quelques recherches, je suis un peu soulagée de voir que la règle est bien celle que je pensais être, même si à l’oreille, j’ai parfois l’impression que ça sonne bizarre, ce qui me fait parfois hésiter.

C’est un peu comme pour les pays avec quelque chose en plus.

Pour les États de genre féminin (la Californie, la Virginie, la Géorgie, la Floride, La Caroline du Nord/Sud, la Louisiane, la Pennsylvanie) on utilise EN.

  • J’ai plusieurs amies qui vivent en Californie.
  • Je suis allée une fois en Floride.
  • Mon amie Sarah est prof en Louisiane.

Pour les États de genre masculin qui commencent par une voyelle, on utilise EN ou DANS L’ indifféremment. Sauf pour l’Alaska pour lequel on dit seulement en Alaska.

  • Il vit en Alabama. / Il vit dans l’Alabama.
  • Elle étudie en Illinois. / Elle étudie dans l’Illinois.
  • Je ne suis jamais allée en Arizona. / Je ne suis jamais allée dans l’Arizona.

Pour les États de genre masculin qui commencent par une consonne, on utilise AU ou DANS LE.

  • Jennifer habite au Nebraska et aime faire ses courses au Colorado. / Jennifer habite dans le Nebraska et aime faire ses courses dans le Colorado.
  • J’ai vécu au Michigan et au Maryland. / J’ai vécu dans le Michigan et dans le Maryland.
  • On peut manger des homards pas chers au Maine et au Rhode Island. / On peut manger des homards pas chers dans le Maine et dans le Rhode Island.

Hawaï est une ile et est donc traitée comme telle par la grammaire. On utilise À.

  • Je rêve d’aller à Hawaï.
  • J’essaie d’économiser pour m’offrir des vacances à Hawaï.

Pour les États ayant le nom d’une ville (New York, Washington) on dit DANS L’ÉTAT DE. Pareil pour DC.

  • Il fait froid en hiver dans l’État de New York.
  • Il pleut beaucoup dans l’État de Washington.
  • Il a une maison dans le District de Columbia.

Comme je le disais plus haut, certaines prépositions me semblent bizarres quand je les dis. Par exemple, j’ai vraiment vécu près de Détroit et de Baltimore et j’ai toujours dit dans le Michigan et dans le Maryland. Je trouve bizarre d’employer au. Dans le Texas et dans le Nevada me paraissent étranges, mais dans le Connecticut et dans le Delaware me paraissent naturels. J’ai récemment hésité sur quelle préposition utiliser avec Rhode Island, car j’avais envie de dire à, tout en sachant que ce n’était pas grammaticalement possible.

C’est peut-être dû au fait que j’entends plus souvent les uns que les autres, ou plutôt que je ne les entend pas assez, je ne suis pas sure ! Mais les règles sont celles énumérées ci-dessus !

Et bien sûr, pour déterminer si un État est féminin ou masculin, c’est comme pour les pays. Si l’État se termine par un E, il est féminin, à l’exception du Delaware, du Maine, du New Hampshire, du Tennessee et du Nouveau-Mexique. Cela fait plus d’exceptions proportionnellement mais vous pouvez juste mémoriser la liste des États féminins, elle est courte. Ajoutez la Virginie Occidentale aux 8 cités plus haut et la liste est complète. Donc, nous en avons 9 au féminin, 38 au masculin, 2 avec des noms de villes, et 1 ile. Avec DC en plus. Vous savez tout !

Prépositions – exercice

Trouvez-vous les prépositions difficiles en français ? Vous arrachez-vous les cheveux car vous vous demandez constamment s’il faut dire à, de, pour, par, dans, en, contre, avec, etc. ?

Sachez que vous n’êtes pas seul·e ! Les prépositions sont difficiles pour tou·te·s les apprenant·e·s. Et il n’y a pas de secret : pour qu’elles deviennent plus faciles, plus évidentes, il faut étudier et pratiquer, pratiquer, pratiquer. Se tromper, apprendre de ses erreurs et continuer à pratiquer !

Voici un article dans lequel j’ai retiré la plupart des prépositions. Saurez-vous les replacer ?

Vous pouvez télécharger l’exercice en pdf ici si vous le souhaitez et vérifier vos réponses avec l’article que vous trouverez ici.

Si vous avez des erreurs, analysez-les. Observez la structure qui vous a échappé. Demandez-vous pourquoi c’est cette préposition qui est correcte, et pas une autre.

Le son [o]

Parlons du son que l’on retrouve dans nos, pôle, faux, beau

Comme vous pouvez l’observer, il peut s’orthographier de plusieurs façons qui se prononcent identiquement et ce n’est pas toujours évident de savoir quelle orthographe est correcte.

