Livre de préparation à la PE du DALF

Si vous souhaitez passer le DALF C1 ou C2, comme je le répète constamment, il est primordial de bien s’y préparer. Même si l’on parle très bien français, on ne se présente pas à l’examen sans l’avoir préparé. Comptez plusieurs semaines de préparation, voire plusieurs mois, selon d’où vous partez.

Si pour une raison ou une autre, vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas travaillez avec un·e prof, il faut vous procurer du matériel spécifiquement conçu pour la préparation, avec lequel vous pourrez peaufiner la méthodologie. J’ai mentionné un premier livre la semaine dernière, et aujourd’hui, je voudrais vous parler d’un livre qui se focalise sur la production écrite. Il a été publié l’année dernière, je me le suis procuré cette année, et je le trouve très bien.

Il s’intitule Préparer le DALF C1 & C2, aux Éditions PUG et ressemble à ça :

ISBN-10: 2706129840
ISBN-13: 978-2706129841

Comme indiqué sur la couverture, c’est un livre de méthodologie, avec lequel vous pourrez vous entrainer à travers des activités guidées et vous pourrez consulter les corrigés à la fin du livre.

Vous pouvez avoir un aperçu du livre ici. Il suffit de cliquer sur le livre et plusieurs pages apparaitront.

Les connecteurs logiques

Si vous étudiez le français depuis un moment, vous avez probablement entendu parler des connecteurs logiques et de leur importance dans le discours, que ce soit à l’écrit ou à l’oral. 

On en parle beaucoup quand on prépare un examen et j’ai déjà entendu des étudiants me dire qu’ils détestaient les connecteurs logiques. Pourtant, ils sont nécessaires et vous les utilisez régulièrement sans même vous en rendre compte. Ce sont ces petits mots qui servent à connecter vos idées et à articuler votre discours de façon cohérente. 

Ce qui est vrai, c’est qu’il y en a énormément en français et que quand vous atteignez un certain niveau, on attend de vous que vous utilisiez des connecteurs un peu plus élaborés que et, mais, parce que, donc, etc.

Je crois que la raison pour laquelle les étudiants ne sont pas toujours à l’aise avec les connecteurs logiques, c’est que bien souvent, des connecteurs exprimant la même idée s’utilisent complètement différemment. Certains vont exiger le subjonctif, d’autres l’indicatif. Certains vont se placer en début de phrase, d’autres en fin de phrase. Et même quand ils expriment la même idée, ils ne sont pas toujours interchangeables. Il y a en effet de quoi s’arracher les cheveux.

Cependant, je pense que si l’on y va petit à petit et que l’on s’efforce d’utiliser ces connecteurs pour tester comment ils fonctionnent, ce qui marche, ce qui ne marche pas, on finit par les trouver assez faciles en fait. J’ai vu beaucoup d’étudiants prendre confiance en eux avec les connecteurs à force de pratiquer. 

Ce qui peut être intéressant à faire aussi, c’est de relever tous les connecteurs qu’on observe quand on lit un texte et de se demander ce qu’ils expriment et ce qu’ils permettent de faire. Expriment-ils la cause, la conséquence, le but, l’opposition, la concession, le temps ? Servent-ils à introduire une idée, ajouter une idée similaire à la précédente, ajouter une idée nouvelle, renforcer une idée, préciser sa pensée, conclure ? Puis on peut observer s’ils sont suivis de l’indicatif, du subjonctif ou de l’infinitif et où ils sont placés dans la phrase. 

Vous savez tous utiliser parce que, mais savez-vous utiliser puisque, comme, sous prétexte que, en effet, étant donné, en raison de, pour, à force de, faute de, grâce à, dès lors que, etc., pour exprimer la cause ? Et je lis beaucoup d’écrit contenant des donc pour exprimer la conséquence, mais savez-vous utiliser par conséquent, c’est pourquoi, d’où, de sorte que, de ce fait, en conséquence, au point de, ainsi, aussi, etc. pour exprimer la même idée ?

J’ai parfois l’impression que les étudiants sont un peu dépassés par les connecteurs car bien souvent, on essaie d’en apprendre trop d’un seul coup. Et quand on se retrouve avec une longue liste de connecteurs qu’on a jamais vraiment utilisés auparavant, ça peut être décourageant. On se demande aussi à quoi ça sert d’en connaître autant s’ils expriment tous la même chose. On pourrait probablement communiquer sans véritable souci en en connaissant seulement quelques-uns. Pas faux, mais si vous limitez votre connaissance des connecteurs, vous allez énormément limiter vos compétences en français, car vous serez incapable de nuancer vos propos et d’adopter le ton adéquat à chaque situation. Vous risquez aussi de mal comprendre ce que vous écoutez ou lisez. Cela prend du temps mais vaut vraiment la peine ! 

