Sous le sunlight des tropiques

Cette semaine, je suis en vacances, sous le soleil des tropiques, en Malaisie. Il fait chaud, il fait beau, mais la chaleur est beaucoup moins étouffante qu’à Bangkok, et surtout, je peux manger toutes sortes de plats ici et j’ai l’impression d’être au paradis ! Si vous n’avez aucun problème d’allergies alimentaires, ça ne vous parle peut-être pas, mais si comme moi, vous adorez manger et avez du mal à vous nourrir dans certains pays car il y a toujours des ingrédients qui risquent de vous rendre malade, vous pouvez vraiment comprendre mon bonheur. Dans tous les restaurants où je me rends, il y a au minimum un plat que je peux manger, et très souvent beaucoup plus. Alors j’en profite !

Comme il ne me reste plus que deux jours, je vais me limiter à partager des chansons ce week-end.

Celle d’aujourd’hui est sortie au début des années 80 et était encore très populaire 20 ans plus tard. Pas mon style de musique du tout, mais comme beaucoup de Français, je la connais par cœur. Je l’ai chantée et j’ai dansé dessus. Comme je ne vis plus en France depuis longtemps, je ne sais pas si elle est toujours populaire, mais j’ai l’intuition qu’elle l’est. Le chanteur, Gilbert Montagné est très connu en France. Il est aveugle et c’est assez rare pour marquer les esprits, même des plus jeunes qui n’écouteraient pas sa musique.

Besoin de vacances

Je suis tombée sur cette vidéo alors que je recherchais des chansons qui parlaient de vacances. Je ne connaissais pas ce Youtubeur mais comme cette vidéo m’a amusée, je me suis dit que j’allais la partager. De plus, elle est remplie de vocabulaire, de petits jeux de mots, et il parle avec un accent belge.

Un peu d’humour, parce que ça fait du bien

Je parcourais les articles de quelques journaux “sérieux” et aucun titre ne me réjouissait. On nous bombarde d’informations toutes plus déprimantes les unes que les autres et je ne suis vraiment pas d’humeur à commenter l’actualité aujourd’hui. Alors, je suis allée faire un tour du côté du Gorafi, et comme d’habitude, il ne m’a pas déçue.

Je me suis donc dit que j’allais partager ce court article, intitulé : Bassin d’Arcachon : Pour satisfaire les Parisiens, la préfecture va mettre en place deux marées hautes supplémentaires par jour. Bonne lecture !

http://www.legorafi.fr/2019/01/10/bassin-darcachon-pour-satisfaire-les-parisiens-la-prefecture-va-mettre-en-place-deux-marees-hautes-supplementaires-par-jour/

Il manque un mot dans “je ne rentabilisais pas ma place au port”, mais à part ceci, je pense que vous n’aurez pas de mal à comprendre cet article.

Le Bassin d’Arcachon est un lieu de villégiature très prisé des Parisiens et des Bordelais, sur la côte Atlantique, pas très loin de Bordeaux. Pour y avoir passé du temps moi-même, je dois reconnaître que c’est un endroit très agréable et très joli, où il fait bon vivre. L’atmosphère y est assez huppée. On y croise régulièrement des personnes célèbres françaises.

Si vous ne vous sentez pas dans votre assiette à cause de l’hiver et de tous les virus qu’il traîne avec lui, allez faire un tour sur le site du Gorafi pour rigoler un peu tout en travaillant votre français. Pour moi, l’humour absurde est un remède efficace contre la déprime !

Cet article m’a aussi fait éclater de rire. En le lisant, vous pourrez apprendre qu’on ne dit pas pain au chocolat dans toutes les boulangeries de France, et que dans certaines régions, une poche veut dire un sac.

Récit de voyage

Une fois n’est pas coutume. Au lieu de sélectionner un article, j’ai décidé de vous raconter un peu de mes vacances en Inde. C’était la troisième fois que je me rendais dans ce pays, mais je n’étais jamais allée en Assam, région du Nord-Est de l’Inde. Sur les trois fois, ce voyage a été, de loin, mon préféré. J’ai visité plusieurs endroits de la région mais je voudrais surtout vous parler de l’île de Majuli, la plus grande île de rivière au monde.

J’ai passé quatre jours à Majuli. En arrivant, j’avais un plan bien précis : ne rien faire ! Je voulais juste lire et me reposer. Oublier le monde. J’étais logée dans un bungalow très simple, sans chauffage, mais par chance, avec de l’eau chaude (pas toujours très chaude). Les journées étaient ensoleillées et très agréables, mais dès que le soleil se couchait, vers 16h, il commençait à faire froid et les nuits étaient vraiment très froides. Pour moi en tout cas. Le soir, il était possible de se réchauffer au coin du feu, où la cuisinière préparait à manger, et ensuite de dîner près du feu.