  • o : gros, trop, mobile, connaitre, honorer
  • ô : drôle, hôtel, chômage, impôt, fantôme
  • au : faute, cause, haut, épaule, gaufre
  • eau : bateau, château, anneau, poireau, manteau

Cela peut aider de faire des associations, d’apprendre le vocabulaire avec des mots de la même famille , construits à partir du même radical, comme par exemple mobile, immobile, mobilité, ou encore cause, causer, causante. Le son /o/ sera écrit de la même façon dans ces séries et cela peut aider à mieux écrire. L’orthographe française exige un travail de mémoire important, alors plus vous pratiquerez, plus vous serez susceptible de bien écrire.

Voici une petite dictée :

Pour vérifier, c’est ici.

Avoir confiance et faire confiance

Quelles prépositions suivent ces locutions verbales ? Êtes-vous hésitant·e ?

Si c’est le cas, vous n’êtes pas seul·e ! J’ai un cahier dans lequel j’essaie de noter les difficultés que rencontrent mes étudiant·es de niveau avancé et j’ai noté un tas de fois que ces deux locutions posaient problème.

On dira :

FAIRE CONFIANCE À QQN / QQCH :

  • Elle fait totalement confiance à sa fille.
  • Elle lui fait totalement confiance.
  • Fais-moi confiance, je ne dirai rien à personne.
  • Je fais confiance à ton jugement.

AVOIR CONFIANCE EN QQN / QQCH :

  • Aie confiance en moi !
  • Je n’ai confiance en personne.
  • J’ai confiance en ma bonne étoile.
  • La prof a confiance en mes capacités et pense que je vais réussir l’examen.

EN est la préposition la plus commune après avoir confiance, mais il est aussi possible de trouver DANS. Personnellement, je bloque toujours un peu avec avoir confiance dans, car cela sonne étrange à mes oreilles, mais je me suis déjà retrouvée dans la situation où en ne sonnait pas bien et dans beaucoup mieux. On utilisera toujours EN devant un pronom personnel : confiance en moi, toi, lui elle, nous, vous, eux, elles. DANS sera plutôt utilisé quand le nom qui suit est précédé d’un article, selon les recommandations des livres de référence. Pour ma part, j’utilise presque toujours EN, sauf devant les articles pluriel je crois.

  • Elle a confiance dans les médecins.
  • Ils ont l’un dans l’autre une confiance inébranlable. (Mais je dirais qu’ils ont confiance l’un en l’autre.)
  • J’ai confiance dans l’avenir. (Mais je dirais aussi que j’ai confiance en l’avenir – les deux sont possibles.)

Les différentes graphies du son /ã/

Continuons avec l’orthographe des voyelles nasales. La semaine dernière, on a vu les différentes façons d’écrire le son /ɛ̃/. Il y en avait beaucoup. Le son /ã/ a moins de possibilités. Seulement 4 en fait.

  • an : anthropologie, orange, effrayant
  • en : entendre, mentir, pertinent
  • am : ambulance, crampe, champ
  • em : embaucher, temps, novembre

Ce n’est pas toujours évident de savoir si l’on doit mettre un a ou un e, beaucoup de Français n’en sont pas toujours sûrs, mais il y a des petites astuces que l’on peut apprendre pour mémoriser l’orthographe.

Notamment, que les participes présents se terminent toujours par -ant, et les adverbes par -ment (pas tous les adverbes bien sûr, mais ceux qui se terminent par /mã/) . Et il est toujours utile de connaitre d’autres mots de la même famille. Par exemple, comment savoir qu’on écrit pertinent et non *pertinant ? Peut-être connaissez-vous la pertinence, l’impertinence ou pertinemment. On retrouve le e dans tous ces mots.

Pour ce qui est du n ou du m, savez-vous que devant un m, un b, ou un p, le n devient m ? Vous pouvez le voir dans les exemples ci-dessus : ambulance, crampe, champ, embaucher, temps, novembre, mais encore dans emmitouflé, embêter, empoté, chambre, champagne, etc. Il y a bien sûr des exceptions, comme néanmoins, mais il y en a très peu.

Petite dictée pour pratiquer le son /ã/ :

Pour vérifier, c’est ici.

Rencontrer VS retrouver

Observez :

  • J’ai rencontré mon mari au Cambodge il y a six ans.
  • Ils se sont rencontrés à une soirée chez des amis et depuis, ils ne se quittent plus.
  • Je n’ai jamais rencontré personne qui venait du Groenland.
  • On se retrouve tous les samedis pour boire un thé et papoter.
  • Cet été, je vais retrouver des amis pour quelques jours sur une ile.
  • Elles se sont retrouvées devant le centre commercial à 19h avant d’aller voir un film.

La différence est-elle claire pour vous ?

Très souvent, je demande à mes étudiantes ce qu’elles ont fait le weekend passé, et très souvent elles me répondent qu’elles ont rencontré des ami·es pour aller boire un verre / faire du sport / aller au cinéma, etc. Mais ce n’est pas correct. Elles n’ont pas rencontré des ami·es. Elles ont retrouvé des ami·es.

On utilise rencontrer quand c’est la première fois, et seulement quand c’est la première fois !