À chaque fois que vous apprenez un nouveau connecteur, efforcez-vous de l’utiliser autant que possible jusqu’à ce que vous soyez à l’aise avec lui, puis passez au suivant. Faites des listes de connecteurs, avec des exemples pour chacun. Quand vous préparez un examen, assurez-vous d’être à l’aise avec une grande variété de connecteurs, surtout pour le DALF. 

J’essaierai d’écrire des posts plus spécifiques sur les connecteurs à l’avenir. 

DALF C1 – La synthèse

Personnellement, j’ai un problème avec cet exercice de la PE. Pas parce que je ne sais pas le faire moi-même, mais parce que je trouve que c’est un exercice qui n’est pas adapté à l’évaluation d’une langue étrangère. On demande à des étudiants étrangers de faire un exercice qui évalue bien plus que leur compétences linguistiques et que nombre de locuteurs natifs auraient bien du mal à produire eux-mêmes pour obtenir le maximum de points. Je trouve donc cette épreuve un peu injuste, et bien plus difficile que l’écrit de C1 en anglais, mais malheureusement, en attendant une réforme, si vous décidez de passer le DALF C1, il faudra écrire une synthèse et donc bien comprendre ce qu’on attend de vous à l’examen. Ceci étant dit, si vous passez le C1 car vous voulez étudier dans une université française, savoir rédiger une synthèse vous sera très utile. Vous devrez maîtriser les codes du français écrit car vos études seront plus faciles et moins frustrantes ainsi. 

L’exercice de synthèse consiste donc à extraire les informations les plus importantes de deux ou trois documents qui traitent d’un thème commun et de les reformuler avec vos propres mots dans un texte organisé et cohérent, en un nombre de mots limité.

Le site du ciep propose deux exemples de DALF C1 ici. Les articles proposés datent un peu (beaucoup), mais on peut observer un sujet de synthèse sur les droits des animaux (2 articles – lettres et sciences humaines), et un autre sur l’eau sur la planète Mars (3 articles – sciences).

Il existe des livres spécialement conçus pour la préparation du DALF, dans lesquels on peut trouver des sujets de synthèses plus récents. Il est primordial d’en faire quelques-unes avant de se présenter à l’examen. Même si vous êtes confiant et persuadé que vous savez bien écrire. Il ne suffit pas de savoir bien écrire pour la synthèse. Il faut maîtriser la méthodologie !

Tout d’abord, il faut lire les textes et trouver le thème commun. Puis il faut relever les idées essentielles de chaque texte, qu’il faudra ensuite reformuler et organiser tout en restant objectif. Il est essentiel de ne pas donner son avis  et de conserver un ton neutre. On ne rajoute pas d’éléments. 

On peut procéder en faisant un tableau dans lequel on note les idées essentielles de chaque texte et on compare ce qu’on a trouvé. Vous allez peut-être trouver des idées communes et des idées qui divergent. A partir de ce tableau, vous faites votre propre plan. En introduction vous pouvez avoir quelque chose comme ça : 

  • Deux journalistes du Monde et du Figaro abordent le thème des smartphones à l’école dans deux articles datant de 2017. Faut-il les interdire ou les autoriser en contrôlant leur usage ?

Ensuite, selon ce que disent les articles, selon les convergences et les divergences que vous avez observées, les études mentionnées dans les articles, vous préparez un plan en deux ou trois parties. Chaque partie contient une idée essentielle et des connecteurs logiques. Vous devez être concis et précis et ne pas recopier des phrases entières des textes. A la fin de votre texte, vous indiquez le nombre de mots. Il est essentiel d’être dans la fourchette (200 à 240 mots).

Je pars toujours du principe que les étudiants qui se présentent au C1 ont le niveau linguistique, c’est-à-dire qu’ils sont à l’aise avec la grammaire et ont un vocabulaire étendu. Sinon, il vaut mieux prendre le temps avant de se présenter. Si vous avez les compétences linguistiques, il vous faut pratiquer l’exercice de la synthèse plusieurs fois avant l’examen pour acquérir les automatismes nécessaires. Quand on a compris comment procéder, ce n’est pas si difficile que ça en fait, mais il est possible que ce soit un exercice que vous n’ayez jamais fait auparavant et dans ce cas, il faut absolument s’y préparer. Plus on en fait, plus cela devient facile.