Les deux premiers jours, je n’ai rien fait, comme prévu. J’ai lu un livre que j’ai adoré (Eleanor Oliphant is completely fine) et j’ai dormi. J’ai été réveillée les deux nuits par des concerts d’aboiements, mais ce n’était pas bien grave, je pouvais dormir autant que je voulais. J’ai aussi fait deux heures de vélo le deuxième jour, mais conduire sur les routes indiennes, c’est vraiment dangereux. Entre les scooters qui se mettaient à ma hauteur pour discuter, les vaches et les chèvres au milieu de la route et les bruits de klaxons incessants, j’étais un peu stressée et j’ai décidé de retourner lire.

Le deuxième soir, mon mari est moi avons sympathisé avec un jeune couple indien qui nous a proposé de nous joindre à eux le lendemain pour une visite plus poussée de l’île. Nous avons accepté avec plaisir, même si ça contrariait mon projet de ne rien faire. Et nous n’avons pas regretté. Il y a énormément de temples hindouistes sur l’île et nous avons visité un de ces temples ce jour-là. Les moines nous ont invités à boire le thé. Deux fois. Deux moines différents. Nous avons appris beaucoup de leur histoire et de leur mode de vie. Dans les monastères hindouistes, on ne portent pas de chaussures. Pas seulement à l’intérieur, mais aussi à l’extérieur. J’ai gardé mes chaussettes ! Ce jour-là, je me suis aussi baladée dans un champ de riz pendant la moisson, au milieu des ouvrières et des vaches et j’ai accompagné mes amis au KFC (Krishna Fried Chicken), où je ne pouvais rien manger à cause de mes allergies, mais où nous avons continué à discuter. C’est une expérience complètement différente de visiter un pays étranger en compagnie de personnes qui parlent la langue locale. Tout est facile !

Le jour suivant, nous pensions pouvoir assister à un spectacle de danse mais une fois arrivés sur place, où on nous avait dit qu’on pourrait voir quelque chose, il n’y avait rien. Si on avait été seuls, nous n’aurions pas su quoi faire, mais comme on était avec nos amis assamais, on a vite été renseignés sur la situation. Il y avait eu un changement de dernière minute et le spectacle avait été reporté à plus tard. Avant de repartir, j’ai pu discuter avec un jeune moine qui avait entendu dire que j’étais française et qui est venu me saluer en français. J’ai été plutôt impressionnée par sa prononciation qui était très bonne, même s’il savait dire peu de choses en fin de compte. Mais il comprenait beaucoup de choses !

Nous sommes ensuite allés nous balader avec notre amie pendant que son mari était au monastère. Les gens n’étaient pas habitués à voir des étrangers où nous étions et tout le monde nous regardait avec insistance. Certaines personnes plus culottées venaient nous parler. En général, elles étaient curieuses de savoir d’où nous venions et surtout, elles voulaient pratiquer leur anglais. Elles nous approchaient toujours avec bienveillance.

Nous nous sommes tous retrouvés après quelque temps et notre ami nous a informés qu’on était invités à voir un spectacle de danse le soir au monastère et ensuite à dîner. Quel privilège ! On a accepté sans hésiter.

Nous avons ensuite déjeuné dans un restaurant local et pour conclure le repas, nos amis nous ont fait essayer un paan, spécialité indienne qui ne ressemble à rien que j’ai essayé avant. Je suis aventureuse avec la nourriture, mais j’ai mes limites. Je ne mangerais jamais d’insectes par exemple. Mais c’était végétarien et ça sentait plutôt bon. Mais beurk ! Je ne voulais pas être malpolie alors j’ai essayé, mais je n’ai pas pu tout manger et j’ai fini par recracher. Mon mari a trouvé très drôle de filmer l’expérience. J’ai l’air tour à tour apeurée, paniquée, puis écœurée. Je suis contente de l’avoir fait quand même. Maintenant je sais que je n’aime pas le paan !

