Boire

La tendance est plutôt de vivre sainement, il me semble. Mais pour ceux qui, comme moi, ne sont pas prêts à arrêter totalement de boire (de l’alcool, évidemment), il est intéressant, voire amusant, de connaître quelques expressions en relation avec nos habitudes. Il en existe beaucoup trop pour toutes les citer ici, mais je vais vous en donner un échantillon.

  • Quand le week-end commence, le vendredi soir, j’aime boire un coup avec mes amis. = boire un verre
  • J’ai une bonne descente mais je ne tiens pas très bien l’alcool. = je bois vite et je suis vite ivre
  • Quand je vivais à Londres, j’ai remarqué que les Anglais buvaient comme des trous et qu’ils finissaient toujours la soirée bourrés comme des coings. = ils buvaient énormément et il étaient complètement ivres
  • Le premier soir de mes vacances, j’ai dormi chez une amie. On était tellement contentes de se voir qu’on a bu comme des éponges. En fin de soirée, on en tenait une bonne toutes les deux, et le lendemain matin, on a eu mal aux cheveux. = on a beaucoup bu, on était complètement ivres, on a eu mal à la tête
  • On avait la gueule de bois et nous avons cuvé notre vin pendant une grande partie de la journée. = on se sentait mal d’avoir trop bu et on a dormi
  • Je n’aime pas boire cul sec, sauf l’eau quand j’ai le hoquet. = boire un verre d’un seul coup

Quelques synonymes de l’adjectif ivre : bourré, beurré, pété, soûl/saoul, blindé, hourdé, plein, rond

Quand on est juste un peu ivre, on est pompette, gai, gris, éméché

Plan cœur

La semaine dernière, une de mes étudiantes m’a parlé de cette nouvelle série française sur Netflix. Je me suis empressée d’aller vérifier si elle était disponible dans mon pays et j’ai été très contente de voir qu’elle l’était ! 

Du coup, j’ai téléchargé quelques épisodes sur ma tablette car je devais être sur la route quelques heures le lendemain et que je suis malade si je lis en voiture, en bateau ou en bus. Par contre, je peux regarder des films sans problème et si les images bougent trop, je peux juste écouter. 

C’est une mini-série de seulement 8 épisodes d’à peu près 26 minutes. L’intrigue est facile à suivre. Et même si ce n’est pas la série du siècle et qu’elle n’a rien de très original, je l’ai trouvée divertissante. J’avoue que j’ai téléchargé le reste des épisodes en rentrant et que je l’ai finie d’une traite. Pour les besoins de mon travail. Evidemment. 🙂

D’un point de vue linguistique, elle est intéressante car truffée de mots et d’expressions appartenant au langage familier. Pas facile du tout pour les apprenants qui n’ont pas l’habitude de ce genre de langage. Ce qui est le cas de la plupart des apprenants. Même pour moi, ce n’était pas toujours évident car je ne m’exprime pas tout à fait de cette façon. 

Pour vous, c’est l’occasion d’enrichir votre vocabulaire familier et de pratiquer votre compréhension orale en appliquant les conseils que je donne à la fin de ce post

Pour ce qui est de l’histoire, c’est celle d’une jeune femme, Elsa, qui ne s’est toujours pas remise de s’être fait plaquer par son ex deux ans auparavant. Elle pense toujours à lui et n’arrive pas à passer à autre chose. Alors une de ces amies décide de prendre les choses en main et de payer quelqu’un pour remettre Elsa sur le droit chemin. Comédie sentimentale, probablement plus pour les femmes que les hommes, mais linguistiquement, c’est intéressant pour tous !

Voici la bande-annonce

Quelle galère !

Ces derniers temps, j’ai des petits soucis d’adaptation dans mon nouveau pays d’accueil. Quand mes amis me demandent comment ça va, je leur réponds que pour être honnête, je galère un peu. J’aime bien ce mot, et en ce moment, il est tout à fait adapté à ce que je ressens. 

Le premier sens du nom galère (fém.), c’est ça : 

une galère

Les hommes qui ramaient pour faire avancer la galère s’appelaient des galériens. Certains étaient des esclaves, d’autres des criminels. 

Evidemment, je n’ai pas de navire et je ne passe pas mes journées à ramer. Quand on dit qu’on galère, c’est qu’on est dans une situation difficile, que la vie n’est pas facile au jour le jour. Si on a des problèmes financiers par exemple, on peut dire qu’on galère ou qu’on est en galère. C’est très utilisé pour parler de problèmes d’argent, mais pas seulement. 

