ça VS cela

Je me suis rendu compte que je n’avais jamais écrit de post à ce sujet et pourtant, c’est quelque chose que je répète continuellement à mes étudiant·e·s : on utilise ça à l’oral et cela à l’écrit !

Toutefois, est-ce aussi simple que cela ?

En fait, il y a un peu plus à dire à ce sujet, et nous allons nous pencher là-dessus aujourd’hui.

Quand je corrige des écrits, je vois souvent “ça”. Et je mets toujours une annotation pour signaler qu’à l’écrit on utilise plutôt “cela”, car les codes de l’écrit et de l’oral sont complètements différents en français et que nous sommes beaucoup plus formels à l’écrit qu’à l’oral. Et si vous êtes pressé·e et n’avez pas le temps de lire plus aujourd’hui, vous pouvez vous arrêtez là, et pensez simplement à ne plus employer “ça” dans vos écrits.

Si vous avez le temps, développons un peu plus l’emploi de ces pronoms. On peut utiliser cela à l’oral bien sûr, et parfois, on n’a pas d’autre choix que d’employer ça.

  • Dans certaines expressions, il faut utiliser ça : Ça va ? Comment ça va ? Ça y est. Comme-ci comme-ça. Impossible d’utiliser cela dans ces expressions.
  • Dans d’autres expressions, on ne peut utiliser que cela, car ça est impossible, même à l’oral : cela dit, cela seul suffit.
  • Lorsque l’on fait une opposition avec ceci, on préfère continuer avec cela, à l’oral aussi.
  • Selon la structure d’une question, on pourra employer cela ou ça : Comment cela se fait-il ? Comment ça se fait ? (ça n’est pas possible dans le premier exemple et cela n’est pas possible dans le second)
  • Avec le verbe être, ça et cela deviennent le plus souvent c’c’est compliqué – mais on peut employer cela, en langage soutenu. On peut dire “cela est compliqué“, mais on ne peut pas dire “*ça est compliqué
  • Mais attention, si ça est précédé de “tout”, vous pouvez alors le garder devant le verbe être : tout ça est compliqué.

Il est entendu que ça relève le plus souvent du langage familier et oral mais si vous souhaitez parler de façon plus soutenue, cela n’est pas interdit à l’oral : Je vous appelle demain, si cela vous convient.

Voyons maintenant d’autres utilisations de ça que vous ne connaissez peut-être pas très bien.

Comment comprenez-vous ces phrases ?

  • Les enfants, ça n’est pas très prudent.
  • Les enfants, cela n’est pas très prudent.

Les deux phrases peuvent vouloir dire la même chose. On s’adresse aux enfants et on leur dit que ce qu’ils font ou s’apprêtent à faire n’est pas très prudent. Mais la première phrase peut être interprétée autrement. En langage familier, “ça” reprend les enfants, et on affirme que les enfants ne sont pas très prudents. On pourrait également dire, “les enfants, c’est pas très prudent” dans le même registre.

Nous pouvons donc utiliser “ça” pour nous référer à des personnes, mais cela reste familier.

  • Les enfants, ça fait trop de bruit ! (= ils font trop de bruit)
  • C’est qui, ça ? (= cette personne)

Employer “ça” pour parler d’une personne peut être assez péjoratif.

  • Ça n’a que 15 ans et ça fume déjà comme un pompier !
  • Ça veut devenir millionnaire mais ça veut pas travailler dur !

On peut aussi utiliser “ça” à l’oral à la place du “il” impersonnel : ça a plu toute la journée hier. (= il a plu) C’est quelque chose que j’avais remarqué quand j’avais déménagé en Haute-Savoie. Les gens de là-bas utilisaient beaucoup “ça” pour parler de la météo : ça pleut, ça neige, ça fait soleil, ça fait beau, etc. Je trouvais cela très bizarre au début, puis je m’y suis habituée.

Un dernier point dont je voudrais parler : ç’

Je dois dire que je ne l’utilise jamais moi-même, mais il existe. Il n’est pas obligatoire, mais devant le verbe avoir et les auxiliaires être et aller, ça peut devenir ç’, tout comme cela peut devenir c’ devant le verbe être ou en par exemple.

