Rectification orthographique : les mots composés d’éléments savants

C’est la règle A3 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée : comme pour les règles A1 et A2, il n’y a plus de trait d’union.

Quand on parle d’éléments savants, on parle de ces préfixes (se terminant en majorité par o, mais pas que) tels que : agro, auto, électro, socio, hydro, néo, anti, etc. Un élément savant ne constitue pas un mot autonome. Il doit être associé à un mot pour former un mot. Est-ce clair ? 🤔 Exemples à suivre !

Avant la réforme de l’orthographe, on écrivait auto-évaluation, agro-alimentaire, néo-libéral, télé-conférence, mini-jupe, anti-bactérien, etc.

Depuis la réforme, il n’est plus nécessaire de mettre un trait d’union. On écrira donc : autoévaluation, agroalimentaire, néolibéral, téléconférence, minijupe, antibactérien.

À noter que l’on garde le trait d’union dans les mots pour lesquels la soudure nous forcerait à mal prononcer le mot. Si le deuxième mot commence par un i ou un u par exemple, et que le mot savant se termine par un o, on devra prononcer oi /wa/ et ou /u/ s’il n’y a pas de trait d’union. On continue donc à écrire bio-industrie et socio-ingénierie, entre autres, pour respecter la prononciation.

À noter également que l’on garde le trait d’union quand il sert à marquer une relation de coordination entre deux termes désignant des noms propres ou géographiques, comme franco-vietnamien, anglo-américain, russo-turc, etc.

Rectification orthographique : les mots composés avec les préfixes extra, infra, intra, ultra

C’est la règle A2 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée : il n’y a plus de trait d’union. Comme pour la règle A1 avec les préfixes contre et entre.

Extra-terrestre devient extraterrestre, infra-rouge devient infrarouge, intra-veineuse devient intraveineuse et ultra-violet devient ultraviolet.

On garde le trait d’union quand le deuxième mot commence par un i ou un u, pour que la prononciation reste logique : extra-institutionnel doit garder le trait d’union par exemple, sinon on prononcerait ex-train (2 syllabes), au lieu de extra-in (3 syllabes). Pareil pour intra-utérin. Sans trait d’union, on prononcerait in-trau (intro : 2 syllabes) au lieu de intra-u (2 syllabes).

Rectification orthographique : les mots composés avec les préfixes contre et entre

C’est la règle A1 du Grand vadémécum de l’orthographe moderne recommandée : il n’y a plus de trait d’union.

Contre-pied devient contrepied, contre-jour devient contrejour, contre-pas devient contrepas, etc. Entre-deux devient entredeux, entre-jambe devient entrejambe, entre-temps devient entretemps.

Quand ce qui suit entre et contre commence par une voyelle, le e final disparait, comme dans contrattaque, contrespionnage, contrindication, entrapercevoir, s’entraider, etc.

À noter que cette règle ne s’applique pas aux mots composés de plusieurs éléments, tels que entre-deux-guerres ou contre-la-montre.

Les familles de mots

Quand on apprend une langue étrangère, il est important d’enrichir son vocabulaire régulièrement. Mais ce n’est pas toujours facile de retenir tous les nouveaux mots qu’on rencontre, pour un tas de raisons. 

Certains manuels ont des listes de vocabulaire que je trouve très bien faites, mais si on lit une liste et qu’on ne se force pas à utiliser les nouveaux mots très vite et encore et encore, cela va être difficile de les mémoriser. 

Une alternative aux listes de mots : les familles de mots. Pour ma part, je trouve plus facile de retenir un nouveau mot quand je connais déjà un mot de la même famille. Et parfois, ça aide aussi pour l’orthographe. 

On part d’un radical ; prenons le nom terre en exemple. Quels autres mots vous viennent à l’esprit à partir du mot terre ? Ajoutez des préfixes ou des suffixes, ou les deux et vous pouvez obtenir une longue liste : un souterrain, une terrasse, un territoire, enterrer, déterrer, un enterrement, un terrier, une terrine, atterrir, la Méditerranée, un extraterrestre, etc. 

Essayez de faire la même chose à partir des mots dent, chant et camp !

Parfois, c’est un peu moins évident car il y a des variations orthographiques (homme / homicide), et une racine latine peut donner des radicaux différents en français à des mots de la même famille, mais cela reste une façon intéressante d’aborder le vocabulaire, surtout si vous vous intéressez à l’étymologie.