Rectification orthographique : mots composés

Je vais aujourd’hui parler de la règle A5 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée

Cette règle concerne les mots composés, mais pas tous. Ils étaient trop nombreux pour qu’on décide de tout modifier, mais des modifications ont été apportées dans un souci d’alignement de mots semblables. L’exemple le plus souvent donné est celui de porte-monnaie, devenu portemonnaie, pour ressembler à portefeuille. Il était aussi question de souder les mots dont le sens n’était plus perçu comme il avait pu l’être autrefois. C’est ainsi que j’ai appris que pot-pourri s’écrivait maintenant potpourri.

Cette règle s’applique au mots composés avec bas, basse, bien, haut, haute, mal, mille, croque, et quelques autres. Je suis encore en phase d’apprentissage avec cette règle car dans la petite liste donnée par le livre, j’écrivais hier encore la plupart des mots avec un trait d’union. Mais c’est bien de connaitre la règle et de s’interroger quand on veut écrire un mot composé.

Quelques exemples du livre : une bassecour, le bienêtre, un hautparleur, un millepatte, une chauvesouris, un croquemonsieur, un fairepart, un porteclé, un rondpoint, une sagefemme, un tirebouchon, une volteface. Ils ont tous un pluriel régulier.

J’ai choisi tous ces exemples car ce sont des mots à priori simples, que j’ai toujours envie d’écrire avec un trait d’union et que ni WordPress, ni mon dictionnaire en ligne (Robert) ne reconnaissent sans le trait d’union.

La règle A5 mentionne également les mots composés formés d’un verbe et du mot tout. Le trait d’union disparait pour ne former qu’un seul mot, comme dans de l’essuietout, un fourretout, un vatout, etc.

Rectification orthographique : onomatopées et mots étrangers

Voici la règle A4 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée. Elle est divisée en deux parties et concerne encore des mots auparavant écrits avec un trait d’union (ou un espace) qui s’écrivent à présent sans trait d’union (ni espace) mais en un seul mot.

La première concerne les onomatopées ou mots similaires. Petit rappel : les onomatopées sont des mots qui imitent ou évoquent des bruits, comme miaou, meuh, vlan, etc.

Jusqu’à récemment, j’écrivais bla-bla-bla. Mais en fait, j’aurais pu écrire blablabla depuis 1990. Les mots composés à partir d’onomatopées sont désormais soudés. Le livre donne quelques exemples, tels que guiliguili, tictac, hihan, chachacha, etc. De plus, leur pluriel est régulier, c’est-à-dire que l’on ajoute un s : du blablabla, des blablablas.

La deuxième partie de la règle A4 concerne les mots d’origine étrangère bien implantés dans l’usage, c’est-à-dire qu’on utilise régulièrement et facilement depuis longtemps. Avant, on écrivait base-ball, cow-boy, statu quo, hara-kiri. Maintenant, on écrit baseball, cowboy, statuquo, harakiri, etc.

On ne soude pas les mots pour lesquels la soudure entrainerait une prononciation erronée. Le livre donne l’exemple de music-hall. Si l’on enlevait le trait d’union, la prononciation ne serait plus bonne, alors on le garde.

À noter également que tous les mots étrangers ne sont pas soudés et que cette règle affecte principalement des noms.