Film : Comment je suis devenu super-héros

J’avais besoin d’un break hier soir et j’ai regardé ce film, malgré la note pas très élevée sur imdb.com. J’aime les films de super-héros en général, j’aime l’acteur principal, et ça faisait un petit moment que je n’avais pas regardé de film français.

Eh bien, je n’ai pas regretté d’avoir regardé celui-ci !

C’était moins spectaculaire que les films de super-héros américains et mon mari m’a fait la remarque que ça lui rappelait un peu le film Project Power, que j’avais bien aimé mais un peu oublié, alors ça ne m’a pas dérangé. Mais après avoir regardé la bande-annonce, je me souviens de ce film maintenant, et en effet, les similarités sont indéniables.

Ceci étant dit, c’est un bon film pour pratiquer votre français. J’ai pris plein de notes ! Vous entendrez beaucoup d’expressions que vous n’avez peut-être pas l’habitude d’entendre. J’ai dû le regarder avec les sous-titres en anglais pour mon mari, alors je ne sais pas ce que valent les sous-titres en français, mais si vous mettez des sous-titres, mettez-les en français !! Et si vous avez aimé Project Power, celui-ci devrait vous plaire aussi !

Voici la bande-annonce. Je ne l’avais pas vue avant. Je viens tout juste de la regarder, et à mon avis, c’est mieux de regarder le film sans la regarder avant. Vous aurez plus de surprises comme ça car ils montrent trop de choses dans cette bande-annonce !

Film : Oxygen

Ça faisait longtemps que j’avais regardé un film français. Ou un film de fiction en général en fait. Mais ce weekend, je souffrais des effets du manque de caféine, dû au fait que j’ai arrêté de boire du coca cola zéro d’un coup la semaine dernière, et je ne pouvais pas faire grand-chose d’autre que d’être affalée dans le canapé.

J’ai essayé de regarder une série thaïe, mais c’était trop douloureux de lire les sous-titres, alors je me suis tout d’abord rabattue sur Friends, que je n’ai même pas besoin de regarder car je connais tous les épisodes par cœur et je peux me contenter d’écouter, et quand j’en ai eu assez, j’ai cherché autre chose.

Et je suis tombée sur ce nouveau film : Oxygen. Au vu du titre, je n’aurais pas pensé que c’était un film français, mais j’ai reconnu l’actrice, Mélanie Laurent, alors j’ai cliqué.

Je ne sais pas si j’aurais fait ce choix si je n’avais pas eu de migraine, mais je l’ai regardé en entier et j’ai bien aimé. Là aussi, je ne sais pas si la migraine a influencé mon ressenti. Je me souviens d’être allée voir Gravity au cinéma à Londres et de m’être bien ennuyée (pour rester polie), alors que je suis en général bon public, surtout si George Clooney est à l’écran.

Oxygen est un film de science-fiction qui se passe dans un caisson de cryogénisation. Mélanie Laurent est la seule actrice, même si on voit et entend d’autres personnes par moments. Elle se réveille dans son caisson, ne sachant plus qui elle est, ni ce qu’elle fait dans cette boite. Son niveau d’oxygène est à 33% au début du film et j’ai stressé pendant 100 minutes, me demandant si elle allait s’en sortir.

Je ne vais pas spoiler la fin (ou divulgâcher, si l’on veut utiliser un mot français que pratiquement personne n’emploie en France, mais qui, je crois, est couramment utilisé au Québec), mais j’ai trouvé que le suspense était bon et je n’ai absolument pas vu venir le rebondissement.

Les dialogues ne sont pas très lourds, comme vous pouvez l’imaginer pour un film avec une seule actrice, mais elle parle en continu en fait. Toute seule, mais aussi avec son assistant virtuel et des gens au téléphone.

Film : Mon frère

Je l’ai trouvé sur Netflix cette semaine et je l’ai commencé pendant que je dinais un soir. Je l’ai arrêté assez rapidement car il y avait des scènes trop violentes pour moi ce soir-là. Pas une violence de science-fiction, mais une violence qui paraissait très réelle et je n’avais pas l’énergie pour ça.

Puis je l’ai repris deux jours plus tard, quand j’étais plus reposée et pas en train de manger.

Je ne sais pas à quel point ce film reflète la réalité car cela n’a jamais été ma réalité, mais je suppose qu’il est très probable que c’est celle de beaucoup de jeunes abandonnés par le système. Le personnage principal est un ado, Teddy, en classe de terminale. Il a un petit frère, Andy. On comprend assez vite que leur mère est absente et que leur père est violent. Teddy, mineur, accusé du meurtre de son père, se retrouve dans un centre éducatif pour jeunes délinquants où il doit côtoyer des jeunes avec qui il n’a rien en commun, qui viennent d’un monde très différent du sien et qui sont d’une violence effrayante et terriblement attristante.

