Internet et vie privée

Le coronavirus et les mesures mises en place par les différents gouvernements de mon côté de la planète ont un peu chamboulé ma routine dernièrement et bien que je travaille en ligne et ne devrais pas être très affectée, je le suis. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais ma routine quotidienne a été bouleversée car je ne vis pas seule et que mon mari, qui lui ne travaille pas en ligne, a dû se plier à certaines décisions prices par le gouvernement et par son employeur. Mon voyage au Japon, que j’ai passé des heures à préparer, va probablement être annulé et ma déception est immense. Mais j’essaie de me dire que le Japon devrait toujours exister une fois que l’épidémie se sera calmée, et j’y retournerai alors.

J’ai eu l’impression que ce virus était le thème principal des actualités dernièrement et je n’avais aucune envie d’écrire à ce sujet. Alors pendant mon temps libre, j’ai lu, j’ai fait du sport et j’ai regardé Netflix.

Puis j’ai recommencé à lire la presse et je suis tombée sur ce court article dans Courrier International, hebdomadaire auquel je suis abonnée et dans lequel on peut lire un tas d’articles de journaux du monde entier, traduits en français (l’abonnement numérique n’est pas très cher, jetez-y un œil !)

Il y a quelques mois, j’ai lu Permanent Record, d’Edward Snowden, que j’ai trouvé fascinant et aussi plus qu’un peu flippant. Je n’ai pas grandi avec Internet, j’ai commencé à l’utiliser quand j’avais une vingtaine d’années, j’ai eu ma première adresse email à 22 ans, quand j’ai quitté la France et que c’est devenu nécessaire de communiquer à distance à moindre prix. J’ai eu mon premier smartphone il y a sept ans et cela ne fait pas très très longtemps que j’ai le réflexe de tout chercher sur Internet. J’ai effectué ma première commande sur Amazon en février 2008, je viens de vérifier. C’était un sac de sport Puma, que j’ai encore d’ailleurs.

Je pense que je suis assez prudente en ligne, mais en réalité, il y a aussi des moments où ça me soule de lire toutes les conditions et je clique que j’accepte pour pouvoir naviguer sur tel ou tel site. En général, je prends le temps de refuser tout quand c’est possible, mais certains sites restent très vagues et l’option de refuser la collection de mes données n’est pas présentée clairement. Puis selon les pays où sont enregistrés les sites, les lois sont différentes. Et comme je ne suis pas la personne la plus renseignée à ce propos, je ne sais pas vraiment où vont mes données. Une partie de moi se dit que je n’ai rien à me reprocher et que ce n’est pas bien grave, mais une plus grande partie de moi, celle qui adore les dystopies, est grandement dérangée par ces procédés. Je le suis d’autant plus depuis que j’ai lu le livre de Snowden, qui explique très clairement à quel point nous sommes tous surveillés.

Dans cet article, j’ai mis plusieurs éléments en évidence que vous pouvez observer : en vert, des expressions et des collocations, en bleu, du vocabulaire en rapport avec Internet, en rouge, deux verbes associés à des noms que mes étudiant·e·s utilisent peu, voire pas du tout, et j’ai surligné en bleu des connecteurs (j’ai choisi de mettre au détriment de dans le lot, car c’est une bonne expression à connaitre, mais je la vois peu et l’entends peu chez mes élèves), et en jaune des structures à observer. Pratiquez-vous l’inversion dans les phrases affirmatives ? L’avez-vous déjà observée ? Et le pronom neutre ce, le maitrisez-vous ?

Une action contre les dérives d'Internet

Pour rester sur le thème d’hier, j’ai choisi un article abordant le thème d’Internet, trouvé en ligne dans le journal de Montréal.

L’information vient de l’AFP : Agence France Presse – l’équivalent français de Reuters et de l’AP.

L’article n’est pas très complexe, mais cela ne veut pas dire qu’il ne mérite pas d’être analysé. J’ai choisi de surligner en vert certaines prépositions, et bleu les connecteurs logiques et en jaune, un pronom démonstratif. J’ai souligné deux expressions que j’entends peu chez mes élèves et j’ai mis en gras et en bleu le vocabulaire spécifique au thème.

Les prépositions sont la bête noire de beaucoup d’étudiant·e·s avancé·e·s. Observez-les ! Demandez-vous pourquoi on a “contre les dérives d’internet”, “par des groupes”, etc. Souvent, c’est le verbe qui impose la préposition : lancer contre, être appuyé par, viser à, être chargé de, permettre à qqn de faire qqch, etc. D’autres fois, c’est le nom qui suit qui impose la préposition : sur le net, dans un communiqué, à l’occasion, etc. ” La préposition “de” est parfois imposée par le verbe et d’autres fois, elle introduit un complément du nom ou fait partie d’une expression figée. Soyez attentif·ve, soyez constant·e, soyez persévérant·e !