  • Ç’a l’air sympa ce film. (= ça a)
  • Ç’aurait été difficile de faire autrement. (= ça aurait)
  • Si ç’avait été facile, tout le monde aurait réussi.
  • Ç’allait pas marcher de toutes façons.

Si vous écrivez de façon informelle, “ça” est tout à fait acceptable. Je l’utilise moi-même régulièrement et je le vois beaucoup dans des articles au ton détendu. Cependant, si vous écrivez une lettre formelle ou que vous écrivez pour le DELF ou le DALF, évitez d’utiliser ça et préférez cela !

C’est ma faute OU de ma faute ?

On ne va pas parler de fautes d’orthographe ou de fautes de langage, mais de faute dans le sens de responsabilité. J’ai récemment hésité en voulant dire que quelque chose était ma faute. Devais-je dire que c’était ma faute ou de ma faute ? Instinctivement, j’avais envie de dire que c’était ma faute, mais j’avais l’impression que ce serait aussi correct de dire que c’était de ma faute.

J’ai donc fait quelques recherches et en fait on peut dire les deux ! Il semblerait que la construction sans de soit plus soutenue, et celle avec de plus courante, mais elles veulent dire exactement la même chose et sont toutes deux correctes.

Cependant, quand un complément de nom suit faute, on préfère ne pas utiliser de pour éviter la répétition. On dira donc que c’est la faute de Jérôme plutôt que c’est de la faute de Jérôme. Même si en fait, il n’est pas rare d’entendre la deuxième structure.

Il est également possible que vous entendiez que c’est la faute à Jérôme. Certaines personnes utilisent cette structure, qui appartient au langage familier, populaire. Je suis de plus en plus d’avis que l’on devrait avoir le droit de s’exprimer ainsi sans être jugé comme une personne ayant moins de valeur qu’une autre personne s’exprimant comme les livres de grammaire recommandent de le faire. Mais la vérité, c’est que si le français est votre langue maternelle et que vous vous exprimez ainsi, il y a de fortes chances que vous soyez jugé·e comme moins instruit·e par ceux et celles qui se croient supérieur·e·s car ils et elles ont une certaine maitrise de la grammaire. J’aime à penser que les Français sont plus tolérants avec les personnes qui parlent le français comme langue étrangère, mais j’ai quand même des doutes. Et à mon grand désespoir, je pense aussi que tout dépend de votre langue maternelle et de votre nationalité…

Reformulation : être

Le verbe être est un verbe qui revient beaucoup trop souvent dans les écrits de mes étudiantes avancées. Ce n’est pas faute de leur dire d’essayer de le remplacer par des synonymes plus élaborés !

Je comprends que ce ne soit pas un exercice facile. Mais plus on s’efforce à le faire et plus cela devient facile. Et si vous souhaitez passer le DALF, il est essentiel que vous le fassiez. Si la majorité des verbes de votre synthèse et de votre essai argumentatif sont des conjugaisons du verbe être, vous n’allez pas faire très bonne impression. Pensez à ce que vous dites, au sens de ce que vous voulez dire et essayez de trouver un verbe aussi précis que possible.

Voici donc quelques exemples de reformulation :

  • Il est malade depuis hier. : Il se sent mal depuis hier.
  • Ce téléphone est à moi. : Ce téléphone m’appartient.
  • Je suis vraiment inquiète pour l’avenir de mes enfants. : L’avenir de mes enfants me préoccupe beaucoup.
  • Son appartement est dans le 13ème arrondissement : Il vit dans le 13ème arrondissement.
  • Il est bizarre en ce moment : Il se comporte bizarrement en ce moment.
  • Mon bureau est juste à côté de la pharmacie. : Mon bureau se trouve juste à côté de la pharmacie.
  • Il a été vraiment odieux avec elle. : Il s’est montré vraiment odieux avec elle.
  • Il est très grand. : Il mesure 1m90.
  • Il était roi de France. : Il régnait sur la France.
  • Ses vêtements étaient toujours trop larges. : Il portait toujours des vêtements trop larges.
  • Elle est toujours heureuse et détendue après avoir voyagé. : Ses voyages l’épanouissent.
  • Cet homme est beau et il me plait. : Cet homme attirant me plait.