J’ai trouvé ce film extrêmement triste. Il est difficile d’imaginer que les ados détenus dans ce centre auront un avenir heureux. Ils ont déjà été détruits par un système qui se soucie très peu de leur sort et on se demande quelles opportunités ils pourront bien trouver une fois adultes.

Si vous aimez les drames sociétaux et que vous voulez enrichir votre argot, regardez-le !

Tout simplement noir

C’est le titre d’un film sorti en France la semaine dernière. J’ai hâte qu’il soit disponible en VOD car ce que j’en ai lu et entendu me donne très envie de le voir.

L’un des réalisateurs était l’invité du dernier épisode de Kiffe ta Race.

J’ai aussi trouvé cet article dont je partage ici le début. Cliquez pour lire la suite. L’article est non seulement intéressant de par son contenu mais aussi linguistiquement. Il se prête tout à fait à une analyse pour étudiant.e.s avancé.e.s. J’ai mis en évidence le vocabulaire du cinéma en vert et le vocabulaire des discriminations et de l’actualité récente en bleu. Les verbes en rouge sont intéressants à observer autant pour les temps que pour les constructions. Demandez-vous aussi si ce sont des verbes que vous auriez employés vous-même et si vous les auriez bien utilisés. J’ai surligné en jaune les pronoms relatifs et en bleu quelques connecteurs.

Prenez le temps de faire des analyses de temps en temps. C’est un exercice très enrichissant ! Cela vous force à ralentir, à approfondir, et à aborder la langue plus consciemment.

Film : La vie scolaire

Ce weekend, j’ai trouvé ce film très récent (2019) sur Netflix et je l’ai visionné. Je ne l’ai pas adoré, mais je ne l’ai pas non plus détesté. J’avais vu une interview des jeunes acteurs l’an dernier qui m’avait donné très envie de le voir, alors peut-être que j’ai été un peu déçue, je ne suis pas sure. Ou peut-être est-ce le réalisme du film qui m’a dérangée. Je pensais que ce serait une comédie, mais j’ai plus souvent eu la gorge nouée que j’ai rigolé. Et après toute la semaine à lire des chapitres et des articles sur l’état de l’éducation dans le monde, j’avais probablement envie de quelque chose qui m’aurait permis de m’échapper un peu plus de la réalité .

La plupart des scènes se passent dans un collège de banlieue parisienne, et comme je n’ai jamais vécu en banlieue ou fait l’expérience d’un tel établissement, je ne sais pas à quel point le film reflète la réalité de ces gosses au quotidien, mais je sais que la société a tendance à les exclure et qu’ils ne partent pas avec les mêmes chances dans la vie que les gamins des beaux quartiers. Je sais aussi que les réalisateurs sont issus de ces quartiers et qu’ils connaissent bien cette réalité.

On suit la vie de ce collège pendant toute une année scolaire. Le rôle principal est tenu par une actrice que j’aime beaucoup, Zita Hanrot. C’est la CPE (conseillère principale d’éducation), nouvellement arrivée à Paris d’une région plus calme, et contrairement à beaucoup de ses collègues, elle semble avoir à cœur d’aider ces ados à trouver leur voie. Est-ce parce qu’elle débute dans le métier ? Est-ce parce qu’elle a suivi une formation plus récente ? Sera-t-elle un jour aussi désabusée que ses collègues ? Qui sait…

J’ai trouvé les ados assez attachants mais les surveillants et certains profs super agaçants, pleins de préjugés, pleins de clichés, mais je sais aussi que ce n’est pas impossible de rencontrer de telles personnalités dans la vraie vie. Quand j’étais au lycée, un lycée bien bourgeois, j’étais en internat, et les surveillantes étaient à peine plus vieilles que les plus âgées de mes copines. Elles transgressaient les règles avec nous, en fumant dans les douches par exemple. Je trouvais ça très cool à l’époque. Mon regard a bien changé…

Bien que je n’aie pas été totalement emballée, je recommande ce film. Il est facile à regarder malgré les questions qui peuvent nous traverser l’esprit et il est très intéressant pour la langue et la culture.

Le phénomène des “Tanguy” – analyse d’un article

Cette semaine est sortie en France la suite d’un film qui avait été très populaire en 2001, à part peut-être chez les garçons et les hommes du nom de Tanguy. En 2001, Tanguy avait 28 ans, il vivait encore chez ses parents, qui n’en pouvaient plus de sa présence et commençaient à perdre la raison petit à petit. Ils ne savaient plus quoi inventer pour le pousser à partir, mais lui n’en avait absolument aucune envie ! J’avais beaucoup aimé ce film que j’avais trouvé très drôle.

Tanguy 2 est maintenant dans les salles en France, et vous pouvez voir la bande-annonce sur YouTube si vous le souhaitez.