Nous avons ensuite continué à nous balader dans un autre coin de l’île, dans des villages tribaux. On trouve différentes tribus à Majuli, et nous n’y avons pas passé assez de temps pour tout apprendre et comprendre, mais l’histoire de l’île et de ses peuples est fascinante. Et un peu triste aussi. Comme nous étions avec nos amis assamais, nous avons pu communiquer avec les gens indirectement. Nous avons été invités à visiter une maison. J’ai tenu un agneau de 4 mois dans mes bras. Et mille pensées me sont passées par la tête. Ces gens n’ont rien. Leur maisons sont vides. Ils vivent au milieu des crottes de cochons, de vaches, de chèvres, de chiens, dans une puanteur infernale. Ils font des bébés. Il fait froid en hiver. Ils sont inondés en été. Et je ne veux pas déballer tout mon ressenti ici, mais je vous laisse imaginer ce que vous pourriez ressentir. Pour moi, c’est un grand mélange de sentiments et comme une grosse claque qui m’a remise d’aplomb. J’allais pas super bien avant les vacances pour plein de raisons plus ou moins futiles, mais là, ça va. Très bien. Et après ça, nous avons donc eu le privilège de goûter chez les moines, de les voir danser et jouer de la musique pour nous et de manger un délicieux dîner qu’ils avaient cuisiné exclusivement pour nous et nos amis.

J’aurais aimé rester plus longtemps à Majuli. J’aurais aimé passer plus de temps avec nos nouveaux amis. J’aurais aimé apprendre plus de l’histoire de l’île et des peuples. Mais le lendemain, il était temps de partir. J’ai chaud au cœur quand je repense à ces moments et j’espère vraiment pouvoir retourner à Majuli un jour. Peut-être dans 5 ans. Peut-être dans 10. Je suis sûre que l’île va beaucoup changer mais j’espère que pas trop en fait. J’avais l’impression d’être dans un autre monde, un autre temps… J’aimerais que les gens de là-bas vivent mieux, qu’ils ne manquent de rien. Mais j’espère que la mondialisation ne va pas détruire l’authenticité des paysages et des habitants. On peut encore rêver !

Les jours fériés en France

Aujourd’hui, c’est férié en Angleterre, comme me l’a rappelé un ami par texto. Le dernier week-end d’août est toujours un long week-end là-bas. Cela m’a fait penser à une différence entre la France et le Royaume-Uni (et les US aussi) dont je n’étais pas consciente quand je vivais en France. Il est donc probable que si vous n’avez jamais vécu en France, vous n’êtes pas non plus au courant de cette différence.

En France, si un jour férié tombe un dimanche, pas de chance, il est perdu. Donc, si le 25 décembre tombe un dimanche et que vous n’avez pas pris de vacances pour Noël, vous devez aller travailler le lundi. Parce qu’en France, en plus, le 26 décembre n’est pas un jour férié, sauf si vous vivez en Alsace.  

Au Royaume-Uni, si un jour férié tombe le week-end, le lundi qui suit sera férié. Aux Etats-Unis, si un jour férié tombe un dimanche, le lundi devient férié et s’il tombe un samedi, le vendredi est férié à sa place. Mais pas de ça en France ! Alors si vous allez vous y installer, ne soyez pas surpris !

Quand je me suis installée au Cambodge, j’étais ravie d’apprendre qu’il y avait 25 jours fériés par an. Peut-être même plus, ma source n’était pas exactement sûre. Je ne travaillais pas encore en ligne mais dans une école et j’adorais partir en week-end prolongé à la mer ! En France, il y en a beaucoup moins, mais il y en a quand même 11, qui sont les suivants : 

  • Le Jour de l’an : le 1er janvier.
  • Le lundi de Pâques : le lendemain de Pâques (à noter qu’en France, le vendredi avant Pâques n’est pas férié)
  • La fête du travail : le 1er mai
  • La victoire 1945 : le 8 mai (pas de chance si le 1er mai tombe un dimanche car le 8 mai sera aussi un dimanche et ce sont deux jours fériés que l’on voit s’envoler !)
  • Le jeudi de l’ascension : en mai, la date varie (40 jours après Pâques), mais au moins il ne tombe jamais un dimanche 🙂 
  • Le lundi de Pentecôte : parfois en mai, parfois en juin, 7 semaines après Pâques. Il y a eu une controverse sur ce jour férié car, en 2004, le gouvernement avait essayé de faire travailler les gens sans rémunération, en solidarité aux personnes âgées, mais sans grande surprise, peu de gens étaient emballés par l’idée de travailler gratuitement et le jour est redevenu férié en 2008.
  • La fête nationale : le 14 juillet (connu comme Bastille Day dans les pays anglophones). Il y a des feux d’artifices un peu partout en France ce jour-là.
  • L’Assomption : le 15 août
  • La Toussaint : le 1er novembre
  • l’Armistice : le 11 novembre
  • Noël : le 25 décembre

Quand un jour férié tombe un jeudi ou un mardi, on peut décider de faire le pont, c’est-à dire de prendre un jour de congé en plus (vendredi ou lundi) pour avoir un week-end de 4 jours.