DALF : parler d'Internet et de nouvelles technologies

Si vous étudiez pour le DALF, vous savez qu’il vous faut être capable de parler de tout et qu’il faut que vous soyez capable d’en parler en long en large et en travers avec aisance, fluidité, du vocabulaire varié et des structures grammaticales élaborées.

Vous devez parler autrement que quand vous discutez avec vos ami·e·s.

Pour bien vous préparer, il est important que vous lisiez régulièrement et écoutiez la radio ou des podcasts sur des sujets variés. Tout ceci de façon active, bien évidemment.

Sur le thème des nouvelles technologies et d’Internet, vous pouvez trouver des articles sur Slate, le journal du geek, Business Insider, entre autres et écouter des podcasts tels que Le rendez-vous tech (épisodes de 90 minutes), ou Studio 404 (qui n’est plus actif mais dont les 7 saisons sont disponibles à l’écoute).

Quand vous n’avez pas beaucoup de temps, rien de vous oblige à écouter les podcasts en entier ni à analyser les articles dans les moindres détails, mais si vous vous concentrez sur ce sujet pendant quelque temps, et faites un minimum d’analyse, vous remarquerez que le même vocabulaire revient tout le temps, vous vous familiariserez avec les tournures françaises et les problématiques françaises.

Parfois, les étudiant·e·s sont un peu déconcerté·e·s par les problématiques proposées au DALF car ce ne sont pas toujours des sujets auxquels ils et elles avaient beaucoup réfléchi auparavant, et aussi parfois parce que l’approche française est bien différente de celles d’autres pays. Alors plus vous vous familiariserez avec la culture française et la façon qu’ont les Français d’aborder certains thèmes, plus les documents que vous lirez auront du sens et plus vous développerez votre vocabulaire pour en parler !

Ce vocabulaire fait-il partie de votre vocabulaire actif ? :

  • le numérique
  • à l’ère du tout numérique
  • la reconnaissance faciale
  • la protection des données personnelles
  • traiter l’information
  • le ciblage publicitaire
  • les dérives d’Internet
  • les GAFAM
  • l’empreinte numérique
  • la toile

Et quels arguments apporteriez-vous à ces problématiques ? :

  • L’utilisation des réseaux sociaux par les politiques est-elle une bonne chose ?
  • Les élèves de primaire devraient-ils tous avoir une tablette ?
  • Internet doit-il rester gratuit ?
  • La vie était-elle plus simple avant Internet ?
  • Au 21e siècle, est-il nécessaire d’être sur les réseaux sociaux ?

Lire en français sur Kindle ou autre tablette

On m’a offert mon premier Kindle en 2011, la veille d’un voyage qui devait durer deux mois.

Quand cette liseuse est sortie, je n’étais pas convaincue. J’étais de celles et ceux qui disaient que non, vraiment, je préférais lire de vrais livres. J’aimais tenir un livre entre mes mains. Je n’avais pas de smartphone non plus.

Mais dès que j’ai touché mon Kindle, je l’ai adopté sans hésiter. Il allait être tellement pratique lors de mon périple. J’ai immédiatement téléchargé des livres et comme c’était un Kindle 3G, j’ai pu en télécharger d’autres très facilement durant mon voyage, même quand j’étais sur une ile où personne n’avait Internet. J’en ai lu plus de 20 pendant ce voyage et depuis, je lis principalement sur Kindle. Pas seulement, mais la grande majorité des livres que j’ai lus ces dernières années étaient sur mon Kindle. Quand j’ai lu un livre en papier après ce voyage, je me suis surprise à appuyer à droite de la page pour la tourner. On s’habitue vite à quelque chose qui ne nous intéressait pas au départ ! Je ne m’imagine plus vivre sans mon smartphone non plus.

Je lis majoritairement en français et en anglais, mais j’ai aussi lu quelques livres en espagnol et en italien sur mon Kindle. Et j’ai tout de suite vu le potentiel d’un tel appareil pour améliorer mes compétences linguistiques.

On peut télécharger divers dictionnaires gratuitement, et il suffit d’appuyer sur un mot pour avoir soit la définition, soit la traduction, voire les deux. C’est tellement plus pratique que d’ouvrir un dictionnaire pour chercher un nouveau mot. D’ailleurs, est-ce que vous cherchez vraiment tous les mots que vous ne comprenez pas dans un livre ? C’est pénible, non ? On n’avance pas dans l’histoire et c’est difficile de garder sa motivation pour continuer. Ou alors, on continue sans chercher, pour prendre plaisir à lire, on comprend les mots inconnus dans le contexte, on devine, mais combien de nouveaux mots aurons-nous vraiment retenus à la fin ?