On pourrait y passer la journée…

Ces exemples restent assez simples. Vous pouvez observer que parfois, dans la reformulation, le sujet du verbe être devient l’objet du nouveau verbe. C’est souvent avec ceci que les étudiants ont du mal. Ils pensent que trouver un synonyme veut dire simplement remplacer un mot, mais parfois, il faut chambouler l’ordre des mots et repenser la structure complète de la phrase. Forcez-vous à limiter votre utilisation du verbe être pour pouvoir penser à d’autres verbes et d’autres structures.

Reformulation : il y a

Quand vous écrivez au niveau C, il y a certains verbes, certains adjectifs et certaines structures que vous devriez éviter. Pas forcément parce qu’ils sont incorrects, mais parce qu’ils sont un peu trop simples, manquent de précision, de style, etc. Si vous écrivez beaucoup, alors évidemment, de temps à autre vous utiliserez le verbe être, le verbe avoir et “il y a”, et ce n’est pas du tout un problème. Mais si vous vous préparez pour le DALF, alors il est important de montrer que vous êtes capable d’écrire avec du vocabulaire et des structures un peu plus élaborées.

Il y a est une structure qui revient souvent dans les écrits de mes étudiantes. Et je répète donc souvent que ce n’est pas idéal. C’est trop simple, on sait que vous savez manier cette structure, on veut voir de quoi d’autre vous êtes capable !

Voici quelques extraits tirés d’écrits de mes étudiantes et des idées de reformulation :

  • Je suis sure qu’il y a des cours gratuits : Je suis convaincue que tu pourras trouver des cours gratuits
  • Il y a de nombreuses commémorations : De nombreuses commémorations prennent place
  • J’avais tout réservé il y a longtemps : J’avais tout réservé des mois à l’avance.
  • Il y a quelque chose d’impersonnel dans la collecte des données : La collecte des données semble terriblement impersonnelle
  • Il y a eu une grande fête : Une grande fête a été organisée
  • Il y avait quatre ou cinq personnes à côté du mur : Quatre ou cinq personnes se tenaient près du mur
  • Il y a eu une audition et elle a été choisie : Suite à une audition, elle a été sélectionnée
  • Il y a eu beaucoup de manifestations : De nombreuses manifestations se sont déroulées
  • Il y avait même une chorégraphie pour les manifestations : Les organisateurs avaient même inventé une chorégraphie pour les manifestations
  • Quand il y a des intérêts personnels : quand des intérêts personnels entrent en jeu

Si vous observez bien les reformulations, vous pouvez voir que l’objet de la phrase de départ devient parfois le sujet de la phrase reformulée. Pensez-y ! Très souvent, c’est une question de manque de vocabulaire, ou de manque de confiance en soi. Il y a, c’est une formule qu’on connait bien, qu’on maitrise, avec laquelle on prend peu de risques ! Mais essayez autant que possible de trouver des alternatives. Cela vous aidera aussi à enrichir votre vocabulaire et à développer des automatismes. De plus, vous paraitrez plus sophistiqué·e 🙂

Un seul mot suffit

Il y a quelques années, quand je vivais au Cambodge, ma chère amie Ewa, polonaise francophone, m’a montré une vidéo que j’ai trouvé hilarante. Je l’avais un peu oubliée jusqu’à récemment. Elle m’est revenue en tête car un de mes étudiants qui étudie au niveau intermédiaire a tendance à jurer quand il ne trouve pas ses mots en français, mais il jure en anglais ! Si les gros mots ne me dérangent pas du tout (ils me font plutôt rire en fait), je préfèrerais qu’ils soient en français pendant le cours de français. Ce que je lui ai suggéré et j’étais ravie de le voir s’exécuter dès le cours suivant. 🙂

Je lui avais envoyé cette vidéo pour rigoler un peu et je me suis dit qu’elle pourrait vous amuser aussi, si vous ne la connaissez pas encore. Elle est en anglais mais vous explique l’usage d’un mot français en particulier. Warning : strong language! 😉

Les cinq sens

Connaissez-vous le nom des cinq sens en français ?

