Quelle galère !

Ces derniers temps, j’ai des petits soucis d’adaptation dans mon nouveau pays d’accueil. Quand mes amis me demandent comment ça va, je leur réponds que pour être honnête, je galère un peu. J’aime bien ce mot, et en ce moment, il est tout à fait adapté à ce que je ressens. 

Le premier sens du nom galère (fém.), c’est ça : 

une galère

Les hommes qui ramaient pour faire avancer la galère s’appelaient des galériens. Certains étaient des esclaves, d’autres des criminels. 

Evidemment, je n’ai pas de navire et je ne passe pas mes journées à ramer. Quand on dit qu’on galère, c’est qu’on est dans une situation difficile, que la vie n’est pas facile au jour le jour. Si on a des problèmes financiers par exemple, on peut dire qu’on galère ou qu’on est en galère. C’est très utilisé pour parler de problèmes d’argent, mais pas seulement. 

On peut aussi utiliser cette expression pour quelque chose de ponctuel ou une situation précise. On peut l’employer comme nom ou comme adjectif. Par exemple, je pourrais vous dire que c’est vraiment galère d’aller au supermarché de chez moi. Cela demande une organisation très précise car il faut que j’y aille en taxi et il faut que je calcule d’y aller en dehors des heures de pointe si je ne veux pas être coincée dans les embouteillages pendant une heure. C’est tellement galère que j’y vais le moins possible. Mais quand on s’est installés ici, il a fallu acheter des objets assez encombrants pour la maison et quelle galère pour tout transporter ! Alors il a fallu s’organiser et faire nos achats en plusieurs fois. Vivre en dehors du centre, c’est une vraie galère pour moi. Mais bon, j’ai connu des gens bien plus en galère que moi et j’essaie de relativiser.

Cependant, c’est difficile par moments parce que je galère aussi avec la langue. Comme je ne peux pas vraiment parler la langue du pays, je galère pour communiquer et par conséquent je galère avec la nourriture car je ne peux pas bien expliquer mes allergies. Je suis une galérienne, mais j’espère que ce n’est que temporaire !

Si vous souhaitez vivre en France, soyez plus sérieux que moi dans votre apprentissage de la langue et de la culture car c’est vraiment galère de vivre dans un pays où l’on ne comprend pas grand-chose ! 😬

Les malentendus, ça arrive aussi quand on parle la même langue

J’ai besoin de rire en ce moment, et YouTube m’aide pas mal. Cette semaine, il m’a suggéré plein de vidéos plus ou moins marrantes, dont celle-ci

Un peu de vocabulaire, majoritairement familier, tiré de la vidéo : 

  • la meuf : la femme (c’est du verlan, un type d’argot qui consiste à inverser les syllabes)
  • se faire draguer : quand on drague quelqu’un, on essaie de le/la séduire en espérant que ça débouche sur une relation amoureuse ou sexuelle. Si quelqu’un vous drague, vous pouvez dire que vous vous êtes fait draguer.
  • faire exprès de faire qqch : faire qqch intentionnellement
  • faire genre : faire comme si
  • une pompe : argot pour chaussure
  • le coup du/de… : on peut utiliser cette formule avec beaucoup d’actes qui sont plus ou moins habituels et reconnus comme une technique spécifique pour atteindre un but.
  • une bite : très familier, plutôt vulgaire, mais très utilisé pour dire pénis. 
  • carrément : selon le contexte, il pourra être traduit de différentes façons. Ici, ça veut dire complètement, vraiment. 
  • qu’est-ce que j’ai branlé ? : familier et vulgaire, mais aussi très utilisé, c’est une variation du familier, mais un peu moins vulgaire, qu’est-ce que j’ai foutu ?, ou en d’autres termes plus standards : qu’est-ce que j’ai fait ?
  • quel ringard ! : quel nul ! quel incapable ! qu’il est ridicule !
  • puer des pieds : sentir mauvais des pieds
  • le cul : les fesses
  • ça me fait chier de + infinitif : familier et vulgaire, et aussi très employé par les Français (moi incluse), on dit ça quand quelque chose nous emmerde (oups, ça aussi c’est familier et vulgaire). Quand on n’est pas content d’une situation, quand on n’a pas envie de faire quelque chose, quand on trouve quelque chose très agaçant, on va dire que ça nous fait chier. 
  • c’est une blague ! : on dit ça quand on trouve une situation ridicule, incroyable
  • un connard : familier et vulgaire pour qualifier un homme qu’on trouve très stupide. Pour une femme, on dit connasse. 
  • elle a l’air un peu ouf : encore du verlan. Ouf veut dire fou. Ou folle. 
  • un mec : argot pour dire un homme
  • prendre qqn pour qqch : elle dit tu m’as pris pour quoi ? (elle aurait dû dire prise, d’ailleurs) ce qui veut dire qu’elle se demande ce qu’il pense d’elle. On entend parfois : faut arrêter de prendre les gens pour des cons = il faut arrêter de penser que les gens sont stupides. 
  • une briseuse de couple : une femme qui essaie de faire rompre un couple
  • les couilles : familier et vulgaire pour dire testicules
  • se barrer : argot pour partir
  • terminer en beauté : elle le dit ironiquement ici, mais on peut dire ça d’un sportif par exemple. S’il termine la course en beauté, il a probablement gagné.
  • tu crois qu’on me l’a jamais fait, ce coup-là ? : tu crois que c’est la première fois que je vois ça, que je fais cette expérience ?
  • forcément : obligatoirement, nécessairement
  • taré : argot pour fou