Avec le Kindle, on n’a pas besoin de poser son livre pour connaitre la définition d’un mot. De plus, on peut surligner des mots, des phrases, des passages entiers et écrire des notes que l’on pourra relire plus tard. Les Kindle en couleur, tel le Kindle Fire, permettent même de surligner en plusieurs couleurs, ce que je trouve très pratique. On peut aussi télécharger l’application sur Ipad et faire la même chose. Je ne sais pas si tous les appareils ont cette fonction, mais le Kindle Paperwhite que je possède a une fonction “vocabulary builder”, qui permet d’envoyer tous les nouveaux mots au même endroit et de reprendre la liste plus tard si on le souhaite. J’ai essayé de l’utiliser quand je débutais en espagnol. Il y avait trop de mots dans ma liste, c’était un peu décourageant en fait. Mais pour les étudiants avancés, je pense que cela peut être une bonne façon d’enrichir son vocabulaire. Vous pouvez lire tranquillement et régulièrement et vous fixer un objectif. Par exemple : aujourd’hui, je lis jusqu’à ce que j’aie relevé 10 nouveaux mots. Puis vous faites un travail plus approfondi sur ces dix nouveaux mots pour tenter de les mémoriser.

Si comme moi, vous avez l’impression de toujours courir après le temps mais que vous adorez lire et enrichir votre vocabulaire, lire sur liseuse peut s’avérer très efficace !

Lire et écrire des textos en français

Je n’ai jamais aimé écrire en langage texto. Même à l’époque des petits portables Nokia, à l’époque pré-smartphones, où c’était beaucoup plus difficile d’écrire des textos et où on essayait d’économiser de l’espace pour pas que ça nous coute trop cher, j’écrivais les mots en entier. Aujourd’hui, avec les smartphones, je ne comprends pas vraiment l’utilité d’écrire en langage texto mais beaucoup de gens le font. Pour être honnête il y a certains mots que j’abrège aussi de temps en temps, sur papier et dans mes textos ou mes emails, par souci de gagner quelques secondes. 🙂

J’ai repris des textos de mes ami·es et voici une petite liste de langage SMS que je reçois régulièrement mais que je n’utilise pas moi-même (mes ami·es ont plus de 30 ans, et je suppose que les plus jeunes en utilisent d’autres, que je n’ai pas spécialement envie d’apprendre – et j’ai vraiment du mal avec les lettres et les chiffres mélangés !) :

  • tkt = t’inquiète (qui veut en fait dire, ne t’inquiète pas !)
  • chui = je suis
  • ché = je sais
  • chépa = je sais pas
  • mdr = mort de rire (équivalent de lol)
  • slt = salut
  • c = c’est
  • c t = c’était
  • g = j’ai
  • g t = j’étais
  • pkoi = pourquoi
  • jtm = je t’aime
  • dsl = désolé
  • mnt = maintenant
  • psk = parce que
  • ptn = putain (l’utilisation de ce mot est expliqué ici)

Et une petite liste de ceux que j’utilise moi-même :

  • bcp = beaucoup
  • tjs = toujours
  • qqn = quelqu’un
  • qqch = quelque chose
  • stp = s’il te plait
  • tt = tout
  • tps = temps
  • ds = dans
  • pr = pr
  • dc = donc
  • ms = mais
  • qd = quand

Lire la presse francophone pour préparer le DELF et le DALF

Si vous avez l’intention de passer le DELF B2 ou le DALF un jour, il pourrait être très utile pour vous de vous familiariser avec la presse francophone dès maintenant, et de ne pas attendre la dernière minute.

Pour les épreuves de compréhension écrite et de production orale, la plupart des textes sont tirés de journaux et de sites Internet français. Habituez-vous au style journalistique ! De plus, si vous lisez régulièrement la presse, vous remarquerez que les mêmes mots et les mêmes structures reviennent régulièrement. Variez les rubriques que vous lisez. Prenez des notes quand vous lisez. Repérez le nouveau vocabulaire. Observez les structures des phrases et les techniques qu’utilisent les journalistes pour éviter les répétitions. Analyser les articles : Comment est structuré le texte? Quelle idée chaque paragraphe contient-il ? Y a-t-il des connecteurs logiques ? Quels sont-ils ?

J’ai créé un document dans lequel vous trouverez des liens vers des quotidiens et hebdomadaires français et francophones et des magazines spécialisés. Vous le trouverez ici.

J’essaie également de partager au moins un article chaque semaine sur ce blog.