On pourrait penser que quand on atteint un niveau avancé, on connaît ce vocabulaire, mais en fait, je me suis rendu compte récemment que ce n’était pas forcément le cas.

Alors voici un petit rappel :

  • le goût
  • l’odorat
  • l’ouïe
  • le toucher
  • la vue

Je ne doute pas que vous connaissiez les organes sensoriels, mais quels sont les verbes que vous évoquent les sens ?

  • La langue nous permet de sentir le goût. On peut savourer ou déguster des aliments. Goûter quelque chose veut dire qu’on mange quelque chose pour la première fois, qu’on l’essaie pour tester le goût. Si vous êtes aventureux, vous aimez probablement goûter à tout.
  • Le nez nous permet de sentir les odeurs, de les humer, les respirer, les flairer. On peut utiliser ce dernier verbe pour les humains, mais il est plutôt utilisé pour parler de l’odorat animal.
  • Les oreilles nous permettent d’entendre et d’écouter les sons. Le verbe ouïr existe, mais c’est un terme un peu vieux qui ne se dit plus vraiment. Cependant, si vous dites, par exemple, “j’ai ouï dire que vous alliez bientôt déménager“, c’est du langage soutenu.
  • La peau est l’organe du toucher. Tout le corps peut éprouver la sensation du toucher. Avec les mains, plus précisément, on peut tâter (un fruit par exemple) ou palper (le docteur nous palpe pour nous examiner).
  • Les yeux nous permettent de voir, de regarder, de contempler, d’observer, de remarquer, de discerner, etc.

La glottophobie en France

Il y a quelques mois, je découvrais ce terme : glottophobie. Il avait fait l’actualité en France, lors d’un incident dont je parle brièvement dans ce post.

J’ai un peu changé d’opinion depuis. Comme sur beaucoup de choses en fait. Mon déménagement, ma nouvelle vie et le bazar que ça a été depuis le début, m’ont fait beaucoup réfléchir. Le fait que j’ai une vie sociale quasi inexistante m’a permis d’écouter beaucoup de podcasts et de lire beaucoup d’articles sur des sujets qui ont commencé à m’intéresser de plus en plus. J’ai toujours été sensible à la discrimination contre les femmes, à la façon dont on traite les handicapés, au racisme et à l’homophobie, mais je n’avais jamais vraiment pensé à toutes les autres sortes de discriminations qui existent. Étant une femme blanche et hétéro, née en occident, sans handicap visible, avec un corps qui correspond à la norme de ce qui est acceptable par la société patriarcale dans laquelle nous vivons, sans grave problème de santé mentale ou physique à part mes allergies alimentaires, sans accent régional ou autre signe particulier, les seules discriminations que j’ai subies et que je subis encore régulièrement sont dues au fait que je suis une femme (je laisse de côté le racisme dont je fais occasionnellement l’objet ici, parce que j’ai encore du mal à l’analyser). Et cela me met dans une colère folle à chaque fois. Alors je suis de plus en plus consciente que si en plus d’être femme, on est noire et/ou homosexuelle, et/ou grosse, et/ou handicapée, etc, la vie doit être vraiment super frustrante et je pense que je ne peux même pas comprendre entièrement ce que vivent et ressentent ces femmes.

Alors maintenant, quand j’entends parler de discrimination, quelle qu’elle soit, je ne veux plus penser qu’on fait une montagne de tout pour pas grand-chose. Parce que même si la glottophobie concerne un nombre réduit de personnes, elle en concerne assez pour qu’on en parle. Et d’ailleurs, même si cela ne concernait qu’une personne, il faudrait quand même en parler ! C’est une véritable discrimination qui a longtemps été socialement acceptable. Jusqu’à récemment, c’était acceptable de refuser d’offrir un emploi à quelqu’un à cause de son accent. C’était socialement acceptable de se moquer de quelqu’un à cause de son accent ou de lui faire des commentaires désobligeants.