On peut aussi utiliser cette expression pour quelque chose de ponctuel ou une situation précise. On peut l’employer comme nom ou comme adjectif. Par exemple, je pourrais vous dire que c’est vraiment galère d’aller au supermarché de chez moi. Cela demande une organisation très précise car il faut que j’y aille en taxi et il faut que je calcule d’y aller en dehors des heures de pointe si je ne veux pas être coincée dans les embouteillages pendant une heure. C’est tellement galère que j’y vais le moins possible. Mais quand on s’est installés ici, il a fallu acheter des objets assez encombrants pour la maison et quelle galère pour tout transporter ! Alors il a fallu s’organiser et faire nos achats en plusieurs fois. Vivre en dehors du centre, c’est une vraie galère pour moi. Mais bon, j’ai connu des gens bien plus en galère que moi et j’essaie de relativiser.

Cependant, c’est difficile par moments parce que je galère aussi avec la langue. Comme je ne peux pas vraiment parler la langue du pays, je galère pour communiquer et par conséquent je galère avec la nourriture car je ne peux pas bien expliquer mes allergies. Je suis une galérienne, mais j’espère que ce n’est que temporaire !

Si vous souhaitez vivre en France, soyez plus sérieux que moi dans votre apprentissage de la langue et de la culture car c’est vraiment galère de vivre dans un pays où l’on ne comprend pas grand-chose ! 😬

Les malentendus, ça arrive aussi quand on parle la même langue

J’ai besoin de rire en ce moment, et YouTube m’aide pas mal. Cette semaine, il m’a suggéré plein de vidéos plus ou moins marrantes, dont celle-ci

Un peu de vocabulaire, majoritairement familier, tiré de la vidéo : 

  • la meuf : la femme (c’est du verlan, un type d’argot qui consiste à inverser les syllabes)
  • se faire draguer : quand on drague quelqu’un, on essaie de le/la séduire en espérant que ça débouche sur une relation amoureuse ou sexuelle. Si quelqu’un vous drague, vous pouvez dire que vous vous êtes fait draguer.
  • faire exprès de faire qqch : faire qqch intentionnellement
  • faire genre : faire comme si
  • une pompe : argot pour chaussure
  • le coup du/de… : on peut utiliser cette formule avec beaucoup d’actes qui sont plus ou moins habituels et reconnus comme une technique spécifique pour atteindre un but.
  • une bite : très familier, plutôt vulgaire, mais très utilisé pour dire pénis. 
  • carrément : selon le contexte, il pourra être traduit de différentes façons. Ici, ça veut dire complètement, vraiment. 
  • qu’est-ce que j’ai branlé ? : familier et vulgaire, mais aussi très utilisé, c’est une variation du familier, mais un peu moins vulgaire, qu’est-ce que j’ai foutu ?, ou en d’autres termes plus standards : qu’est-ce que j’ai fait ?
  • quel ringard ! : quel nul ! quel incapable ! qu’il est ridicule !
  • puer des pieds : sentir mauvais des pieds
  • le cul : les fesses
  • ça me fait chier de + infinitif : familier et vulgaire, et aussi très employé par les Français (moi incluse), on dit ça quand quelque chose nous emmerde (oups, ça aussi c’est familier et vulgaire). Quand on n’est pas content d’une situation, quand on n’a pas envie de faire quelque chose, quand on trouve quelque chose très agaçant, on va dire que ça nous fait chier. 
  • c’est une blague ! : on dit ça quand on trouve une situation ridicule, incroyable
  • un connard : familier et vulgaire pour qualifier un homme qu’on trouve très stupide. Pour une femme, on dit connasse. 
  • elle a l’air un peu ouf : encore du verlan. Ouf veut dire fou. Ou folle. 
  • un mec : argot pour dire un homme
  • prendre qqn pour qqch : elle dit tu m’as pris pour quoi ? (elle aurait dû dire prise, d’ailleurs) ce qui veut dire qu’elle se demande ce qu’il pense d’elle. On entend parfois : faut arrêter de prendre les gens pour des cons = il faut arrêter de penser que les gens sont stupides. 
  • une briseuse de couple : une femme qui essaie de faire rompre un couple
  • les couilles : familier et vulgaire pour dire testicules
  • se barrer : argot pour partir
  • terminer en beauté : elle le dit ironiquement ici, mais on peut dire ça d’un sportif par exemple. S’il termine la course en beauté, il a probablement gagné.
  • tu crois qu’on me l’a jamais fait, ce coup-là ? : tu crois que c’est la première fois que je vois ça, que je fais cette expérience ?
  • forcément : obligatoirement, nécessairement
  • taré : argot pour fou