Rectification orthographique : onomatopées et mots étrangers

Voici la règle A4 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée. Elle est divisée en deux parties et concerne encore des mots auparavant écrits avec un trait d’union (ou un espace) qui s’écrivent à présent sans trait d’union (ni espace) mais en un seul mot.

La première concerne les onomatopées ou mots similaires. Petit rappel : les onomatopées sont des mots qui imitent ou évoquent des bruits, comme miaou, meuh, vlan, etc.

Jusqu’à récemment, j’écrivais bla-bla-bla. Mais en fait, j’aurais pu écrire blablabla depuis 1990. Les mots composés à partir d’onomatopées sont désormais soudés. Le livre donne quelques exemples, tels que guiliguili, tictac, hihan, chachacha, etc. De plus, leur pluriel est régulier, c’est-à-dire que l’on ajoute un s : du blablabla, des blablablas.

La deuxième partie de la règle A4 concerne les mots d’origine étrangère bien implantés dans l’usage, c’est-à-dire qu’on utilise régulièrement et facilement depuis longtemps. Avant, on écrivait base-ball, cow-boy, statu quo, hara-kiri. Maintenant, on écrit baseball, cowboy, statuquo, harakiri, etc.

On ne soude pas les mots pour lesquels la soudure entrainerait une prononciation erronée. Le livre donne l’exemple de music-hall. Si l’on enlevait le trait d’union, la prononciation ne serait plus bonne, alors on le garde.

À noter également que tous les mots étrangers ne sont pas soudés et que cette règle affecte principalement des noms.

Aïe, miam miam, chut !

Ces petits mots qu’on appelle onomatopées sont souvent différents selon les langues. Personnellement, j’adore connaître les équivalents des onomatopées françaises dans d’autres langues. Cela m’amuse beaucoup. Même si au final, je les connais seulement en anglais et ne les ai jamais vraiment apprises en espagnol. Quel dommage ! J’ai aussi tendance à les utiliser indifféremment en anglais et en français. Je me souviens de la première fois où j’ai dit ouch devant des amis français, ils n’avaient aucune idée de ce que je disais et ils ont trouvé ça très amusant quand j’ai expliqué que je voulais dire aïe.

Voici donc un petit échantillon d’onomatopées humaines : 

  • quand vous vous faites mal, dites : aïe ou ouille
  • pour montrer que vous appréciez ce que vous mangez : miam miam, cette tarte au citron est délicieuse ! (on peut aussi juste faire mmm…)
  • quand vous êtes impressionné : waouh, ce château est immense !
  • quand vous êtes soulagé : ouf ! j’ai enfin terminé mes devoirs.
  • pour exprimer le dégoût : beurk, je déteste les endives. 
  • pour exprimer le dédain ou le désaccord : pff, ce type dit n’importe quoi !
  • pour exprimer le triomphe : et tac ! Je t’avais bien dit que j’avais raison !
  • pour rire : ha ha ou hé hé ou hi hi ou ho ho

Puis il y a des onomatopées qu’on ne dit pas vraiment mais qui sont utilisées pour désigner un bruit : atchoum (quand on éternue), snif (quand on renifle ou qu’on est triste), brrr / glagla (quand on a froid), glouglou (quand on boit), rrrr (quand on ronfle), clap clap (quand on applaudit), prout (quand on pète)…