Je ne vais pas discuter les “Tanguy” aujourd’hui, mais vous montrer comment vous devriez procéder quand vous lisez un texte en français, à partir d’un article de France Info qui mentionne le film pour ensuite parler de la triste réalité de certaines personnes qui ont dû retourner vivre chez leurs parents alors qu’elles avaient plus de 40 ans.

En lisant cet article, il est fort possible que vous compreniez tout. Même si vous n’êtes pas certain du sens de certains mots, dans le contexte, vous les comprenez. Et vous pourriez vous arrêtez là et vous dire que vous avez lu un article en français et que ça suffit pour aujourd’hui, c’est déjà pas mal. Mais vous en retirez quoi au niveau linguistique ? Que va-t-il vous rester ? Allez-vous mémoriser les mots que vous comprenez dans le contexte mais n’avez jamais prononcés vous-même ? Serez-vous capable d’écrire ainsi vous-même juste parce que vous avez lu cet article en 2 minutes ?

Il y a souvent, et par souvent je veux dire toujours, un décalage entre ce que l’on comprend d’une langue étrangère et ce que l’on est capable de produire nous-même. Si l’on ne passe pas plus de temps à analyser ce que l’on reçoit de la langue, on va avoir plus de mal à l’écrire et la parler avec une grammaire irréprochable et un vocabulaire élaboré, à combiner les mots de manière naturelle, à choisir le vocabulaire approprié pour chaque situation, etc.

Comme je le répète régulièrement, recevez la langue aussi activement que possible !

Dans le texte ci-dessous, j’ai relevé les verbes conjugués (en rose), les participes passés utilisés sans auxiliaire (en jaune), d’autres formes verbales (en vert, un participe présent et un infinitif passé), les articulateurs du discours (en bleu), des mots individuels et des groupes de mots (soulignés) et des prépositions qui suivent un verbe (en rouge dans le texte). Selon vos besoins, vos priorités, et le temps dont vous disposez, vous pouvez relever plus ou moins d’éléments.

trouvé sur : https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/on-se-dit-qu-on-a-rate-sa-vie-le-difficile-retour-des-tanguy-chez-leurs-parents-apres-40-ans_3241933.html
  • On peut remarquer la variété des verbes et les différents temps et modes utilisés : présent, imparfait, passé composé, plus-que-parfait, conditionnel, subjonctif, passif.
  • On peut vérifier si l’on comprend bien l’accord des participes passés et comment ils sont utilisés quand ils n’accompagnent pas un auxiliaire.
  • On peut analyser l’utilisation du participe présent (qui pourrait être remplacé par une relative dans ce cas) et de l’infinitif passé (à la suite de “après“)
  • On peut observer les articulateurs logiques, en particulier jusqu’à ce que, suivi du subjonctif.

Et on observe le vocabulaire attentivement !

  • dégager : Connaissez-vous le sens ? Savez-vous à quel registre ce mot appartient ? Sauriez-vous l’utiliser vous-même ?
  • lâcher : Dans ce contexte, que veut-il dire ? Quel est le registre ?
  • excédé : Ne veut pas dire “exceeded” dans ce contexte
  • le film éponyme : Formule très utilisée dans les articles parlant de films et de livres
  • un long-métrage : Savez-vous ce que c’est exactement ? L’avez-vous déjà utilisé ?
  • l’illustration : Oui, vous savez ce que ça veut dire, mais sauriez-vous l’utiliser de cette façon ?
  • quitter le cocon familial : Combinaison de mots très commune
  • un fiston : Synonyme de quel mot ? Registre ?
  • encombrant : Adjectif verbal. Synonyme de quels autres adjectifs ?
  • en salles : Formule très utilisée quand on parle de cinéma et de sorties de films
  • cocasse : Synonymes ?
  • souffler : Tout comme lâcher, vous connaissez ce verbe. Mais l’avez-vous déjà utilisé pour signifier ce qu’il veut dire ici ?
  • une galère : Synonymes ? Registre ?
  • un arrêt maladie : Expression figée, pas besoin de “de” pour les connecter. On observe aussi qu’on est en arrêt maladie pour + NOM (la raison de l’arrêt)
  • un licenciement : Synonymes ?
  • une spirale infernale : Combinaison de mots commune
  • cumuler : Ce mot revient plusieurs fois, est-il clair ?
  • acculé : Il est possible que vous ne connaissiez pas ce mot. Que faites-vous ? Vous le cherchez dans le dictionnaire ! Et vous essayer de faire des phrases avec !

Etc.

Si vous travaillez au niveau C, il est impératif que vous travailliez ainsi si vous visez une réelle maîtrise de la langue. Personne ne parle parfaitement à tout instant, même pas les natifs, mais on peut s’approcher de la perfection en étant appliqué, méthodique et actif dans son apprentissage.