J’ai écouté un podcast super intéressant cette semaine sur ce thème, que je vous recommande vivement d’écouter : Programme B épisode 89, Glottophobie, façons de parler.

Parler de chaussures

Quand vous étudiez le français à un niveau avancé et souhaitez vous exprimer avec précision, il est nécessaire de connaître beaucoup de vocabulaire. Et il est important de l’utiliser pour le pratiquer. Ce que je vois souvent chez les étudiants et étudiantes qui préparent le DALF, c’est qu’ils et elles n’osent pas prendre trop de risques, de peur de se tromper, et par conséquent, utilisent un vocabulaire assez basique dans leurs exposés à l’oral.

C’est pourquoi il peut être intéressant de vous demander parfois si vous êtes capables de nommer 10 noms plus précis en partant d’un nom générique, tel que chien, chat, oiseau, chaussure, bruit, personne, magasin, nourriture, etc.

Voici un exemple avec le nom chaussure.

Dans cette liste, certains termes désignent un type particulier de chaussures (botte, par exemple), d’autres appartiennent au langage familier et signifie tout simplement chaussure (godasse, par exemple).

Selon le contexte, selon le ton de ce que vous dites ou écrivez, avoir un répertoire étendu de synonymes vous permettra d’adapter votre langage et d’être plus précis

Connaissez vous les noms ci-dessus ? Savez-vous distinguer ceux qui désignent un type de chaussure en particulier de ceux qui sont des synonymes mais appartiennent au langage familier ?

  • un soulier = une chaussure (je crois que ce terme est plus utilisé au Québec qu’en France – On le retrouve aussi dans la chanson Petit Papa Noël)
  • un mocassin : loafer
  • un escarpin : stiletto OR pump
  • une pantoufle : slipper
  • une mule : mule (facile !)
  • un sabot : clog
  • une botte : boot
  • une bottine : ankle boot
  • une sandale : sandal (facile !)
  • une espadrille : espadrille (encore facile !)
  • une savate : an old shoe or an old slipper
  • godasse, pompe, tatane, grolle, godillot et croquenot sont tous des termes familiers signifiant chaussure, les deux derniers désignant plutôt de grosses chaussures (on ne les utiliserait pas pour désigner des escarpins par exemple).

Pour ma part, les deux synonymes familiers que j’utilise le plus sont pompes et godasses, car je n’aime pas trop les autres. Et je me rends compte que j’ai complètement oublié de mettre des baskets dans ma liste, qui sont pourtant les chaussures que je porte le plus quand je ne porte pas de sandales ! Les baskets sont des chaussures de sport, que l’on peut porter pour faire du sport ou pour le confort !

Quelque

Quelque est un mot très utilisé par les étudiants, particulièrement pour former la locution quelque chose, qu’ils prononcent presque toujours /kɛlkǝʃoz/.

C’est correct, mais quand on parle, /kɛlkǝ/ devient souvent /kɛk/, notamment dans quelque chose et quelque part. C’est important de le reconnaître pour mieux comprendre les Français qui parlent vite !

Essayez, puis écoutez :

  • J’ai quelque chose à te dire.
  • J’aimerais bien aller quelque part ce week-end.
  • Tu veux quelque chose à boire ?
  • J’ai l’impression que tu me caches quelque chose.
prononcé /kɛlkǝ/
prononcé /kɛk/

C’est bidon !

Voilà donc une image représentant deux bidons. Mais savez vous que bidon peut avoir d’autres sens ?

Un bidon peut être un ventre.

  • Elle est enceinte de seulement deux mois mais elle commence déjà à avoir un petit bidon.
  • Ce petit garçon a un bidon bien rond et un visage bien joufflu.

Bidon peut aussi être un adjectif signifiant faux. Il est invariable.

  • Il nous a raconté une histoire complètement bidon hier soir.
  • Elle a toujours des excuses bidon.
  • J’aime pas ce mec. Il est bidon.

Qu’il signifie ventre ou faux, il appartient au registre familier. À ne pas utiliser pendant les examens ou dans vos écrits académiques !