Peu importe OU peu importent ?

Vous écririez plutôt… ? :

  • Peu importe nos problèmes d’argent, notre amour est plus fort que tout.

ou

  • Peu importent nos problèmes d’argent, notre amour est plus fort que tout.

Eh bien, peu importe ce que vous avez choisi, les deux sont possibles !

Cette expression signifie que ce qui suit le verbe importer a peu d’importance et si le nom qui suit est au pluriel, on peut choisir d’accorder le verbe au pluriel ou de le laisser au singulier.

C’est la même chose avec qu’importe / qu’importent si ce qui suit est au pluriel :

  • Qu’importe les résultats de l’examen, le principal, c’est d’avoir progressé !
  • Qu’importent les résultats de l’examen, le principal, c’est d’avoir progressé !

Par contre, on ne l’accorde jamais au pluriel dans n’importe.

  • N’importe quels bibelots feront l’affaire, dépêche-toi de choisir !
  • *N’importent quels = IMPOSSIBLE

Quiz de vocabulaire d’octobre

J’aurais pu choisir un thème automnal ou en rapport avec Halloween qui aura lieu très bientôt, mais ma créativité n’est pas allée dans cette direction. Il n’y a aucun thème particulier à ce quiz. Je vous mets juste au défi de trouver 45 réponses en 5 minutes.

Préparez votre chronomètre et activez votre cerveau en français ! Bonne chance !

Que faire avec le nouveau vocabulaire ?

Comment faites-vous pour enrichir votre vocabulaire et mémoriser les nouveaux mots et expressions que vous apprenez pour ensuite les utiliser quand vous parlez et écrivez ?

C’est une question que se posent beaucoup d’apprenants !

J’ai récemment écrit un post sur la mémorisation du nouveau vocabulaire avec des flashcards. Cela marche bien pour moi et pour plusieurs de mes étudiant·e·s avancé·e·s.

Mais l’étape suivante, c’est de s’approprier ce nouveau vocabulaire et de l’utiliser dans des conversations auxquelles vous participez et dans des textes que vous écrivez.

Il est très facile de toujours utiliser le même vocabulaire dans la plupart des langues et de se faire comprendre je pense. C’est vrai en français. Quand on voit le président des Etats-Unis et ses trois mots de vocabulaire, on se dit que c’est également vrai en anglais. Et j’ai vécu 3 ans en Espagne avec un espagnol qui n’a jamais vraiment dépassé le B2 mais c’était suffisant pour la vie quotidienne.

Mais si vous voulez avoir l’air plus sophistiqué que le président mentionné ci-dessus, il faut que vous enrichissiez votre vocabulaire actif et pour ce faire, il faut vous forcer à utiliser les nouveaux mots et expressions que vous apprenez.

Si vous lisez beaucoup ou écoutez beaucoup de français, vous allez forcément tomber sur du vocabulaire inconnu. Si vous lisez un chapitre de livre et que vous relevez 50 mots inconnus ou non maitrisés, il est évident que vous n’allez pas tout pouvoir mémoriser d’un coup. Toutefois, il serait dommage de n’en retenir rien. Choisissez 10 mots qui vous paraissent utiles, ou un nombre avec lequel vous êtes à l’aise, et mettez-les dans une liste de vocabulaire que vous souhaitez vous approprier. Ayez un petit carnet, ou une liste sur votre ordinateur, ce qui marche le mieux pour vous. Et ces 10 mots (plus ou moins), vous allez les travailler autant que possible. On ne mémorise pas un mot nouveau en le lisant une fois. On le mémorise en le manipulant, en le mettant en contexte, en recherchant d’où il vient, s’il y a d’autres mots qui ont la même racine, etc. Faites des phrases avec ces nouveaux mots. Faites des phrases qui ont du sens pour vous. Racontez-vous une histoire pour vous aider à mieux les retenir. Réutilisez-les pendant vos cours de français ou dans vos conversations avec vos amis ou collègues francophones.

Pratiquement tous les étudiants avancés que j’ai connus trouvent que leur vocabulaire n’est pas assez riche parce qu’ils tombent régulièrement sur des mots qu’ils ne connaissent pas ou parce qu’ils ont l’impression de toujours utiliser les mêmes mots. Vous ne connaissez probablement pas tous les mots qui existent dans votre langue maternelle, moi non plus, alors arrêtez de vous focaliser sur ce que vous ne connaissez pas et employez plutôt votre énergie à étudier les nouveaux mots que vous rencontrez !

Si vous apprenez un nouvel adjectif, demandez-vous ce qu’il peut qualifier. Essayez de le placer dans vos conversations et voyez si ça passe. J’adore quand mes étudiants essaient de réutiliser du vocabulaire nouvellement appris mais que ce n’est pas tout à fait correct. Cela montre qu’ils essaient de comprendre comment fonctionne ce mot, dans quel contexte l’utiliser et nous donne ainsi l’occasion d’en discuter. Si vous avez souvent l’occasion de discuter avec des francophones, demandez-leur de vous corriger. Tous les francophones ne sont pas des experts en langue française, loin de là, mais ils peuvent en général vous dire ce qui semble naturel ou pas.

Quiz de vocabulaire

Un petit test pour commencer la semaine / la terminer, selon si vous êtes à l’est ou à l’ouest du monde.

Comme pour les précédents, essayez de le faire en 5 minutes pour vous obliger à penser vite. Même si vous n’avez pas 45 réponses au bout de 5 minutes, avez-vous fait mieux que la dernière fois ? Combien de temps vous faut-il pour trouver 45 (bonnes) réponses ?

5 minutes de vocabulaire

Voici un petit exercice d’échauffement pour bien commencer la semaine. Ou la terminer, en fonction d’où vous vous trouvez. Sortez votre chronomètre et essayez de trouvez autant de mots que possible en 5 minutes. 3 pour chaque catégorie. S’il vous en manque au bout de 5 minutes, n’hésitez pas à rechercher sur Internet et à noter de nouveaux mots pour enrichir votre vocabulaire et vos connaissances de la culture française.

Pour bien commencer la semaine

Voici la troisième édition de 5 minutes, pas plus ! Préparez vos chronomètres et essayez de trouver 3 mots pour chaque catégorie en 5 minutes. Si c’est trop court, vous pouvez évidemment vous accorder un peu plus de temps, mais le but, c’est de faire fonctionner vos méninges aussi rapidement et efficacement que possible en français !

Tendance

Je ne veux pas parler de mode, mais de propension. Mes étudiantes se trompent fréquemment quand elles parlent de tendance car elles calquent leur français sur la structure anglaise, alors qu’il y a une petite différence. En anglais, you have the tendency to do something. En français, on a tendance à faire quelque chose. Vous voyez la différence ?

  • J’ai tendance à penser que les hommes qui n’aiment pas les femmes sont dangereux.
  • Il a tendance à ronfler quand il dort sur le dos.
  • Elle a tendance à rougir quand elle doit s’exprimer en public.

Par contre, on dira :

  • Il a une fâcheuse tendance à s’énerver dès qu’on le contredit.
  • J’ai une légère tendance à arrêter d’écouter mon mari quand il parle de sciences plus de cinq minutes.
  • Il a une tendance prononcée à penser qu’il a toujours raison.

En conclusion, l’expression c’est “avoir tendance à“, sans article entre avoir et tendance, mais quand tendance est accompagné d’un adjectif, placé devant (antéposé) ou derrière (postposé), on utilise l’article.